FRAMBOISE ...ET SES FILS ROUGES ! / vidéo créée par Yoan Delcey-guy auteur, élève de Framboise


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Post du mois à lire , après la présentation des petits livres rouges !

Les mots, plutôt que les maux !

Bienvenue dans l'univers des petits livres rouges de FRAMBOISE !

Des petits livres rouges pour « parler vrai »...
Ils racontent l'histoire vécue par un enfant
Ils parlent de la vie - naissance, secrets de famille, séparation , divorce, maladie, mort, identité, déménagement, jalousie...
Ils sont des outils de communication
Ils offrent des pistes de réflexion
Ils interpellent nos émotions.

Ils s'adressent à TOUS, petits ou grands, QUEL QUE SOIT L'ÂGE, aux enfants, aux adolescents, aux adultes.
Ils parlent à chacun de nous, à l'enfant que nous avons été, bien caché à l'ombre de l'adulte que nous sommes devenus
« notre enfant intérieur ».

Je vous invite à découvrir la collection ci- après

FRANÇOISE POULET alias FRAMBOISE



Ce 8e petit livre rouge ...

Ce 8e petit livre rouge ...parle d'un évènement douloureux: les violences sexuelles faites aux enfants. Près d'un enfant sur cinq est victime de violence ou d'abus sexuels. Vous pouvez empêcher que cela arrive à votre enfant : la clé est de bien communiquer avec lui, de PARLER VRAI dans un climat de confiance. La sexualité est encore un sujet tabou. Si aborder ce sujet avec votre enfant vous embarrasse, ce petit livre vous sera utile ...car il vous offre des clés pour apprendre à l'enfant à se protéger et à oser dire « NON ! ». Il s'adresse à TOUS, petits ou grands, QUEL QUE SOIT L'ÂGE, aux enfants, aux adolescents, aux adultes.Il parle à chacun de nous, à l'enfant que nous avons été, bien caché à l'ombre de l'adulte que nous sommes devenus « notre enfant intérieur ». Les mots, plutôt que les maux !

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8. JE NE VEUX PLUS ALLER A L'ÉCOLE - THÈME : Les violences sexuelles faites aux enfants -

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2 .le rhume de hanche; thème : le divorce* 12€+ 1€ expédition -livraison

LE RHUME DE HANCHE - livre n°2 - THÈME : le divorce- 12€ + 1€ expédition -livraison

3. Il est perdu mon papa ; thème : la mort d'un proche * 12€ + 1€ expédition -livraison

IL EST PERDU MON PAPA - livre n°3- THÈME : la mort d'un parent -la maladie grave - CET OUVRAGE N'EST PLUS EN STOCK !

4 . MON NOM DE FAMILLE : connaître ses origines, son identité * 12€ + 1€ expédition -livraison

MON NOM DE FAMILLE - livre n°4- THÈME : l'identité, connaître ses origines - 12 € + 1 € expédition -livraison

5. La maison de papa ; thème : le déménagement * 12€ + 1€ expédition -livraison

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MAMAN METS TES LUNETTES ROSES - livre n°6 - THÈME : le cancer de l'enfant - leçon de vie face à la maladie - 12€ + 1 € expédition -livraison

7. LA PETITE SœUR ; THÈME : LA JALOUSIE DANS LA FRATRIE * 12 € +1 € EXPÉDITION -LIVRAISON

LA PETITE SœUR - livre n° 7 - THÈME : la naissance d'un enfant est une épreuve pour chacun au sein de la famille ; c'est un chamboulement pour l'aîné -assailli d'émotions diverses - relégué au second plan par le nouvel arrivant . Un nouveau regard sur la jalousie pour mieux comprendre ce qu'un enfant peut traverser.- 12 € + 1 € expédition- livraison .

1. LA PETITE FILLE QUI N'AVAIT PAS SOMMEIL ; Thème : la naissance, un secret de famille...

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LA PETITE FILLE QUI N'AVAIT PAS SOMMEIL

JE SUIS À VOTRE ÉCOUTE...

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Après la présentation des petits livres rouges, voici le blog !



VIVE LES VACANCES !

💓 DERNIÈRE SEMAINE DE CLASSE, DERNIERS JOURS D'ÉCOLE ... 💕« Au revoir les copains ! »  💖« Merci maître ou maîtresse pour cett...

dimanche 4 mai 2014

Au joli mois de MAI : MÈRES et MAMANS sont à l'honneur ...


 * Les femmes , en devenant mères , se sentent responsables de tout et à vie ! 
elles ont le sentiment de courir après le temps sans marquer de pause, elles ont le sentiment de manquer de temps pour elle, leurs enfants , leur couple ; elles ont l'impression de ne pas "s'en sortir" , de courir en permanence, y compris pendant les vacances ; elles souffrent d'un manque de présence, de disponibilité , de tendresse, d'énergie ; elles se sentent incomprises , mal aidées , peu soutenues et estiment paradoxalement que la charge de maternage leur incombe sans partage ...d'où une énorme dépense d'énergie physique et psychique qui ont pour conséquences dénigrement ,perte de confiance ..et un immense sentiment de culpabilité : 
les mères se sentent coupables : de ce qu'elles donnent ou ne donnent pas ,
                    de ce qu'elles font ou ne font pas ...

elles culpabilisent parce qu'elles travaillent : est -ce bien "normal " d'avoir mis des enfants au monde pour qu'une "autre " s'en occupe alors qu'elles seules savent s'occuper de leurs enfants !!!

elles culpabilisent en tant que mères nourricières : « suis-je une mère indigne si je ne cuisine pas ? » « si je ne prépare pas moi-même ses repas , est-ce que je suis quand même une bonne mère ?, est-ce que je remplis bien mon rôle de mère nourricière ?»
* il est temps de faire le point !!!


Le regard de la société entretient cette culpabilité naturelle : en effet, la société s'acharne à rendre les mères responsables de tous les maux qui touchent les enfants:l'école, les copines , les médecins,certaines théories psy mal interprétées, les collègues masculins, certains politiques , la réalité sociale qui ne prévoit rien pour décharger les mères de leur rôle , votre mère ...un certain discours social : « puisque vous savez ce qui est bon pour vos enfants et que vous ne l"appliquez pas , c'est que vous êtes une mauvaise mère»  « si la mère va bien , les enfants vont bien » ( sous entendu le contraire !) 
* Sylvaine Giampigno -psychanalyste et psychologue de la petite enfance - constate: « entrer en maternité c'est entrer en culpabilité ; les mères avancent sur un terrain miné : d'un côté par l'idée mythique de la TOUTE PUISSANCE : puisqu'elles donnent la vie , elles ont le pouvoir de donner ce qui est bon et par conséquent également ce qui est mauvais ; de l'autre , par le mirage selon lequel la mère est l'enveloppe protectrice de l'enfant : c'est la nourrice , l'éducatrice, la seule qui est bonne pour la santé , l'équilibre et le bonheur de l'enfant » 
d'où cette culpabilité impitoyable  que les mères se fabriquent toutes seules ! 



Une question taraude toutes les mères :«suis-je une bonne mère ?» 
 pourquoi cette question ? 
  • veut-on reproduire une "bonne mère" que l'on a idéalisée ?
  • veut-on au contraire donner à son enfant tout ce dont une " mauvaise mère " nous aurait privée ?
  • comment renoncer à cette idée de la toute puissance sur son enfant ?
  • veut-on continuer à être une mère modèle comme la petite fille sage , obéissante et sans reproche que l'on était?
  • veut-on être celle dont on dit toujours « elle est formidable , elle mène tout de front ?» ( nécessité de s'affranchir du regard des autres !) 
  • oublions nous d'être épouse , femme tout simplement ?  

Qu'en pensent les psys ? 
° Catherine Mathelin-Vannier -psychanalyste -« la mère parfaite n'existe pas !» 
il faut renoncer à cette image qui n'existe pas , faire une croix sur la super maman que l'on rêvait d'être pour devenir une maman avec ses doutes , ses peurs , ses talents et ses défauts. IL faut accepter ses limites : 1e pas nécessaire qui passe par le renoncement à l'illusion de la toute puissance maternelle : accepter que l'on ne "colle "pas à l'image éthérée et parfaite diffusée par la société :
 « une mère se doit d'être bonne , épanouie et heureuse , puisqu'aujourd'hui , l'enfant est désiré et attendu !»
* Etre mère ne signifie pas que l'on ne fait que cela ni que l'on doit être reconnu uniquement comme tel.
* Se réconcilier avec la mère que l'on est et avec l'enfant que l'on a est une étape nécessaire , en gardant à l'esprit que l'instinct maternel n'existe pas et que les comportements maternels ne sont pas innés.
* En somme , il faut accepter de ne pas être la mère que l'on pensait devenir et que l'enfant ne soit pas celui que l'on avait imaginé...et accepter que cet enfant dont on avait rêvé puisse se révéler extrémement pénible et agaçant .
* « Pour un enfant ,il n'y a rien de plus pénible qu'une très bonne mère  » ajoute la psychanalyste: la mère qui viendrait à combler son enfant et à être totalement comblée par lui peut s'avérer très nocive.« il faut être capable de dire : j'en ai assez  et donner ainsi à son enfant l'envie de découvrir le monde et les autres , de sortir de cette relation collée à la mère : laisser le bébé à la crèche ou chez les grands -parents pour partir en w-e ne signifie pas être une "mauvaise mère " mais une maman qui réalise que son enfant PEUT et DOIT apprendre à vivre sans elle et réciproquement »

° Maryse Vaillant -psychologue . lutte contre l'idée de la maternité idalisée : très vite,la réalité de la maternité prend le pas sur le fantasme : les nuits
 ( parfois les journées ) sont difficiles, les responsabilités croissantes, l'organisation complexe, les doutes , les questionnements sont nombreux : les illusions perdues ne reviendront pas ! il faut accepter que le désenchantement dure , il faut faire le deuil de la mère idéale pour pouvoir voir que la réalité se compose tout autant de difficultés que de bonheurs.
* « Bien sûr, il y aura des moments exceptionnels à vivre , mais ils ne feront pas revenir l'émerveillement , le rêve d'une maternité idéale .Cette épreuve de la réalité , dont toute femme fait l'expérience quand elle devient mère , elle doit faire avec pour toute sa vie » 
* C'est là que tout se joue , car lorsque les femmes n'acceptent pas ce désenchantement  et ne font pas le deuil de la femme parfaite , alors elles continuent de courir après leur fantasme jusqu'à épuisement .


° Christiane Olivier -psychanalyste  -affirme que , dans la relation à son enfant , une mère doit tenter d'éviter la culpabilité et le désir de combler : la culpabilité est pernicieuse , la mère qui pense ne pas donner assez de temps ni assez de tendresse se sent en dette vis -à -vis de son enfant alors elle "se rachète" en lui faisant des petits cadeaux , en étant incapable de dire non et de le frustrer : cette mère qui se sent coupable a du mal à éduquer son enfant puisqu'elle n'arrive pas à sévir avec lui ; elle ne peut pas édicter des lois et de ce fait , ne peut lui apprendre le respect de l'autre.
* il y a des générations d'enfants sans désirs puisque ceux-ci ont été devancés en permanence par leur mère : des ados violents et capricieux dont les mères doivent se défendre en OSANT être des adultes qui "commandent" .
* les mères comblantes ne sont pas authentiques avec leurs sentiments : elles se forcent à jouer avec leur enfant ,à être toujours disponibles au-delà de leurs soucis et de leur fatigue .« Une mère doit pouvoir reconnaitre que, par moments , elle est horripilée par son enfant tout comme un homme et une femme qui s'aiment , le sont parfois l'un pour l'autre .Etre une "bonne mère" , ce n'est pas chercher à faire des 3 premières années de son enfant  un paradis d'amour , c'est l'éduquer pour qu'il devienne un adulte , membre à part entière de la génération à laquelle il appartient.
Il s'agit d'être une mère " suffisante" , mieux encore "des parents suffisants " ne se sacrifiant pas pour leurs enfants , mais réussissant à être des adultes dont l'existence s'organise autour de 3 pôles : leur couple, leur vie professionnelle , leur rôle de parents » .
* Dans son  livre " Enfants rois , plus jamais ça " , Christiane Olivier met en garde les parents qui ont le souci de contenter le moindre désir de leurs enfants au lieu d'édicter des lois , les empêchant ainsi d'avoir envie de grandir .



° TOUS LES PSYS s'accordent à le dire : « une bonne mère laisse le père accepter pleinement sa place » .Aux mères de ne pas leur réserver un rôle secondaire ! Beaucoup d'hommes se projettent avec difficulté dans ce rôle mal défini de la paternité . Or , « un enfant sans père est comme une maison sans toit » affirme une maxime bouddhiste .
« les enfants ont aussi besoin de leur père qu'il soit vivant ou mort , présent ou absent , "compétent" ou non .Un papa peut être déplorable , mais il est important de lui faire sa place : mieux vaut s'adosser à un arbre tordu qu'au vide » affirme le psychanalyste Jacques Arène . ( dans son livre : " y a t-il encore un père à la maison? )
*Le père peut aider la mère à déculpabiliser : 
          - d'abord en la rassurant et en la protégeant de tout ce qui pourrait nuire à sa tranquillité avec le nouveau-né 
         - puis au fur et à mesure , en prenant sa place dans la bulle maman bébé : 
le père est le "tiers séparateur" , un déstabilisateur qui va empêcher ce face -à face fusionnel et destructeur , un éducateur à part entière , à condition toutefois qu'il refuse à se soumettre à la domination de la mère , c'est-à dire s'occuper de l'enfant quand elle lui demande et de la façon dont elle le dit : la mère s'apercevra alors  que ce n'est pas si grave si la couche est de travers , si le bébé est sorti sans bonnet , le tee-shirt n'est pas assorti au pantalon ...Elle réalisera alors que son enfant peut survivre sans elle , c'est le début de la déculpabilisation !
* Il est nécessaire de laisser le père s'investir dès la naissance , accepter de lui laisser la place , lui redonner sa place comme amant , ne pas s'oublier en tant que femme , amante , amoureuse , épouse .
« Il ne faut pas s'arroger toute la compétence en matière d'éducation » dit  le psychiatre Robert Neuburger : « le père donne souvent le pouvoir à la mère sur le plan éducatif  ; c'est également une tendance qui prédomine chez les professionnels de la petite enfance ( école , crèche ..) ; les mères se plaignent que le père ne prend pas sa place ...mais la lui laissent -elles ?»
* Il faut accepter que le père ait d'autres points de vue , ses opinions , ses envies : à lui d'exprimer sa paternité . « c'est un autre parent différent et égal .On ne doit pas exiger qu'il soit le père idéal mais le laisser être un père bien réel » dit Bruno Décoret-psychologue : il faut sortir de l'obsession de l'accord parfait, en acceptant que l'enfant passe du temps avec son père : il se construira ainsi en faisant la synthèse de points de vue différents .» 
* A chaque âge , ses besoins de "père ":
               - bébé : par sa présence, le père coupe symboliquement le cordon ombilical permettant à l'enfant de s'abstraire de la mère pour se construire , petit à petit , sa propre existence. 
             - enfant : le père aura tendance à pousser l'enfant à se dépasser , à aller vers l'inconnu , à explorer de nouvelles pistes . Parallèlement ,il le confronte à la réalité , celle qui résiste aux désirs , le sortant ainsi des illusions de toute puissance. 
              - adolescent : le père joue un  rôle important dans l'identité sexuelle de ses enfants : pour le garçon , il est celui auquel on s'identifie ou auquel on se confronte ;pour la fille , il est celui qui , en posant un regard masculin sur elle , la confirme dans sa féminité.-propos de Bruno Décoret -psychologue et chercheur . 


° Jacques Salomé -psychosociologue - : « expliquez à vos enfants que vous n'êtes pas qu'une MAMAN ! Il est très important de parler ( un jour de non-conflit ) et de visualiser avec vos enfants vos différentes positions relationnelles parentales (4) » 
  1. la position "MAMAN " : fonction gratifiante , bienveillante , oblative ( câlins,histoire , tendresse ) ...ex: celle que vous exercez quand ils rentrent de l'école et qu'ils semblent apprécier.
  2. la position " MÈRE " : fonction plus frustrante , plus interdictrice, plus coercitive  éventuellement que vous exercez ainsi quand vous leur demandez de faire leur travail, de ranger leur chambre , faire leur toilette,se laver les dents ...fonction , comme vous l'avez remarqué qu'ils n'aiment pas ! 
  3. la position " FEMME DE LEUR PÈRE OU DE VOTRE MARI "  : qui fait qu'à certains moments , vous êtes plutôt tournée vers lui que vers eux ...position qu'ils n'aiment pas trop non plus , ils essaient de  s'infiltrer , de saboter cette position ! 
  4. la position " TRAVAILLEUR À PLEIN TEMPS " ( extérieur ou intérieur ) c'est-à dire tournée vers une tâche à accomplir : position qui attire des reproches de leur part .
* à cela , il conviendrait d'ajouter la position ancienne souvent réactivée de "EX PETITE FILLE" quand par leurs comportements, ils réveillent en vous une personne humiliée , blessée, révoltée ou joyeuse ,dynamique ...
* une idée : visualiser ces différentes positions par des dessins( que vous pouvez faire réaliser par les enfants)!  
* idem pour les positions du PÈRE : PAPA, PÈRE, PROFESSIONNEL , MARI, EX PETIT GARÇON ..: les enfants comprennent cela parfaitement et c'est à l'origine de relations plus faciles , de comportements mieux adaptés.
 ° Nathalie Rigal -psychologue et chercheuse-
 s'intéresse à la mère nourricière :
-l'alimentation cristallise les angoisses , les doutes et engendre la culpabilité : 
« suis-je une mère indigne si je ne cuisine pas ? » ...question que se pose la plupart des mères dès la naissance de leur enfant jusqu'à l'âge du Mac Do.
Quel que soit  l'âge de l'enfant , toute mère est confrontée à cette interrogation : « si je ne prépare pas moi-même ses repas , cela signifie t-il que je ne remplis pas correctement mon rôle de mère nourricière ? » « est-ce meilleur pour sa santé si c'est moi qui l'ai fait ?»
- autant le dire tout de suite , plats maison ou petits pots , l'enfant n'en a que faire : il aime ou il n'aime pas ; s'il mange des nouilles ou des nuggets 3 soirs de suite , ça n'est pas un problème pour lui ...mais pour les mères si !
 De plus elles s'angoissent en pensant à la menace de l'obésité : le plat préparé génère anxiété et culpabilité parce que l'on ne contrôle pas ce que l'enfant mange : au fond de nous , on sait bien que la meilleure alimentation est celle qu'on lui prépare ou qu'on lui préparerait si on avait le temps ou si on savait cuisiner !  En effet , les recommandations actuelles contre le surpoids et les maladies cardio -vasculaires font état d'une alimentation variée et équilibrée plus facile à réaliser avec le" fait maison "! 
- pour lutter contre la culpabilité , on tente le gratin  maison  et l'enfant fait la grimace , inconsciemment on lui en veut : « ce n'est pas bon ce que j'ai fait ?tu ne finis pas ton assiette ?» : ne mélangeons pas tout , culpabiliser l'enfant c'est l'inciter à manger ce qu'il n'aime pas pour prouver son amour ! 
- Or la nourriture n'est pas seulement l'addition de nutriments bons ou mauvais , c'est aussi du plaisir partagé .
- Alors il faut prendre du recul , ne pas trop investir affectivement les repas , ne pas trop en demander à l'enfant : à nous d'accepter que l'enfant ne puisse pas aimer , l'important c'est d'être disponible , de créer  à table une atmosphère  agréable et incitative : « la main qui nourrit doit être  douce »
- la plupart des femmes  qui se sentent coupables de ne pas cuisiner pour leurs enfants accusent le manque de temps ( 70% ) , le savoir faire ( 51,7% ) : ce message a été très bien compris par les grandes marques qui offrent des plats prêts à consommer, rapides à réchauffer , savoureux pour les papilles , des "plats familiaux " , ou "à l'ancienne " , des assiettes complètes , compartimentées : ces préparations sont trop grasses , trop sucrées , trop salées , pleines d'additifs et chères !  « le plat préparé est parfait en dépannage ...à condition de ne pas en faire son quotidien » 
- nourrir et se nourrir est une nécessité ; voir et faire sont 2 éléments indispensables à l'apprentissage du goût de l'enfant . « un enfant qui aide ses parents à préparer un plat acceptera plus  facilement d'en manger que s'il voit ouvrir une barquette de surgelé et la mettre au micro-ondes » 
-Aux parents d'apprendre à jongler avec le frais et les surgelés , piocher dans les bonnes astuces pour faitre vite et bien , faire de la cuisine un plaisir  ...au moins que cela cesse d'être une corvée ! 
- Gardez à l'esprit qu'un repas pris ensemble dans la joie et la bonne humeur est la plus jolie des leçons de vie pour un enfant . 
° Françoise Dolto -pédiatre, psychanalyste, spécialiste de l'enfant - 
-« on a trente-six mamans , on n'a qu'une seule mère » voilà une pensée qui déculpabilise toutes les mères qui confient leur enfant en garde ( crèche, nourrice, autre personne ..) En effet , l'enfant appelle souvent « MAMAN » la personne qui le garde ...lorsque la confiance est là , d'où la culpabilité et la jalousie des mères ! 
- « qu'elles se rassurent , elles seront toujours pour l'enfant leur seule mère » affirme Françoise Dolto : c'est un mot de reconnaissance pour lui  qui rend compte du fait que cette personne a pris en charge la satisfaction de ses besoins vitaux pendant un temps donné ( alimentation , soins ...) ; mot qui désigne tous les adultes qui le prennent en charge et lui apportent la sécurité nécessaire à son développement
 ( il ne s'agit en aucun cas d'une perte de repères !)  
-Christiane Olivier -psychanalyste - le confirme : « une mère peut partager son rôle avec une autre personne dès la naissance de l'enfant , avec le père d'abord , également avec une tierce personne -l'important jusqu'à 8 mois est que ce soit toujours la même personne qui s'occupe de l'enfant , qu'il y ait une continuité. .Jusqu'à cet âge , le bébé ne se différencie pas de la personne qui le prend en charge , aussi perdrait-il un peu de lui-même en perdant l'autre »
-« Les mères comptabilisent le temps qu'elles passent avec leur enfant en ayant toujours l'impression de ne pas donner assez ...mais si , elles donnent assez ! Car il ne s'agit pas d'être à la disposition de son enfant mais plutôt de le garder dans sa sphère tout en vaquant à ses occupations » 



Alors , en conclusion : 
-comme le préconisait Donald Winnicott , pédiatre et psychanalyste anglais- chaque mère doit « travailler à être une mère " suffisamment bonne " , inventer la mère qu'elle doit être , chacune à sa manière » 
« j'ai envie d'être la mère que je suis et non celle que l'on veut que je sois » 
-il s'agit d'être une mère qui répond aux besoins de son enfant , base de la sécurité intérieure mais capable de frustrer et qui accepte que , le jour venu , il s'envole de ses propres ailes » 
- Françoise Dolto conseillait aux parents de parler ainsi à leur  enfant : « débrouille-toi avec la vie , je fais ce que je peux pour que tu sois heureux , ce n'est pas à cause de moi si ça ne va pas , si tu n'es pas heureux , la vie n'est pas toujours comme on le voudrait .Tu t'en sortiras si tu sais prendre les choses du bon côté !»  




Pour en savoir plus: 
° enfants rois , plus jamais ça -Christiane Olivier -ED ,Albin Michel 
        ° les filles et leurs mères -Aldo Naouri  -ED.Odile Jacob 
       ° Mauvaises mères - la vérité sur le premier bébé - ED. Jacob-Duvernet 
      ° Mère épuisée -Stéphane Allenou -ED .les liens qui libèrent 
      ° Dolto expliquée aux parents - Jean-Claude Liaudet - ED de l'archipel  

DIMANCHE 25 MAI !
  






mercredi 2 avril 2014

ARRÊTONS DE DIRE À NOS ENFANTS : « DÉPÊCHE -TOI!» ....

COMMENT RALENTIR ET PRENDRE CONSCIENCE DE LEURS BESOINS ?
* Cette injonction est clamée par Béatrice Cooper-Royer -psychologue clinicienne spécialisée de l'enfance et de l'adolescence , auteure de nombreux ouvrages dont : " vos enfants ne sont pas des grandes personnes " .
*constats : « allez , allez , on se dépêche , habille -toi en vitesse , on va être en retard ...»quel parent n'a pas prononcé un jour ces mots-là ? : des petits mots de tous les jours , en apparence anodins , mais qui finissent par faire quand même quelques dégâts ...! N'ayant pas une minute à perdre , les parents fixent souvent un temps qui n'est pas adapté aux rythmes de l'enfant et à ses besoins , et qui , en fin de compte, a pour résultat de l'épuiser.Toujours plus et plus vite : l'enfant est ainsi soumis à une pression permanente .
° certains enfants sont rapides et vont , sans trop de peine , suivre le mouvement 
° d'autres , la tête dans les étoiles , sont rarement là où on les attend et voudraient bien prendre leur temps : ils souffrent de cette course contre la montre et finissent d'ailleurs , dans une sorte de protestation muette  et douloureuse , par se ralentir encore davantage !
°« j'ai malheureusement l'impression que les deux mots que mes enfants entendent le plus souvent sont : « dépêche-toi !» , constate une jeune maman de 3 enfants , mi-résignée , mi-culpabilisée . Prise de conscience de multiplier les injonctions à aller plus vite , autant parce que la cadence du quotidien l'impose que par peur d'être dépassée si jamais elle s'autorisait à lever le pied...« pourtant , j'ai le sentiment que quelque chose n'est pas juste dans ce rythme , qu'il nous vole la vraie vie et qu'il n'est pas naturel pour nos enfants »
° entre contraintes matérielles et culture valorisant la rapidité et l'hyperactivité , les enfants sont sous pression permanente !

* STOP ! dit Béatrice Cooper-Royer « Pour aider nos enfants à se construire, URGENT de ralentir la cadence et de prendre conscience de leurs besoins»
°Il est vrai que notre réalité sociale ne favorise pas des rythmes plus humains : modes de garde compliqués , travail éloigné du domicile, difficultés financières, résultat : les parents sont sous pression,« il serait injuste de les culpabiliser davantage » dit Béatrice Cooper-Royer  « mais , il ne s'agit pas de prôner le statu quo sous prétexte que l'on ne possède pas une très grande marge de manœuvre: il est URGENT que les parents prennent conscience que l'on peut ralentir la cadence avec ses enfants dans les petites choses du quotidien » 
1. RESPECTEZ LES RYTHMES BIOLOGIQUES DE L'ENFANT : 
° tous les êtres humains ( également les végétaux et les animaux ) possèdent des rythmes biologiques qui permettent au corps de s'organiser et de s'adapter aux moments de la journée. Contrôlés par le cerveau , ces rythmes se traduisent par des variations physiologiques ( taux d'hormones dans le sang ..) et cognitives ( baisse de l'attention ..) Pour conserver la santé , il est essentiel de les respecter ! l'horloge interne est variable d'un enfant à l'autre ( temps de sommeil plus ou moins important , concentration plus ou moins dense ) 
° un élément important à prendre en compte : l'alternance veille/sommeil  : primordial de respecter les besoins de l'enfant dans ce domaine ( cycle qui évolue avec l'âge de l'enfant -attention au manque de sommeil chez les ados !) Qui dit sommeil , dit horaires de coucher réguliers ( qui peuvent varier les jours de congé ou les vacances ) expliquer aux enfants l'importance de ces heures de sommeil qui vont leur permettre de reprendre des forces , de réparer leur corps et de les aider à grandir .Qui dit sommeil , dit aussi SIESTE : phase indispensable pour les plus petits ,mais aussi variable selon les enfants. 
° Quantité de sommeil suffisante : 9 à 10 heures : une des clés de l'équilibre de l'enfant .

° un autre rythme à prendre aussi en compte : les repas .alimentation à heures régulières ( variable pendant les vacances) : 4 repas quotidiens ( 5 avec les goûters ) ; importance capitale du petit déjeuner qui apporte énergie , attention , concentration  et aussi du goûter qui permet d'éviter le grignotage .
° et bien sûr, le rythme scolaire : en 1970, le Professeur Hubert Montagner met en évidences avec ses équipes de chercheurs les rythmes biopsychologiques des enfants selon leur âge , leur développement et leur environnement .Grâce à lui , nous savons qu'au CP , la durée utile des activités d'apprentissage est de 3h 1/2 par jour et au CM de 4h1/2 par jour . Pour l'ensemble des élèves , les créneaux 9h30- 11h ( voire 11h30-12h ) ainsi que  14h30-15h à 16h-16h30 sont ceux où l'on enregistre un niveau élevé ou relativement élevé de vigilance , des capacités d'attention maximale et des capacités optimales de traitement de l'information . ON LE SAIT MAIS ...CELA EST'-IL PRIS EN COMPTE ? L'ENFANT EST-IL VRAIMENT AU CENTRE DE CES PRÉOCCUPATIONS DE RYTHME SCOLAIRE OU D'AUTRES CRITÈRES SONT-ILS AUSSI PRIS EN COMPTE ?? et les devoirs qui allongent la journée de classe et le soutien scolaire souvent proposé pendant l'interclasse à un moment où les capacités d'attention ne sont pas les meilleures ? 
« En conclusion , dit Hubert Montagner , pour que l'Ecole puisse donner une chance maximale de réussite à tous les enfants , la durée et l'organisation des journées scolaires devraient être modifiées en fonction de l'âge et des particularités " empêchantes " qui contrarient les apprentissages , Il faut notamment développer des nouvelles stratégies d'accueil , des aménagements  du temps et de l'espace appropriés et des conceptions de la pédagogie comme celles du mouvement Freinet ou qui s'en approchent . On pourrait aussi avoir des vraies semaines scolaires de 5 jours avec des journées allégées , moins stressantes , moins anxiogènes , mieux structurées et structurantes ...Le rythme d'un enfant est déterminant sur sa personnalité et son comportement » ..une info à méditer ! 
2. LUTTEZ CONTRE LA PEUR DU VIDE ET LA PEUR DE L'AVENIR ,,,SACHEZ RALENTIR !
*Béatrice Cooper-Royer :« Non seulement l'enfant subit le rythme et la pression scolaire , mais il est soumis à d'autres rythmes à la maison , y compris le week-end car ses parents culpabilisés de ne pas faire " assez de choses " avec lui pendant la semaine , veulent se rattraper .Or c'est le moment où l'on devrait prendre en compte les besoins propres de son enfant » Une maman affirme avoir reçu "une vraie gifle " le jour où son fils de 8 ans a demandé en cadeau d'anniversaire "un mercredi et un week-end de ne rien faire "!! Les injonctions parentales à faire toujours plus et plus vite révèlent un désir de synchronie : nous sommes une famille , un tout , nous menons la même vie : cette projection mimétique plus ou moins consciente empêche les parents de respecter les besoins spécifiques de leur enfant .
 « Les parents se plaignent , à juste titre , de courir tout le temps , mais comme ce mode de vie est à la fois imposé et valorisé ,ils reproduisent le même schéma avec l'enfant» Cela cache en réalité un fort désir de réussite sociale : tout ce qui peut aller dans le sens de la performance des apprentissages et des acquisitions multiples est fortement privilégié .
° « L'enfant lent , qui rêve , qui traîne est angoissant pour le père et la mère qui voient dans la rapidité et l'hyperactivité , des atouts pour son avenir .ILs plaquent sur lui ses difficultés présentes et projettent leur angoisse du futur » 
° Au final ,  les parents stressés et stressants qui ont peur du vide dans leur propre vie se transforment en coach de leur enfant : ils réduisent l'éducation à une somme d'apprentissages qui viennent prendre la place ou étouffer le processus de maturation intérieure . 
° SACHEZ RALENTIR LE RYTHME : N'IMPOSEZ PAS À VOTRE ENFANT VOTRE ÉTAT D'URGENCE ! c'est une question de discipline personnelle et de travail sur les mots .Mêm si vous avez couru toute la journée pour récupérer votre enfant à l'école , évitez les « dépêche-toi , on n'a pas le temps » ...l'idéal ? °se préparer mentalement : « je vais chercher mon enfant , donc je me calme , je m'organise différemment » 
                                 ° prendre quelques minutes pour se détendre ; si petit débordement par rapport au programme prévu , pas de panique ! au contraire , en agissant plus lentement , la récompense viendra de l'enfant car il sera plus calme .
                                ° établissez des priorités dans votre emploi du temps : qu'est -ce qui est le plus important? qu'est-ce qui est incontournable ? »
                               ° ne surchargez pas ses  journées  ; faire des pauses est essentiel !! 
                               ° ne vIvez pas avec un agenda dans la tête en permanence : les enfants ont besoin de vraies pauses et vous aussi : acceptez qu'il ne fasse RIEN , laissez -le NE RIEN FAIRE Attention aux activités après l'école , pendant les vacances , le mercredi : sachez doser et prendre en compte les besoins et les désirs de votre enfant ( cette activité la désire t-il vraiment ou plutôt vous satisfait-elle ?) Attention aussi bien sûr à la pression scolaire : votre enfant est un écolier certes mais c'est aussi et avant tout un enfant ! 

°une prise de conscience conduisant à une remise en cause de son propre rythme s'avère nécessaire ... 

3. OCCUPEZ-VOUS DE VOUS ET DE VOS ENFANTS DANS LE CALME .  
° Dans son livre " S'occuper de soi et de ses enfants dans le calme" aux Editions Payot , Sarah Naphtali offre à travers un témoignage bien ancré dans le quotidien , des pistes de réflexions et des conseils ,sans jamais donner de leçon , dans le but de concilier : parentalité, sérénité et sens des réalités : « les enfants que l'on incite souvent à accélérer le mouvement ou à "faire quelque chose" sont soit précoces , agités , vite lassés , ont des difficultés à se concentrer , changent souvent d'activité ...ils sont soit lents , soit inhibés ou un peu  "appétents" : les 1e apprennent à satisfaire en priorité le désir de l'autre , les seconds se sentant "mauvais enfants" car incompétents à satisfaire leurs parents , manquent de confiance en eux. »
° «Dans les 2 cas , on les prive de ce que j'appelle " les bases de soi " .Sans compter qu'on leur apprend à fonctionner de manière automatique , physiquement et intellectuellement , mais pas à PRODUIRE de la pensée , à conceptualiser , ce qui s'acquiert dans les temps de jeu ».
° Ralentir oui ..mais pas seulement pour souffler , mais ralentir pour sentir , ressentir , imaginer , penser ... 
° « Laisser l'enfant manger et s'habiller à son rythme est une manière de respecter qui il est et là où il en est .Le laisser jouer à sa guise , c'est favoriser son accés au symbolique , donc à la capacité de séparer la réalité de l'imaginaire , la parole de l'action .C'est lui permettre de faire des expériences diverses , physiques , émotionnelles , qui l'aideront à se tester lui-même , mais aussi les autres donc à gagner en compréhension du monde et en connaissance de soi »
° Plus que des recettes ou des modes d'emploi destinés aux parents pour ralentir au quotidien , c'est un appel au bon sens et un rappel de l'importance fondamentale du JEU ! ...mais jeux sans enjeux et supports imposés par les parents ! S'amuser dans son bain , avec ses rêveries , ses copains ou seul dans sa chambre même en ayant l'air de s'ennuyer : c'est une vraie leçon de vie pour les parents ! Prendre du temps pour soi c'est SE retrouver , être dans une forme d'occupation plus intériorisée.
4. COMMENT TROUVER VOTRE RYTHME ? 
* Les spécialistes l'assurent : la vie moderne nous bouscule jusque dans nos cellules: trop pressés , trop stressés , nous ne respectons plus notre rythme naturel et notre systême immunitaire s'en trouve affecté .
° conseils pour remettre à l'heure " nos pendules intérieures ":
-dans notre cerveau ,il y a  2 types d'horloges biologiques  : la 1e sensible aux rythmes naturels -comme l'alternance jour-nuit- gère les cycles de secrétions hormonales , de régénération cellulaire , l'activité des organes ...la 2e située dans la partie intelligente du cerveau nous permet de contrôler notre temps en accord avec les synchronisateurs sociaux ( sonneries du réveil, journal télévisé ...): ces derniers ont une plus grosse influence que les 1ers ( durée des jours, variations de températures ...): nous bousculons notre temps biologique pour nous accorder à celui de la vie moderne ; problème: notre organisme ne parvient pas à le suivre et à s'y adapter sainement . NE PAS RESPECTER NOTRE RYTHME NATUREL A DES CONSÉQUENCES BIOLOGIQUES QUE LE CORPS NE PEUT SUPPORTER .
EX: plutôt que de travailler l'été et nous reposer l'hiver . tels nos ancêtres , nous faisons l'inverse .Hubert Montagner préconise par ex.des vacances plus longues en hiver pour répondre à la fatigue de l'organisme . Les vacances d'été sont trop longues ( jadis réservées aux moissons et aux vendanges ) ; malgré la baisse de ces activités agricoles , l'été est resté le temps de l'oisiveté et l'hiver , nous travaillons trop et trop tard par rapport au cycle du soleil : pour rencontrer nos amis ou regarder la télévision , nous nous couchons avec un décalage de 2 à 3 heures ; ainsi la sécrétion de la mélatonine et de la sérotonine -hormones régulatrices du sommeil - anti oxydantes est décalée , affectant ainsi le systême immunitaire et la réparation des cellules ; ce qui entraîne une désynchronisation désastreuse pour l'oranisme d'où le développement de certaines pathologies : obésité, diabète, maladies mentales , cancer ...Ces altérations seront probablement transmises par la mère au foetus , ce qui rendra l'enfant plus vulnérable .
- Autre déréglement de la vie moderne à prendre en compte : l'immédiateté , illustrée par l'accés continu aux informations , e-mails, sms , téléphone ,maintenant le corps en état de tension permanente : « le systême d'alerte bénéfique pour fuir et se défendre n'est jamais au repos . Secrétées  de plus en plus ,souvent les hormones du stress -cortisol , catécholamine  et adrénaline- nous donnent l'impression d'être submergés » Ce sentiment est accentué par un brouhaha permanent : bruits de rue , de bureau , parfois bruits de fêtards ..ainsi débordés par notre vie sociale , nous ne prenons plus le temps de rêver , de bailler , de nous détendre ....« ce dont le corps a besoin toutes les 90 minutes -rappelle Marc Show-neuropsychiatre - Ressentir une immense fatigue , une immense difficulté à se concentrer , du trac , des tremblements , avoir les mains moites sont autant de signes de désynchronisation »
- Pour limiter les dégâts , il est important de faire des activités qui stimulent les hormones du plaisir ( les endorphines ) et qui neutralisent celles du stress ( faire du sport, faire l'amour, se détendre , rire ,regarder la nature ...des occupations qui ne doivent pas seulement être réservées au temps des vacances ) .
L'IDÉAL: HARMONISER TOUS LES JOURS RYTHME SOCIAL ET RYTHME BIOLOGIQUE .

@ 3 CLÉS POUR SE RESYNCHRONISER : 
1.prendre le temps de se réveiller  : l'organisme a besoin de temps pour sortir du sommeil paradoxal , phase de régénération des voies nerveuses et de réparation des cellules ; la lumière du matin est le signal qui augmente la sécrétion de cortisol pour faire face aux agressions de la journée .« Au matin , la chute du taux de mélatonine -hormone du sommeil- induit aussi notre réveil .Mieux vaut remplacer le stress de la sonnerie du réveil qui affaiblit notre stock de cortisol , par un simulateur d'aube » conseille le neuropsychiatre Marc Shwob .
*prêtez une attention particulière au réveil de votre enfant ...prévoir un temps suffisamment important car ces conditions de réveil vont déterminer sa journée entière ( réveil en douceur, mots , gestes ..surtout pas de précipitation !) 
2. rééquilibrez vos repas  ...le petit déjeuner est indispensable .le  petit déjeuner à l'anglaise ( céréales , laitage, protéines ) répond aux exigences de l'horloge alimentaire , corrige l'hypoglycémie de la nuit par l'absorption de sucres lents et rapides et assure des réserves pour les activités à venir . Au déjeuner , poisson ou viande maigre +légumes ; même menu au dîner qui apporte ainsi à l'organisme la teneur suffisante en glucides pour se préparer au sommeil et se réparer pendant le sommeil + quelques noix,noisettes ou amandes riches en magnésium  ( anti fatigue ) donnent un signal au cerveau de secréter la mélatonine donc de se préparer à dormir .
° Pour l'enfant , le petit déjeuner devrait être incontournable ; il permet énergie , attention , concentration pour bien débuter  la journée ; équilibre qui sera complété par les autres repas de la journée ainsi que les goûters ( matin et après-midi ) .
3. se coucher 2 heures après le soleil : c'est le conseil de James Bendayan , chercheur en génomique médicale des rythmes biologiques humains . Quand la lumière du jour commence à baisser , nos horloges internes envoient à l'organisme des signaux de fatigue ( baisse de température , de l'attention , bâillements ,,,) qu'il faudrait respecter pour ne pas être déphasé , d'autant que le sommeil d'avant minuit est de meilleure qualité ( si noir et silence complet ).
° Pour l'enfant , il est essentiel de respecter ce rythme veille/sommeil , des heures de coucher régulières sont la meilleure préparation au réveil du lendemain ; penser aussi aux conditions de sommeil: literie, chambre , situation dans la maison ..lire sur ce blog : "aménager une chambre feng shui "-archives octobre 2009 )
° attention aussi au changement d'heure : continuez de respecter le quota d'heures de sommeil nécessaire ( heure d'été , heure d'hiver ) ; important d'expliquer tout cela à l'enfant ....ce rythme lui permet de grandir dans de bonnes conditions . 


* MAIS POURQUOI CETTE "OBLIGATION " D'ALLER VITE , D'ACCÉLÉRER , DE NE PAS SE POSER MALGRÉ LA FATIGUE ? En fait , cette " course contre la montre " nous permet de lutter inconsciemment contre de multiples peurs ...petite leçon de psychanalyse !!
1. lutter contre le père ! le rapport à la vitesse se construit dans la petite enfance avec le désir de répondre au plus vite aux demandes maternelles ! « sois gentil , sois sage , ne pleure pas , fais sur le pot » afin que maman ne manque de rien ! Alors se développe une stratégie inconsciente pour devenir son champion , celui qui mieux que quiconque sait la combler ! stratégie qui masquerait en fait le fantasme de supplanter le père ! Ainsi nait la passion de la compétition!  Selon la psychanalyse, cette course contre la montre serait une défense inconsciente contre la mort , une tentative imaginaire de lui échapper , aussi parfois , une façon d'accumuler de la jouissance , de l'excitation pulsionnelle , comparable à la jubilation des capitalistes lorsqu'ils amassent de l'argent .
 2. lutter contre la passivité .En langage psychanalytique, la vitesse nous permet fantasmatiquement d'éluder "LA CASTRATION " : expérience intérieure qui nous confronte à notre condition d'êtres humains vulnérables . Plus nous fonçons , plus nous imaginons être pourvus du phallus , symbôle du pouvoir absolu , de l'abondance inépuisable selon Jacques Lacan . Dans le psychisme , la lenteur renvoie à la féminisation , une certaine passivité , une sensation d'impuissance face à la vie et aux autres.
° en grandissant , la vitesse devient une source de plaisir narcissique : nous allons nous efforcer de nous sentir bons , performants en satisfaisant l'autre , le détenteur de l'autorité : l'enseignant , le supérieur hiérarchique , celui à qui nous octroyons un pouvoir sur nous . Ex ; le bon élève qui lève le doigt aussitôt que son professeur pose une question cherche bien sûr à donner la preuve de son savoir mais surtout il éprouve la jouissance de pouvoir satisfaire immédiatement la demande de son interlocuteur et d'apparaître ainsi , à ses yeux , comme un élément brillant , une personne de valeur , un être phallique .
3. lutter contre le vide . Penser et agir le plus vite possible sont des tentatives pour lutter contre le sentiment de vid , de vague déprime qui marque la condition humaine .Plus nous en faisons, plus nous oublions les aspérités qui nous contrarient .Ralentir , stopper c'est se retrouver face à face avec soi-même et ses difficultés .Donc , NÉCESSAIRE DE PRENDRE CONSCIENCE DE TOUT CELA , CAR CE SONT VOUS LES PARENTS ,QUI SONT DES EXEMPLES POUR VOS ENFANTS ...À VOUS DÉJÀ DE RALENTIR VOTRE PROPRE RYTHME EN VOUS ADAPATANT À CELUI DE VOTRE ENFANT !!

@ QUELQUES PHRASES À MÉDITER : 
« Les enfants sont les maîtres les plus importants siur le plan terrestre .Ecoutez-les , lâchez prise et acceptez de vous transformer à leur contact et votre vie changera , deviendra plus belle , plus harmonieuse » 

« Les enfants sont nos maîtres , ils nous montrent la spontanéité , la joie de vivre , la confiance dans la vie et dans l'amour  » 

«Vos enfants , vous pouvez vous efforcer d'être comme eux , mais ne tentez pas de les faire comme vous » 

Kahlil Giblon  

@ QUELQUES LIVRES RÉFÉRENTS : 
*Des rythmes du corps -Marc Shwob -ed. odile jacob 
*Vos enfants ne sont pas des grandes personnes -Béatrice Cooper-royer -ed.odile jacob 
*S'occuper de soi et de ses enfants dans le calme -Sarah Napthali -ed.payot  
*Les temps , les rythmes et la sécurité affective de l'enfant -Hubert Montagner -