SUR LE MAG 39 - PRINTEMPS 2017

SUR LE MAG 39 - PRINTEMPS 2017

MAG 39 ( SUITE )

MAG 39 ( SUITE )

" UN ENFANT , S'IL EST TRAUMATISÉ PAR LE MENSONGE ET LE NON-DIT , NE L'EST JAMAIS PAR UNE MAUVAISE NOUVELLE. S'IL EST ACCOMPAGNÉ PAR LA TENDRESSE ET LES PAROLES DE SES PARENTS , IL EN SORT TOUJOURS ENRICHI , GRANDI ET NANTI DE FORCES NOUVELLES ".

" Les mots plutôt que les maux " ...

" une dispute , un accident ,une maladie , un échec , une mort , un divorce ...l'enfant se sent toujours coupable . Ramenez la paix dans son coeur avec des mots , des explications claires et précises ..."

tel est le message des " petits livres rouges "!




INFO !

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LE VOICI !

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MAMAN METS TES LUNETTES ROSES
« Décembre 2009, le diagnostic tombe: un long combat attend notre petite chérie, nous attend. Je suis angoissée, j'ai peur...que dis-je ? je suis terrifiée!!! Dès le lendemain matin, Lili captant ma détresse, prend mon visage dans ses petites mains et me dit:
"Maman, mets tes lunettes roses, tu verras, tout ira bien "...
Cette phrase a trotté dans ma tête pendant toute l'année de soins, je m'y suis accrochée, j'y ai puisé courage et confiance. Merci Lili pour cette belle leçon de vie! Je me demande aujourd'hui si c'est moi, Maman, qui ai accompagné ma fille ou si c'est elle qui m'a portée...Aujourd'hui, tout va bien, Lili est en pleine forme. Et je garde en moi ces mots précieux qui continuent de m'accompagner au quotidien. »

L'annonce d'une affection grave touchant un enfant provoque chez ses parents et sa famille un terrible choc émotionnel .


Lili a voulu « faire savoir » son histoire dans ce petit livre rouge - le 6e de la collection - elle délivre à TOUS, parents et enfants, grands et petits, un message d'optimisme et de confiance et comme l'illustre le témoignage émouvant de sa maman, une vraie LEÇON DE VIE !

Je souhaite vivement le partager avec vous .
Merci de votre fidélité et de votre confiance.


FRAMBOISE








Une belle leçon de vie à s'offrir, à offrir, à partager !

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MAMAN METS TES LUNETTES ROSES -12€ + 1€ EXPÉDITION -LIVRAISON

info :

pour tout renseignement ( envoi en nombre par ex. édition de facture ou autre ), me contacter par tel . 0684868770 ou par mail : framboise.editions@orange.fr
Merci !

Ce qu'en pensent les lecteurs...

CE QU'EN PENSENT LES LECTEURS ( EXTRAITS )


Bonjour , par ce présent message, je me permets de vous féliciter pour votre dernière œuvre " maman mets tes lunettes roses ".J'ai trouvé ce livre très touchant , je suis une ancienne champagnolaise , je suis dans la région lyonnaise car je travaille dans un groupe pharmaceutique plus précisément pour des traitements pédiatriques . Je recommande à mon entourage de commander sans tarder ce magnifique ouvrage .
A posséder obligatoirement.
Je vous souhaite une bonne continuation.
Karine Chanois


Merci de tout cœur pour la livraison de ton adorable petit livre rouge ! belle leçon de vie pour nous les adultes qui quelques fois sommes désemparés devant des situations que nous ne pouvons pas maîtriser..Ton livre est vraiment joil, doux...
Sophie Maréchal


J'espère vraiment que ce petit livre rouge permettra à de nombreuses personnes d'avoir un autre regard sur les difficultés de la vie .

Je suis fière que ma fille y participe et pleine de reconnaissance envers vous qui avez toujours su nous soutenir et qui avez su écouter Lili.
La maman de LILI


J'ai beaucoup aimé ton petit livre et tiens à te féliciter les mots sont très touchants et retransposent bien le langage d' une petit fille
Félicitations et bonne semaine
Danielle H.

LES AUTRES PETITS LIVRES ROUGES sont toujours DISPONIBLES SUR CE SITE ET DANS LES LIBRAIRIES

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LES AUTRES PETITS LIVRES ROUGES DISPONIBLES ....SAUF LA PETITE FILLE QUI N'AVAIT PAS SOMMEIL - thème : secret de naissance, secret de famille -ÉPUISÉ -

le rhume de hanche; thème : le divorce* 12€+ 1€ expédition -livraison

LE RHUME DE HANCHE ( Thème : le divorce )

Il est perdu mon papa ; thème : la mort d'un proche * 12€ + 1€ expédition -livraison

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Mon nom de famille ; thème : connaitre ses origines ,* 12€ + 1€ expédition -livraison

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La maison de papa ; thème : le déménagement * 12€ + 1€ expédition -livraison

LA MAISON DE PAPA ( Thème : le déménagement )

jeudi 2 novembre 2017

SAVEZ -VOUS GARDER DU TEMPS POUR VOS ENFANTS ??




Garder du temps pour ses enfants ...voilà une source de culpabilité pour les parents : passons-nous assez de temps avec nos enfants  ? Notre présence auprès d'eux est-elle suffisante ? Comment , lorsqu'on manque de disponibilité , répondre à leurs besoins fondamentaux ?

Beaucoup  de parents se retrouvent face à cette problématique du temps qui leur semble toujours  insuffisant :ils ont souvent l' impression de ne pas avoir assez de temps à partager avec leurs enfants .
  • « ce n'est pas la quantité qui compte mais la qualité » :voilà une réflexion " tarte à la crème " à laquelle aucun parent n'échappe ...tellement répétée que l'on se demande si cela n'est pas une maxime "politiquement correcte " destinée à soulager cette fameuse culpabilité des parents .
  • Réponses de 2 spécialistes : Myriam Szejer , psychanalyste et pédopsychiatre et Laurence Croix , psychanalyste et psychologue clinicienne .
  • Ainsi qu'Aldo Naouri , pédiatre : « sortons de cette bêtise qui dit qu'il faut , soit de la qualité de temps ( pas beaucoup mais très bien ) , soit de la quantité ( le plus possible même si ce n'est pas "du bon temps " ) : il faut ni l'un , ni l'autre ! Il faut le temps que les parents peuvent et veulent accorder à leurs enfants . L'absence des parents fait partie et intervient dans la construction de l'enfant . Il n'est pas du tout nécessaire de se forcer à "une qualité " particulière du temps accordé : se dire qu'il faut un "minimum syndical" d'activités n'a pour effet que de produire de la culpabilité puisque cela ne sera jamais assez, ni assez bien »
pourquoi les enfants ont besoin de temps ?
  • « pour qu'un enfant se sente bien , il a besoin d'un contact fréquent avec ses parents » affirme Myriam Szejer , un temps partagé nécessaire pour asseoir sa sécurité affective ; de même que les petits ont besoin d'un contact physique 
    ( serrer dans les bras , porter ) , les plus  grands ont besoin d'être vus , regardés , écoutés et appréciés pour consolider leur moi .
  • Ce temps que nous leur accordons contribue à leur confiance en eux et les aide à grandir ; confortés par notre présence , ils expérimentent , découvrent , explorent leur environnement ..et apprennent d'autant mieux à se séparer de nous ; notre attention est la condition de leur autonomie future : cela ne signifie pas d'être à leur entière disposition ni de céder à tous leurs désirs : notre rôle consiste souvent  à poser des limites , à les aider à accepter la frustration , à leur apprendre la patience , la persévérance ..et cet accompagnement nécessite du temps.
qu'est -ce que ça leur fait quand nous leur manquons?
  • ils peuvent le vivre comme un abandon..et même avoir le sentiment que c'est leur faute si leurs parents ne leur consacrent pas assez de temps (explique la pédopsychiatre )..peut-être ne sont-ils pas assez gentils ? Pas assez intéressants ? Croyance qui les conduit à se dévaloriser , voire même fait le lit de la dépression infantile .
  • quel est le seuil en deçà duquel ils souffrent forcément ? « les voir une heure par jour , ce n'est pas suffisant . Mais la quantité ne doit pas être un point de référence : si l'enfant se trouve en difficulté , il exprimera ses besoins d'attention par des comportements désagréables : collant , agressif , exigeant. Surtout ne pas interpréter ces attitudes comme des caprices , une envie malvenue d'être "au centre " . Le plus souvent , ce langage du corps révèle un besoin d'être assuré de sa place , il ne s'agit pas forcément alors de lui consacrer 2 fois plus de temps mais de faire l'effort d'être plus présent »

c'est quoi être présent ?
  • « C'est établir avec eux une communication de qualité » affirme Laurence Croix. Ainsi l'absence réelle d'un parent , parce qu'il est en déplacement ou qu'il vit ailleurs , peut être bien vécue par l'enfant pourvu qu'il soit informé des raisons de cet éloignement et de la date du retour »
  • Françoise Dolto affirme le  besoin des enfants  même nourrissons d'une parole vraie , adaptée à leur niveau .
  • «A l'inverse , certains parents sont physiquement présents mais psychiquement absents , décrit Laurence Croix , il nous arrive à tous , lorsque nous sommes fatigués , tristes ou préoccupés par nos soucis du moment , de ne pas parvenir à accorder à nos enfants l'attention et l'écoute dont ils ont besoin . Et ce n'est pas grave en soi , mais il convient alors plutôt que d'étouffer notre mal-être pour être " à moitié " avec eux , de leur expliquer ce qu'ils peuvent attendre de nous : « je n'arrive pas bien à t'écouter pour l'instant , mais je vais le faire dès que je pourrai » : cela signifie  l'intérêt que nous leur portons et notre souci de leur bien -être , ce qui leur donne la ressource de patienter » .
  • Aldo Naouri : « l'important est que le temps passé soit investi psychologiquement , que les parents soient présents psychiquement auprès de leurs enfants »

comment rassembler notre attention ?
  • Se mettre à l'écoute de soi et des raisons qui nous empêchent d'être présents nous permet , dans un 2e temps d'être plus attentifs .
  • Fatigue ? :instituer des sas de transition entre le retour à la maison et le moment que l'on va passer avec les enfants : prendre ¼ d'h pour se doucher , souffler , respirer ...juste pour soi .
  • Difficulté à s'occuper d'eux :c'est le  reflet de notre culpabilité : nous ne sommes pas assez présents , alors à quoi bon ?:nous aimerions tellement être capables de pourvoir entièrement à leur bonheur , mais Freud nous a enseigné que les parents parfaits n'existaient pas et les enfants parfaits non plus ! Se résoudre à être " des parents suffisamment bons " comme le disait le pédiatre et psychanalyste Winnicott , n'est pas toujours aisé .Mais cela aide à faire avec ce qui est plutôt que de renoncer devant des idéaux difficiles à atteindre .
  • Désarroi engendré par les pleurs ou la colère de nos enfants
  • prendre le temps d' écouter l'enfant est  indispensable pour parvenir à décrypter l'énigme de son comportement :s'interrompre dans sa tâche , s'agenouiller à sa hauteur , lui prendre les mains , le regarder dans les yeux aide à calmer la crise : il se sent entendu et parvient mieux à s'exprimer .Pratiquer l'écoute active ( voir la réflexion dans ce blog :  mange ta soupe et tais-toi …) .
comment passer du (bon) temps avec eux ?
Avoir du temps nous rend heureux , affirme la philosophe Brigitte Sitbon.

* En faisant tout ce qui peut signifier que leur existence compte pour nous et que leur présence nous rend agréable:

° nous mettre au service de leurs apprentissages : jouer , dessiner, faire les devoirs

° leur transmettre nos passions pour la musique , la lecture , le sport., le bricolage , le jardinage ...

  •   ce temps partagé avec eux ne doit pas être nécessairement "productif" :tout ce qui est de l'ordre de la complicité et de la détente resserre les liens et rassure en montrant aux enfants que les adultes ne vivent pas que dans le stress et que leur présence leur procure du plaisir .
  • Aldo Naouri : « les activités en famille sont importantes mais n'ont pas besoin d' être fréquentes , intenses , surinvesties , extraordinaires ! des activités simples , presque anodines ( un tour en vélo , un gâteau préparé et cuisiné ensemble , se balader , etc..) sont très constructrices , permettent des conversations qui structurent l'enfant , lui disent qu'il est important pour ses parents . Pas besoin de se ruer dans les parcs d'attraction ou dans les musées pour être de bons parents ou « des parents suffisamment bons ; pas la peine de prévoir une ribambelle d'activités :tout moment de partage avec les enfants permet d'apprendre à établir des liens sociaux et l'acquisition de certains codes »
     
  • les activités banales du quotidien sont l'occasion de passer du bon temps en famille ! :
1.les repas ( désarmer l'agressivité primitive qui gît en chacun de nous issue de la recherche de l'alimentation ) doivent être vécus comme des moments de partage , fondamentaux et fondateurs :on apprend que la famille est un lieu d'apprentissage du lien social et de ses codes .( apprendre à bien se tenir à table est essentiel !) Très important que la famille mange ensemble aux mêmes heures et non chacun à sa guise . Partager le petit déjeuner est un excellent moment pour commencer la journée , pour insuffler énergie et dynamisme ! 
 
2. en voiture :les  trajets en voiture sont des occasions de discuter ; un peu comme chez le psy , comme ils ne nous voient pas , ils peuvent se sentir plus en confiance pour nous dire certaines choses .
3. pendant qu'on cuisine : certains peuvent en profiter pour venir discuter ou être simplement là ., à vos côtés ...ou demandent à participer . Le silence peut être aussi un beau moment de partage : seulement la présence ! 
 
4 . les moments d'attente : salle d'attente , chez le garagiste , trop tôt pour l'école ou les cours etc..constituent des sphères d'intimité dont il faut savoir profiter !
5. en revanche , pas devant internet ou la télé ( sauf si vraiment on partage un film qui fait plaisir à tous ) .Aldo Naouri rappelle que les enfants  sont des victimes passives d'images qui leur sont imposées sans posséder les moyens intellectuels et culturels pour les décoder et que les parents doivent absolument exercer leur autorité dans ce domaine pour en limiter l'accès : mesure de protection indispensable .
6 . au coucher : au fur et à mesure que l'enfant grandit , votre attitude doit s'adapter (depuis le rituel de l'histoire , des câlins et des bisous au simple passage dans la chambre pour souhaiter bonne nuit et leur dire qu'on les aime ) .cela reste un moment  privilégié .Au moment du bain aussi ...la salle de bains est une sphère d'intimité propice parfois à des confidences , des partages ..
7.avis partagé concernant les devoirs : qui sont parfois des moments de tension entre parents et enfants ( connotation affective importante ) .mieux vaut fixer un cadre horaire pendant lequel l'enfant travaille seul afin d'apprendre à être responsable de son travail et de ses notes . Si l'enfant a de réelles difficultés , mieux vaut faire appel à quelqu'un de l'extérieur pour l'aider. Ensuite , rien n'empêche de vous intéresser à leurs devoirs ou de partager leurs commentaires sur leur journée , MONTRANT AINSI VOTRE INTÉRÊT POUR LEUR VIE SCOLAIRE .
8.si vous avez plusieurs enfants  , il est essentiel de vivre de temps en temps un moment privilégié avec chacun .Moment intense , rare ,essentiel pour l'enfant qui a son ou ses parents pour lui tout seul , il ne le ou les "partage" pas avec ses frères et sœurs . Alors on fait le choix d'une activité qui lui est vraiment "spécifique " , on fait ce qui lui fait vraiment plaisir !
9.Vous avez le droit ne ne pas avoir envie ou l'énergie de participer à une activité commune : alors passer du temps ensemble dans la même pièce ( l'enfant ou l'ado joue seul , vous lisez ) : moment important de partage ...de présence ! Il est permis de dire aussi que l'on n'a plus envie , là tout de suite , de jouer avec eux , que l'on a besoin de s'occuper de soi , que l'heure est venue pour les enfants de laisser les parents entre adultes .
UN enf n'a pas besoin d'être systématiquement placé au centre du temps passé ensemble , à travers des activités spécialement choisies pour son plaisir : pensez aussi à vous , car la qualité du temps passé en famille viendra aussi de votre propre plaisir . Amusez vous , détendez vous .Ce sont les parents heureux qui rendent les enfants heureux .
Surtout vivez en pleine conscience ce temps partagé avec les enfants , "cette présence active " de tout votre être , avec tous vos sens .c'est la philosophie de l'instant présent qui demande certes un effort mais qui "remplit " pleinement . « je suis là et seulement là entrain de ...» 
 
comment les parents qui ont un emploi du temps chargé et qui voient peu leurs enfants peuvent ils mettre à profit ce petit moment quotidien ? «Exactement comme s'ils ne travaillaient pas , répond Aldo Naouri , dans les quelques secondes qui suivent la rencontre avec leur enfant , ce dernier vivra pleinement l'instant présent jusqu'à "effacer" le temps de l'absence , un peu ce que ressentent les amoureux lorsqu'ils se retrouvent .» Si votre temps est vraiment compté , mettez  les enfants  à contribution pour les tâches auxquelles vous ne pouvez échapper : préparer le repas , faire les courses , le ménage en leur enseignant des gestes qui valorisent leurs compétences , en en profitant pour mettre leurs goûts , leur créativité à profit .

De plus , les enfants ont en réalité la capacité de comprendre que leurs parents sont très occupés et ils seront particulièrement sensibles à la qualité du temps passé ensemble plutôt qu'à la quantité .
et les parents séparés qui s'interrogent avec encore plus d'acuité et de culpabilité au sujet de ce temps passé avec leurs enfants ?
À chaque nouvelle rencontre , c'est le même phénomène que celui décrit précédemment vis-à -vis du temps d'absence : ce temps d'absence

" s'efface" .

Les enfants ont une haute capacité d'adaptation : s'ils vivent alternativement des moments avec leurs 2 parents , ce n'est pas forcément un malheur ; si on les regarde avec pitié en disant "pauvres enfants " , bien sûr , ils se sentiront malheureux , et on va les perturber . Au contraire , les aider à dédramatiser la situation .
  • En cas de résidence partagée , préconisée par les avocats pratiquant le droit collaboratif :voir
    https://www.granvelle-avocats.fr le rythme "2 jours chez le père / 2 jours chez la mère / 5 jours chez le père / 5 jours chez la mère / puis on recommence 2/2/5/5" est conseillé POUR LES JEUNES ENFANTS ; Ce système permet un meilleur temps partagé entre les parents, et surtout une séparation moins longue pour EUX ... et permet aussi l'alternance des week-ends.
    L'enfant garde ses repères, car chaque début de semaine est passé chez le père par ex. (lundi soir, mardi soir), et chaque mercredi soir et jeudi soir chez la mère.( ou inversement )
  • D'autres propositions de temps partagé "personnalisé" ( adaptées à chaque cas de famille ) peuvent être mises en place dans le cadre d'une garde alternée – comme l'a expliqué Maitre DE LUCA – prenant en compte -comme le dit Aldo Naouri -le temps que chaque parent peut et veut accorder à ses enfants .( ex . Un papa qui partage tous ses repas de midi avec ses enfants ...)
    Ces décisions illustrent bien que l'on peut sortir du système classique "une semaine / une semaine" ou d'autres qui ne respectent pas toujours
    les besoins des enfants et des parents .
  • Surtout éviter de tomber dans le piège de la surenchère où chacun essaie de séduire l'enfant , histoire de se faire sacrer meilleur parent que l'autre en transformant son temps de garde en concours de meilleur animateur , ni même de se sentir obligé de "faire quelque chose " avec son enfant : piège bien sûr préjudiciable pour l'enfant .Alors chaque parent doit se poser la question : aime t'il son enf ? Ou s'aime t'il d'abord par son entremise ? Différence entre le véritable amour et l'amour cannibale !
à savoir :

« l'enfant a besoin de passer du temps seul , il n'a pas besoin que l'on s'occupe de lui à chaque instant » explique la sociologue Melissa Milkie ,université de Toronto : le parent qui passera du temps à lire une histoire le soir , à partager des repas et des tête -à -tête avec ses petits n'aura rien à envier à celle qui passera 2 fois plus de temps avec son enfant mais consacrera la plupart de ce temps à regarder la télévision par ex.

  • Constat logique pour Sylvain Jouannot , pédopsychiatre : « une heure à discuter et à lire avec son enfant est bien plus utile que 3 heures passées à côté de lui sans réelle interactivité .De toute façon , l'enfant a besoin de passer du temps tout seul pour se construire »
  • Phénomène très surprenant relevé dans ce journal américain qui relate cette étude ( Washington post ) : les mères d'aujourd'hui dont 71% travaillent contre seulement 41% en 1965 passent davantage de temps avec leurs enfants qu'il y a 50 ans . Les pères sont 3 fois plus présents auprès de leurs enfants que dans les années 1960 : les mères d'aujourd'hui n'ont donc pas de remords à avoir par rapport aux générations précédentes .
  • L'étude de cette sociologue porte également sur le volume de temps passé par les mères avec leurs enfants  de 3 à 11 ans : 1er résultat remarquable: la quantité de temps n'aurait pas d'incidence particulière sur leur développement , à savoir leur réussite scolaire , leur bien-être émotionnel et leur comportement général . Evidemment l'étude n'incite pas à passer moins de temps avec sa progéniture mais elle insiste sur le fait que la qualité de ce temps joue un rôle bien plus important . A l'inverse , un parent qui passe du temps avec son enfant en étant stressé , très fatigué ou se sentant coupable aurait un impact négatif sur l'enfant .
  • C'est seulement à l'adolescence que les sociologues de cette étude ont trouvé un impact positif -moins de délinquance – pour les jeunes qui passaient en moyenne 6 heures /semaine en temps familial .
  • Constats particulièrement intéressants dans le contexte actuel où on assiste à un phénomène de " hyperparenting " ,( ou parents hélicoptères ) c'est-à dire la volonté d'être un hyper -parent qui contrôle tous les aspects de la vie de l'enfant .
  • En tout cas , cette étude permettra d'atténuer le sentiment de culpabilité des parents par rapport au nombre d'heures qu'ils passent avec leurs enfants ...et les rassurera aussi sur le fait que l'enfant n'a pas besoin que l'on s'occupe de lui à chaque instant !

mercredi 27 septembre 2017

Réfexion sur les complexes des enfants : comment faire face à leur mal-être , leurs malaises précoces , physiques et psychologiques ?




* Constat : à peine sortis de l'âge tendre , de plus en plus de garçons et filles sont en proie aux doutes : malaises précoces , physiques et psychologiques qui désarment les parents .
Comment s'y retrouver ?
Stressé à l'idée de ne pas être assez ou d'être trop : pas assez mince, pas assez beau , trop petit , trop gros , pas ou trop intelligent ...( complexes classiques ) dès 8 ans ,l' enfant d'aujourd'hui est mal dans sa peau.
Il présente aussi des complexes nouveaux , souvent insoupçonnés des parents . Par ex. complexe de passer aux yeux des copains pour un « intellectuel « : complexe moderne très fréquent chez les ados .

* Généralement les complexes ( sentiments de dévalorisation ) sont révélateurs de la tendance des enfants ( et des parents ) à se comparer ; s'ajoutent un déficit de confiance en soi et une peur de l'échec .

* « C'est un sentiment de dévalorisation que l'on «  accroche «  à une cause précise : son physique , ses origines sociales , son manque supposé de culture etc..Dans tous les cas, on se focalise sur un élément auquel on attribue cette impression de dévalorisation » Claude Halmos .
« Le complexe ne correspond donc pas à une réalité , la cause du complexe est imaginaire ; on a un sentiment global de malaise dont on ignore la nature et l'origine , et on l'accroche à une bonne raison ..du coup , cela fait moins peur »

* L'IDÉE EST DONC DANS UN 1er TEMPS DE DISTINGUER

 L'INTERPRÉTATION DE LA RÉALITÉ ( SOIT DE CESSER DE JUGER 

POUR SIMPLEMENT OBSERVER ) PUIS D'ORIENTER L'ENFANT

 VERS UNE COMMUNICATION INTERNE ET EXTERNE POSITIVE 

...soit :

1. distinguer l'interprétation de la réalité : « qu'est-ce qui te fait dire que tu es gros/ petit / laid / nul ? Si tu es d'accord , nous allons jouer les enquêteurs et lister les preuves de ce que tu penses »...prendre une feuille , écrivez le poids , la taille (et l'IMC -indice masse corporelle ) , les réussites de votre enfant ,le nombre de ses amis présents et passés etc..lui montrer aussi les photos d'événements joyeux
Astuce qui fonctionne aussi très bien pour faire oublier les complexes : la liste de «  tout ce que tu sais faire ».

2. reformuler systématiquement:« Tu penses que tu es gros » pour lui faire comprendre qu'il s'agit d'un jugement et non de la réalité .

3. rassurer sur les sentiments : « je t'aime parce que tu es toi » « je t'aimerai toujours» « je vais te citer toutes les personnes qui t'aiment »

4. être humain : « les défauts et les faiblesses sont communs à tous les êtres humains .La perfection n'existe pas »

5. réorienter la comparaison et jouer sur l'humour:« tu te sens gros par rapport à Paul ? Ok . Voyons d'autres comparaisons : un éléphant est-il plus gros qu'une baleine ? Paul est -il plus gros qu'une fourmi ? »

6. jouer sur l'empathie et la dissociation : « Julie te trouve plus belle qu'elle et ça a l'air de la rendre malheureuse . Que pourrais-tu lui dire pour qu'elle se sente mieux ? »

7. le choix de penser et d'adopter une perspective : « tu peux choisir de penser que tu es grosse . Tu peux aussi choisir de penser que tu es bien dans ta peau .que préfères -tu?»

8. le grand puzzle : « nous sommes comme un grand puzzle fait de
nos qualités et nos défauts .Si tu regardes tes défauts , il te manque plus de la moitié du puzzle »

9. l'espoir de changer et l'émergence des solutions : « tu te sens laide pour le moment ...mais ça n'était pas le cas avant et ce ne sera pas le cas demain ou plus tard . » « quelles actions pourrais-tu mener pour te sentir mieux dans ta peau?»

10. les qualités : « tu envies Anaïs ? Qu'est-ce que tu admires chez elle ? Sais-tu que ce que nous aimons chez les autres , nous l'avons déjà en nous ? »

11. Réconcilier l'enfant avec son image via la photo : confiez-lui votre appareil photo et demandez – lui de vous prendre en photo : en posant naturel et en faisant des grimaces ...visionnez ces photos et démontrez -lui :
° qu'une personne peut revêtir des visages plus ou moins attrayants en fonction des cadrages , de la lumière …
° qu'un sourire éclaire tous les visages
° qu'on peut passer d'un état à l'autre en un clignement d'œil !
Ensuite faites de même avec votre enfant en jouant vous-même le photographe , invitez -le à prendre plusieurs poses et mimiques : visionnez les photos et discutez avec lui de ce qu'il ressent : gardez les photos qu'ils préfèrent auxquelles il se référera mentalement lorsqu'il doutera de lui .

12. L'aider à surmonter les jugements d'autrui:« Quand tu te sens attaqué oralement par une moquerie par ex , prends une longue inspiration puis souris . Regarde ton interlocuteur dans les yeux et dis-lui : « c'est ton avis .merci de l'avoir partagé »...les critiques négatives ne le sont que si nous les recevons comme telles !!

13. L'entraîner à l'observer plutôt que juger : « quand nous jugeons, nous nous attendons à être jugé .Donc il est malin de ne plus juger et de simplement observer »

14. Apprivoiser la peur de l'échec : adopter les slogans : « tout est expérience » « chaque échec est un apprentissage » « tu as le droit de te tromper » « je ne perds jamais , quand je ne réussis pas j'apprends »
jouer en famille : les erreurs du jour ...autour de la table , chacun exprime une ou plusieurs erreur( s ) du jour et ce qu'il en a appris.Si l'un des joueurs ne trouve pas d'enseignement ou d'interprétation positive , les autres peuvent l'y aider ..ces échanges démystifient l'échec et permettent d'adopter différentes perspectives .
Autre point fort de cet exercice : s'entraîner à raconter une histoire et à poser des mots sur les émotions : donne du sens aux pensées et calme les ruminations mentales et les autocritiques .


* FAIRE FACE À  LA DICTATURE DU GROUPE : «  ne pas se prendre la tête », « ne pas se la jouer » :sont des sésames pour appartenir au groupe .Le sport mis à part , les autres activités sont mal vues .La dissimulation devient alors pour l'enfant une stratégie lui évitant d'être rejeté .
Ex : ce garçon qui ne voulait pas que ses copains sachent qu'il jouait du piano , il ne voulait pas passer pour « un intello «  à leurs yeux …
« Depuis une vingtaine d'années , les 8-12 ans sont des cibles captives pour l'économie , constate Alain Héril , psychothérapeute . A un âge où ils ont besoin d'appartenir à un groupe pour se démarquer peu à peu de leur famille , la société les coince en envoyant des messages redoutables : s'ils n'ont pas tel look , s'ils n'écoutent pas telle musique , ils seront exclus .D'où chez les enfants un désir beaucoup plus puissant qu'autrefois de vouloir être comme les autres .Dès qu'ils ont l'impression de ne pas être dans la norme , ils développent un complexe .Ces diktats implacables rendent de plus en plus nécessaire et difficile la tâche des parents »

* FAIRE DE SA DIFFÉRENCE UN ATOUT : 

° COMMENT ? Leur faire comprendre que leurs différences font aussi leurs qualités , et leur proposer des modèles autres que ceux véhiculés par la télévision , les magazines ou les copains de l'école .
Pour que ces messages passent, les parents doivent d'abord intégrer que le groupe est plus fort qu'eux , ils doivent saisir ses codes et ses références .Dès lors , ils pourront alors expliquer qu'il est légitime d'appartenir à un collectif , mais au prix de perdre sa personnalité .C'est souvent là que réside la difficulté : certains enfants sont incapables de dire non à un ami ou au groupe .
S'affirmer est vécu comme un risque de séparation intolérable : inutile d'insister ; mieux vaut accepter de taire la passion de son fils pour le piano que de provoquer une crise.
EX : à 11 ans , Hector est le plus petit des garçons de sa classe . Un jour , il rentre de l'école en hurlant qu'il n'y retournerait pas parce que ses camarades se moquent de lui . 1Ère réaction des parents : prendre en compte sa souffrance en consultant un médecin ; suite à une radio permettant d'évaluer sa taille adulte:1,65m , Hector déprimé fugue . C'est le père d'Hector qui a su trouver les mots justes : « tu n'es pas trop petit , tu es petit , ce n'est pas pareil .Tu es un sportif : pense à Jérôme Thomas ce boxeur poids plume qui a un bras plus court que l'autre , ça ne l'empêche pas d'être un athlète de haut niveau , s'il a été plus pugnace que les autres , c'est ainsi grâce à cette différence .» 

 Faire ainsi comprendre que l'apparence n'est pas tout et que les qualités intérieures sont plus importantes que quelques cms de plus !
° quand les enfants se voient différents , « hors normes «  , l'erreur à éviter est de  leur demander trop d'efforts ou de minimiser leur malaise ; au contraire , les rassurer en leur expliquant que nous avons tous rêvé d'être un peu différent de ce que nous sommes et c'est justement dans cette différence que nous devons trouvé l'énergie pour nous construire .
° « c'est entre l'âge de 8 à 12 ans que l'enfant doit apprendre à gérer la frustration, rappelle Alain Heril, psychothérapeute , sinon plus tard il sera incapable d'être en phase avec ses vrais désirs et les confondra avec les modèles proposés par la société »

 
* COMMENT NAISSENT  LES COMPLEXES?

- Claude Halmos : « le sentiment de dévalorisation s'installe très tôt, dès le début de la vie , il dépend de la place que l'on a dans sa famille et du regard que les parents portent sur eux-mêmes » : « nos complexes dépendent de la façon dont nous avons été accueillis et surtout considérés par nos parents . Savoir qu'on a été , à notre naissance , une source de joie pour nos géniteurs est , pour chacun de nous , la base du sentiment qu'on aura de notre valeur »...compliqué ! En effet , Françoise Dolto  PRÉTEND que les parents subissent toujours  , à la naissance de leur enfant , une « castration imaginaire « : ils doivent faire le deuil de l'enfant imaginé pdt la grossesse : car la réalité n'est jamais semblable au rêve ...en particulier face au sexe de cet enfant : Ex : une femme malheureuse de sa féminité peut ne pas supporter d'avoir une fille : le bébé le sent et peut se sentir coupable à vie de ne pas avoir eu le sexe qui aurait contenté sa mère ...Egalement le problème de laplace inconsciente que les parents donnent à l'enfant ..par ex si celui-ci doit compenser la mort d'un autre , il peut se sentir défaillant sa vie entière . Ou le projet de vie élaboré par les parents qui va construire l'enfant en fonction de celui-ci ( l'enfant voulant se conformer à ce que souhaitent ses parents ).

- Pour Françoise Dolto : « l'image de soi s'élabore dès les premiers instants de vie » ( l'image inconsciente du corps , ed.points 2002 ).
extrait : « L'élément auditif le plus marquant va , par sa répétition , être celui de son prénom ,signifiant de son être au monde pour ses parents . Signifiant de son sexe également , car c'est la 1ère chose qu'il entend : c'est un garçon ! c'est une fille ! ...et ces paroles et les voix des familles qui l'accueillent, qui s'approchent , qui s'éloignent, et perpétuellement entendus , les phonèmes des mots « garçon «  ou « fille » accompagnés du prénom dont les parents le signifient désormais .Ce prénom et cette qualification ( de son sexe ) sont lancés par des voix animées dans la joie ou la réticence , disant la satisfaction ou non de l'entourage et nous découvrons chaque jour combien les nourrissons gardent , « engrammées «  comme des bandes magnétiques quelque part dans leur cortex , ces 1ères manifestations de joie narcissisante , déjà , ou de réticence , de peine et d'angoisse , pour eux , dénarcissisante déjà »

RÉFLEXION ESSENTIELLE QUE CHACUN DOIT 

GARDER EN MÉMOIRE !!

- aux environs de 3 ans , on voit des enfants qui restent dans leur coin sans pouvoir participer aux jeux des autres ou alors qui les intègrent pour tout démolir. : à cet âge là , on parle plutôt de timidité ; l'enfant se sent « empoté «  , il a peur des autres .
- vers 4-5 ans , l'insatisfaction commence à se greffer sur des particularités physiques pointées par les autre enfants
- vers 7-8 ans : on commence à parler de véritable complexe physique : l'enfant cède alors à une conscience de soi qui lui permet de porter un regard critique sur son propre corps ; les complexes reposent moins sur une réelle disgrâce que sur une vulnérabilité psychologique ; les complexes surgissent chez des enfants qui ont du mal à s'aimer , + un faisceau de circonstances ( moqueries , indisponibilité d'un parent ..) renforçant l'enfant dans sa crainte de ne pas être « aimable . »( au sens propre du terme ..pouvant être aimé ...)

- il n'y a pas d'âge pour se mettre à complexer : certains caps sont vulnérables ( adolescence ) , plus tard : ménopause , andropause , des périodes de mutation , de franchissement , des moments où l'on passe d'un palier à un autre , « est-ce que je vais y arriver ? » , ; également périodes d'enjeu important et de pression sociale -entrée dans une grande école , période de chômage , entretien d'embauche ….périodes de fragilité .


* QUELLE EST LA PART DE RESPONSABILITÉ DES 

PARENTS ?
- Part de responsabilité sans pour autant être coupable ; 

« c'est de leur fait et non de leur faute » 

MÉMORISEZ CES PAROLES DE   F.Dolto... 

mais IL Y A TOUT DE MÊME des comportements à éviter !
- Parfois , l'enfant a la conviction de ne pas être aimé alors qu'il l'est profondément : peut-être y a t'il eu un événement que l'on n' a pas repéré ou pas pu éviter : séparation des parents, arrivée d'un bébé ..l'enfant blessé a gardé un sentiment d'indignité qui ressurgit à travers son complexe .
- les parents eux-mêmes sont complexés et transmettent leur insécurité ...en définissant leur enfant selon leur propre image défaillante « il est timide comme moi » ou feront tout pour qu'il n'en hérite pas ( mise au régime alors qu ' eux-mêmes souffrent de leurs rondeurs ) . Les complexes de l'enfant peuvent aussi provenir d'un discours parental désignant le monde comme dangereux : « ne te fais pas avoir » , « fais attention »:ce qui développe un sentiment d'insécurité .( parents surprotecteurs )d'où ensuite un complexe de timidité , un manque de confiance ...le rôle des relations parents -enfants dans l'apparition du manque de confiance en soi n'est plus à démontrer .
- des parents qui projettent leurs rêves sur leurs enfants: là où ils ont échoué , leurs enfants  réussiront ! Certains tiennent trop à leur rêve pour accepter l'enfant tel qu'il est ..et quand ils s'aperçoivent qu'il ne comblera pas leurs souhaits , ils en conçoivent une immense déception suivie de représailles en forme de dénigrement systématique . Attention !les paroles parentales ont  valeur d'oracle , l'enfant s'imagine qu'effectivement il ne vaut pas grand-chose ...d'où les inhibitions susceptibles de toucher différents domaines : amour, travail , relation à autrui , de préférence ceux fortement investis par les parents. Le psychisme de l'enfant enregistre les vœux de ses parents et effectivement , peut fabriquer des symptômes en forme d'empêchement , de blocages ou de peurs ...
- les parents qui refusent de voir les problèmes : aider un enfant c'est être attentif aux signes d'inhibition ...les parents encombrés par leurs propres problèmes et qui préfèrent ne rien voir pour se protéger psychologiquement auront tendance à nier les difficultés …
- des parents qui survalorisent leur enfant  : aussi néfaste que de dévaloriser ,ce comportement le fragilise car ne lui permet pas d'acquérir une conscience exacte de ses potentialités réelles , il condamne l'enfant à se mesurer toute sa vie durant à l'image surdimensionnée que ses parents lui ont demandé d'incarner et il ne peut qu'échouer, se sentir insuffisant.
- des parents qui «donnent des étiquettes  »  à leur enfant : « tu es intelligent » « tu es beau » « tu es idiot » « tu es créatif » ...formulations qui figent l'image que l'enfant se fait de lui-même ( de plus , l'enfant fera tout pour s'y conformer pour obéir en quelque sorte à ce que disent ses parents ) ; il est préférable qu'il se sache doté de différentes forces qui évoluent au fil du temps .
Donc éviter les « tu es » ( mode accusateur ) au profit d'un descriptif des actes de l'enfant  et en exprimant vos sentiments ( avec un « je ») :
« je vois que tu as fait tes lacets seul » « j'aime te regarder travailler » : se concentrer sur ce qu'il fait en valorisant les efforts et intentions 
 
- les parents qui « accusent « :les  accusations comme les menaces et les cris ferment le cerveau de l'enfant qui est alors incapable de réfléchir et se mure dans ses pensées , coupant le dialogue . Donc important de respirer et l'aider à grandir et à s'exprimer .
Montrer l'exemple : éviter de dire : « c'est ma faute » car l'enfant s'appropriera cette expression , source de stress . Idem dans les disputes dans la fratrie : ne cherchez pas « le coupable «
 
- les parents qui s'auto -dévalorisent : les parents étant l'exemple à suivre ( pour les enfants ) , ne pas se dénigrer ou se dévaloriser car l'enfant vous imitera .Adopter de bons réflexes et pratiquer la bienveillance envers soi-même .

- quelque soit son physique , même avec un 

handicap , si l'on a eu ses parents qui nous ont

 trouvé une valeur au-delà de ce handicap , on

 réussit à vivre ( le pianiste Michel Petrucciani 

, la comédienne Mimi Mathy …) ; la beauté est 

l'expression de ce que l'on a accumulé en soi 

comme amour et regards positifs .

- TOUTEFOIS SI UNE ENFANCE PEU PROPICE À

 L'ÉPANOUISSEMENT EST UN HANDICAP , ELLE 

EST RAREMENT UNE INFIRMITÉ DÉFINITIVE : IL

 RESTE TOUJOURS  POSSIBLE À L'ÂGE ADULTE DE
  
REPRENDRE EN MAIN LES CARTES DE SON 

DESTIN .

 


* QUEL GENRE DE RÉACTIONS FAUT-IL ÉVITER 

FACE À UN ENFANT COMPLEXÉ ?

- EN 1ER LIEU , se garder de minimiser sa souffrance, en faisant comme si elle n'avait pas lieu d'être ( « il n'y a que toi que cela dérange » ) , on laisse l'enfant complètement abandonné à lui-même .
- en plus de souffrir de son complexe , il se sent incompris et désarmé
- s'il se plaint d'un trait qu'il partage avec son père ou sa mère , on lui complique la tâche en soulignant l'analogie pour invalider sa plainte
« regarde maman aussi elle a des taches de rousseur , c'est joli » .
- l'enfant doit pouvoir parler de lui sans crainte de vexer l'adulte :le silence est pire que la minimisation:si l'on ne peut pas évoquer à la maison ce qui alimente les quolibets de ses camarades , l'enfant imagine que ce doit être grave .
- à l'inverse , éviter de s'appesantir sur ce que l'enfant ressent comme une disgrâce . Eviter les commentaires qui stigmatisent « tu n'as vraiment pas de chance » , « mais qu'est-ce qu'on va pouvoir faire de ces cheveux-là?» , ou éviter de modifier ce qui ne doit pas l'être ( en lui enlevant ses lunettes par ex , en atténuant ses taches de rousseur avec du fond de teint etc..)

 Comme tout mal -être, toute émotion , l'enfant 

doit se savoir écouté , libre de s'exprimer, 

entendu dans sa souffrance sans être moqué 

....car il souffre vraiment .

* COMMENT L'AIDER À S'ACCEPTER TEL QU'IL

 EST ?
- d'abord en reconnaissant sa souffrance et en lui permettant d'en parler .« je vois bien que ça t'embête , tu veux m'en parler ? »
- lorsque c'est possible , essayer d'apporter des améliorations : choisir une autre paire de lunettes , opérer ses oreilles décollées …
- aussi l'aider à se défendre des moqueries « te désigner ainsi ce sont des paroles pas gentilles , fais leur savoir »
- le plus important : lui apprendre à relativiser ce qui l'obsède : lui dire par ex que l'on a tous quelque chose qui n'est pas comme on voudrait , que l'on a soi-même souffert de son nez , de ses cheveux frisés ...et que l'on s'est aperçu que cela ne gênait personne et que certains trouvaient même cela joli .
- lui apprendre qu'avec le temps , on apprend à transformer une différence en qualité , et à en faire justement un atout dans la vie !
- valoriser les qualités qu'il possède , le complimenter aide à reprendre confiance en lui-
- attention à vos réflexions : dites à votre enfant que vous l'aimez tel qu'il est et montrez -le lui ! Des réflexions peuvent lui faire croire qu'il vous déçoit et ne correspond pas à l'enf que vous auriez aimé avoir !!



* FAUT-IL L'EMMENER CHEZ UN PSYCHOLOGUE ?
 
- Les complexes sont inévitables et ne doivent pas alarmer les parents outre mesure .Sauf si l'enfant en est tellement affecté qu'il déprime , échoue dans ses apprentissages ou s'il est mis à l'écart par ses camarades ; alors nécessaire de consulter pour enrayer la spirale de l'autodépréciation , du dénigrement.
- souvent , en particulier à l'adolescence , le complexe sert à réguler la distance relationnelle avec les parents :comme une cicatrice drainant les demandes affectives insatisfaites de l'enfant tout en signifiant leur impuissance aux parents ; besoin de trouver une approbation dans un autre regard que le leur , il peut être temps -en douceur – de le renvoyer à lui-même « je ne peux pas arranger cela pour toi , mais tu peux t'en accommoder ou te faire aider par quelqu'un » : structurant pour lui de ne pas entretenir l'idée mythique que les parents doivent tout aux enfants ou que la perfection est possible.
- « Le complexe , explique la psychanalyste Nicole Fabre , est le fruit d'une situation qui s'est complexifiée et trouve son révélateur dans une particularité physique » Pour aider les enfants à y voir plus clair dans ce qui les contrarie , elle conseille de leur lire «  contes à guérir, contes à grandir «  de Jacques Salomé ( albin michel ) histoires tendres , créées à partir d'un symptôme , qui s'adressent directement à l'inconscient des enfants ( et à celui des adultes ) et proposent une restauration de leur imaginaire blessé .

* A L'ADOLESCENCE ….SE SENTIR BEAU , SE

 SENTIR LAID .- (Paroles pour adolescents -le 

complexe du homard – Françoise Dolto 

-Catherine Dolto -Tolitch - ) 
 
- A l'adolescence , comme un homard qui perd sa carapace , l'adolescent se retrouve dans une apparence qui change . : l' enfant se trouvait beau avec la carapace qu'il connaissait ...et à l'adolescence , on s'interroge : suis-je beau ? Suis-je laid ? Acné , trop grand, trop large , pataud ...en pleine mutation à l'intérieur comme à l'extérieur , comme un grand chantier en construction .
- pendant cette période , l'ado est assujetti au miroir , au reflet inerte renvoyé par la glace , au reflet vivant que l'on cherche à lire dans les yeux des autres : on y guette une image idéale .
- mais un miroir ne nous montre jamais véritablement ce que les autres voient quand ils nous regardent , car un visage ne révèle la personnalité que lorsqu'il s'anime .Mais le regard qui parle de l'intérieur est bien plus important : il ne se maquille pas .
- quelquefois , on ne sait même plus qui on est ni ce que l'on veut montrer de soi . On éprouve de la difficulté avec son être ( ce qu'on est ) et avec son paraître ( ce qu'on veut montrer de soi )
- les moyens de défense intérieurs que l'on avait quand on était petit sont perdus , alors on se défend par l'extérieur , le paraître , le costume .Le vide intérieur est compensé par le fait de se faire remarquer par les autres : on se cache derrière un LOOK .( carapace provisoire ) : goûts à soi , goût du noir ( deuil de l'enfance?) , on se construit une image idéale de soi basée sur les critères de la bande , ses modes, sa morale , ses valeurs . On se sent beau beau ou laid dans la mesure où on s'approche ou pas de cette image idéale de soi .
- suivre la mode de la bande c'est une façon de s'affirmer et de porter ce que les autres ont décidé de porter : signe de ralliement, d'intégration , bien à l'abri dans la bande : comme on ne se plaît plus, on cherche à se plaire dans le regard des autres...on est prêt pour cela à se couler dans un moule qui n'est pas fait pour soi : un moule que l'on croyait si attirant et qui peut parfois faire fuir celui ou celle que l'on voulait séduire .
- Le jeu c'est de faire avec ce que l'on a et de le 

mettre en valeur et de faire avec ce que l'on est 

et de le mettre en valeur : important d'oser se 

mettre en valeur en n'oubliant jamais que la 

beauté et le charme sont 2 choses totalement 

différentes .

- Le charme opère là où on ne l'attend pas , c'est précisément pour cela que l'on est toujours le moins bien placé pour mesurer celui qu'on dégage . Ce sont les autres qui en jugent les effets : le charme est naturel ( surtout ne pas le truquer ) .
- De toute façon , beauté et laideur dans l'absolu n'existent pas : on peut souffrir beaucoup en découvrant la laideur intérieure chez quelqu'un dont la beauté physique nous avait séduits .On s'est trompé sur lui , en croyant qu'il était aussi beau à l'intérieur qu'à l'extérieur . Inversement , il suffit de tomber amoureux de quelqu'un que l'on croyait laid pour découvrir que dès qu'on l'aime , tout cela ne veut plus rien dire .

* La cause à laquelle on attribue un complexe

 ( son nez , ses seins ..) est révélatrice de

quelque chose ...qu'il faut décoder . 

Ex : face à une adolescente qui veut absolument se faire refaire la poitrine , plutôt que de se précipiter chez le chirurgien , il est important de s'interroger sur la façon dont on considère le corps dans sa famille , sur ce qu'elle pense de sa féminité , sur ce que sa mère en pense , si elle se sent autorisée à devenir une femme etc. Donc pour se débarrasser d'un complexe «  handicapant «  ,un  travail de décodage en profondeur est nécessaire, en se demandant d'où il vient ( retour sur son enfant intérieur ! )…accompagnement par des spécialistes ( psychologue , psychothérapeute , psychiatre , EMDR , TIPI ..)

*et si  les complexes servaient à quelque chose ?
- autant de réponses que d'individus .
- par ex.
1.se sentir complexé peut servir à ne pas affronter les difficultés . Si l'on se dit : « ce n'est pas la peine que j'essaie , je suis beaucoup trop nul de toute façon et je n'y arriverai jamais » , on est tranquille ! Langage très fréquent à l'adolescence.
2. un complexe peut aussi servir à reprendre à son compte un interdit parental : si mes parents m'ont interdit de vivre , le fait que je sois complexé sera un bon moyen pour ne rien entreprendre et leur rester fidèle sans le savoir .
3. autre fonction du complexe : protéger les autres ...Si dès ma naissance , j'ai eu l'impression de déranger mon grand frère , de lui prendre sa place , j'aurais l'impression de moins lui faire de l'ombre en me sentant nul en maths par ex .
4. les complexes peuvent devenir un enjeu dans la relation avec l'autre ; à l'adolescence , on voit des filles très jolies qui ne choisissent que des copines mal dans leur peau et qui s'amusent à jouer les reines avec elles ...on peut s'interroger sur leur besoin de s'entourer de la sorte pour se sentir bien ?
5. la séduction influe sur les complexes ; quand on est complexé , si on échoue à séduire , on ne se dira jamais que c'est normal et que ça arrive à tout le monde : on se dira forcément que c'est parce que , par nature , on n'est pas séduisant ….




* DES LIVRES RÉFÉRENCES :
* «  C'EST PAS JUSTE »

  livre pour aider les enfants complexés à avoir 

confiance en eux .


* Ces enfants malades du stress ( Gisèle George ) ed .pocket 2004

* Paroles pour adolescents -le complexe du homard ( Françoise Dolto – Catherine Dolto -Tolitch ) Livre de poche

* Contes à guérir , contes à grandir -Jacques Salomé – livre de poche