FRAMBOISE ...ET SES FILS ROUGES ! / vidéo créée par Yoan Delcey-guy auteur, élève de Framboise


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Post du mois à lire , après la présentation des petits livres rouges !

Les mots, plutôt que les maux !

Bienvenue dans l'univers des petits livres rouges de FRAMBOISE !

Des petits livres rouges pour « parler vrai »...
Ils racontent l'histoire vécue par un enfant
Ils parlent de la vie - naissance, secrets de famille, séparation , divorce, maladie, mort, identité, déménagement, jalousie...
Ils sont des outils de communication
Ils offrent des pistes de réflexion
Ils interpellent nos émotions.

Ils s'adressent à TOUS, petits ou grands, QUEL QUE SOIT L'ÂGE, aux enfants, aux adolescents, aux adultes.
Ils parlent à chacun de nous, à l'enfant que nous avons été, bien caché à l'ombre de l'adulte que nous sommes devenus
« notre enfant intérieur ».

Je vous invite à découvrir la collection ci- après

FRANÇOISE POULET alias FRAMBOISE



Ce 8e petit livre rouge ...

Ce 8e petit livre rouge ...parle d'un évènement douloureux: les violences sexuelles faites aux enfants. Près d'un enfant sur cinq est victime de violence ou d'abus sexuels. Vous pouvez empêcher que cela arrive à votre enfant : la clé est de bien communiquer avec lui, de PARLER VRAI dans un climat de confiance. La sexualité est encore un sujet tabou. Si aborder ce sujet avec votre enfant vous embarrasse, ce petit livre vous sera utile ...car il vous offre des clés pour apprendre à l'enfant à se protéger et à oser dire « NON ! ». Il s'adresse à TOUS, petits ou grands, QUEL QUE SOIT L'ÂGE, aux enfants, aux adolescents, aux adultes.Il parle à chacun de nous, à l'enfant que nous avons été, bien caché à l'ombre de l'adulte que nous sommes devenus « notre enfant intérieur ». Les mots, plutôt que les maux !

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8. JE NE VEUX PLUS ALLER A L'ÉCOLE - THÈME : Les violences sexuelles faites aux enfants -

12 € + 1 € expédition -livraison
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Merci !





2 .le rhume de hanche; thème : le divorce* 12€+ 1€ expédition -livraison

LE RHUME DE HANCHE - livre n°2 - THÈME : le divorce- 12€ + 1€ expédition -livraison

3. Il est perdu mon papa ; thème : la mort d'un proche * 12€ + 1€ expédition -livraison

IL EST PERDU MON PAPA - livre n°3- THÈME : la mort d'un parent -la maladie grave - CET OUVRAGE N'EST PLUS EN STOCK !

4 . MON NOM DE FAMILLE : connaître ses origines, son identité * 12€ + 1€ expédition -livraison

MON NOM DE FAMILLE - livre n°4- THÈME : l'identité, connaître ses origines - 12 € + 1 € expédition -livraison

5. La maison de papa ; thème : le déménagement * 12€ + 1€ expédition -livraison

LA MAISON DE PAPA - livre n°5- THÈME : le déménagement - 12 € + 1 € expédition-livraison

6. MAMAN METS TES LUNETTES ROSES - Thème :le cancer de l'enfant -

MAMAN METS TES LUNETTES ROSES - livre n°6 - THÈME : le cancer de l'enfant - leçon de vie face à la maladie - 12€ + 1 € expédition -livraison

7. LA PETITE SœUR ; THÈME : LA JALOUSIE DANS LA FRATRIE * 12 € +1 € EXPÉDITION -LIVRAISON

LA PETITE SœUR - livre n° 7 - THÈME : la naissance d'un enfant est une épreuve pour chacun au sein de la famille ; c'est un chamboulement pour l'aîné -assailli d'émotions diverses - relégué au second plan par le nouvel arrivant . Un nouveau regard sur la jalousie pour mieux comprendre ce qu'un enfant peut traverser.- 12 € + 1 € expédition- livraison .

1. LA PETITE FILLE QUI N'AVAIT PAS SOMMEIL ; Thème : la naissance, un secret de famille...

le premier petit livre rouge
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" LA PETITE FILLE QUI N'AVAIT PAS SOMMEIL " THÈME : secret de famille, secret de naissance...
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LA PETITE FILLE QUI N'AVAIT PAS SOMMEIL

JE SUIS À VOTRE ÉCOUTE...

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Après la présentation des petits livres rouges, voici le blog !



VIVE LES VACANCES !

💓 DERNIÈRE SEMAINE DE CLASSE, DERNIERS JOURS D'ÉCOLE ... 💕« Au revoir les copains ! »  💖« Merci maître ou maîtresse pour cett...

jeudi 5 juin 2014

A propos des frères et sœurs ....

* Ils se battent , s'insultent , se déchirent ...ou alors ils sont inséparables et ne se disputent jamais ! les relations conflictuelles entre frères et sœurs inquiètent souvent les parents , en tout cas les déstabilisent et les culpabilisent .

° ce qu'il faut savoir : la jalousie -ou rivalité -entre frères et sœurs est un sentiment naturel , normal et inévitable ...induit par le fait que ces relations sont le résultat d'une grand intimité qui n'est pas choisie 
mais imposée : on ne choisit pas ses frères et sœurs , ils sont imposés par les parents .Ètre frère et sœur ne garantit pas l'amour ! « la fratrie est une maladie d'amour chronique avec ses moments de crise , ses rivalités , ses jalousies , mais aussi ses instants de complicité , ses bonheurs partagés , ses souvenirs communs » affirme Marcel Rufo ....voici ses explications :
  • ne pas confondre violence et haine : « il ne faut surtout pas penser que 2 enfants qui se  disputent ne s'aiment pas : la fratrie est une guerre physique , affective , verbale ! les petits veulent égaler , voire dépasser les grands qui de leur côté , mettent tout en œuvre pour préserver leur suprématie» Tout commence avec la naissance du 2e enfant , celui qui vient prendre la place de son aîné dans la vie de la famille et imagine t-il , dans le cœur des parents ; d'où les 1ers comportements révélant cette rivalité : bébé pincé , tapé (discrétement ) , menacé d'être étouffé sous un oreiller , gribouillé sur un dessin , secoué dans son berceau ..ou des questions dérangeantes : « dis maman , c'est quand qu'on le rend ?» ou encore « pourquoi tu l'as fait tout petit , je peux pas jouer avec ? »
  • Dans l'expression de cette violence , il faut chercher les parents ; désir d'attirer leur attention , de capter leur temps de présence, de rompre avec le cercle vicieux des comparaisons malsaines: « lui, au moins , il fait des câlins » , « elle est plus sage que son frère ...» ATTENTION aux paroles , aux gestes , aux attitudes que les enfants vont interpréter ainsi «ils aiment plus mon frère que moi » , « ils ne m'aiment pas comme elle ..» .Penser que les enfants actuels sont de plus en plus violents est une fausse idée , affirme Marcel Rufo « ce ne sont pas les enfants qui sont violents , ce sont les parents qui prêtent plus d'attention à ces  sentiments . Dans les années 50-60 , les enfants avaient tellement peur de l'autorité parentale qu'ils n'osaient pas exprimer leurs rivalités ; aujourd'hui , les enfants se sentent autorisés à le faire ..d'autant que les familles de plus en plus sensibilisées au développement psychique de l'enfant sont réellement à l'écoute »
  • Alors les liens du sang ?? en dépit de ce qu'on le se plait à penser , être frère et sœur ne garantit pas l'amour ; le 1e meurtre de l'humanité : Caïn et Abel ...cette histoire se répète symboliquement de génération en génération ; aujourd'hui encore , les aînés jalousent leurs petits frères , ces usurpateurs qui leur volent une part de l'affection parentale ; ° les sentiments de jalousie n'épargnent aucun enfant de la fratrie , quel que soit le rang de naissance; par contre , ils n'ont pas le même fondement selon que l'enfant est aîné , cadet ou puîné : l'aîné est jaloux des tendres attentions de ses parents vis-à -vis du plus petit ; de son côté , le plus petit est jaloux de ce que l'aîné a connu avant sa naissance et l'enfant du milieu se demande pourquoi il y a un grand qui commande et un petit toujours choyé !!  °A savoir aussi : la fratrie particulière des jumeaux est touchée comme les autres par la rivalité : cela dérange toujours car la proximité physique des jumeaux , leur mode de fonctionnement et de communication tendent à leur donner l'image d'une fratrie idéale , mais -en dépit des apparences - la jalousie est bien réelle entre eux ; cela tient à la confrontation de leurs personnalités et aux relations qu'ils tissent avec leurs parents . Il est essentiel de considérer chacun différent de l'autre!
  • Toutes ces situations de conflits , de rivalité sont mal vécues par les parents qui entretiennent le mythe de la famille idéale à l'entente parfaite;il est absolument nécessaire d'abandonner ce fantasme car cette image n'existe pas et ne peut exister !!! Les parents vivent cela comme un échec de leur parentalité: « si nos enfants ne s'entendent pas , cela signifie que nous sommes des mauvais parents » . A la naissance du 2e enfant , les mères se sentent coupables d'introduire un "envahisseur " dans l'histoire d'amour créée avec le 1e. 
  • Attention à l'héritage parental ...Dans cette violence exprimée entre frères et sœurs , le comportement familial tient une place importante : la façon dont les parents communiquent entre eux ( relation , mots , gestes ...) , leur comportement par rapport aux enfants  ( façon de communiquer , mots , gestes ...) ° Les enfants imitant leurs parents , soyez attentifs à ce que vous leur donnez à voir !            ° S'ajoutent à cela les blessures non cicatrisées de l'enfance dont certains continuent de souffrir ( pensez toujours à l'enfant qui est en vous !) °«  Si les parents pouvaient revenir en arrière , réfléchir à quel point , ils n'ont eux-mêmes pas soldé leurs conflits avec leurs parents ou leurs frères et sœurs , sans doute comprendraient-ils mieux la violence qu'ils ont transmise à leurs enfants » explique Marcel Rufo .Il y a alors nécessité d'un travail personnel , d'une prise de conscience "pour alléger les valises transmises aux enfants " ( si besoin décodage biologique -psychogénéalogie - pour comprendre notre mode de fonctionnement et les relations établies entre les membres de la famille à travers les générations.)
  • le temps répare les fratries meurtries :
    « avec le temps , les fratries deviennent le lieu des souvenirs , celui d'un passé vécu ensemble » dit Marcel Rufo , « une fraternité réussie c'est quand on devient l'ami de son frère ou de sa sœur » 
     
* COMMENT SE MANIFESTE LA JALOUSIE , LA RIVALITÉ ?  
  • des gestes agressifs : parfois aussi à l'extérieur , vis à vis des camarades d'école : les garçons tapent , les filles pincent , tirent les cheveux , également bousculades , chutes ...
  • des insultes , paroles de mépris ou phrases assassines  : mots parfois violents qui souhaitent la mort du gêneur ou son éloignement ( l'imaginaire du jaloux est d'une grande violence )
  • des coups donnés aux parents 
  • des coups "en douce " au bébé , au berceau ..
  • aussi des comportements plus sournois mais révélateurs de souffrance -dont on ne fait pas toujours la liaison avec cette situation de rivalité : enfant instable , nerveux , irritable , hyperactif ; troubles psychosomatiques ( sommeil perturbé, boulimie , maux de ventre , de tête , ongles rongés , cauchemars , isolement , mutisme ...) ; régressions ( refus de manger ou d'être propre -biberon , pipi au lit )...dans le but de redevenir petit pour que la lutte soit égale!  ; aussi disputes , bagarres , chamailleries ...
* Alors quelle attitude adopter ?? 
  • accepter cette rivalité , cette jalousie , la reconnaître . car la nier est le plus sûr moyen de la renforcer au point de la transformer en une pathologie entraînant des troubles divers ( isolement , mutisme , agressivité , turbulence , maux physiques ...) ; les 1ères expressions de la jalousie mal comprises ou trop sévèrement réprimandées peuvent conduire l'aîné à dissimuler ses affects afin de ne pas être exclu de l'affection de ses parents et de la douceur de la vie familiale . ° Un conseil : le laisser dire ce qu'il a sur le cœur ; la jalousie est un sentiment si naturel qu'il faudrait plutôt s'inquiéter des enfants qui ne manifestent aucune agressivité vis-à -vis de leurs rivaux que de ceux qui l'expriment ouvertement ( faux passifs ou muets refoulés qui "explosent " toujours un jour!) . ° Par contre , il doit comprendre que tous les sentiments sont possibles mais que les façons de les exprimer ne sont pas toutes acceptables !  « Ce que tu ressens est normal , je comprends que tu n'aies pas envie d'aimer ce bébé , ce n'est pas grave , c'est mon bébé et je l'aime. papa et moi avons un cœur assez grand pour vous aimer tous les 2 » : ces paroles le rassurent car l'enfant jaloux est convaincu que ses parents préfèrent "l'autre"! mais dire aussi : « je t'empêcherai toujours de lui faire du mal , de le mettre en danger et de te mettre aussi en danger avec lui » : cet interdit énoncé montrera à l'enfant que vous le protégez contre ses pulsions hostiles et agressives.
  • si le petit tape le grand : ne pas le laisser faire sous prétexte qu'il est petit , il doit savoir qu'il est interdit de faire mal aux autres . Bien signifier à l'un qu'il y a des limites à la violence et à l'autre des limites à ce qu'il peut tolérer , pour ne pas instaurer une situation de petite terreur et souffre douleur !
  • important de canaliser cette agressivité (éducation des parents  ) ; ° les  bagarres sont toujours déclenchées pour attirer l'attention des parents , pour envahir leur espace : ce n'est pas un rapport entre eux , mais un rapport à vous ! ne laissez surtout pas la bagarre s'installer , sinon vous entrerez aussi dans la violence en l'instaurant comme mode d'éducation .° Essayez les dérivatifs : s'ils ne fonctionnent pas , séparez les enfants , chacun dans une pièce ..avec une règle à respecter : c'est vous qui ouvrez la porte ! La bagarre devient malsaine lorsqu'il y a domination de l'un des enfants sur l'autre , lorsque la violence est récurrente , prolongée et répétée sur le même enfant .Attention à la domination et à la cruauté des jeux ...parfois à la limite de la maltraitance : ne pas hésiter à consulter un pédopsychiatre qui , en tête à tête avec l'enfant , saura poser les bonnes questions ( Edwige Antier , pédiatre ) .°  N'intervenez pas systématiquement : essayez de rester en dehors des conflits , des disputes , ne vous en mêlez pas ! « je n'ai aucune idée de qui a raison , de qui a tort » ; veillez à ne pas donner systématiquement raison à l'un contre l'autre .
  • apprenez à vos enfants à penser et réagir avec leur intelligence , remplacez le geste par les mots : les aider plutôt à mettre des mots sur cette violence révélatrice de rivalité leur permettra de la canaliser .
* « Qu 'elles soient refoulées ou exprimées , la jalousie et la rivalité sont inévitables dans la fratrie .Loin  d'être négatives , elles agissent comme un stimulant , un ferment à la construction psychique de l'enfant . C'est pour cela que les parents doivent l'accepter .
 Le moteur de ces émotions , c'est s'assurer un amour exclusif des parents .
Etre le meilleur , dominer l'autre sont autant de manières d'exprimer ce désir inconscient . Avec une limite  : la violence n'est pas acceptable , l'intégrité physique doit être respectée et c'est aux parents d'y veiller . Pour cela , ils doivent non seulement accepter de mettre des limites mais aussi de relire leur propre histoire de frère et de sœur par le prisme de la rivalité fraternelle ...et tenter de comprendre aussi ce qui a pu être transmis en termes de violence actée ou ressentie ou de jalousie à leurs propres enfants et qui se rejoue dans leurs relations.» paroles de Catherine Vanier - psychanalyste -

* LA FRATRIE CONSTRUIT NOTRE IDENTITÉ . en effet ,«  elle a un rôle déterminant dans l'épanouissement de l'enfant » affirme Donald Winicott, célèbre pédiatre et psychanalyste anglais . « elle lui donne le sens du jeu et la possibilité d'interpréter différents rôles , l'aide à développer sa créativité et sa spontanéité , lui permet d'exprimer son agressivité et lui apprend à la canaliser , ce qui le prépare à la vie en société .»
° Nicole Prieur -philosophe et thérapeute familiale - affirme : « dans la construction physique et psychologique de l'individu , l'influence de la fratrie est bien plus grande que celle des parents »
° Marcel Rufo : « le fait de vivre en compagnie d'une sœur ou d'un frère joue un rôle particulier dans la construction de la personnalité : tous les frères et sœurs sont différents et chacun peut exister au sein du groupe , trouver " sa place " afin de bien se différencier des autres ; être soi est indispensable à l'équilibre psychique de toute personne » 
- par ex. tout don d'objet personnel ( lit , poussette , vêtements ...) doit être négocié avec son propriétaire afin de ne pas abîmer les souvenirs ni réveiller les rancœurs.
- autre ex: le partage des lieux communs est par moment difficile : important pour chacun d'avoir un lieu intime ; l'idée de devoir tout partager met la fratrie en danger : les parents doivent favoriser "l'isolat " .  
- les enfants d'une fratrie sont des êtres uniques qui n'appréhendent pas le monde de manière identique ni au même rythme ...Ainsi dans la fratrie , chacun fait l'expérience de la réalité de l'autre différent de soi , même issu du même ventre ; les relations fraternelles sont un apprentissage des relations sociales .
- c'est la vie au sein de la fratrie qui permet à chacun de s'essayer à la socialisation avant de vivre ses propres expériences avec les autres enfants dans le cadre de la crèche , de la halte -garderie ou de l'école .
- la fratrie permet d'apprendre la différence : les parents s'aperçoivent que les enfants ne pensent pas comme eux ...c'est donc enrichissant pour tous , enfants et parents. 



*les enfants apprennent l'intolérance grâce aux décisions collectives , du partage des dons et à l'égalité des chances .
° la fratrie empêche une trop grande fusion parents-enfants qui perturbe toujours le bon développement de ces derniers = partage obligé de la disponibilité des parents , ainsi l'enfant gagne en autonomie.
° chaque enfant offre aux parents une nouvelle opportunité de vivre une parentalité différente , leur offrant  plus de chances de réussir la difficile  carrière de parents ! 
° une fratrie fonctionne bien lorsque chacun des membres a accepté un systême de références qui permet à tous de vivre correctement ensemble même si l'on ne s'entend pas forcément très bien : la fratrie est une mini -société .elle a besoin de règles qui évitent de se laisser dominer par ses pulsions.
° Françoise Dolto insiste pour que chaque enfant ait la possibilté de réaliser son propre développement indépendamment de ses frères et sœurs : « lorsqu'un petit fait une bêtise avec son aîné parce qu'il l'a imité , je préconise de punir le cadet plut que l'aîné car il a commis 2 erreurs : 
  1. il a imité son frère 
  2. il a imité son frère ou sa sœur sans discernement , sans faire preuve d'esprit critique .»
* VOICI DES CONSEILS DE BON SENS DANS LES SITUATIONS DE CONFLITS :
  1. ne jamais prendre part ni se mêler au conflit , ce qui signifie refuser les mouchardages et faire payer ou réparer tous les belligérants ( prétendument responsables ou victimes ) s'il y a de la casse.
  2. compatir aux plaintes exprimées par les uns ou les autres , prendre en compte les peines exprimées ( puisqu'elles sont dites, elles sont donc réellement vécues par l'enfant) sans chercher à "consoler le pauvre petit "et en excluant toute condamnation , tout jugement dévaforable .
* L'ENTRÉE À L'ÉCOLE EST UN FACTEUR DE SÉPARATION DES FRATRIES :c'est l'opportunité de rencontrer d'autres enfants qui occupent une place essentielle dans ledéveloppement de la personnalité de chacun = celui qui était dominé dans la fratrie découvre qu'il est à égalité avec les autres , celui qui était dominant accepte d'abandonner cette position de force car les relations sociales ne peuvent se nouer que sur des bases égalitaires .
° vers 5 ans , un autre évènement met de la distance entre les frères et sœurs : les amours enfantines : signe que l'enfant amoureux du sexe opposé en a fini avec le complexe d'œdipe , que chaque parent a trouvé une place et un rôle bien défini .
° entre 7 et 14 ans , la distance se fait plus grande entre frère et sœur , chacun évoluant dans son propre monde 
° à l'adolescence, sœurs et frères se respectent dans leurs différences ; ainsi des relations s'établissent , plus complices que celles qui unissent des ados de même sexe ( par ex.le grand frère a tendance à protéger  sa sœur : c'est souvent grâce à lui qu'elle obtient sa 1e autorisation de sortie ! )
*** A PROPOS DU RANG DANS LA FRATRIE  ...
  • Avoir moins de 3 ans et devenir l'aîné est un véritable cataclysme intérieur ! sont préservés les enfants de moins de 18 mois , la différence d'âge idéale étant de 6 à 7 ans ! 
    ° L' AÎNÉ : toujours un peu différent pour les parents qui font avec lui leurs 1ers apprentissages .
               rassure la mère dans son pouvoir de procréation ( affirme sa maternité ) 
               observateur , désireux de comprendre les règles des adultes , tourné vers le père
               cherche à contenter tout le monde , craignant de ne jamais faire assez bien 
              réservé, obéissant , appliqué , souvent fanfaron et blessant avec les plus petits 
              courageux physiquement
              jaloux des tendres attentions de ses parents vis-à vis du petit : doit être rassuré sur l'amour de ses parents ( peur de ne plus être aimé comme avant ) 
               lui faire revivre les souvenirs du temps où il était bébé lui permettra de mieux comprendre et d'accepter( photos , échographies , récits ..) 
              le faire vivre comme un enfant de son âge , éviter de le responsabiliser par rapport au bébé
              « la conquête de l'aîné , dit F.Dolto , consiste à pouvoir aimer quelqu'un sans être tenu d'agir , de penser, d'être comme lui » .En effet , l'aîné a tendance à imiter le bébé en régressant ...redevenir petit pour que la lutte soit égale !

    ° LE CADET : un intrus dans la vie de l'aîné 
               "plus vrai" car bénéficie de l'expérience des parents 
               quelques fois porteur d'un "lourd bagage " : les parents souhaitent parfois un 2e enfant au cas où il arrive quelque chose au 1e ; ou ils se consolent d'une déception par rapport au 1e ; ou encore , ils souhaitent réussir avec lui ce qu'ils considèrent avoir échoué avec le 1e ; il peut également "remplacer" un bébé mort ou "raccommoder " le couple ( enfant "pansement " ) ; tout simplement , assouvir le désir du couple d'avoir un enfant d'un autre sexe : la fratrie bisexuée restant "idéale "! , c'est aussi connaître 2 expériences différentes de parentalité 
                le cadet est un  nourrisson câlin , sensuel , qui cherche à faire plaisir plutôt qu'à se conformer aux règles 
                inventif , créatif , aspire à toucher et à transformer la matière 
                besoin de stimulis externes ; couleurs criardes , saveurs marquées 
                sujet à de violents accés de colère 
    ° LE BENJAMIN : sélectif , ne veut que MAMAN 
                rayonnant , drôle , joyeux , a des comportements difficiles à saisir , copie ses aînés mais jamais de la même façon , cherche à les énerver , contourne les règles ...
    SI FRATRIE DE 2 :CONSIDÉRER AÎNÉ ET BENJAMIN  
     ° L'ENFANT DU MILIEU : situation inconfortable entre un grand qui commande et un petit très choyé 
                 en rivalité directe avec le 3e et dédain de l'aîné dont il est jaloux ; a l'impression que personne ne l'aime
                 partagé entre 2 complicités : proche du plus petit ( régressions )  , complicité avec l'aîné auquel il veut ressembler 
                 subit moins la pression des parents ( accaparés par la réussite de l'aîné et le maternage du plus petit ) 
    ° « Le rêve de chacun étant d'être un enfant unique » affirme Marcel Rufo ! 

    **** ALORS JUSTEMENT , L'ENFANT UNIQUE ??
    « Je m'inscris en faux contre l'affirmation que ces enfants ont des personnalités particulières pour la simple raison qu'il leur manque un frère ou une sœur .Tous les enfants pour grandir , ont besoin de pairs qui leur permettent de se différencier , d'échanger , de partager , de communiquer et de s'opposer .Si les enfants uniques ont une particularité , c'est celle de pouvoir choisir leurs frères et sœurs parmi leurs cousins ou amis » Marcel Rufo . 
    * l'enfant unique -au centre de toutes les attentions- est souvent surprotégé ; il ressent un profond sentiment de sécurié et une impression de toute puissance : il est le héros du cercle familial , il hésite parfois à s'aventurer à l'extérieur de peur d'être remis en question 
    * il adopte un mode de fonctionnement adulte , ce qui peut constituer un handicap sur le plan social et sentimental 
    * surprotection signifie aussi extrême exigence et contrôle permanent des parents dont les peurs sont centrées sur le même enfant : éducation rime alors avec intrusion 
    * très entouré par ses parents qui l'accompagnent dans ses activités , l'enfant unique peut aussi connaître la solitude , l'ennui , la tristesse 
    * participant à la vie des adultes , il mûrit plus vite ...mais ATTENTION À BIEN LE METTRE À SA PLACE D'ENFANT !!
    * en revanche , il endosse seul toute l'angoisse de ses parents .
    * attention aussi à son lien exclusif avec maman !!  
    ~ conseils aux parents d'enfants uniques : 
          - le plus important : ouvir la famille vers l'extérieur , l'enfant unique a besoin de rencontres avec ses pairs : cousins, copains, clubs sportifs , associations ...mais veiller à ne pas aller à l'encontre de la personnalité de l'enfant : respecter son caractère , ses passions , ses intérêts ..."l'essentiel étant que l'enfant se sente bien !»   


    **** CONCLUONS AVEC MARCEL RUFO :
    ° QU'EST QU'UN FRÈRE ? QU 'EST CE QU'UNE SŒUR ? : les définitions mettent en évidence des liens de filiation , puis des liens d'analogie vraie ou figurée . Synonymes donnés par le Robert : ami , camarade, compagnon  .
    ° QU'EST CE QUE LA FRATRIE ? Remplaçons la définition décevante du petit Larousse ; " ensemble de frères et sœurs d'une même famille" par "FRATERNITÉ AUTOUR D'UN SOUVENIR PARTAGÉ " . 

    « La fratrie est une maladie d'amour faite de rivalités et de complicités .
     Une fratrie réussie , c'est quand on devient copain ou ami avec son frère ou sa sœur : signe d'une victoire ultime sur les rivalités » Marcel Rufo -extrait de son livre : Frères et sœurs , une maladie d'amour -Ed , Fayard . 

    « C'est la confiance en soi qui permet de réussir sa vie et dans la vie : il est indispensable de s'aimer soi-même pour être aimé des autres , de ses frères et sœurs  et de tous ceux qui croiseront un jour notre route . 
    Aider chacun dans la construction de son image de soi est indispensable ; un enfant qui manque de confiance en lui est vulnérable ; il se sent attaqué par un frère , une sœur , des parents trop stimulants ou des enseignants qui le comparent trop souvent à  son aîné , il doute de tout et notamment de l'amour de ses parents.
    On ne brille aux yeux des autres que si l'on est soi-même persuadé de pouvoir briller».
     
     
            

dimanche 4 mai 2014

Au joli mois de MAI : MÈRES et MAMANS sont à l'honneur ...


 * Les femmes , en devenant mères , se sentent responsables de tout et à vie ! 
elles ont le sentiment de courir après le temps sans marquer de pause, elles ont le sentiment de manquer de temps pour elle, leurs enfants , leur couple ; elles ont l'impression de ne pas "s'en sortir" , de courir en permanence, y compris pendant les vacances ; elles souffrent d'un manque de présence, de disponibilité , de tendresse, d'énergie ; elles se sentent incomprises , mal aidées , peu soutenues et estiment paradoxalement que la charge de maternage leur incombe sans partage ...d'où une énorme dépense d'énergie physique et psychique qui ont pour conséquences dénigrement ,perte de confiance ..et un immense sentiment de culpabilité : 
les mères se sentent coupables : de ce qu'elles donnent ou ne donnent pas ,
                    de ce qu'elles font ou ne font pas ...

elles culpabilisent parce qu'elles travaillent : est -ce bien "normal " d'avoir mis des enfants au monde pour qu'une "autre " s'en occupe alors qu'elles seules savent s'occuper de leurs enfants !!!

elles culpabilisent en tant que mères nourricières : « suis-je une mère indigne si je ne cuisine pas ? » « si je ne prépare pas moi-même ses repas , est-ce que je suis quand même une bonne mère ?, est-ce que je remplis bien mon rôle de mère nourricière ?»
* il est temps de faire le point !!!


Le regard de la société entretient cette culpabilité naturelle : en effet, la société s'acharne à rendre les mères responsables de tous les maux qui touchent les enfants:l'école, les copines , les médecins,certaines théories psy mal interprétées, les collègues masculins, certains politiques , la réalité sociale qui ne prévoit rien pour décharger les mères de leur rôle , votre mère ...un certain discours social : « puisque vous savez ce qui est bon pour vos enfants et que vous ne l"appliquez pas , c'est que vous êtes une mauvaise mère»  « si la mère va bien , les enfants vont bien » ( sous entendu le contraire !) 
* Sylvaine Giampigno -psychanalyste et psychologue de la petite enfance - constate: « entrer en maternité c'est entrer en culpabilité ; les mères avancent sur un terrain miné : d'un côté par l'idée mythique de la TOUTE PUISSANCE : puisqu'elles donnent la vie , elles ont le pouvoir de donner ce qui est bon et par conséquent également ce qui est mauvais ; de l'autre , par le mirage selon lequel la mère est l'enveloppe protectrice de l'enfant : c'est la nourrice , l'éducatrice, la seule qui est bonne pour la santé , l'équilibre et le bonheur de l'enfant » 
d'où cette culpabilité impitoyable  que les mères se fabriquent toutes seules ! 



Une question taraude toutes les mères :«suis-je une bonne mère ?» 
 pourquoi cette question ? 
  • veut-on reproduire une "bonne mère" que l'on a idéalisée ?
  • veut-on au contraire donner à son enfant tout ce dont une " mauvaise mère " nous aurait privée ?
  • comment renoncer à cette idée de la toute puissance sur son enfant ?
  • veut-on continuer à être une mère modèle comme la petite fille sage , obéissante et sans reproche que l'on était?
  • veut-on être celle dont on dit toujours « elle est formidable , elle mène tout de front ?» ( nécessité de s'affranchir du regard des autres !) 
  • oublions nous d'être épouse , femme tout simplement ?  

Qu'en pensent les psys ? 
° Catherine Mathelin-Vannier -psychanalyste -« la mère parfaite n'existe pas !» 
il faut renoncer à cette image qui n'existe pas , faire une croix sur la super maman que l'on rêvait d'être pour devenir une maman avec ses doutes , ses peurs , ses talents et ses défauts. IL faut accepter ses limites : 1e pas nécessaire qui passe par le renoncement à l'illusion de la toute puissance maternelle : accepter que l'on ne "colle "pas à l'image éthérée et parfaite diffusée par la société :
 « une mère se doit d'être bonne , épanouie et heureuse , puisqu'aujourd'hui , l'enfant est désiré et attendu !»
* Etre mère ne signifie pas que l'on ne fait que cela ni que l'on doit être reconnu uniquement comme tel.
* Se réconcilier avec la mère que l'on est et avec l'enfant que l'on a est une étape nécessaire , en gardant à l'esprit que l'instinct maternel n'existe pas et que les comportements maternels ne sont pas innés.
* En somme , il faut accepter de ne pas être la mère que l'on pensait devenir et que l'enfant ne soit pas celui que l'on avait imaginé...et accepter que cet enfant dont on avait rêvé puisse se révéler extrémement pénible et agaçant .
* « Pour un enfant ,il n'y a rien de plus pénible qu'une très bonne mère  » ajoute la psychanalyste: la mère qui viendrait à combler son enfant et à être totalement comblée par lui peut s'avérer très nocive.« il faut être capable de dire : j'en ai assez  et donner ainsi à son enfant l'envie de découvrir le monde et les autres , de sortir de cette relation collée à la mère : laisser le bébé à la crèche ou chez les grands -parents pour partir en w-e ne signifie pas être une "mauvaise mère " mais une maman qui réalise que son enfant PEUT et DOIT apprendre à vivre sans elle et réciproquement »

° Maryse Vaillant -psychologue . lutte contre l'idée de la maternité idalisée : très vite,la réalité de la maternité prend le pas sur le fantasme : les nuits
 ( parfois les journées ) sont difficiles, les responsabilités croissantes, l'organisation complexe, les doutes , les questionnements sont nombreux : les illusions perdues ne reviendront pas ! il faut accepter que le désenchantement dure , il faut faire le deuil de la mère idéale pour pouvoir voir que la réalité se compose tout autant de difficultés que de bonheurs.
* « Bien sûr, il y aura des moments exceptionnels à vivre , mais ils ne feront pas revenir l'émerveillement , le rêve d'une maternité idéale .Cette épreuve de la réalité , dont toute femme fait l'expérience quand elle devient mère , elle doit faire avec pour toute sa vie » 
* C'est là que tout se joue , car lorsque les femmes n'acceptent pas ce désenchantement  et ne font pas le deuil de la femme parfaite , alors elles continuent de courir après leur fantasme jusqu'à épuisement .


° Christiane Olivier -psychanalyste  -affirme que , dans la relation à son enfant , une mère doit tenter d'éviter la culpabilité et le désir de combler : la culpabilité est pernicieuse , la mère qui pense ne pas donner assez de temps ni assez de tendresse se sent en dette vis -à -vis de son enfant alors elle "se rachète" en lui faisant des petits cadeaux , en étant incapable de dire non et de le frustrer : cette mère qui se sent coupable a du mal à éduquer son enfant puisqu'elle n'arrive pas à sévir avec lui ; elle ne peut pas édicter des lois et de ce fait , ne peut lui apprendre le respect de l'autre.
* il y a des générations d'enfants sans désirs puisque ceux-ci ont été devancés en permanence par leur mère : des ados violents et capricieux dont les mères doivent se défendre en OSANT être des adultes qui "commandent" .
* les mères comblantes ne sont pas authentiques avec leurs sentiments : elles se forcent à jouer avec leur enfant ,à être toujours disponibles au-delà de leurs soucis et de leur fatigue .« Une mère doit pouvoir reconnaitre que, par moments , elle est horripilée par son enfant tout comme un homme et une femme qui s'aiment , le sont parfois l'un pour l'autre .Etre une "bonne mère" , ce n'est pas chercher à faire des 3 premières années de son enfant  un paradis d'amour , c'est l'éduquer pour qu'il devienne un adulte , membre à part entière de la génération à laquelle il appartient.
Il s'agit d'être une mère " suffisante" , mieux encore "des parents suffisants " ne se sacrifiant pas pour leurs enfants , mais réussissant à être des adultes dont l'existence s'organise autour de 3 pôles : leur couple, leur vie professionnelle , leur rôle de parents » .
* Dans son  livre " Enfants rois , plus jamais ça " , Christiane Olivier met en garde les parents qui ont le souci de contenter le moindre désir de leurs enfants au lieu d'édicter des lois , les empêchant ainsi d'avoir envie de grandir .



° TOUS LES PSYS s'accordent à le dire : « une bonne mère laisse le père accepter pleinement sa place » .Aux mères de ne pas leur réserver un rôle secondaire ! Beaucoup d'hommes se projettent avec difficulté dans ce rôle mal défini de la paternité . Or , « un enfant sans père est comme une maison sans toit » affirme une maxime bouddhiste .
« les enfants ont aussi besoin de leur père qu'il soit vivant ou mort , présent ou absent , "compétent" ou non .Un papa peut être déplorable , mais il est important de lui faire sa place : mieux vaut s'adosser à un arbre tordu qu'au vide » affirme le psychanalyste Jacques Arène . ( dans son livre : " y a t-il encore un père à la maison? )
*Le père peut aider la mère à déculpabiliser : 
          - d'abord en la rassurant et en la protégeant de tout ce qui pourrait nuire à sa tranquillité avec le nouveau-né 
         - puis au fur et à mesure , en prenant sa place dans la bulle maman bébé : 
le père est le "tiers séparateur" , un déstabilisateur qui va empêcher ce face -à face fusionnel et destructeur , un éducateur à part entière , à condition toutefois qu'il refuse à se soumettre à la domination de la mère , c'est-à dire s'occuper de l'enfant quand elle lui demande et de la façon dont elle le dit : la mère s'apercevra alors  que ce n'est pas si grave si la couche est de travers , si le bébé est sorti sans bonnet , le tee-shirt n'est pas assorti au pantalon ...Elle réalisera alors que son enfant peut survivre sans elle , c'est le début de la déculpabilisation !
* Il est nécessaire de laisser le père s'investir dès la naissance , accepter de lui laisser la place , lui redonner sa place comme amant , ne pas s'oublier en tant que femme , amante , amoureuse , épouse .
« Il ne faut pas s'arroger toute la compétence en matière d'éducation » dit  le psychiatre Robert Neuburger : « le père donne souvent le pouvoir à la mère sur le plan éducatif  ; c'est également une tendance qui prédomine chez les professionnels de la petite enfance ( école , crèche ..) ; les mères se plaignent que le père ne prend pas sa place ...mais la lui laissent -elles ?»
* Il faut accepter que le père ait d'autres points de vue , ses opinions , ses envies : à lui d'exprimer sa paternité . « c'est un autre parent différent et égal .On ne doit pas exiger qu'il soit le père idéal mais le laisser être un père bien réel » dit Bruno Décoret-psychologue : il faut sortir de l'obsession de l'accord parfait, en acceptant que l'enfant passe du temps avec son père : il se construira ainsi en faisant la synthèse de points de vue différents .» 
* A chaque âge , ses besoins de "père ":
               - bébé : par sa présence, le père coupe symboliquement le cordon ombilical permettant à l'enfant de s'abstraire de la mère pour se construire , petit à petit , sa propre existence. 
             - enfant : le père aura tendance à pousser l'enfant à se dépasser , à aller vers l'inconnu , à explorer de nouvelles pistes . Parallèlement ,il le confronte à la réalité , celle qui résiste aux désirs , le sortant ainsi des illusions de toute puissance. 
              - adolescent : le père joue un  rôle important dans l'identité sexuelle de ses enfants : pour le garçon , il est celui auquel on s'identifie ou auquel on se confronte ;pour la fille , il est celui qui , en posant un regard masculin sur elle , la confirme dans sa féminité.-propos de Bruno Décoret -psychologue et chercheur . 


° Jacques Salomé -psychosociologue - : « expliquez à vos enfants que vous n'êtes pas qu'une MAMAN ! Il est très important de parler ( un jour de non-conflit ) et de visualiser avec vos enfants vos différentes positions relationnelles parentales (4) » 
  1. la position "MAMAN " : fonction gratifiante , bienveillante , oblative ( câlins,histoire , tendresse ) ...ex: celle que vous exercez quand ils rentrent de l'école et qu'ils semblent apprécier.
  2. la position " MÈRE " : fonction plus frustrante , plus interdictrice, plus coercitive  éventuellement que vous exercez ainsi quand vous leur demandez de faire leur travail, de ranger leur chambre , faire leur toilette,se laver les dents ...fonction , comme vous l'avez remarqué qu'ils n'aiment pas ! 
  3. la position " FEMME DE LEUR PÈRE OU DE VOTRE MARI "  : qui fait qu'à certains moments , vous êtes plutôt tournée vers lui que vers eux ...position qu'ils n'aiment pas trop non plus , ils essaient de  s'infiltrer , de saboter cette position ! 
  4. la position " TRAVAILLEUR À PLEIN TEMPS " ( extérieur ou intérieur ) c'est-à dire tournée vers une tâche à accomplir : position qui attire des reproches de leur part .
* à cela , il conviendrait d'ajouter la position ancienne souvent réactivée de "EX PETITE FILLE" quand par leurs comportements, ils réveillent en vous une personne humiliée , blessée, révoltée ou joyeuse ,dynamique ...
* une idée : visualiser ces différentes positions par des dessins( que vous pouvez faire réaliser par les enfants)!  
* idem pour les positions du PÈRE : PAPA, PÈRE, PROFESSIONNEL , MARI, EX PETIT GARÇON ..: les enfants comprennent cela parfaitement et c'est à l'origine de relations plus faciles , de comportements mieux adaptés.
 ° Nathalie Rigal -psychologue et chercheuse-
 s'intéresse à la mère nourricière :
-l'alimentation cristallise les angoisses , les doutes et engendre la culpabilité : 
« suis-je une mère indigne si je ne cuisine pas ? » ...question que se pose la plupart des mères dès la naissance de leur enfant jusqu'à l'âge du Mac Do.
Quel que soit  l'âge de l'enfant , toute mère est confrontée à cette interrogation : « si je ne prépare pas moi-même ses repas , cela signifie t-il que je ne remplis pas correctement mon rôle de mère nourricière ? » « est-ce meilleur pour sa santé si c'est moi qui l'ai fait ?»
- autant le dire tout de suite , plats maison ou petits pots , l'enfant n'en a que faire : il aime ou il n'aime pas ; s'il mange des nouilles ou des nuggets 3 soirs de suite , ça n'est pas un problème pour lui ...mais pour les mères si !
 De plus elles s'angoissent en pensant à la menace de l'obésité : le plat préparé génère anxiété et culpabilité parce que l'on ne contrôle pas ce que l'enfant mange : au fond de nous , on sait bien que la meilleure alimentation est celle qu'on lui prépare ou qu'on lui préparerait si on avait le temps ou si on savait cuisiner !  En effet , les recommandations actuelles contre le surpoids et les maladies cardio -vasculaires font état d'une alimentation variée et équilibrée plus facile à réaliser avec le" fait maison "! 
- pour lutter contre la culpabilité , on tente le gratin  maison  et l'enfant fait la grimace , inconsciemment on lui en veut : « ce n'est pas bon ce que j'ai fait ?tu ne finis pas ton assiette ?» : ne mélangeons pas tout , culpabiliser l'enfant c'est l'inciter à manger ce qu'il n'aime pas pour prouver son amour ! 
- Or la nourriture n'est pas seulement l'addition de nutriments bons ou mauvais , c'est aussi du plaisir partagé .
- Alors il faut prendre du recul , ne pas trop investir affectivement les repas , ne pas trop en demander à l'enfant : à nous d'accepter que l'enfant ne puisse pas aimer , l'important c'est d'être disponible , de créer  à table une atmosphère  agréable et incitative : « la main qui nourrit doit être  douce »
- la plupart des femmes  qui se sentent coupables de ne pas cuisiner pour leurs enfants accusent le manque de temps ( 70% ) , le savoir faire ( 51,7% ) : ce message a été très bien compris par les grandes marques qui offrent des plats prêts à consommer, rapides à réchauffer , savoureux pour les papilles , des "plats familiaux " , ou "à l'ancienne " , des assiettes complètes , compartimentées : ces préparations sont trop grasses , trop sucrées , trop salées , pleines d'additifs et chères !  « le plat préparé est parfait en dépannage ...à condition de ne pas en faire son quotidien » 
- nourrir et se nourrir est une nécessité ; voir et faire sont 2 éléments indispensables à l'apprentissage du goût de l'enfant . « un enfant qui aide ses parents à préparer un plat acceptera plus  facilement d'en manger que s'il voit ouvrir une barquette de surgelé et la mettre au micro-ondes » 
-Aux parents d'apprendre à jongler avec le frais et les surgelés , piocher dans les bonnes astuces pour faitre vite et bien , faire de la cuisine un plaisir  ...au moins que cela cesse d'être une corvée ! 
- Gardez à l'esprit qu'un repas pris ensemble dans la joie et la bonne humeur est la plus jolie des leçons de vie pour un enfant . 
° Françoise Dolto -pédiatre, psychanalyste, spécialiste de l'enfant - 
-« on a trente-six mamans , on n'a qu'une seule mère » voilà une pensée qui déculpabilise toutes les mères qui confient leur enfant en garde ( crèche, nourrice, autre personne ..) En effet , l'enfant appelle souvent « MAMAN » la personne qui le garde ...lorsque la confiance est là , d'où la culpabilité et la jalousie des mères ! 
- « qu'elles se rassurent , elles seront toujours pour l'enfant leur seule mère » affirme Françoise Dolto : c'est un mot de reconnaissance pour lui  qui rend compte du fait que cette personne a pris en charge la satisfaction de ses besoins vitaux pendant un temps donné ( alimentation , soins ...) ; mot qui désigne tous les adultes qui le prennent en charge et lui apportent la sécurité nécessaire à son développement
 ( il ne s'agit en aucun cas d'une perte de repères !)  
-Christiane Olivier -psychanalyste - le confirme : « une mère peut partager son rôle avec une autre personne dès la naissance de l'enfant , avec le père d'abord , également avec une tierce personne -l'important jusqu'à 8 mois est que ce soit toujours la même personne qui s'occupe de l'enfant , qu'il y ait une continuité. .Jusqu'à cet âge , le bébé ne se différencie pas de la personne qui le prend en charge , aussi perdrait-il un peu de lui-même en perdant l'autre »
-« Les mères comptabilisent le temps qu'elles passent avec leur enfant en ayant toujours l'impression de ne pas donner assez ...mais si , elles donnent assez ! Car il ne s'agit pas d'être à la disposition de son enfant mais plutôt de le garder dans sa sphère tout en vaquant à ses occupations » 



Alors , en conclusion : 
-comme le préconisait Donald Winnicott , pédiatre et psychanalyste anglais- chaque mère doit « travailler à être une mère " suffisamment bonne " , inventer la mère qu'elle doit être , chacune à sa manière » 
« j'ai envie d'être la mère que je suis et non celle que l'on veut que je sois » 
-il s'agit d'être une mère qui répond aux besoins de son enfant , base de la sécurité intérieure mais capable de frustrer et qui accepte que , le jour venu , il s'envole de ses propres ailes » 
- Françoise Dolto conseillait aux parents de parler ainsi à leur  enfant : « débrouille-toi avec la vie , je fais ce que je peux pour que tu sois heureux , ce n'est pas à cause de moi si ça ne va pas , si tu n'es pas heureux , la vie n'est pas toujours comme on le voudrait .Tu t'en sortiras si tu sais prendre les choses du bon côté !»  




Pour en savoir plus: 
° enfants rois , plus jamais ça -Christiane Olivier -ED ,Albin Michel 
        ° les filles et leurs mères -Aldo Naouri  -ED.Odile Jacob 
       ° Mauvaises mères - la vérité sur le premier bébé - ED. Jacob-Duvernet 
      ° Mère épuisée -Stéphane Allenou -ED .les liens qui libèrent 
      ° Dolto expliquée aux parents - Jean-Claude Liaudet - ED de l'archipel  

DIMANCHE 25 MAI !