SUR LE MAG 39 - PRINTEMPS 2017

SUR LE MAG 39 - PRINTEMPS 2017

MAG 39 ( SUITE )

MAG 39 ( SUITE )

" UN ENFANT , S'IL EST TRAUMATISÉ PAR LE MENSONGE ET LE NON-DIT , NE L'EST JAMAIS PAR UNE MAUVAISE NOUVELLE. S'IL EST ACCOMPAGNÉ PAR LA TENDRESSE ET LES PAROLES DE SES PARENTS , IL EN SORT TOUJOURS ENRICHI , GRANDI ET NANTI DE FORCES NOUVELLES ".

" Les mots plutôt que les maux " ...

" une dispute , un accident ,une maladie , un échec , une mort , un divorce ...l'enfant se sent toujours coupable . Ramenez la paix dans son coeur avec des mots , des explications claires et précises ..."

tel est le message des " petits livres rouges "!




INFO !

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LE VOICI !

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MAMAN METS TES LUNETTES ROSES
« Décembre 2009, le diagnostic tombe: un long combat attend notre petite chérie, nous attend. Je suis angoissée, j'ai peur...que dis-je ? je suis terrifiée!!! Dès le lendemain matin, Lili captant ma détresse, prend mon visage dans ses petites mains et me dit:
"Maman, mets tes lunettes roses, tu verras, tout ira bien "...
Cette phrase a trotté dans ma tête pendant toute l'année de soins, je m'y suis accrochée, j'y ai puisé courage et confiance. Merci Lili pour cette belle leçon de vie! Je me demande aujourd'hui si c'est moi, Maman, qui ai accompagné ma fille ou si c'est elle qui m'a portée...Aujourd'hui, tout va bien, Lili est en pleine forme. Et je garde en moi ces mots précieux qui continuent de m'accompagner au quotidien. »

L'annonce d'une affection grave touchant un enfant provoque chez ses parents et sa famille un terrible choc émotionnel .


Lili a voulu « faire savoir » son histoire dans ce petit livre rouge - le 6e de la collection - elle délivre à TOUS, parents et enfants, grands et petits, un message d'optimisme et de confiance et comme l'illustre le témoignage émouvant de sa maman, une vraie LEÇON DE VIE !

Je souhaite vivement le partager avec vous .
Merci de votre fidélité et de votre confiance.


FRAMBOISE








Une belle leçon de vie à s'offrir, à offrir, à partager !

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MAMAN METS TES LUNETTES ROSES -12€ + 1€ EXPÉDITION -LIVRAISON

info :

pour tout renseignement ( envoi en nombre par ex. édition de facture ou autre ), me contacter par tel . 0684868770 ou par mail : framboise.editions@orange.fr
Merci !

Ce qu'en pensent les lecteurs...

Bonjour , par ce présent message, je me permets de vous féliciter pour votre dernière œuvre " maman mets tes lunettes roses ".J'ai trouvé ce livre très touchant , je suis une ancienne champagnolaise , je suis dans la région lyonnaise car je travaille dans un groupe pharmaceutique plus précisément pour des traitements pédiatriques . Je recommande à mon entourage de commander sans tarder ce magnifique ouvrage .A posséder obligatoirement.
Je vous souhaite une bonne continuation.
Karine Chanois


Merci de tout cœur pour la livraison de ton adorable petit livre rouge ! belle leçon de vie pour nous les adultes qui quelques fois sommes désemparés devant des situations que nous ne pouvons pas maîtriser..Ton livre est vraiment joil, doux...
Sophie Maréchal


J'espère vraiment que ce petit livre rouge permettra à de nombreuses personnes d'avoir un autre regard sur les difficultés de la vie .

Je suis fière que ma fille y participe et pleine de reconnaissance envers vous qui avez toujours su nous soutenir et qui avez su écouter Lili.
La maman de LILI


J'ai beaucoup aimé ton petit livre et tiens à te féliciter les mots sont très touchants et retransposent bien le langage d' une petit fille
Félicitations et bonne semaine
Danielle H.

LES AUTRES PETITS LIVRES ROUGES sont toujours DISPONIBLES SUR CE SITE ET DANS LES LIBRAIRIES

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SAUF LA PETITE FILLE QUI N'AVAIT PAS SOMMEIL - thème : secret de naissance, secret de famille -ÉPUISÉ -

le rhume de hanche; thème : le divorce* 12€+ 1€ expédition -livraison

Il est perdu mon papa ; thème : la mort d'un proche * 12€ + 1€ expédition -livraison

Mon nom de famille ; thème : connaitre ses origines ,* 12€ + 1€ expédition -livraison

La maison de papa ; thème : le déménagement * 12€ + 1€ expédition -livraison

mardi 2 mai 2017

L'ENFANT INTÉRIEUR GUIDE NOS PAS D'ADULTE ..Se reconnecter avec son enfant intérieur, son vrai moi devient une pratique de mieux -être incontournable ( 1ère partie de réflexion )


 


* 3 ouvrages :


~Libérez votre enfant intérieur pour réenchanter votre vie . Marie-France et Emmanuel Ballet de Coquereaumont ( Albin Michel ) -psychopraticiens , spécialistes de l'enf intérieur -



~Guérir son enfant intérieur -faire la paix avec son passé – Moussa Nabati . ( livre de poche )psychanalyste , docteur en psychologie -



~Les cinq blessures de l’être qui empêchent d’être soi-même . Lise Bourbeau – auteure reconnue mondialement -fondatrice d'une école " écoute ton corps " la plus grande école de développement personnel au Québec - éditions E-T-C INC





😍 D'où vient cette notion qu'en chaque adulte quel que

soit son âge , réside un enfant bien présent et vivant ?



* Propos des 2 psychopraticiens  ci dessus nommés :



- * d'une succession de recherches qui , depuis Freud jusqu'aux dernières découvertes neuroscientifiques , nous font mieux comprendre comment les conflits non résolus de notre enfance se répercutent dans nos vies .

-Cette notion d'enfant intérieur très récente en psychologie ( années 80 ) est reconnue maintenant comme essentielle :

 aujourd'hui le travail sur l'enfant intérieur est une

 ressource thérapeutique fondamentale pratiquée par des

 spécialistes en psychologie comportementale .



*D'après ces recherches ...



Notre vie d'adulte dépend de la relation que nous entretenons avec notre enfant intérieur qui est la mémoire de l'enfant  que nous avons été : nos joies , nos peines et toutes nos expériences de l'enfance demeurent présentes en nous dans toute leur vivacité et leur immédiateté :

 cet enf veut être entendu par l'adulte que nous sommes 

devenus ….mais c'est rarement le cas car nous l'avons 

symboliquement enfermé à double tour dans une malle perdue 

dans notre grenier intérieur .



- * Cet enfant intérieur est la mémoire du petit être que nous avons été avec ses joies et ses potentialités mais aussi avec ses blessures et ses entraves .Il est le gardien d'une vérité intérieure oubliée qui a besoin d'être éclairée pour libérer et faire grandir les dimensions de soi .



* Tout être humain , dit MOUSSA NABATI , abrite en lui ,telle une poupée russe, deux personnes , deux désirs , deux MOI , l'un adulte , l'autre enfantin -invisible : le petit garçon ou la petite fille que chacun fut , qu'il est aujourd'hui encore et qu'il demeurera toujours par delà son sexe , sa position sociale et son âge . Le premier MOI soumis au principe de réalité , sait se comporter de façon lucide ; le second MOI qui manque de recul est sous l'emprise de l'émotion .

C'est en réalité l'enfant intérieur qui guide les pas de l'adulte. Il est le gardien de notre moi véritable , le détenteur de nos vérités les plus profondes .

« Pour devenir adulte , il faut avoir été petit ».

Le passé ne s'efface pas ; il représente nos racines .

EXPLICATIONS :

*des 2 spécialistes Marie-France et Emmanuel :

qui déterminent 2 facettes de l'enfant en soi : l'enfant intérieur , notre véritable moi oublié , est capable de dissimulation pour survivre : il se retranche au plus profond de notre être et reste invisible si nos intentions ne sont pas mues par la volonté de le guérir et de le libérer.


Il y a un enfant qui pleure dans le cœur de chaque adulte : cet enfant est la mémoire de tout ce qui nous a blessés et qui n'a pas pu être exprimé .Il est le gardien d'une blessure fondamentale : le manque d'amour car même les parents les plus aimants et les plus à l'écoute ne peuvent entièrement combler la demande d'amour de leur enfant : ainsi débute notre quête insatiable de nourritures affectives.



Il y a aussi un enfant  qui rit et joue dans le cœur de l'adulte .Un jour , une femme nous demanda : « pourquoi m'occuper de l'enfant que je ne suis plus ? Je suis adulte , Quel intérêt aurais-je à retourner en arrière .?» faire revivre l'enfant  en soi est le moyen de réactiver un état plus authentique , plus aimant , plus créatif : il existe en chacun un enfant  doué , créatif , plein de joie , de confiance et de spontanéité. Le recontacter nous permet de puiser nos incroyables ressources intérieures .

Triste et blessé ou joyeux et créatif , ces 2 visages appartiennent au même enfant , l'enfant intérieur qui nous appelle à la réconciliation .



* Moussa Nabati : Tout ce qui n'a pas été vécu sainement dans l'enfance , tous les traumatismes infantiles , toutes les émotions tues continuent de hanter l'adulte en devenir ;ces  « fantômes « maintiennent la personne dans des positions infantiles , de souffrance et de mal-être . Ces fantômes ne sont que l'expression de l'enfant  intérieur qui cherche à se faire connaître pour aller bien, pour se développer d'où la nécessité de réhabiliter l'enfant intérieur qui constitue une partie de notre monde intérieur .

L'enfant intérieur apparaît donc sous 2 facettes, sombre ou lumineuse , en fonction de ce qu'il a intégré de son passé familial et transgénérationnel , de ce qu'il a subi ou vécu , de ce qu'il a réussi ou échoué à surmonter .



* Lise Bourbeau : les blessures émotionnelles sont des obstacles à notre épanouissement .Dans la plupart des cas , quand on est face à une situation difficile dans notre vie , la réponse est à chercher dans une expérience passée , celle de notre enf intérieur 


.



😏 POURQUOI SE RECONNECTER À SON

 ENFANT INTÉRIEUR ? POURQUOI SE


 RÉCONCILIER AVEC LUI ?



* les 2 spécialistes Marie -France et Emmanuel:

 Enfants, certains de nos besoins n'ont pas été entendus , ni comblés laissant un sentiment de manque qui , à l'âge adulte , peut se transformer en vide insupportable et engendrer un mal-être que nous allons essayer de «  guérir «  par des compulsions 
( nourriture , cigarette , télévision , internet …) .

C'est par une présence attentive à soi et à son enfant intérieur que nous pouvons répondre à nos besoins essentiels : dans les actes simples de la vie quotidienne ( prendre un bon bain , jouer avec un animal , se promener , se faire masser …) qui , par la réelle attention que nous nous portons alors , font que notre enfant intérieur se sent enfin écouté et reconnu .

Enfants , nous avons subi des interdictions injustes : notre enfant intérieur attend que nous lui accordions de nouvelles autorisations : son rôle est guérisseur , se donner de nouvelles autorisations de vie est une clé de la réconciliation .

Notre santé psychique dépend de la réconciliation avec notre enfant intérieur ; par ex la ressource la plus endommagée et la moins exploitée de notre cerveau droit -hémisphère la plus utilisée par l'enfant  jusqu'à 17 ans – est le jeu ; tous les enfants aiment jouer , les adultes ne savent plus jouer ; pourtant c'est en jouant que l'individu devient créatif et utilise sa personnalité entière .

Se réconcilier avec son enfant intérieur revient à utiliser nos caractéristiques d'enfant pour être un adulte plus mature . : l'enfant  libre , joyeux , spontané et créatif que nous avons été et dont la mémoire reste intacte quelque part en nous…



* un aspect de l'enfant intérieur

avec lequel reprendre contact est 
la capacité de s'exprimer :

les adultes ont souvent tendance à brimer l'enfant dans ses expressions naturelles spontanées :les pleurs ,les rires , le non , le oui , les cris , les peurs ...à ne pas l'autoriser à exprimer ses émotions !!! erreur ! Nécessité d'une véritable éducation émotionnelle!

Quel monde merveilleux ce serait si tous les adultes pouvaient se sentir à l'aise d'exprimer ce qu'ils sont, de se donner le droit de dire « non «  ou « oui » à eux-mêmes et aux autres au lieu de faire parfois le contraire de ce qu'ils ressentent pour être « correct » ou « aimé «  des autres !!



* également

Il est nécessaire de renouer avec sa créativité d'enfant, son imagination , sa curiosité…



* de renouer avec sa spontanéité , sa capacité à vivre le moment présent, sa capacité d'émerveillement…

tout cela favorisant le bien -être et une meilleure santé !

( voir les leçons du PETIT PRINCE de SAINT EXUPÉRY..)





*Moussa Nabati : perte du désir, troubles alimentaires , difficultés à se fixer des limites , fuite devant les responsabilités , mal -être , addictions de toutes sortes sont l'expression , non pas de l'adulte qui souffre mais de la souffrance du petit garçon ou de la petite fille qui est à l'intérieur de soi.( refoulement de cet enfant en soi et identification à un « faux «  moi ) .

Pour lui , la dépression , maladie de beaucoup de nos contemporains , est juste un mode d'expression que notre psychique a trouvé pour expier le trop plein de souffrances. ( son livre : La dépression, une épreuve pour grandir ? Livre de poche.)

Dès lors , pour se libérer du passé et trouver son équilibre , nul besoin de recourir à des solutions extérieures , à la consommation addictive , aux antidépresseurs et anxiolytiques .

Le projet existentiel le plus précieux de chacun devrait consister à retrouver son enfant intérieur , à l'écouter et à faire la paix avec lui pour le guérir .

La souffrance véritablement reconnue , acceptée , assimilée apporte un sentiment de soulagement à la personne , un relâchement de la tension interne. ; cette tension qui était juste l'expression d'une lutte entre le MOI infantile et le MOI adulte qui cherchait à la taire .

« TOUTE SOUFFRANCE RECONNUE , ASSUMÉE SE MÉTAMORPHOSE , SE DIGÈRE »

Un important travail sur soi  permet une alliance entre le MOI ENFANT et le MOI ADULTE ; l'enfant intérieur peut demeurer en paix permettant à l'adulte de grandir et de vivre sa vie et d'être heureux .

Les solutions ne peuvent se trouver qu'à l'intérieur de soi, pas dans l'amour d'un autre , dans la rencontre parfaite ou un travail idéal.

Le grand Freud disait que tout ce qui n'est pas mis en conscience est condamné à se répéter .Alors tel un disque rayé , les mélodies de notre enfance ne cessent de résonner dans nos fors intérieurs , elles continuent de se répéter jusqu'à ce que nous acceptions de leur prêter une oreille attentive , les écouter pour que nous reconnaissions les manques et les souffrances tapies derrière leurs plaintes ., c'est tout ce que demande notre enfant intérieur .

DONC ESSENTIEL DE SE CONNAITRE ET DE SE RECONNAITRE POUR FAIRE LA PAIX .





😉 COMMENT RECONNAITRE SON ENFANT

  INTÉRIEUR ?


@ Moussa Nabati :
 

- C'est la démesure , l'exagération émotionnelle qui sert de révélateur et d'indice de la présence de l'enfant derrière le masque adulte .

* ainsi il peut arriver à l'adulte emporté par sa petite fille ou son petit garçon intérieur , plutôt parlé et agi que parlant et acteur , de ne pas se reconnaître dans certains choix , comme s'il avait été entraîné , télécommandé par une force étrangère . Saisi après coup , par le regret et la culpabilité , il se reproche « ses enfantillages « , qu'il a peine à expliquer : « je ne sais pas ce qui m'a pris » ou « c'était plus fort que moi!»

* de même, la moindre frustration ou contrariété peut devenir pour lui insupportable ou gravissime , le déstabiliser en ravivant ses craintes infantiles de se voir rejeté , d'où son besoin avide d'affection et sa quête obsessionnelle de réassurance et de sécurité.

* c'est par conséquent l'enfant en nous , et non pas l'adulte que nous sommes devenus , qui craint qu'on ne « l'aime pas « , qu'on le « juge mal «  , qu'on le « critique «  , qu'on lui « reproche «  ceci ou cela , qu'on le « culpabilise » , qu'on le « gronde » , qu'on le trouve « nul , bête et vilain » .

* c'est lui qui doute de ses capacités , ne se croyant pas à la hauteur , se trouvant inutile ou mauvais , dramatisant tout problème , hésitant sans cesse face aux choix de la vie , sans réussir à se décider , C'est lui aussi qui a peur que tout aille de mal en pis , sans espérer une issue positive .

* C'est encore lui qui s'impatiente , s'énerve , s'emporte , devient coléreux , agressif ou violent , ou qui , à l'inverse , s'expose comme bouc émissaire dans des situations d'échec , de rejet , de harcèlement , cherchant des bâtons pour se faire frapper ( maso!)

* c'est lui qui s'épuise à plaire, à briller , à se faire remarquer , à se vanter , à séduire , par le biais de la réussite et de la renommée , pour se croire quelqu'un , pour exister , être reconnu , désiré , important et aimé .

* C'est lui qui est « réveillé «  parfois par des comportements ou des émotions de nos enfants .qui nous déstabilisent...souvenirs de comportements ou émotions que nous avons eus enfants et qui ont été réprimandés ...



@ Lise Bourbeau :

* En fait , chaque fois que nous observons notre réalité et que nous nous demandons « mais d'où vient cette réaction que j'ai dans telle situation et qui me fait souffrir?» c'est l'enfant intérieur qui vit en nous qui se manifeste .



* chaque fois qu'un événement nous déstabilise émotionnellement , c'est une blessure qui remonte à la surface , c'est l'enfant intérieur qui vit en nous , dans l'adulte , qui est concerné et qui est en demande de guérison , d'écoute , de soins affectifs .

Tout ce qui nous arrive de désagréable , de stressant , de difficile peut être relié à une blessure .Ça inclut tout ce qui nous arrive aux plans mental ( anxiété , peurs..) émotionnel ( culpabilités, émotions, colères …) et physique ( malaises , maladies , accidents …)



@ Moussa Nabati :

* Ce qui dévoile le plus ostensiblement l'existence de l'enfant intérieur et sa suprématie sur le sujet « adulte » est relatif au phénomène de l'ambivalence; on se sent alors envahi simultanément par 2 pensées , 2 affects , 2 volontés opposées, amour et haine , oui et non , « je veux » et « je ne veux pas » , à l'égard du même objet, ce qui rend la situation inextricable et toute décision impossible 
 La voix adulte nous encourage à être nous-même, à avoir confiance en nos capacités et à nous affirmer , exprimant nos désirs , nos valeurs .Celle de l'enfant , à l'inverse, nous enjoint d'obtempérer , d'arrondir les angles , d'obéir , par culpabilité à l'idée de décevoir ou de blesser , par crainte de déplaire et d'être rejeté .C'est ainsi que le MOI adulte , séquestré par l'enfant en lui , peut paraître immature , infantile ...Complètement à l'inverse , l'enfant intérieur , cet autre soi-même, peut se comporter à l'égard du MOI adulte d'une manière aidante et constructive , en devenant son ange gardien , son mentor , son bon génie protecteur , son inspirateur , son collaborateur privilégié .

* L'enfant intérieur apparaît donc sous ses 2 facettes , sombre ou lumineuse, en fonction de ce qu'il a intégré de son passé familial et transgénérationnel , de ce qu'il a subi ou vécu , de ce qu'il a réussi ou échoué à surmonter .

* En fait , il n'existe nul programme à suivre pour parvenir au bien-être : les gens heureux sont ceux , précisément , qui en raison en eux de cet enfant intérieur «  ange gardien «  jouissent d'une image saine d'eux-mêmes : confiants dans leurs capacités , conscients de leurs limites , ils acceptent ce qu'ils ont et ce qu'ils sont sans se laisser malmener par la nostalgie , l'utopie , la panique ou l'euphorie, sans se malmener masochistement par cette ambivalence et la culpabilité .





* NOS RÉACTIONS DANS CES MOMENTS-LÀ :

@ Lise Bourbeau :

- Souvent , par « loyauté familiale », la plupart des individus ne veulent pas savoir les événements qui seraient à l'origine de cette réalité douloureuse ; ils disent « devoir supporter » parce que : « il faut bien faire avec » , « c'est comme ça dans la famille et l'on n'y peut rien changer » , « cela a toujours été » , ...en somme , on capitule devant l'inconscient qui nous contrôle , on se résigne , à la manière d'un enf , devant l'autorité de ses parents tout -puissants…

- Nous avons tendance à dire « c'est à cause de mes parents » , « c'est la faute de mes parents » , ou « c'est à cause de l'éducation que j'ai reçue » : croyance adorée par l'ego derrière laquelle se réfugie ce même enfant intérieur, blessé , en somme « victime « ayant besoin de reconnaissance . Car des parents ne blessent jamais leur enfant volontairement , eux-mêmes ayant été blessés par leurs parents sont aux prises de réactions émotionnelles qui peuvent les emporter dans des paroles ou des actes .



* AU CONTRAIRE …



- il faut avoir le courage de tenir chaque fil d'Ariane jusqu'au cœur de notre labyrinthe intérieur ...pour contacter l'expérience émotionnelle originelle ,la reconnaître pour la dénouer et libérer toute croyance limitante qu'elle a générée dans notre vie .

- souvent alors il est nécessaire d'entreprendre un travail avec un thérapeute ou un coach en développement personnel pour aider notre être adulte à prendre désormais son enfant intérieur dans ses bras ou par la main pour panser sa blessure . Recontacter l'expérience douloureuse est un moment solennel , salutaire mais pas facile : c'est laisser la place à notre enfant intérieur , écouter et accueillir ses émotions ...pour aller vers une renaissance de son être .


suite :

 2ème partie de la 

réflexion 

 le mois prochain...

dimanche 2 avril 2017

DIS-MOI POURQUOI ?? FAUT IL PARLER AUX ENFANTS ? FAUT -IL RÉPONDRE À LEURS QUESTIONS ? FAUT-IL PARLER VRAI ? PARLER À HAUTEUR D'ENFANT AVEC CLAUDE HALMOS .


                               FAUT IL PARLER AUX ENFANTS ? FAUT-IL RÉPONDRE À LEURS QUESTIONS ? FAUT-IL PARLER VRAI ?

° OUI  BIEN SÛR!
En effet , écouter les enfants , les informer , dialoguer avec eux  EST  DÉSORMAIS une évidence ressassée à longueur de livres , d'émissions, de magazines .
° Alors , LE combat de la parole EST -IL DONC définitivement gagné ? Plus de « on ne parle pas de ça » , « tu le sauras quand tu seras plus grand » ou encore « ce n'est pas de ton âge » ??? illusion , il est loin de l'être !

car parler aux enfants est une  tâche d'une grande complexité parce que leur parler vraiment , avoir avec eux un véritable dialogue implique de pouvoir les considérer comme des personnes sensées , respectables et capables de comprendre ce qu'on leur dit , sans pour autant les prendre
 ( et surtout leur permettre de se prendre ) pour des adultes.
° cela implique une nouvelle conception de l'enfance et de l'enfant : l'enfance considérée comme un temps durant lequel l'être humain se construit sur le plan physique et psychique ; l'enfant considéré comme une personne à part entière à égalité d'être avec l'adulte , dont le désir a la même légitimité que l'adulte et sa parole la même valeur que la sienne....
L'enfant  est posé comme un être à part entière , avec les droits que cela suppose ( droit à la parole, à l'écoute et au respect ) mais défini aussi comme un enfant c'est-à dire un être en construction qui a besoin -et c'est pour lui, vital – que des adultes l'éduquent ...d'où l'extrême difficulté !
Ce dialogue -qui ne doit pas être " du semblant " suppose que l'enfance soit considérée , non pas comme un simple temps de voyage vers l'âge adulte -mais comme une durée , un état consistant et complexe qui mérite d'être pris en compte .


Cette conception est aujourd'hui possible car c'est le fruit d'une très longue évolution de nos sociétés , voire même une révolution !
° jusqu'au 18 e s., l'idée d'enfance n'existe pas : pas d'amour entre parents et enfants , seule compte l'autorité du père , l'enfant est  souvent envoyé en nourrice dès sa naissance …
° le 2e tiers du 18e s. marque un changement considérable , nait alors la notion d'amour maternel ; une nouvelle image de l'enfant  vu comme un être immature qui a besoin de l'éducation et de la protection des adultes : le lien parents-enfants est valorisé et l'émergence de l'amour pour l'enfant  marque dans la société un tournant fondamental ; apparaissent le souci d'éducation et le souci du corps de l'enfant : on ne dresse plus les enfants  , on les éduque .
° le 19e s. voit apparaitre la notion d'enfance : la vie familiale s'organise autour des enfants  ; ceux-ci sont moins nombreux ,  la puériculture et la  pédiatrie scientifique font leur apparition ; 1er service de pédiatrie , 1ère  crèche , 1ère école maternelle , 1ères méthodes pédagogiques , 1882 : Jules Ferry rend l'école obligatoire pour les 6-13 ans : tout cela marque un progrès colossal !
°le  20e s. marque la révolution de l'enfance ; l'enfant devient un personnage qui compte ; contraception , légalisation de l'avortement , accouchement sans douleur , protection sociale , innovations techniques ; psychologie et médecine explorent la phase des 0 à 3 ans , nourrisson et fœtus ; les psychologues entrent en crèche, une justice spéciale "mineur" voit le jour en 1945 .
° le changement majeur intervient dans  la seconde partie du 20e s. ; grâce à Françoise Dolto , l'enf devient une personne et ce , dès son plus jeune âge . A partir de là , prenant conscience de leurs douleurs passées , les adultes commencent à regarder autrement leur enfance , leurs enfants  et les enfants  des autres : ils cessent de considérer leurs dessins  comme de simples gribouillis sans importance , ils acceptent de créditer leurs propos d'un sens , ils les écoutent autrement , ils leur parlent ; l'image de l'enfant  se transforme .
° on croit qu'elle ne sera plus jamais comme avant : on se trompe ! Le 21e s. voit apparaitre à nouveau  l'enfant en danger! Alors que la présence psy massive et médiatique , l'idée même de l'enfant est  menacée : l'idée d' enfance entendue comme temps de construction de l'être humain est aujourd'hui niée :une grande partie de la psychiatrie pose sur les enfants  des diagnostics d'adultes : ex: un enfant  de 3 ans -qui perd son envie et son goût de vivre du fait de problèmes  relationnels que l'on pourrait en travaillant avec ses parents aisément repérer et soigner , est déclaré dépressif et soigné comme tel ; cette même psychiatrie refuse de considérer les difficultés des enfants  comme des ratés réparables de leur construction  et y voient des déficiences constitutionnelles ; l'enfant  qui ne tient pas en place par ex . parce que ses parents , prisonniers de leur propre histoire , n'ont pas pu lui signifier sa place , est déclaré hyperactif ( nouvelle maladie du siècle ) -parfois étiqueté "TDA/H " soit trouble déficit de l'attention -hyperactivité " ..."calmé " artificiellement par des médicaments qui ne règlent rien et dont on ignore l'effet à long terme .
Des scientifiques prétendent déceler chez des enfants  de 2 ou 3 ans des tendances constitutionnelles  qui feraient d'eux des voleurs ou des violeurs de demain ..et la justice des mineurs est aujourd'hui vouée à la destruction par des politiques prônant l'élaboration d'un code pénal permettant de les juger comme des adultes …
Tout cela laisse entendre ( de même que certains discours anti Dolto ) le retour à l'enfant adulte miniature ...un temps où il n'était pas question de le considérer comme un être à part entière ,où il ne pouvait pas être question entre l'adulte et lui de parole ...la bête noire de ces nouveaux pères Fouettard : c'est la parole ! celle que l'adulte peut dire à l'enfant et qu'ils refusent car elle amoindrit , disent-ils, le pouvoir absolu que cet adulte se doit d'avoir sur lui ...et aussi la parole que l'enfant peut en retour lui dire .Ils redoutent l'enfant  qui parle , car il peut dire la vérité ...celle qui déstabilise .L'enfant  qui parle dérange , il dérange l'ordre établi .
D'après ces pères Fouettard , l'enfant doit donc obéir et se taire ...pour son bien !
Des propos très inquiétants qui trouvent écho chez des politiques qui préconisent de ne pas écouter , de ne pas comprendre ni de laisser parler les enf , les ados mais de s'en tenir à sévir et à sanctionner .
Dès lors , si la nécessité de parler aux enfants fut autrefois une découverte , elle est aujourd'hui pour ceux qui n'entendent nier ni la construction psychique de l'être humain ni la notion d'enfance , un combat ...qu'il est urgent de mener ! 



ALORS PARLER AUX ENFANTS : DE QUOI ET COMMENT ?

Parler aux enfants suppose de définir un cadre: cadre qui revient à se rappeler ( et à leur rappeler ) leur place : l'enfant -être à part entière -comme le promeut F.Dolto – a des droits mais pas tous les droits ...et aussi des devoirs: respecter les lois du monde que ses parents ont le devoir de lui enseigner .Et si elle a posé la nécessité de parler aux enfants , elle a aussi posé la nécessité de "leur rabattre le caquet " quand ils prétendent discuter de tout et d'abord de ce qui ne les concerne pas !  

Un enfant doit avoir une place , il ne doit pas avoir toute la place ; d'où la nécessité de savoir , quand il le faut , le "remettre à sa place " ( d'enfant) .
Il ne s'agit pas de parler de tout avec les enfants ; les adultes n'ont pas à tout leur dire mais seulement ce qui les concerne directement .
 😀Quelles sont donc , dans la vie d'un enfant , les choses dont on peut affirmer qu'elles le concernent directement ?
1. l'enfant a besoin d'être informé de ce qui concerne sa personne : sa conception , sa naissance, son histoire depuis qu'il est né: il a besoin de savoir comment il est arrivé sur terre, si ses parents qui l'élèvent sont ceux qui l'ont conçu ( ou adoption , FIV, procréation médicalement assistée ) parce que de toute façon , il connait toujours ( du fait d'une communication entre son inconscient et celui de ses parents ) inconsciemment son histoire ..d'où symptômes , langage du corps pour révéler sa souffrance si on l'empêche de la connaître consciemment ou si on lui cache la réalité .
    IL est essentiel aussi de parler du désir pour lui donner un point d'appui essentiel à la  construction d'une image valorisée de lui-même .
    Parler aussi de la grossesse : 1e vie antérieure de l'enfant  dont il   garde la mémoire inscrite dans son corps et ses émotions . En lui  parlant de cette période , de ce qu'ils ont vécu , les parents lui  permettent de relier cette mémoire corporelle émotionnelle à     l'univers des mots , de la parole, au langage et de tisser ainsi un  fil qui le reliant à lui-même donnera consistance au "je " ,     véritable colonne vertébrale psychique .
Ref : le 1e petit livre rouge de FRAMBOISE : la petite fille qui n'avait pas sommeil.

 
                   
2.l'enfant a besoin de connaître son identité , sa filiation , l'histoire des 2 lignées dont il est issu : cela lui appartient ; à ce titre refuser à un enfant le droit de savoir qui est son géniteur ou sa génitrice , lui refuser leur identité , est un vol.
 un enfant doit pouvoir connaître ce qui s'est passé aux différentes générations des 2 lignées dont il est issu ( évènements importants ) il doit être en mesure de dessiner son arbre généalogique et il ne doit rien ignorer de sa fratrie ( si par ex. un enfant est mort avant lui , il doit le savoir -là encore , il sait inconsciemment et se trouve chargé d'un lourd silence à porter si on ne lui dit pas la vérité .)

Ref: le 4e petit livre rouge : mon nom de famille.

 

3. l'enfant doit être informé de ce qui arrive à ses proches -évènements heureux ou malheureux -:

de leurs maladies quand elles sont graves : l'enfant ressent angoisse, anxiété , inquiétude et privé d'explications , il se sent responsable (surtout à l'âge de la pensée magique : où il imagine que penser à une chose suffit pour qu'elle arrive ) 


de leur mort : il doit en être informé dès qu'elle survient ( là aussi il a un profond ressenti inconscient ) .Ne pas dire la vérité à un enfant , qui de toute façon la sait, c'est le mettre en porte-à faux avec lui-même et créer ainsi chez lui une forte angoisse , c'est aussi commettre un vol : la tromperie engendre l'insécurité pour longtemps .L'enfant  informé est doté du droit d'avoir du chagrin , d'en parler et de le partager avec les autres : il se sent reconnu .Un enfant  s'il peut être traumatisé par le mensonge et  le non-dit ne l'est jamais par une mauvaise nouvelle .S'il est accompagné et aidé par la tendresse et les paroles de ses parents , il en sort toujours enrichi , grandi et nanti de forces nouvelles . 

 La toussaint peut par ex.susciter des questions sur la mort ...questions qui "embarrassent " beaucoup les adultes , la mort restant un sujet tabou ! vous trouverez des éléments de réponses dans le petit livre rouge :
 "il est perdu mon papa "...
un conseil : surtout parlez "vrai " , utilisez les "vrais mots" , attention l'enfant vous croit au pied de la lettre , donc ne le trompez-pas : dites la vérité ou quelque chose qui est sur le chemin de la vérité ....
 
De la perte in utero ou à la naissance d'un frère ou d'une sœur ; avortement ,fausse couche , mort in utero ou à la naissance ..) d'un enfant qui aurait pu être son frère ou sa sœur ( et qui l'a été même  s'il n'a vécu que quelques heures) ; là encore , c'est prendre en compte le ressenti -inconscient – de l'enfant , qui privé d'informations et  animé par la pensée magique , peut tout imaginer ...Lui parler est donc indispensable pour le ramener à la réalité et le rassurer.
Ref :3e petit livre rouge :il est perdu mon papa
et 1e :la petite fille qui n'avait pas sommeil

 
4. l'enfant doit savoir la vérité sur sa maladie -aussi grave soit -elle : il est important que les parents disent la vérité à l'enfant sur l'épreuve qu'il traverse en adaptant ses mots à son âge; c'est un témoignage de confiance et de soutien qui lui permet d'utiliser toute son énergie à lutter contre la maladie ...en témoigne l'émouvante leçon de vie de LILI dans le 6e petit livre rouge :livre rouge : 

MAMAN METS TES LUNETTES ROSES 
 
5..l'enfant doit être informé des changements qui vont modifier sa vie :

un déménagement : qui est un événement toujours  difficile à vivre pour lui , il éprouve de l'inquiétude à quitter son univers familier -expliquer ce qu'il va quitter mais aussi ce qu'il va trouver : il a besoin qu'on lui rappelle que les liens qui l'unissent à son univers sont des liens qu'il a su construire .Partir est toujours  difficile mais ce peut être aussi un moyen de renaître ailleurs : l'enfant  ne le sait pas , il a besoin que l'adulte lui apprenne.
Ref : le 5e petit livre rouge : la maison de papa

 

l'arrivée d'un nouvel enfant :l'enfant  perçoit très tôt que sa mère est enceinte : ses parents dès qu'ils se sentent prêts à lui parler de cette grossesse doivent donc lui annoncer et le rassurer ( des explications sur la sexualité sont nécessaires pour lui permettre de comprendre comment ce bébé est arrivé là ).Connaitre la vérité est rassurant et structurant pour l'enfant: ainsi il peut comprendre que le monde n'est pas un univers magique et mystérieux  dans lequel tout-et le meilleur comme le pire -pourrait à tout moment arriver .
L'enfant a besoin de savoir que le bébé à venir ne prendra pas sa place dans le cœur de ses parents et ne lui prendra pas la place d'aîné , car il imagine souvent que son frère ou sa sœur va non seulement lui voler l'affection des parents mais le rattraper voire même le dépasser ! Il a besoin d'apprendre que s'il lui sera toujours interdit de faire du mal au bébé ( ce qui le rassure sur ses pulsions ) il ne sera en aucun cas obligé de l'aimer et pourra même le détester ….ce qui lui signifiera qu'on n'a pas à craindre ce que l'on éprouve et encore moins à s'en sentir coupable .

le divorce : l'informer le plus vite possible car c'est un événement qui va bouleverser sa vie mais garder à l'esprit la question de sa place : en effet , essentiel de le rappeler : l'enfant ne doit pas tout savoir du divorce de ses parents ; il doit savoir que son père et sa mère se séparent non pas en tant que parents ( qu'ils resteront toujours  et s'occuperont toujours de son éducation ) mais en tant que mari et femme .Ces amoureux se sont aimés et il est né de cet amour .Ils se  séparent parce qu'ils ne s'aiment plus assez en tant que couple pour vivre ensemble ( l'enfant  doit savoir que l'amour qu'un homme ou  une femme éprouve pour ses enfants est un amour pour la vie mais l'amour entre amoureux - comme l'amitié - peut ne pas durer toujours  ).L'enfant  doit apprendre aussi que les adultes ne peuvent pas être heureux en vivant seulement avec leurs enfants : ils ont besoin de partager leur vie avec d'autres adultes .Important également de dire à l'enfant  qu'il n'est pas autorisé à remplacer le conjoint "manquant" , ni à consoler celui qui reste seul (e) .
L'enfant doit apprendre que le divorce n'est pas une guerre dans laquelle chacun des parents peut se battre pour obtenir sa garde , qu'il y a des avocats et un juge qui vont les aider à trouver les meilleures solutions pour le protéger .
L'enfant doit être informé sur sa vie future après le divorce car il est bon qu'il commence à se la représenter pour l'apprivoiser ; une fois ces infos données , les parents n'ont plus rien à expliquer : ce que l'enfant doit savoir du divorce s'arrête là : pas d'infos sur  les dissensions du couple , de confidences etc: l'enfant doit savoir qu'on ne répondra pas à ses questions dans ce domaine ...une telle limite est essentielle car l'expérience prouve que c'est cette sortie de leur place -les privant de tous repères -plus que le divorce qui les fait déraper .
Ref ; le 2e petit livre rouge : le rhume de hanche .

 
6. L'enfant doit être informé du fonctionnement du monde: 

le monde et la vie .
-informations sur la sexualité ( différence des sexes, conception des enfants, grossesse , accouchement .etc ) ainsi il sait d'où il vient et où il va et comprend les évènements qui surviennent dans sa vie ( nouvel enfant , divorce …) .
-Important aussi qu'on lui permette de comprendre ce qui l'entoure : les saisons, la journée, la nuit, les phénomènes climatiques = des mystères dont on doit lui expliquer les causes ou l'aider à les chercher dans les livres ou sur internet ...cela éveillera  son intelligence: cette offre de savoir qui n'est pas comme celui de l'école , un savoir imposé mais un savoir acquis pour le plaisir , en compagnie d'un adulte aimé , développe sa curiosité et l'ouvre à la connaissance ; d'où la nécessité de toujours répondre à ses questionnements , si indifférence de l'adulte ou indisposition ou dérangement, l'enfant ne pose plus de questions et bloque son intelligence .( on tue ainsi sa créativité et sa curiosité )


7. l'enfant a besoin d'être informé des lois du monde : lois du monde, interdits qu'il ne peut connaître que si on lui apprend, leur sens , la nécessité de les respecter , ce qu'il risque s'il les transgresse : cet apport parental est indispensable pour qu'il devienne un être civilisé , capable de vivre au milieu des autres et devenir un adulte heureux . Si des faits marquants ( crimes , agressions sexuelles visant des adultes ou des enfants  …) surviennent et mobilisent les médias , il esr important d'en parler avec l'enfant  , de s'informer de ce qu'il sait , de ce qu'il pense, des questions qu'il se pose , de lui donner des informations nécessaires à sa compréhension ; viol : acte sexuel imposé à un(e) partenaire sans tenir compte de son désir ; pédophilie: fait d'hommes ou de femmes qui transgressent l'interdit de la sexualité entre adultes et enf ; inceste : transgression de l'interdit de la sexualité entre membres d'une même famille.
-Il est Important de lui dire que ces faits -commis par des adultes ou des enfants plus grands qui n'ont pas été éduqués -sont sévèrement punis par la loi et que tout enfant s'il est convenablement informé et prudent peut les éviter .


*** comment parler ?
° pas de mode d'emploi ni de "bonne façon " de dire :chacun parle comme il le peut avec les mots qui lui viennent , même si ces mots ne lui semblent pas être à la hauteur de ce qu'il aurait souhaité , même si ces mots lui semblent inadaptés ou maladroits ; peu importe , car l'enfant n'a que faire du « bien parler » : la seule chose qui compte pour lui , c'est que ses parents lui parlent , qu'ils prennent la peine de lui parler

° l'enfant à qui ses parents parlent , les entend en effet toujours au-delà des mots qu'ils énoncent et de leur signification : à travers leurs paroles, il entend leur amour et le souci qu'ils ont de lui : alors il se sent reconnu , épaulé , soutenu .

° l'enfant  n'entend jamais vraiment ce qu'on croit lui avoir dit : il le traduit dans sa langue , sa sensibilité , son vécu d'enfant. Mieux vaut chercher à repérer ce qu'il a compris en poursuivant le dialogue , sur le moment ou plus tard .

° Beaucoup de  parents craignent , lorsqu'ils parlent aux enf , de montrer leur émotion : ils ont tort car il est impossible de ne pas la montrer et la cacher aux enfants n'aurait aucun sens . Cela leur permet  de comprendre qu'il est normal d'éprouver des émotions , que les émotions sont normales , que la tristesse est normale et que même les grandes personnes -qui lui  semblent tellement puissantes- peuvent être tristes et pleurer .Voir ses parents émus et bouleversés lui montre qu'il n'a pas à avoir honte de ses émotions , de ses difficultés , de ses chagrins ni à les cacher, qu'il peut , au contraire , sans crainte , en parler .C'est l'éducation émotionnelle indispensable à leur enseigner dès leur plus jeune âge !

° l'inquiétude des parents devant l'attitude de l'enfant est perceptible  -lorsqu'ils lui parlent d'un problème important -: si l'enfant continue de  jouer, chantonne, fait du bruit etc ...comme s'il n'était pas concerné , intéressé , comme s'il n'écoutait pas : erreur! C'est en général quand un enfant semble le plus inattentif qu'il écoute avec le plus d'attention ; son agitation n'est pas un manque d'intérêt , mais au contraire le signe qu'il a complétement compris l'importance du sujet abordé et qu'il se protège en restant actif , d'une angoisse dont il sent qu'elle pourrait l'envahir mais qu'il va progressivement dépasser.

ª à partir de quel âge peut-on parler à l'enfant ?

° à partir de la 1e seconde de sa vie ...donc de sa conception car même si nous ne savons pas par quelles voies mystérieuses ils le comprennent , l'expérience prouve que les bébés-même in utero - comprennent ce qu'on leur dit ( des preuves sont apportées chaque jour par la psychanalyse ) ; là encore pas de façons particulières de leur parler ni de langue de bébé ; un bébé a besoin qu'on lui parle comme on le sent avec les mots qui viennent et parce que ses parents se seront ainsi risqués à la parole, il pourra aussi trouver un jour les mots pour dire .
° parler comme on le peut signifie t-il parler n'importe comment ? non bien sûr! Les parents n'ont pas à parler à leur enfant à tort et à travers , de tout et de n'importe quoi ; par ex. un enfant n'a pas à être pour ses parents un déversoir pour leurs paroles en souffrance .

° il faut surtout , avant de lui parler , l'écouter ; savoir ce qu'il sait sur le sujet qui le préoccupe , ce qu'il a appris ou imaginé permet à l'adulte de partir de là pour le faire avancer dans sa compréhension ou si nécessaire le détromper : ainsi un véritable dialogue s'installe.

° parler à un enfant suppose de tenir compte aussi de son âge ; on ne parle pas à un petit comme à un ado, il faut respecter sa sensibilité , sa fragilité : il faut lui dire la vérité sans la travestir mais en le ménageant et la dire sans prêter à la création d'images violentes ou effrayantes , ou érotisables ( par ex , parler de la sexualité avec pudeur )

° attention à la violence des mots : les mots ont d'infinis pouvoirs , ils peuvent guérir mais aussi blesser , ils peuvent donner la vie ou tuer : tuer l'envie , le désir , l'image de soi , la volonté de vivre :si le  pouvoir de la parole est avéré pour l'adulte ,il doit l'être encore plus pour l'enfant.

° parler n'est pas de la «parlotte» : on ne dit pas à la place de faire .Par ex si on dit à l'enfant : « si tu recommences , tu seras puni » , il faut s'exécuter : on tient parole , on respecte la parole dite , la parole donnée , on prouve ainsi à l'enfant  que les mots ont un sens. Un monde dans lequel l'enfant  ne peut pas compter sur les mots est un monde vide de sens et donc angoissant ; ne pouvant se fier aux mots , il ne peut pas non plus se fier aux adultes qui les énoncent : il se retrouve donc solitaire et sans appui .

° lorsque l'enfant est trop petit ou qu'il ne peut pas s'exprimer avec des mots , il convient d'être très attentif au langage du corps ( comportements , maladies …) : entendre ces messages , tenter de les comprendre , les prendre en compte , en tout cas montrer à l'enfant que l'on y est attentif .
Ref : la collection des petits livres rouges .À découvrir sur ce blog ! 

 
😍 alors cette parole à hauteur d'enfant ?
 ° certes c'est déjà un formidable progrès: ne serait-ce que la preuve donnée par  l'existence d' une véritable littérature pour les enfants .

°mais ce n'est  pas encore ( vraiment ou pas assez souvent) une parole à part entière qui leur soit destinée : on leur parle tantôt en les mettant sur un piédestal , en leur permettant de se mêler de tout , en leur donnant l'illusion jouissive et destructrice de dominer de toute leur hauteur le monde ...tantôt d'une façon que l'on croit adaptée à leur âge mais qui n' est en fait que mièvre et condescendante...parce que l'adulte , que sa taille oblige à se baisser pour mettre son corps à la hauteur de celui de l'enfant  semble en profiter pour abaisser aussi le niveau de son propos , ainsi il rabaisse l'enfant  et l'humilie , rendant tout dialogue impossible ( forme de mépris inconscient , souvent subi dans leur propre enfance ) .


 

°  COMMENT PARLER OU ESSAYER DE PARLER « À HAUTEUR D'ENFANT » ?
en s'adressant à eux ni comme à des mini -adultes ni comme à des sous-adultes , mais tout en les situant clairement à leur place d'enfant , de leur parler à hauteur de leur compréhension , qui est toujours  beaucoup plus élevée qu'on ne le croit .
-en prenant conscience de la complexité du raisonnement des enfants , sa richesse, sa singularité , son originalité , le rapport qu'ils ont aux ambiguïtés de la langue ( ex. pourquoi mon grand frère il est plus petit que moi ? »
en se convaincant de notre capacité à écouter les enfants  et à leur répondre, simplement en acceptant de prendre leurs questions au sérieux et de se laisser toucher par elles , en permettant à ces questions d'atteindre l'enfant  que nous avons été et le besoin éperdu que cet enfant  comme tous les autres , avait alors des mots des grands Entendre les enfants  est toujours pour un adulte une façon de faire entendre sa propre enfance , de rendre justice à l'enfant qu'il a été .


° Dans certaines familles , il existe des difficultés à parler et aussi des difficultés à écouter ..
°serait-ce dû à la rareté des questions des enfants  ?? non , bien sûr car tous les enfants  posent des questions , tout le temps et toutes sont importantes mais ne sont peut-être pas reconnues comme telles par les adultes ( qui refusant l'idée selon laquelle , émises dans une langue qui n'est pas forcément la leur et proportionnelles à la taille des enf ants ) ceux-ci acceptent de les prendre en compte...
° cette prise en compte de la personne de l'enfant  , sa prise en compte comme être à part entière sont encore très difficiles ; dans la réalité du quotidien , l'adulte ne se met encore pas autant qu'il le faudrait à leur écoute .

NOUS DEVONS NOUS Y EMPLOYER ....

@ le livre référent : Dis- moi pourquoi .Parler à hauteur d'enfant -Claude Halmos .Ed.Fayard 2012
les petits livres rouges de Framboise .