" UN ENFANT , S'IL EST TRAUMATISÉ PAR LE MENSONGE ET LE NON-DIT , NE L'EST JAMAIS PAR UNE MAUVAISE NOUVELLE. S'IL EST ACCOMPAGNÉ PAR LA TENDRESSE ET LES PAROLES DE SES PARENTS , IL EN SORT TOUJOURS ENRICHI , GRANDI ET NANTI DE FORCES NOUVELLES ".

" Les mots plutôt que les maux " ...

" une dispute , un accident ,une maladie , un échec , une mort , un divorce ...l'enfant se sent toujours coupable . Ramenez la paix dans son coeur avec des mots , des explications claires et précises ..."

tel est le message des " petits livres rouges "!




INFO !

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LE VOICI !

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MAMAN METS TES LUNETTES ROSES
« Décembre 2009, le diagnostic tombe: un long combat attend notre petite chérie, nous attend. Je suis angoissée, j'ai peur...que dis-je ? je suis terrifiée!!! Dès le lendemain matin, Lili captant ma détresse, prend mon visage dans ses petites mains et me dit:
"Maman, mets tes lunettes roses, tu verras, tout ira bien "...
Cette phrase a trotté dans ma tête pendant toute l'année de soins, je m'y suis accrochée, j'y ai puisé courage et confiance. Merci Lili pour cette belle leçon de vie! Je me demande aujourd'hui si c'est moi, Maman, qui ai accompagné ma fille ou si c'est elle qui m'a portée...Aujourd'hui, tout va bien, Lili est en pleine forme. Et je garde en moi ces mots précieux qui continuent de m'accompagner au quotidien. »

L'annonce d'une affection grave touchant un enfant provoque chez ses parents et sa famille un terrible choc émotionnel .


Lili a voulu « faire savoir » son histoire dans ce petit livre rouge - le 6e de la collection - elle délivre à TOUS, parents et enfants, grands et petits, un message d'optimisme et de confiance et comme l'illustre le témoignage émouvant de sa maman, une vraie LEÇON DE VIE !

Je souhaite vivement le partager avec vous .
Merci de votre fidélité et de votre confiance.


FRAMBOISE








DÉDICACE !

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Une belle leçon de vie à s'offrir, à offrir, à partager !

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MAMAN METS TES LUNETTES ROSES -12€ + 1€ EXPÉDITION -LIVRAISON

info :

pour tout renseignement ( envoi en nombre par ex. édition de facture ou autre ), me contacter par tel . 0684868770 ou par mail : framboise.editions@orange.fr
Merci !

Ce que pensent les lecteurs...

Bonjour , par ce présent message, je me permets de vous féliciter pour votre dernière œuvre " maman mets tes lunettes roses ".J'ai trouvé ce livre très touchant , je suis une ancienne champagnolaise , je suis dans la région lyonnaise car je travaille dans un groupe pharmaceutique plus précisément pour des traitements pédiatriques . Je recommande à mon entourage de commander sans tarder ce magnifique ouvrage .A posséder obligatoirement.
Je vous souhaite une bonne continuation.
Karine Chanois


Merci de tout cœur pour la livraison de ton adorable petit livre rouge ! belle leçon de vie pour nous les adultes qui quelques fois sommes désemparés devant des situations que nous ne pouvons pas maîtriser..Ton livre est vraiment joil, doux...
Sophie Maréchal


J'espère vraiment que ce petit livre rouge permettra à de nombreuses personnes d'avoir un autre regard sur les difficultés de la vie .

Je suis fière que ma fille y participe et pleine de reconnaissance envers vous qui avez toujours su nous soutenir et qui avez su écouter Lili.
La maman de LILI


J'ai beaucoup aimé ton petit livre et tiens à te féliciter les mots sont très touchants et retransposent bien le langage d' une petit fille
Félicitations et bonne semaine
Danielle H.

LES AUTRES PETITS LIVRES ROUGES sont toujours DISPONIBLES SUR CE SITE ET DANS LES LIBRAIRIES

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SAUF LA PETITE FILLE QUI N'AVAIT PAS SOMMEIL - thème : secret de naissance, secret de famille -ÉPUISÉ -

le rhume de hanche; thème : le divorce* 12€+ 1€ expédition -livraison

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lundi 28 novembre 2016

SUR L'HEBDO 39...LUNDI 28 NOVEMBRE !


Françoise Poulet vient de publier son 6ème Petit Livre Rouge : « Maman mets tes lunettes roses »

Françoise Poulet vient de publier son 6ème Petit Livre Rouge : « Maman mets tes lunettes roses ». Comme dans les précédents, c’est une histoire vraie qui a inspiré l’auteure.
Dans ce livre, l’auteure champagnolaise Françoise Poulet - alias Framboise - raconte l’histoire vraie d’une petite fille, Lili, aujourd’hui âgée de 12 ans, maintenant en pleine forme ! Après avoir lutté contre une très grave maladie, Lili a souhaité « faire savoir » son histoire parce que comme elle, des petits et des grands vivent des épreuves douloureuses « et cela ne se voit pas » ! 
 
Témoignage de la maman de Lili

« Décembre 2009, le diagnostic tombe : un long combat attend notre petite chérie, nous attend. Je suis angoissée, j'ai peur, que dis-je, je suis terrifiée ! Dès le lendemain matin, Lili captant ma détresse, prend mon visage dans ses petites mains et me dit : « Maman, mets tes lunettes roses, tu verras, tout ira bien ». Cette phrase a trotté dans ma tête pendant toute l'année de soins, je m'y suis accrochée, j'y ai puisé courage et confiance. Merci Lili pour cette belle leçon de vie ! Je me demande aujourd'hui si c'est moi, maman, qui ai accompagné ma fille ou si c'est elle qui m'a portée. Aujourd’hui, tout va bien. Lili est en pleine forme et je garde en moi ces mots précieux qui continuent de m'accompagner au quotidien ». Dans ce nouveau Petit Livre Rouge, Lili délivre à tous, un message d’optimisme et de confiance, et comme l'illustre le témoignage émouvant de sa maman, une vraie leçon de vie.

Une histoire vraie


Framboise continue  sa collection en publiant ce sixième Petit Livre Rouge. Comme dans les précédents, c’est une histoire vraie qui a inspiré l’auteure : « je suis très attachée à ce que l’on parle vrai. Comme disait Françoise Dolto "on dit la vérité ou quelque chose qui est sur le chemin de la vérité". Dans les Petits Livres Rouges, c’est ce parler vrai que je veux mettre en avant ». Mais son écriture  a pris un tournant lorsque Framboise a été sollicitée par cette petite fille pour raconter son histoire. « J’écrivais sur un nouveau sujet quand j’ai été sollicitée par cette petite fille qui me demandait d'écrire pour raconter son histoire », explique Framboise avant d’ajouter, « très proche des parents, j'ai suivi Lili pendant sa maladie. Un lien s’est créé très rapidement avec elle parce que durant les rares périodes où elle pouvait sortir de l’hôpital, elle venait me voir avec sa maman ». Plus tard, Lili qui a alors 8 ans, prend l'habitude de venir passer un après-midi par mois auprès de l’auteure, « je suis son amie et elle est ma petite amie. Durant ces après-midis, elle se confie à moi. Elle me dit ce qu’elle ne peut pas dire à ses parents ou à ses amis. Un lien particulier de confiance et de complicité s’est intimement tissé ».

Raconter l’histoire de Lili

Un jour, Lili qui connaissait les messages délivrés dans les Petits Livres Rouges a demandé à l’auteure de réaliser un livre afin de « faire savoir son histoire ». L’auteure avoue avoir tout de suite adhéré à ce projet. Le travail d’écriture a duré deux ans. « À raison d’une fois par mois, en respectant le désir de parler de Lili,  j'écrivais pour elle : son ressenti, ses sentiments, ses émotions, son vécu. Un travail réalisé dans la complicité, la confiance, très riche humainement pour moi, très libérateur pour elle. Contrairement à mes autres livres, je parle à la place de cette petite fille. Je parle pour elle, et surtout je ne dois pas trahir ni ses mots, ni ses émotions, ni son ressenti. Je dois être au plus près de son vécu. Les mots, les expressions ont été choisis ensemble », détaille Framboise Poulet.

Illustrer l’histoire

Depuis "La petite fille qui n'avait pas sommeil" en 2006, c’est l’artiste Françoise Sablons qui est l’illustratrice des Petits Livres Rouges. Entre les deux femmes, c’est une collaboration de plusieurs années et une complicité qui se sont établies. « À travers les mots que j’emploie, elle comprend tout de suite ce que je veux transmettre, elle sait traduire les émotions », souligne Framboise Poulet.
Pour son histoire, Lili a inspiré également l’illustratrice en lui confiant quelques dessins qu'elle avait esquissés. « Lorsque Françoise Sablons et Lili se sont rencontrées, j’ai tout de suite su qu’il s’était passé quelque chose entre elles », commente l’auteure. « Une nouvelle fois, Françoise Sablons au travers de ses illustrations, parle aux émotions ».
Ce livre rend également hommage à Dominique Sablons, l’infographiste des Petits Livres Rouges, décédé soudainement en août 2015 à l’âge de 58 ans. C’est Charles Sablons, le fils de Françoise et Dominique, qui a accepté de poursuivre l’aventure permettant ainsi la réalisation de ce livre.
Maman mets tes lunettes roses
Une leçon de vie à s’offrir, à offrir, à partager…
Un ouvrage pour tous, adultes et enfants.  Une invitation à porter "ces lunettes roses " au quotidien pour voir la vie avec plus de confiance, d’optimisme et savoir profiter de chaque moment intensément, en pleine conscience comme savent faire les enfants. 

 
Déjà disponible chez l'auteure :
www.framboiseeditionsorange.blogspot.com ou au 06.84.86.87.70 ou par mail : framboise.editions@orange.fr – 12 € (+1€ si envoi).
Dans les librairies de Champagnole, Lons le Saunier, Poligny et Dole dès début décembre.
Dédicace le samedi 10 décembre de 9h00 à 12h00 à la Maison de la Presse à Champagnole.

mercredi 16 novembre 2016

POUR ACCOMPAGNER LA PARUTION DU 6e PETIT LIVRE ROUGE : « MAMAN , METS TES LUNETTES ROSES » ...une réflexion essentielle :.NOS ENFANTS SONT NOS MAÎTRES DE VIE ...




POUR ACCOMPAGNER LA PARUTION DU 6e PETIT LIVRE ROUGE : 

« MAMAN METS TES LUNETTES ROSES » ....CETTE RÉFLEXION ESSENTIELLE :

 NOS ENFANTS SONT NOS MAÎTRES DE VIE . 




Dédicace à LILI ET SA FAMILLE ...illustration extraite du livre .

*** 3 phrases de Kahlil Gibran à méditer : « les enfants sont les maîtres les plus importants , les plus purs sur le plan terrestre .Ecoutez -les , lâchez prise et accepter de VOUS transformer à leur contact et votre vie changera et deviendra plus belle et plus harmonieuse .»
« les enfants sont nos maîtres , ils nous montrent la spontanéité , la joie de vivre , la confiance dans la vie et dans l'amour »
« vos enfants , vous pouvez vous efforcer d'être comme eux , mais ne tentez pas de les faire comme vous »


*** PLUS D'AUTHENTICITÉ , PLUS DE CRÉATIVITÉ , MOINS D'ÉGOCENTRISME , MOINS DE CONTRÔLE: Nos enfants possédent tout cela ...C'est ainsi qu'ils nous poussent -parfois malgré nous - à mieux NOUS connaitre , à donner le meilleur de nous-mêmes .


  ils bousculent nos certitudes .
Etre parent c'est un changement radical et permanent de notre relation avec le monde , avec les autres , avec nous-mêmes . Mais nous ne sommes pas seulement les guides de nos enfants : dans le mouvement de va et vient de la vie , ils nous apprennent à modifier notre regard , notre comportement , nos perceptions ; ils bousculent nos certitudes et nous poussent à nous remettre en question parfois dans l'inconfort jamais sans bénéfice .
  ils nous font revivre notre enfance .
ex: « lorsque le poisson rouge de mon fils est mort , dit une maman , je me suis revue au même âge avec le même chagrin . Cela a été l'occasion de lui parler de moi , petite fille » Accompagner ses enfants c'est revivre son propre passé avec ses traumatismes , ses peurs , ses colères , ses joies : une re-découverte qui parcourt les âges , de la naissance à l'adolescence , période des réajustements majeurs .
« L'enfance de nos enfants ramène à la surface des émotions oubliées » dit Patrick Huerre -pédopsychiatre .Cette prise de conscience de l'importance de ces années d'enfance est nécessaire pour avancer , grandir psychiquement: c'est un processus qui dure aussi longtemps que la vie , si nous acceptons de considérer ces émotions .
ex: « je déteste les "trucs " de garçon , tout ce qui est technique . Mon fils est fou de camions , d'engins de chantier .L'autre jour , il a vu une grue rouge : il la regardait avec des yeux si brillants que j'ai essayé de voir ce qui le fascinait ...ce rouge qui se détachait sur le immeubles et le ciel gris , j'ai moi aussi fini par la trouver belle cette grue » dit une maman . L'enfant nous offre un regard neuf sur le monde , il nous oblige à "chausser d'autres lunettes "! Le monde devient ainsi plus coloré , plus vivant , plus merveilleux . L'enfant nous oblige à être attentif , à nous laisser aller à l'insouciance . « Les enfants nous entrainent sur des terrains vierges et nous ouvrent à leur regard » dit Patrick Huerre . « Ils nous incitent à jouer , rêver , créer , à faire des projets , à renouer avec une passion »
  ils nous rendent adultes .
La naissance des enfants bouleverse les places dans la famille ; c'est un changement bouleversant mais indispensable . «C'est le 1er apprentissage de l'état de parent , dit la psychanalyste Catherine Mathelin-Vannier , tout le monde change de place : nos parents passent à l'étage du dessus , nous prenons leur place et nos enfants la nôtre . Désormais , il y a un petit être auquel nous donnons la main » Voilà un sentiment qui donne du sens à la vie et une conscience aigüe de notre propre temporalité .Fini le sentiment adolescent d'immortalité , la mort devient possible , nous prenons conscience de la vulnérabilité de la vie : la leur et la nôtre »
ex: Antoine -père : « plus question de faire du parapente dans des coins dangereux , je ne veux pas risquer ma vie pour quelques minutes de sensations extrêmes »
Lydia -mère -autrefois négligente pour sa santé : « j'ai 3 enfants , je dois prendre soin de moi : c'est en même temps prendre aussi soin d'eux »
  ils nous poussent à plus de générosité .
ex: Laura très centrée sur elle-même , dit avoir désormais déplacé son centre d'intérêt vers ses enfants : cela a constitué pour elle la vraie nouvauté dans l'expérience de la maternité . « je n'écoute plus mes petits bobos , dit -elle , je suis sortie de moi-même et du coup je suis plus à l'écoute des autres !» Ce décentrage permet de s'intéresser plus au reste de l'humanité : la cause des enfants dans le monde ou l'avenir de la planète cessent d'être des luttes abstraites ; cette ouverture de conscience débouche sur un comportement plus généreux , plus solidaire .
ils nous obligent à être VRAIS .
« Les enfants réclament la vérité ; ils nous incitent à être au plus près de nous-mêmes » dit Patrick Huerre . « nous pouvons toujours mentir ou taire des évènements , mais quelque soit leur âge ,ils détectent toujours la supercherie et le font savoir soit par la parole , soit le plus souvent par des manifestations somatiques ( le fameux "langage du corps " mis en exergue dans les petits livres rouges de Framboise ) .Alors il est urgent de rétablir la vérité
« Ils nous incitent à rectifier nos réactions , à nous poser des questions , dit Catherine M. Vannier , la vérité est indispensable pour une bonne relation avec nos enfants . Jouer une partition qui n'est pas la nôtre ne peut que susciter malaises et problèmes »
«Cette exigence est salutaire pour tous car s'il y a cohésion entre la parole et la vérité intérieure , nous sommes dans l'équilibre de la  justesse »
  ils nous apprennent à lâcher .
...au fur et à mesure qu'ils grandissent et nous n'avons pas le choix !!
Réflexion de Patrick Huerre : « En grandissant , les enfants nous rappellent que nous ne sommes pas tout puissants , que nous ne pouvons pas tout pour eux , ni pour le reste du monde ...c'est forcément un passage délicat » ...qui nous oblige à traverser des peurs , à surmonter des angoisses , à vouloir stopper des transmissions familiales négatives , à accepter que l'on ne peut pas vivre sans prendre des risques , à avoir confiance en son enfant : quelle belle réussite que de le voir prendre un jour son envol en confiance : c'est révélateur d'une éducation réussie !
 L'ESSENTIEL EST DE DONNER À NOS ENFANTS 
"DES RACINES " ET "DES AILES "!
« Vous êtes les arcs qui projettent vos enfants telles des flèches vivantes.»
Kahlil Gibran 

samedi 1 octobre 2016

SAVEZ -VOUS GARDER DU TEMPS POUR VOS ENFANTS ??




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Garder du temps pour ses enfants ...voilà une source de culpabilité pour les parents : passons-nous assez de temps avec nos enfants  ? Notre présence auprès d'eux est-elle suffisante ? Comment , lorsqu'on manque de disponibilité , répondre à leurs besoins fondamentaux ?
Beaucoup  de parents se retrouvent face à cette problématique du temps qui leur semble toujours  insuffisant :ils ont souvent l' impression de ne pas avoir assez de temps à partager avec leurs enfants .

  • « ce n'est pas la quantité qui compte mais la qualité » :voilà une réflexion " tarte à la crème " à laquelle aucun parent n'échappe ...tellement répétée que l'on se demande si cela n'est pas une maxime "politiquement correcte " destinée à soulager cette fameuse culpabilité des parents .
  • Réponses de 2 spécialistes : Myriam Szejer , psychanalyste et pédopsychiatre et Laurence Croix , psychanalyste et psychologue clinicienne .
  • Ainsi qu'Aldo Naouri , pédiatre : « sortons de cette bêtise qui dit qu'il faut , soit de la qualité de temps ( pas beaucoup mais très bien ) , soit de la quantité ( le plus possible même si ce n'est pas "du bon temps " ) : il faut ni l'un , ni l'autre ! Il faut le temps que les parents peuvent et veulent accorder à leurs enfants . L'absence des parents fait partie et intervient dans la construction de l'enfant . Il n'est pas du tout nécessaire de se forcer à "une qualité " particulière du temps accordé : se dire qu'il faut un "minimum syndical" d'activités n'a pour effet que de produire de la culpabilité puisque cela ne sera jamais assez, ni assez bien »


pourquoi les enfants ont besoin de temps ?
  • « pour qu'un enfant se sente bien , il a besoin d'un contact fréquent avec ses parents » affirme Myriam Szejer , un temps partagé nécessaire pour asseoir sa sécurité affective ; de même que les petits ont besoin d'un contact physique 
    ( serrer dans les bras , porter ) , les plus  grands ont besoin d'être vus , regardés , écoutés et appréciés pour consolider leur moi .
  • Ce temps que nous leur accordons contribue à leur confiance en eux et les aide à grandir ; confortés par notre présence , ils expérimentent , découvrent , explorent leur environnement ..et apprennent d'autant mieux à se séparer de nous ; notre attention est la condition de leur autonomie future : cela ne signifie pas d'être à leur entière disposition ni de céder à tous leurs désirs : notre rôle consiste souvent  à poser des limites , à les aider à accepter la frustration , à leur apprendre la patience , la persévérance ..et cet accompagnement nécessite du temps.

qu'est -ce que ça leur fait quand nous leur manquons?
  • ils peuvent le vivre comme un abandon..et même avoir le sentiment que c'est leur faute si leurs parents ne leur consacrent pas assez de temps (explique la pédopsychiatre )..peut-être ne sont-ils pas assez gentils ? Pas assez intéressants ? Croyance qui les conduit à se dévaloriser , voire même fait le lit de la dépression infantile .
  • quel est le seuil en deçà duquel ils souffrent forcément ? « les voir une heure par jour , ce n'est pas suffisant . Mais la quantité ne doit pas être un point de référence : si l'enfant se trouve en difficulté , il exprimera ses besoins d'attention par des comportements désagréables : collant , agressif , exigeant. Surtout ne pas interpréter ces attitudes comme des caprices , une envie malvenue d'être "au centre " . Le plus souvent , ce langage du corps révèle un besoin d'être assuré de sa place , il ne s'agit pas forcément alors de lui consacrer 2 fois plus de temps mais de faire l'effort d'être plus présent »

c'est quoi être présent ?
  • « C'est établir avec eux une communication de qualité » affirme Laurence Croix. Ainsi l'absence réelle d'un parent , parce qu'il est en déplacement ou qu'il vit ailleurs , peut être bien vécue par l'enfant pourvu qu'il soit informé des raisons de cet éloignement et de la date du retour »
  • Françoise Dolto affirme le  besoin des enfants  même nourrissons d'une parole vraie , adaptée à leur niveau .
  • «A l'inverse , certains parents sont physiquement présents mais psychiquement absents , décrit Laurence Croix , il nous arrive à tous , lorsque nous sommes fatigués , tristes ou préoccupés par nos soucis du moment , de ne pas parvenir à accorder à nos enfants l'attention et l'écoute dont ils ont besoin . Et ce n'est pas grave en soi , mais il convient alors plutôt que d'étouffer notre mal-être pour être " à moitié " avec eux , de leur expliquer ce qu'ils peuvent attendre de nous : « je n'arrive pas bien à t'écouter pour l'instant , mais je vais le faire dès que je pourrai » : cela signifie  l'intérêt que nous leur portons et notre souci de leur bien -être , ce qui leur donne la ressource de patienter » .
  • Aldo Naouri : « l'important est que le temps passé soit investi psychologiquement , que les parents soient présents psychiquement auprès de leurs enfants »


comment rassembler notre attention ?
  • Se mettre à l'écoute de soi et des raisons qui nous empêchent d'être présents nous permet , dans un 2e temps d'être plus attentifs .
  • Fatigue ? :instituer des sas de transition entre le retour à la maison et le moment que l'on va passer avec les enfants : prendre ¼ d'h pour se doucher , souffler , respirer ...juste pour soi .
  • Difficulté à s'occuper d'eux :c'est le  reflet de notre culpabilité : nous ne sommes pas assez présents , alors à quoi bon ?:nous aimerions tellement être capables de pourvoir entièrement à leur bonheur , mais Freud nous a enseigné que les parents parfaits n'existaient pas et les enfants parfaits non plus ! Se résoudre à être " des parents suffisamment bons " comme le disait le pédiatre et psychanalyste Winnicott , n'est pas toujours aisé .Mais cela aide à faire avec ce qui est plutôt que de renoncer devant des idéaux difficiles à atteindre .
  • Désarroi engendré par les pleurs ou la colère de nos enfants
  • prendre le temps d' écouter l'enfant est  indispensable pour parvenir à décrypter l'énigme de son comportement :s'interrompre dans sa tâche , s'agenouiller à sa hauteur , lui prendre les mains , le regarder dans les yeux aide à calmer la crise : il se sent entendu et parvient mieux à s'exprimer .Pratiquer l'écoute active ( voir la réflexion dans ce blog :  mange ta soupe et tais-toi …) .

comment passer du (bon) temps avec eux ?
Avoir du temps nous rend heureux , affirme la philosophe Brigitte Sitbon.
* En faisant tout ce qui peut signifier que leur existence compte pour nous et que leur présence nous rend agréable:
° nous mettre au service de leurs apprentissages : jouer , dessiner, faire les devoirs
° leur transmettre nos passions pour la musique , la lecture , le sport., le bricolage , le jardinage ...
  •   ce temps partagé avec eux ne doit pas être nécessairement "productif" :tout ce qui est de l'ordre de la complicité et de la détente resserre les liens et rassure en montrant aux enfants que les adultes ne vivent pas que dans le stress et que leur présence leur procure du plaisir .
  • Aldo Naouri : « les activités en famille sont importantes mais n'ont pas besoin d' être fréquentes , intenses , surinvesties , extraordinaires ! des activités simples , presque anodines ( un tour en vélo , un gâteau préparé et cuisiné ensemble , se balader , etc..) sont très constructrices , permettent des conversations qui structurent l'enfant , lui disent qu'il est important pour ses parents . Pas besoin de se ruer dans les parcs d'attraction ou dans les musées pour être de bons parents ou « des parents suffisamment bons ; pas la peine de prévoir une ribambelle d'activités :tout moment de partage avec les enfants permet d'apprendre à établir des liens sociaux et l'acquisition de certains codes »
  • les activités banales du quotidien sont l'occasion de passer du bon temps en famille ! :
1.les repas ( désarmer l'agressivité primitive qui gît en chacun de nous issue de la recherche de l'alimentation ) doivent être vécus comme des moments de partage , fondamentaux et fondateurs :on apprend que la famille est un lieu d'apprentissage du lien social et de ses codes .( apprendre à bien se tenir à table est essentiel !) Très important que la famille mange ensemble aux mêmes heures et non chacun à sa guise . Partager le petit déjeuner est un excellent moment pour commencer la journée , pour insuffler énergie et dynamisme !
2. en voiture :les  trajets en voiture sont des occasions de discuter ; un peu comme chez le psy , comme ils ne nous voient pas , ils peuvent se sentir plus en confiance pour nous dire certaines choses .
3. pendant qu'on cuisine : certains peuvent en profiter pour venir discuter ou être simplement là ., à vos côtés ...ou demandent à participer . Le silence peut être aussi un beau moment de partage : seulement la présence !
4 . les moments d'attente : salle d'attente , chez le garagiste , trop tôt pour l'école ou les cours etc..constituent des sphères d'intimité dont il faut savoir profiter !
5. en revanche , pas devant internet ou la télé ( sauf si vraiment on partage un film qui fait plaisir à tous ) .Aldo Naouri rappelle que les enfants  sont des victimes passives d'images qui leur sont imposées sans posséder les moyens intellectuels et culturels pour les décoder et que les parents doivent absolument exercer leur autorité dans ce domaine pour en limiter l'accès : mesure de protection indispensable .
6 . au coucher : au fur et à mesure que l'enfant grandit , votre attitude doit s'adapter (depuis le rituel de l'histoire , des câlins et des bisous au simple passage dans la chambre pour souhaiter bonne nuit et leur dire qu'on les aime ) .cela reste un moment  privilégié .Au moment du bain aussi ...la salle de bains est une sphère d'intimité propice parfois à des confidences , des partages ..
7.avis partagé concernant les devoirs : qui sont parfois des moments de tension entre parents et enfants ( connotation affective importante ) .mieux vaut fixer un cadre horaire pendant lequel l'enfant travaille seul afin d'apprendre à être responsable de son travail et de ses notes . Si l'enfant a de réelles difficultés , mieux vaut faire appel à quelqu'un de l'extérieur pour l'aider. Ensuite , rien n'empêche de vous intéresser à leurs devoirs ou de partager leurs commentaires sur leur journée , MONTRANT AINSI VOTRE INTÉRÊT POUR LEUR VIE SCOLAIRE .
8.si vous avez plusieurs enfants  , il est essentiel de vivre de temps en temps un moment privilégié avec chacun .Moment intense , rare ,essentiel pour l'enfant qui a son ou ses parents pour lui tout seul , il ne le ou les "partage" pas avec ses frères et sœurs . Alors on fait le choix d'une activité qui lui est vraiment "spécifique " , on fait ce qui lui fait vraiment plaisir !
9.Vous avez le droit ne ne pas avoir envie ou l'énergie de participer à une activité commune : alors passer du temps ensemble dans la même pièce ( l'enfant ou l'ado joue seul , vous lisez ) : moment important de partage ...de présence ! Il est permis de dire aussi que l'on n'a plus envie , là tout de suite , de jouer avec eux , que l'on a besoin de s'occuper de soi , que l'heure est venue pour les enfants de laisser les parents entre adultes .
UN enf n'a pas besoin d'être systématiquement placé au centre du temps passé ensemble , à travers des activités spécialement choisies pour son plaisir : pensez aussi à vous , car la qualité du temps passé en famille viendra aussi de votre propre plaisir . Amusez vous , détendez vous .Ce sont les parents heureux qui rendent les enfants heureux .

Surtout vivez en pleine conscience ce temps partagé avec les enfants , "cette présence active " de tout votre être , avec tous vos sens .c'est la philosophie de l'instant présent qui demande certes un effort mais qui "remplit " pleinement . « je suis là et seulement là entrain de ...» 
 
comment les parents qui ont un emploi du temps chargé et qui voient peu leurs enfants peuvent ils mettre à profit ce petit moment quotidien ? «Exactement comme s'ils ne travaillaient pas , répond Aldo Naouri , dans les quelques secondes qui suivent la rencontre avec leur enfant , ce dernier vivra pleinement l'instant présent jusqu'à "effacer" le temps de l'absence , un peu ce que ressentent les amoureux lorsqu'ils se retrouvent .» Si votre temps est vraiment compté , mettez  les enfants  à contribution pour les tâches auxquelles vous ne pouvez échapper : préparer le repas , faire les courses , le ménage en leur enseignant des gestes qui valorisent leurs compétences , en en profitant pour mettre leurs goûts , leur créativité à profit .
De plus , les enfants ont en réalité la capacité de comprendre que leurs parents sont très occupés et ils seront particulièrement sensibles à la qualité du temps passé ensemble plutôt qu'à la quantité .
et les parents séparés qui s'interrogent avec encore plus d'acuité et de culpabilité au sujet de ce temps passé avec leurs enfants ?
À chaque nouvelle rencontre , c'est le même phénomène que celui décrit précédemment vis-à -vis du temps d'absence : ce temps d'absence
" s'efface" .
Les enfants ont une haute capacité d'adaptation : s'ils vivent alternativement des moments avec leurs 2 parents , ce n'est pas forcément un malheur ; si on les regarde avec pitié en disant "pauvres enfants " , bien sûr , ils se sentiront malheureux , et on va les perturber . Au contraire , les aider à dédramatiser la situation .
  • En cas de résidence partagée , préconisée par les avocats pratiquant le droit collaboratif :voir
    https://www.granvelle-avocats.fr le rythme "2 jours chez le père / 2 jours chez la mère / 5 jours chez le père / 5 jours chez la mère / puis on recommence 2/2/5/5" est conseillé POUR LES JEUNES ENFANTS ; Ce système permet un meilleur temps partagé entre les parents, et surtout une séparation moins longue pour EUX ... et permet aussi l'alternance des week-ends.
    L'enfant garde ses repères, car chaque début de semaine est passé chez le père par ex. (lundi soir, mardi soir), et chaque mercredi soir et jeudi soir chez la mère.( ou inversement )
  • D'autres propositions de temps partagé "personnalisé" ( adaptées à chaque cas de famille ) peuvent être mises en place dans le cadre d'une garde alternée – comme l'a expliqué Maitre DE LUCA – prenant en compte -comme le dit Aldo Naouri -le temps que chaque parent peut et veut accorder à ses enfants .( ex . Un papa qui partage tous ses repas de midi avec ses enfants ...)
    Ces décisions illustrent bien que l'on peut sortir du système classique "une semaine / une semaine" ou d'autres qui ne respectent pas toujours
    les besoins des enfants et des parents .
  • Surtout éviter de tomber dans le piège de la surenchère où chacun essaie de séduire l'enfant , histoire de se faire sacrer meilleur parent que l'autre en transformant son temps de garde en concours de meilleur animateur , ni même de se sentir obligé de "faire quelque chose " avec son enfant : piège bien sûr préjudiciable pour l'enfant .Alors chaque parent doit se poser la question : aime t'il son enf ? Ou s'aime t'il d'abord par son entremise ? Différence entre le véritable amour et l'amour cannibale !
à savoir :

« l'enfant a besoin de passer du temps seul , il n'a pas besoin que l'on s'occupe de lui à chaque instant » explique la sociologue Melissa Milkie ,université de Toronto : le parent qui passera du temps à lire une histoire le soir , à partager des repas et des tête -à -tête avec ses petits n'aura rien à envier à celle qui passera 2 fois plus de temps avec son enfant mais consacrera la plupart de ce temps à regarder la télévision par ex.
  • Constat logique pour Sylvain Jouannot , pédopsychiatre : « une heure à discuter et à lire avec son enfant est bien plus utile que 3 heures passées à côté de lui sans réelle interactivité .De toute façon , l'enfant a besoin de passer du temps tout seul pour se construire »
  • Phénomène très surprenant relevé dans ce journal américain qui relate cette étude ( Washington post ) : les mères d'aujourd'hui dont 71% travaillent contre seulement 41% en 1965 passent davantage de temps avec leurs enfants qu'il y a 50 ans . Les pères sont 3 fois plus présents auprès de leurs enfants que dans les années 1960 : les mères d'aujourd'hui n'ont donc pas de remords à avoir par rapport aux générations précédentes .
  • L'étude de cette sociologue porte également sur le volume de temps passé par les mères avec leurs enfants  de 3 à 11 ans : 1er résultat remarquable: la quantité de temps n'aurait pas d'incidence particulière sur leur développement , à savoir leur réussite scolaire , leur bien-être émotionnel et leur comportement général . Evidemment l'étude n'incite pas à passer moins de temps avec sa progéniture mais elle insiste sur le fait que la qualité de ce temps joue un rôle bien plus important . A l'inverse , un parent qui passe du temps avec son enfant en étant stressé , très fatigué ou se sentant coupable aurait un impact négatif sur l'enfant .
  • C'est seulement à l'adolescence que les sociologues de cette étude ont trouvé un impact positif -moins de délinquance – pour les jeunes qui passaient en moyenne 6 heures /semaine en temps familial .
  • Constats particulièrement intéressants dans le contexte actuel où on assiste à un phénomène de " hyperparenting " ,( ou parents hélicoptères ) c'est-à dire la volonté d'être un hyper -parent qui contrôle tous les aspects de la vie de l'enfant .
  • En tout cas , cette étude permettra d'atténuer le sentiment de culpabilité des parents par rapport au nombre d'heures qu'ils passent avec leurs enfants ...et les rassurera aussi sur le fait que l'enfant n'a pas besoin que l'on s'occupe de lui à chaque instant !