FRAMBOISE ...ET SES FILS ROUGES ! / vidéo créée par Yoan Delcey-guy auteur, élève de Framboise


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Post du mois à lire , après la présentation des petits livres rouges !

Les mots, plutôt que les maux !

Bienvenue dans l'univers des petits livres rouges de FRAMBOISE !

Des petits livres rouges pour « parler vrai »...
Ils racontent l'histoire vécue par un enfant
Ils parlent de la vie - naissance, secrets de famille, séparation , divorce, maladie, mort, identité, déménagement, jalousie...
Ils sont des outils de communication
Ils offrent des pistes de réflexion
Ils interpellent nos émotions.

Ils s'adressent à TOUS, petits ou grands, QUEL QUE SOIT L'ÂGE, aux enfants, aux adolescents, aux adultes.
Ils parlent à chacun de nous, à l'enfant que nous avons été, bien caché à l'ombre de l'adulte que nous sommes devenus
« notre enfant intérieur ».

Je vous invite à découvrir la collection ci- après

FRANÇOISE POULET alias FRAMBOISE



Ce 8e petit livre rouge ...

Ce 8e petit livre rouge ...parle d'un évènement douloureux: les violences sexuelles faites aux enfants. Près d'un enfant sur cinq est victime de violence ou d'abus sexuels. Vous pouvez empêcher que cela arrive à votre enfant : la clé est de bien communiquer avec lui, de PARLER VRAI dans un climat de confiance. La sexualité est encore un sujet tabou. Si aborder ce sujet avec votre enfant vous embarrasse, ce petit livre vous sera utile ...car il vous offre des clés pour apprendre à l'enfant à se protéger et à oser dire « NON ! ». Il s'adresse à TOUS, petits ou grands, QUEL QUE SOIT L'ÂGE, aux enfants, aux adolescents, aux adultes.Il parle à chacun de nous, à l'enfant que nous avons été, bien caché à l'ombre de l'adulte que nous sommes devenus « notre enfant intérieur ». Les mots, plutôt que les maux !

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8. JE NE VEUX PLUS ALLER A L'ÉCOLE - THÈME : Les violences sexuelles faites aux enfants -

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Merci !





2 .le rhume de hanche; thème : le divorce* 12€+ 1€ expédition -livraison

LE RHUME DE HANCHE - livre n°2 - THÈME : le divorce- 12€ + 1€ expédition -livraison

3. Il est perdu mon papa ; thème : la mort d'un proche * 12€ + 1€ expédition -livraison

IL EST PERDU MON PAPA - livre n°3- THÈME : la mort d'un parent -la maladie grave - CET OUVRAGE N'EST PLUS EN STOCK !

4 . MON NOM DE FAMILLE : connaître ses origines, son identité * 12€ + 1€ expédition -livraison

MON NOM DE FAMILLE - livre n°4- THÈME : l'identité, connaître ses origines - 12 € + 1 € expédition -livraison

5. La maison de papa ; thème : le déménagement * 12€ + 1€ expédition -livraison

LA MAISON DE PAPA - livre n°5- THÈME : le déménagement - 12 € + 1 € expédition-livraison

6. MAMAN METS TES LUNETTES ROSES - Thème :le cancer de l'enfant -

MAMAN METS TES LUNETTES ROSES - livre n°6 - THÈME : le cancer de l'enfant - leçon de vie face à la maladie - 12€ + 1 € expédition -livraison

7. LA PETITE SœUR ; THÈME : LA JALOUSIE DANS LA FRATRIE * 12 € +1 € EXPÉDITION -LIVRAISON

LA PETITE SœUR - livre n° 7 - THÈME : la naissance d'un enfant est une épreuve pour chacun au sein de la famille ; c'est un chamboulement pour l'aîné -assailli d'émotions diverses - relégué au second plan par le nouvel arrivant . Un nouveau regard sur la jalousie pour mieux comprendre ce qu'un enfant peut traverser.- 12 € + 1 € expédition- livraison .

1. LA PETITE FILLE QUI N'AVAIT PAS SOMMEIL ; Thème : la naissance, un secret de famille...

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LA PETITE FILLE QUI N'AVAIT PAS SOMMEIL

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Après la présentation des petits livres rouges, voici le blog !



VIVE LES VACANCES !

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dimanche 2 avril 2017

DIS-MOI POURQUOI ?? FAUT IL PARLER AUX ENFANTS ? FAUT -IL RÉPONDRE À LEURS QUESTIONS ? FAUT-IL PARLER VRAI ? PARLER À HAUTEUR D'ENFANT AVEC CLAUDE HALMOS .


                               FAUT IL PARLER AUX ENFANTS ? FAUT-IL RÉPONDRE À LEURS QUESTIONS ? FAUT-IL PARLER VRAI ?

° OUI  BIEN SÛR!
En effet , écouter les enfants , les informer , dialoguer avec eux  EST  DÉSORMAIS une évidence ressassée à longueur de livres , d'émissions, de magazines .
° Alors , LE combat de la parole EST -IL DONC définitivement gagné ? Plus de « on ne parle pas de ça » , « tu le sauras quand tu seras plus grand » ou encore « ce n'est pas de ton âge » ??? illusion , il est loin de l'être !

car parler aux enfants est une  tâche d'une grande complexité parce que leur parler vraiment , avoir avec eux un véritable dialogue implique de pouvoir les considérer comme des personnes sensées , respectables et capables de comprendre ce qu'on leur dit , sans pour autant les prendre
 ( et surtout leur permettre de se prendre ) pour des adultes.
° cela implique une nouvelle conception de l'enfance et de l'enfant : l'enfance considérée comme un temps durant lequel l'être humain se construit sur le plan physique et psychique ; l'enfant considéré comme une personne à part entière à égalité d'être avec l'adulte , dont le désir a la même légitimité que l'adulte et sa parole la même valeur que la sienne....
L'enfant  est posé comme un être à part entière , avec les droits que cela suppose ( droit à la parole, à l'écoute et au respect ) mais défini aussi comme un enfant c'est-à dire un être en construction qui a besoin -et c'est pour lui, vital – que des adultes l'éduquent ...d'où l'extrême difficulté !
Ce dialogue -qui ne doit pas être " du semblant " suppose que l'enfance soit considérée , non pas comme un simple temps de voyage vers l'âge adulte -mais comme une durée , un état consistant et complexe qui mérite d'être pris en compte .


Cette conception est aujourd'hui possible car c'est le fruit d'une très longue évolution de nos sociétés , voire même une révolution !
° jusqu'au 18 e s., l'idée d'enfance n'existe pas : pas d'amour entre parents et enfants , seule compte l'autorité du père , l'enfant est  souvent envoyé en nourrice dès sa naissance …
° le 2e tiers du 18e s. marque un changement considérable , nait alors la notion d'amour maternel ; une nouvelle image de l'enfant  vu comme un être immature qui a besoin de l'éducation et de la protection des adultes : le lien parents-enfants est valorisé et l'émergence de l'amour pour l'enfant  marque dans la société un tournant fondamental ; apparaissent le souci d'éducation et le souci du corps de l'enfant : on ne dresse plus les enfants  , on les éduque .
° le 19e s. voit apparaitre la notion d'enfance : la vie familiale s'organise autour des enfants  ; ceux-ci sont moins nombreux ,  la puériculture et la  pédiatrie scientifique font leur apparition ; 1er service de pédiatrie , 1ère  crèche , 1ère école maternelle , 1ères méthodes pédagogiques , 1882 : Jules Ferry rend l'école obligatoire pour les 6-13 ans : tout cela marque un progrès colossal !
°le  20e s. marque la révolution de l'enfance ; l'enfant devient un personnage qui compte ; contraception , légalisation de l'avortement , accouchement sans douleur , protection sociale , innovations techniques ; psychologie et médecine explorent la phase des 0 à 3 ans , nourrisson et fœtus ; les psychologues entrent en crèche, une justice spéciale "mineur" voit le jour en 1945 .
° le changement majeur intervient dans  la seconde partie du 20e s. ; grâce à Françoise Dolto , l'enf devient une personne et ce , dès son plus jeune âge . A partir de là , prenant conscience de leurs douleurs passées , les adultes commencent à regarder autrement leur enfance , leurs enfants  et les enfants  des autres : ils cessent de considérer leurs dessins  comme de simples gribouillis sans importance , ils acceptent de créditer leurs propos d'un sens , ils les écoutent autrement , ils leur parlent ; l'image de l'enfant  se transforme .
° on croit qu'elle ne sera plus jamais comme avant : on se trompe ! Le 21e s. voit apparaitre à nouveau  l'enfant en danger! Alors que la présence psy massive et médiatique , l'idée même de l'enfant est  menacée : l'idée d' enfance entendue comme temps de construction de l'être humain est aujourd'hui niée :une grande partie de la psychiatrie pose sur les enfants  des diagnostics d'adultes : ex: un enfant  de 3 ans -qui perd son envie et son goût de vivre du fait de problèmes  relationnels que l'on pourrait en travaillant avec ses parents aisément repérer et soigner , est déclaré dépressif et soigné comme tel ; cette même psychiatrie refuse de considérer les difficultés des enfants  comme des ratés réparables de leur construction  et y voient des déficiences constitutionnelles ; l'enfant  qui ne tient pas en place par ex . parce que ses parents , prisonniers de leur propre histoire , n'ont pas pu lui signifier sa place , est déclaré hyperactif ( nouvelle maladie du siècle ) -parfois étiqueté "TDA/H " soit trouble déficit de l'attention -hyperactivité " ..."calmé " artificiellement par des médicaments qui ne règlent rien et dont on ignore l'effet à long terme .
Des scientifiques prétendent déceler chez des enfants  de 2 ou 3 ans des tendances constitutionnelles  qui feraient d'eux des voleurs ou des violeurs de demain ..et la justice des mineurs est aujourd'hui vouée à la destruction par des politiques prônant l'élaboration d'un code pénal permettant de les juger comme des adultes …
Tout cela laisse entendre ( de même que certains discours anti Dolto ) le retour à l'enfant adulte miniature ...un temps où il n'était pas question de le considérer comme un être à part entière ,où il ne pouvait pas être question entre l'adulte et lui de parole ...la bête noire de ces nouveaux pères Fouettard : c'est la parole ! celle que l'adulte peut dire à l'enfant et qu'ils refusent car elle amoindrit , disent-ils, le pouvoir absolu que cet adulte se doit d'avoir sur lui ...et aussi la parole que l'enfant peut en retour lui dire .Ils redoutent l'enfant  qui parle , car il peut dire la vérité ...celle qui déstabilise .L'enfant  qui parle dérange , il dérange l'ordre établi .
D'après ces pères Fouettard , l'enfant doit donc obéir et se taire ...pour son bien !
Des propos très inquiétants qui trouvent écho chez des politiques qui préconisent de ne pas écouter , de ne pas comprendre ni de laisser parler les enf , les ados mais de s'en tenir à sévir et à sanctionner .
Dès lors , si la nécessité de parler aux enfants fut autrefois une découverte , elle est aujourd'hui pour ceux qui n'entendent nier ni la construction psychique de l'être humain ni la notion d'enfance , un combat ...qu'il est urgent de mener ! 



ALORS PARLER AUX ENFANTS : DE QUOI ET COMMENT ?

Parler aux enfants suppose de définir un cadre: cadre qui revient à se rappeler ( et à leur rappeler ) leur place : l'enfant -être à part entière -comme le promeut F.Dolto – a des droits mais pas tous les droits ...et aussi des devoirs: respecter les lois du monde que ses parents ont le devoir de lui enseigner .Et si elle a posé la nécessité de parler aux enfants , elle a aussi posé la nécessité de "leur rabattre le caquet " quand ils prétendent discuter de tout et d'abord de ce qui ne les concerne pas !  

Un enfant doit avoir une place , il ne doit pas avoir toute la place ; d'où la nécessité de savoir , quand il le faut , le "remettre à sa place " ( d'enfant) .
Il ne s'agit pas de parler de tout avec les enfants ; les adultes n'ont pas à tout leur dire mais seulement ce qui les concerne directement .
 😀Quelles sont donc , dans la vie d'un enfant , les choses dont on peut affirmer qu'elles le concernent directement ?
1. l'enfant a besoin d'être informé de ce qui concerne sa personne : sa conception , sa naissance, son histoire depuis qu'il est né: il a besoin de savoir comment il est arrivé sur terre, si ses parents qui l'élèvent sont ceux qui l'ont conçu ( ou adoption , FIV, procréation médicalement assistée ) parce que de toute façon , il connait toujours ( du fait d'une communication entre son inconscient et celui de ses parents ) inconsciemment son histoire ..d'où symptômes , langage du corps pour révéler sa souffrance si on l'empêche de la connaître consciemment ou si on lui cache la réalité .
    IL est essentiel aussi de parler du désir pour lui donner un point d'appui essentiel à la  construction d'une image valorisée de lui-même .
    Parler aussi de la grossesse : 1e vie antérieure de l'enfant  dont il   garde la mémoire inscrite dans son corps et ses émotions . En lui  parlant de cette période , de ce qu'ils ont vécu , les parents lui  permettent de relier cette mémoire corporelle émotionnelle à     l'univers des mots , de la parole, au langage et de tisser ainsi un  fil qui le reliant à lui-même donnera consistance au "je " ,     véritable colonne vertébrale psychique .
Ref : le 1e petit livre rouge de FRAMBOISE : la petite fille qui n'avait pas sommeil.

 
                   
2.l'enfant a besoin de connaître son identité , sa filiation , l'histoire des 2 lignées dont il est issu : cela lui appartient ; à ce titre refuser à un enfant le droit de savoir qui est son géniteur ou sa génitrice , lui refuser leur identité , est un vol.
 un enfant doit pouvoir connaître ce qui s'est passé aux différentes générations des 2 lignées dont il est issu ( évènements importants ) il doit être en mesure de dessiner son arbre généalogique et il ne doit rien ignorer de sa fratrie ( si par ex. un enfant est mort avant lui , il doit le savoir -là encore , il sait inconsciemment et se trouve chargé d'un lourd silence à porter si on ne lui dit pas la vérité .)

Ref: le 4e petit livre rouge : mon nom de famille.

 

3. l'enfant doit être informé de ce qui arrive à ses proches -évènements heureux ou malheureux -:

de leurs maladies quand elles sont graves : l'enfant ressent angoisse, anxiété , inquiétude et privé d'explications , il se sent responsable (surtout à l'âge de la pensée magique : où il imagine que penser à une chose suffit pour qu'elle arrive ) 


de leur mort : il doit en être informé dès qu'elle survient ( là aussi il a un profond ressenti inconscient ) .Ne pas dire la vérité à un enfant , qui de toute façon la sait, c'est le mettre en porte-à faux avec lui-même et créer ainsi chez lui une forte angoisse , c'est aussi commettre un vol : la tromperie engendre l'insécurité pour longtemps .L'enfant  informé est doté du droit d'avoir du chagrin , d'en parler et de le partager avec les autres : il se sent reconnu .Un enfant  s'il peut être traumatisé par le mensonge et  le non-dit ne l'est jamais par une mauvaise nouvelle .S'il est accompagné et aidé par la tendresse et les paroles de ses parents , il en sort toujours enrichi , grandi et nanti de forces nouvelles . 

 La toussaint peut par ex.susciter des questions sur la mort ...questions qui "embarrassent " beaucoup les adultes , la mort restant un sujet tabou ! vous trouverez des éléments de réponses dans le petit livre rouge :
 "il est perdu mon papa "...
un conseil : surtout parlez "vrai " , utilisez les "vrais mots" , attention l'enfant vous croit au pied de la lettre , donc ne le trompez-pas : dites la vérité ou quelque chose qui est sur le chemin de la vérité ....
 
De la perte in utero ou à la naissance d'un frère ou d'une sœur ; avortement ,fausse couche , mort in utero ou à la naissance ..) d'un enfant qui aurait pu être son frère ou sa sœur ( et qui l'a été même  s'il n'a vécu que quelques heures) ; là encore , c'est prendre en compte le ressenti -inconscient – de l'enfant , qui privé d'informations et  animé par la pensée magique , peut tout imaginer ...Lui parler est donc indispensable pour le ramener à la réalité et le rassurer.
Ref :3e petit livre rouge :il est perdu mon papa
et 1e :la petite fille qui n'avait pas sommeil

 
4. l'enfant doit savoir la vérité sur sa maladie -aussi grave soit -elle : il est important que les parents disent la vérité à l'enfant sur l'épreuve qu'il traverse en adaptant ses mots à son âge; c'est un témoignage de confiance et de soutien qui lui permet d'utiliser toute son énergie à lutter contre la maladie ...en témoigne l'émouvante leçon de vie de LILI dans le 6e petit livre rouge :livre rouge : 

MAMAN METS TES LUNETTES ROSES 
 
5..l'enfant doit être informé des changements qui vont modifier sa vie :

un déménagement : qui est un événement toujours  difficile à vivre pour lui , il éprouve de l'inquiétude à quitter son univers familier -expliquer ce qu'il va quitter mais aussi ce qu'il va trouver : il a besoin qu'on lui rappelle que les liens qui l'unissent à son univers sont des liens qu'il a su construire .Partir est toujours  difficile mais ce peut être aussi un moyen de renaître ailleurs : l'enfant  ne le sait pas , il a besoin que l'adulte lui apprenne.
Ref : le 5e petit livre rouge : la maison de papa

 

l'arrivée d'un nouvel enfant :l'enfant  perçoit très tôt que sa mère est enceinte : ses parents dès qu'ils se sentent prêts à lui parler de cette grossesse doivent donc lui annoncer et le rassurer ( des explications sur la sexualité sont nécessaires pour lui permettre de comprendre comment ce bébé est arrivé là ).Connaitre la vérité est rassurant et structurant pour l'enfant: ainsi il peut comprendre que le monde n'est pas un univers magique et mystérieux  dans lequel tout-et le meilleur comme le pire -pourrait à tout moment arriver .
L'enfant a besoin de savoir que le bébé à venir ne prendra pas sa place dans le cœur de ses parents et ne lui prendra pas la place d'aîné , car il imagine souvent que son frère ou sa sœur va non seulement lui voler l'affection des parents mais le rattraper voire même le dépasser ! Il a besoin d'apprendre que s'il lui sera toujours interdit de faire du mal au bébé ( ce qui le rassure sur ses pulsions ) il ne sera en aucun cas obligé de l'aimer et pourra même le détester ….ce qui lui signifiera qu'on n'a pas à craindre ce que l'on éprouve et encore moins à s'en sentir coupable .

le divorce : l'informer le plus vite possible car c'est un événement qui va bouleverser sa vie mais garder à l'esprit la question de sa place : en effet , essentiel de le rappeler : l'enfant ne doit pas tout savoir du divorce de ses parents ; il doit savoir que son père et sa mère se séparent non pas en tant que parents ( qu'ils resteront toujours  et s'occuperont toujours de son éducation ) mais en tant que mari et femme .Ces amoureux se sont aimés et il est né de cet amour .Ils se  séparent parce qu'ils ne s'aiment plus assez en tant que couple pour vivre ensemble ( l'enfant  doit savoir que l'amour qu'un homme ou  une femme éprouve pour ses enfants est un amour pour la vie mais l'amour entre amoureux - comme l'amitié - peut ne pas durer toujours  ).L'enfant  doit apprendre aussi que les adultes ne peuvent pas être heureux en vivant seulement avec leurs enfants : ils ont besoin de partager leur vie avec d'autres adultes .Important également de dire à l'enfant  qu'il n'est pas autorisé à remplacer le conjoint "manquant" , ni à consoler celui qui reste seul (e) .
L'enfant doit apprendre que le divorce n'est pas une guerre dans laquelle chacun des parents peut se battre pour obtenir sa garde , qu'il y a des avocats et un juge qui vont les aider à trouver les meilleures solutions pour le protéger .
L'enfant doit être informé sur sa vie future après le divorce car il est bon qu'il commence à se la représenter pour l'apprivoiser ; une fois ces infos données , les parents n'ont plus rien à expliquer : ce que l'enfant doit savoir du divorce s'arrête là : pas d'infos sur  les dissensions du couple , de confidences etc: l'enfant doit savoir qu'on ne répondra pas à ses questions dans ce domaine ...une telle limite est essentielle car l'expérience prouve que c'est cette sortie de leur place -les privant de tous repères -plus que le divorce qui les fait déraper .
Ref ; le 2e petit livre rouge : le rhume de hanche .

 
6. L'enfant doit être informé du fonctionnement du monde: 

le monde et la vie .
-informations sur la sexualité ( différence des sexes, conception des enfants, grossesse , accouchement .etc ) ainsi il sait d'où il vient et où il va et comprend les évènements qui surviennent dans sa vie ( nouvel enfant , divorce …) .
-Important aussi qu'on lui permette de comprendre ce qui l'entoure : les saisons, la journée, la nuit, les phénomènes climatiques = des mystères dont on doit lui expliquer les causes ou l'aider à les chercher dans les livres ou sur internet ...cela éveillera  son intelligence: cette offre de savoir qui n'est pas comme celui de l'école , un savoir imposé mais un savoir acquis pour le plaisir , en compagnie d'un adulte aimé , développe sa curiosité et l'ouvre à la connaissance ; d'où la nécessité de toujours répondre à ses questionnements , si indifférence de l'adulte ou indisposition ou dérangement, l'enfant ne pose plus de questions et bloque son intelligence .( on tue ainsi sa créativité et sa curiosité )


7. l'enfant a besoin d'être informé des lois du monde : lois du monde, interdits qu'il ne peut connaître que si on lui apprend, leur sens , la nécessité de les respecter , ce qu'il risque s'il les transgresse : cet apport parental est indispensable pour qu'il devienne un être civilisé , capable de vivre au milieu des autres et devenir un adulte heureux . Si des faits marquants ( crimes , agressions sexuelles visant des adultes ou des enfants  …) surviennent et mobilisent les médias , il esr important d'en parler avec l'enfant  , de s'informer de ce qu'il sait , de ce qu'il pense, des questions qu'il se pose , de lui donner des informations nécessaires à sa compréhension ; viol : acte sexuel imposé à un(e) partenaire sans tenir compte de son désir ; pédophilie: fait d'hommes ou de femmes qui transgressent l'interdit de la sexualité entre adultes et enf ; inceste : transgression de l'interdit de la sexualité entre membres d'une même famille.
-Il est Important de lui dire que ces faits -commis par des adultes ou des enfants plus grands qui n'ont pas été éduqués -sont sévèrement punis par la loi et que tout enfant s'il est convenablement informé et prudent peut les éviter .


*** comment parler ?
° pas de mode d'emploi ni de "bonne façon " de dire :chacun parle comme il le peut avec les mots qui lui viennent , même si ces mots ne lui semblent pas être à la hauteur de ce qu'il aurait souhaité , même si ces mots lui semblent inadaptés ou maladroits ; peu importe , car l'enfant n'a que faire du « bien parler » : la seule chose qui compte pour lui , c'est que ses parents lui parlent , qu'ils prennent la peine de lui parler

° l'enfant à qui ses parents parlent , les entend en effet toujours au-delà des mots qu'ils énoncent et de leur signification : à travers leurs paroles, il entend leur amour et le souci qu'ils ont de lui : alors il se sent reconnu , épaulé , soutenu .

° l'enfant  n'entend jamais vraiment ce qu'on croit lui avoir dit : il le traduit dans sa langue , sa sensibilité , son vécu d'enfant. Mieux vaut chercher à repérer ce qu'il a compris en poursuivant le dialogue , sur le moment ou plus tard .

° Beaucoup de  parents craignent , lorsqu'ils parlent aux enf , de montrer leur émotion : ils ont tort car il est impossible de ne pas la montrer et la cacher aux enfants n'aurait aucun sens . Cela leur permet  de comprendre qu'il est normal d'éprouver des émotions , que les émotions sont normales , que la tristesse est normale et que même les grandes personnes -qui lui  semblent tellement puissantes- peuvent être tristes et pleurer .Voir ses parents émus et bouleversés lui montre qu'il n'a pas à avoir honte de ses émotions , de ses difficultés , de ses chagrins ni à les cacher, qu'il peut , au contraire , sans crainte , en parler .C'est l'éducation émotionnelle indispensable à leur enseigner dès leur plus jeune âge !

° l'inquiétude des parents devant l'attitude de l'enfant est perceptible  -lorsqu'ils lui parlent d'un problème important -: si l'enfant continue de  jouer, chantonne, fait du bruit etc ...comme s'il n'était pas concerné , intéressé , comme s'il n'écoutait pas : erreur! C'est en général quand un enfant semble le plus inattentif qu'il écoute avec le plus d'attention ; son agitation n'est pas un manque d'intérêt , mais au contraire le signe qu'il a complétement compris l'importance du sujet abordé et qu'il se protège en restant actif , d'une angoisse dont il sent qu'elle pourrait l'envahir mais qu'il va progressivement dépasser.

ª à partir de quel âge peut-on parler à l'enfant ?

° à partir de la 1e seconde de sa vie ...donc de sa conception car même si nous ne savons pas par quelles voies mystérieuses ils le comprennent , l'expérience prouve que les bébés-même in utero - comprennent ce qu'on leur dit ( des preuves sont apportées chaque jour par la psychanalyse ) ; là encore pas de façons particulières de leur parler ni de langue de bébé ; un bébé a besoin qu'on lui parle comme on le sent avec les mots qui viennent et parce que ses parents se seront ainsi risqués à la parole, il pourra aussi trouver un jour les mots pour dire .
° parler comme on le peut signifie t-il parler n'importe comment ? non bien sûr! Les parents n'ont pas à parler à leur enfant à tort et à travers , de tout et de n'importe quoi ; par ex. un enfant n'a pas à être pour ses parents un déversoir pour leurs paroles en souffrance .

° il faut surtout , avant de lui parler , l'écouter ; savoir ce qu'il sait sur le sujet qui le préoccupe , ce qu'il a appris ou imaginé permet à l'adulte de partir de là pour le faire avancer dans sa compréhension ou si nécessaire le détromper : ainsi un véritable dialogue s'installe.

° parler à un enfant suppose de tenir compte aussi de son âge ; on ne parle pas à un petit comme à un ado, il faut respecter sa sensibilité , sa fragilité : il faut lui dire la vérité sans la travestir mais en le ménageant et la dire sans prêter à la création d'images violentes ou effrayantes , ou érotisables ( par ex , parler de la sexualité avec pudeur )

° attention à la violence des mots : les mots ont d'infinis pouvoirs , ils peuvent guérir mais aussi blesser , ils peuvent donner la vie ou tuer : tuer l'envie , le désir , l'image de soi , la volonté de vivre :si le  pouvoir de la parole est avéré pour l'adulte ,il doit l'être encore plus pour l'enfant.

° parler n'est pas de la «parlotte» : on ne dit pas à la place de faire .Par ex si on dit à l'enfant : « si tu recommences , tu seras puni » , il faut s'exécuter : on tient parole , on respecte la parole dite , la parole donnée , on prouve ainsi à l'enfant  que les mots ont un sens. Un monde dans lequel l'enfant  ne peut pas compter sur les mots est un monde vide de sens et donc angoissant ; ne pouvant se fier aux mots , il ne peut pas non plus se fier aux adultes qui les énoncent : il se retrouve donc solitaire et sans appui .

° lorsque l'enfant est trop petit ou qu'il ne peut pas s'exprimer avec des mots , il convient d'être très attentif au langage du corps ( comportements , maladies …) : entendre ces messages , tenter de les comprendre , les prendre en compte , en tout cas montrer à l'enfant que l'on y est attentif .
Ref : la collection des petits livres rouges .À découvrir sur ce blog ! 

 
😍 alors cette parole à hauteur d'enfant ?
 ° certes c'est déjà un formidable progrès: ne serait-ce que la preuve donnée par  l'existence d' une véritable littérature pour les enfants .

°mais ce n'est  pas encore ( vraiment ou pas assez souvent) une parole à part entière qui leur soit destinée : on leur parle tantôt en les mettant sur un piédestal , en leur permettant de se mêler de tout , en leur donnant l'illusion jouissive et destructrice de dominer de toute leur hauteur le monde ...tantôt d'une façon que l'on croit adaptée à leur âge mais qui n' est en fait que mièvre et condescendante...parce que l'adulte , que sa taille oblige à se baisser pour mettre son corps à la hauteur de celui de l'enfant  semble en profiter pour abaisser aussi le niveau de son propos , ainsi il rabaisse l'enfant  et l'humilie , rendant tout dialogue impossible ( forme de mépris inconscient , souvent subi dans leur propre enfance ) .


 

°  COMMENT PARLER OU ESSAYER DE PARLER « À HAUTEUR D'ENFANT » ?
en s'adressant à eux ni comme à des mini -adultes ni comme à des sous-adultes , mais tout en les situant clairement à leur place d'enfant , de leur parler à hauteur de leur compréhension , qui est toujours  beaucoup plus élevée qu'on ne le croit .
-en prenant conscience de la complexité du raisonnement des enfants , sa richesse, sa singularité , son originalité , le rapport qu'ils ont aux ambiguïtés de la langue ( ex. pourquoi mon grand frère il est plus petit que moi ? »
en se convaincant de notre capacité à écouter les enfants  et à leur répondre, simplement en acceptant de prendre leurs questions au sérieux et de se laisser toucher par elles , en permettant à ces questions d'atteindre l'enfant  que nous avons été et le besoin éperdu que cet enfant  comme tous les autres , avait alors des mots des grands Entendre les enfants  est toujours pour un adulte une façon de faire entendre sa propre enfance , de rendre justice à l'enfant qu'il a été .


° Dans certaines familles , il existe des difficultés à parler et aussi des difficultés à écouter ..
°serait-ce dû à la rareté des questions des enfants  ?? non , bien sûr car tous les enfants  posent des questions , tout le temps et toutes sont importantes mais ne sont peut-être pas reconnues comme telles par les adultes ( qui refusant l'idée selon laquelle , émises dans une langue qui n'est pas forcément la leur et proportionnelles à la taille des enf ants ) ceux-ci acceptent de les prendre en compte...
° cette prise en compte de la personne de l'enfant  , sa prise en compte comme être à part entière sont encore très difficiles ; dans la réalité du quotidien , l'adulte ne se met encore pas autant qu'il le faudrait à leur écoute .

NOUS DEVONS NOUS Y EMPLOYER ....

@ le livre référent : Dis- moi pourquoi .Parler à hauteur d'enfant -Claude Halmos .Ed.Fayard 2012
les petits livres rouges de Framboise .


vendredi 3 mars 2017

LES COMPLEXES DES ENFANTS : COMMENT FAIRE FACE À LEUR MAL-ÊTRE , LEURS MALAISES PHYSIQUES ET PSYCHOLOGIQUES ?




* Constat : à peine sortis de l'âge tendre , de plus en plus de garçons et filles sont en proie aux doutes : ils souffrent de malaises précoces , physiques et psychologiques qui désarment les parents ....ILS DOUTENT D'EUX , ILS PERDENT CONFIANCE EN EUX ET DEVIENNENT DES CIBLES OU DES PROIES FACILES POUR LES HARCELEURS ...OU HARCELEUSES ! 
Récemment une lycéenne- harcelée par les élèves de sa classe car elle avait de trop bonnes notes- a mis fin à ses jours ...
 
😕 Comment s'y retrouver ?

Stressés à l'idée de ne pas être assez ou d'être trop : pas assez mince, pas assez beau , trop petit , trop gros , pas ou trop intelligent ...( complexes classiques  ) ; dès 8 ans , certains enfants   d'aujourd'hui sont " mal dans leur  peau. "
ils souffrent même de complexes nouveaux , souvent insoupçonnés des parents . Par ex. complexe de passer aux yeux des copains pour un « intellectuel « : complexe moderne très fréquent chez les ados .

* Généralement les complexes ( sentiments de dévalorisation ) sont révélateurs de la tendance des enfants ( et des parents ) à se comparer ; s'ajoutent un déficit de confiance en soi et une peur de l'échec .

* « C'est un sentiment de dévalorisation que l'on «  accroche «  à une cause précise : son physique , ses origines sociales , son manque supposé de culture etc..Dans tous les cas, on se focalise sur un élément auquel on attribue cette impression de dévalorisation » Claude Halmos .
« Le complexe ne correspond donc pas à une réalité , la cause du complexe est imaginaire ; on a un sentiment global de malaise dont on ignore la nature et l'origine , et on l'accroche à une bonne raison ..du coup , cela fait moins peur »

 
😍 L'IDÉE EST DONC DANS UN 1er TEMPS DE DISTINGUER L'INTERPRÉTATION DE LA RÉALITÉ ( SOIT DE CESSER DE JUGER POUR SIMPLEMENT OBSERVER ) PUIS D'ORIENTER L'ENFANT  VERS UNE COMMUNICATION INTERNE ET EXTERNE POSITIVE .
1. distinguer l'interprétation de la réalité : « qu'est-ce qui te fait dire que tu es gros/ petit / laid / nul ? Si tu es d'accord , nous allons jouer les enquêteurs et lister les preuves de ce que tu penses »...prendre une feuille , écrivez le poids , la taille (et l'IMC -indice masse corporelle ) , les réussites de votre enfant ,le nombre de ses amis présents et passés etc..lui montrer aussi les photos d'événements joyeux
Astuce qui fonctionne  aussi très bien pour faire oublier les complexes : la liste de «  tout ce que tu sais faire «

2. reformuler systématiquement:« Tu penses que tu es gros » pour lui faire comprendre qu'il s'agit d'un jugement et non de la réalité .

3. rassurer sur les sentiments : « je t'aime parce que tu es toi » « je t'aimerai toujours» « je vais te citer toutes les personnes qui t'aiment »

4. être humain : « les défauts et les faiblesses sont communs à tous les êtres humains .La perfection n'existe pas »

5. réorienter la comparaison et jouer sur l'humour:« tu te sens gros par rapport à Paul ? Ok . Voyons d'autres comparaisons : un éléphant est-il plus gros qu'une baleine ? Paul est -il plus gros qu'une fourmi ? »

6. jouer sur l'empathie et la dissociation :
« Julie te trouve plus belle qu'elle et ça a l'air de la rendre malheureuse . Que pourrais-tu lui dire pour qu'elle se sente mieux ? »

7. le choix de penser et d'adopter une perspective : « tu peux choisir de penser que tu es grosse . Tu peux aussi choisir de penser que tu es bien dans ta peau .que préfères -tu?»

8. le grand puzzle : « nous sommes comme un grand puzzle fait de nos qualités et nos défauts .Si tu regardes tes défauts , il te manque plus de la moitié du puzzle »

9. l'espoir de changer et l'émergence des solutions :
« tu te sens laide pour le moment ...mais ça n'était pas le cas avant et ce ne sera pas le cas demain ou plus tard . » « quelles actions pourrais-tu mener pour  te sentir mieux dans ta peau?»

10. les qualités : « tu envies Anaïs ? Qu'est-ce que tu admires chez elle ? Sais-tu que ce que nous aimons chez les autres , nous l'avons déjà en nous ? »

11. Réconcilier l'enfant avec son image via la photo 
: confiez-lui votre appareil photo et demandez – lui de vous prendre en photo : en posant naturel et en faisant des grimaces ...visionnez ces photos et démontrez -lui :
° qu'une personne peut revêtir des visages plus ou moins attrayants en fonction des cadrages , de la lumière …
° qu'un sourire éclaire tous les visages
° qu'on peut passer d'un état à l'autre en un clignement d'œil !
Ensuite faites de même avec votre enfant en jouant vous-même le photographe , invitez -le à prendre plusieurs poses et mimiques : visionnez les photos et discutez avec lui de ce qu'il ressent : gardez les photos qu'ils préfèrent auxquelles il se référera mentalement lorsqu'il doutera de lui .

12. L'aider à surmonter les jugements d'autrui:« Quand tu te sens attaqué oralement par une moquerie par ex , prends une longue inspiration puis souris . Regarde ton interlocuteur dans les yeux et dis-lui : « c'est ton avis .merci de l'avoir partagé »

13. L'entraîner à l'observer plutôt que juger : « quand nous jugeons, nous nous attendons à être jugé .Donc il est malin de ne plus juger et de simplement observer »

14. Apprivoiser la peur de l'échec 
: adopter les slogans : « tout est expérience » « chaque échec est un apprentissage »  « tu as le droit de te tromper » « je ne perds jamais , quand je ne réussis pas j'apprends »
jouer en famille : les erreurs du jour ...autour de la  table , chacun exprime une ou plusieurs erreur( s ) du jour et ce qu'il en a appris.Si l'un des joueurs ne trouve pas d'enseignement ou d'interprétation positive , les autres peuvent l'y aider ..ces échanges démystifient l'échec et permettent d'adopter différentes perspectives .
Autre point fort de cet exercice : s'entraîner à raconter une histoire et à poser des mots sur les émotions : donne du sens aux pensées et calme les ruminations mentales et les autocritiques .



FAIRE FACE À  LA DICTATURE DU GROUPE : «  ne pas se prendre la tête », « ne pas se la jouer » : sont des sésames pour appartenir au groupe .Le sport mis à part , les autres activités sont mal vues .La dissimulation devient alors pour l'enfant une stratégie lui évitant d'être rejeté .
Ex : ce garçon qui ne voulait pas que ses copains sachent qu'il jouait du piano , il ne voulait pas passer pour « un intello «  à leurs yeux …
« Depuis une vingtaine d'années , les 8-12 ans sont des cibles captives pour l'économie , constate Alain Héril , psychothérapeute . A un âge où ils ont besoin d'appartenir à un groupe pour se démarquer peu à peu de leur famille , la société les coince en envoyant des messages redoutables : s'ils n'ont pas tel look , s'ils n'écoutent pas telle musique , ils seront exclus .D'où chez les enfants  un désir beaucoup plus puissant qu'autrefois de vouloir être comme les autres .Dès qu'ils ont l'impression de ne pas être dans la norme , ils développent un complexe .Ces diktats implacables rendent de plus en plus nécessaire et difficile la tâche des parents »

 
 

FAIRE DE SA DIFFÉRENCE UN ATOUT : Alors quelle solution ? Leur faire comprendre que leurs différences font aussi leurs qualités , et leur proposer des modèles autres que ceux véhiculés par la télévision , les magazines ou les copains de l'école .
Pour que ces messages passent, les parents doivent d'abord intégrer que le groupe est plus fort qu'eux , ils doivent saisir ses codes et ses références .Dès lors , ils pourront alors expliquer qu'il est légitime d'appartenir à un collectif , mais au prix de perdre sa personnalité .C'est souvent là que réside la difficulté : certains enfants  sont incapables de dire non à un ami ou au groupe .
S'affirmer est vécu comme un risque de séparation intolérable : inutile d'insister ; mieux vaut accepter de taire la passion de son fils pour le piano que de provoquer une crise.
EX : à 11 ans , Hector est le plus petit des garçons de sa classe . Un jour , il rentre de l'école en hurlant qu'il n'y retournerait pas parce que ses camarades se moquent de lui . Première réaction des parents : prendre en compte sa souffrance en consultant un médecin ; suite à une radio permettant d'évaluer sa taille adulte:1,65m   , Hector déprimé fugue . C'est le père d'Hector qui a su trouver les mots justes : « tu n'es pas trop petit , tu es petit , ce n'est pas pareil .Tu es un sportif : pense à Jérôme Thomas ce boxeur poids plume qui a un bras plus court que l'autre , ça ne l'empêche pas d'être un athlète de haut niveau , s'il a été  plus pugnace que les autres , c'est ainsi grâce à cette différence .» Faire ainsi comprendre que l'apparence n'est pas tout et que les qualités intérieures sont plus importantes que quelques cms de plus !
° quand les enfants se voient différents , « hors normes «  , l'erreur à éviter est de  leur demander trop d'efforts ou de minimiser leur malaise ; au contraire , les rassurer en leur expliquant que nous avons tous rêvé d'être un peu différent de ce que nous sommes et c'est justement dans cette différence que nous devons trouver l'énergie pour nous construire .
° « c'est entre l'âge de 8 à 12 ans que l'enf doit apprendre à gérer la frustration, rappelle Alain Heril, psychothérapeute , sinon plus tard il sera incapable d'être en phase avec ses vrais désirs et les confondra avec les modèles proposés par la société » 

 
 

COMMENT NAISSENT DES COMPLEXES ?
- Claude Halmos : « le sentiment de dévalorisation s'installe très tôt, dès le début de la vie  , il dépend de la place que l'on a dans sa famille et du regard que les parents portent sur eux-mêmes » : « nos complexes dépendent de la façon dont nous avons été accueillis et surtout  considérés par nos parents . Savoir qu'on a été , à notre naissance , une source de joie pour nos géniteurs est , pour chacun de nous , la base du sentiment qu'on aura de notre valeur »...compliqué ! 

En effet , dit  Françoise Dolto  les  parents subissent toujours , à la naissance de leur enfant , une « castration imaginaire « : faire le deuil de l'enfant imaginé pendant la grossesse : la réalité n'est jamais semblable au rêve ...en particulier face au sexe de cet enfant : Ex : une femme malheureuse de sa féminité peut ne pas supporter d'avoir une fille : le bébé le sent et peut se sentir coupable à vie de ne pas avoir eu le sexe qui aurait contenté sa mère ...Egalement il faut tenir compte de la place inconsciente que les parents donnent à l'enfant ..par ex si celui-ci doit compenser la mort d'un autre , il peut se sentir défaillant sa vie entière . Ou le projet de vie élaboré par les parents qui va construire l'enfant en fonction de celui-ci ( l'enfant  voulant se conformer à ce que souhaitent ses parents ). 
Un livre recommandé : "DIS-MOI COMMENT TU ES NÉ , JE TE DIRAI QUI TU ES " de LISE BARTOLI ( Editions Payot psy )

- Pour Françoise Dolto : « l'image de soi s'élabore dès les premiers instants de vie » ( l'image inconsciente du corps , ed.points 2002 ).
extrait : « L'élément auditif le plus marquant va , par sa répétition , être celui de son prénom ,signifiant de son être au monde pour ses parents . Signifiant de son sexe également , car c'est la 1ère chose qu'il entend : c'est un garçon ! c'est une fille ! ...et ces paroles et les voix des familles qui l'accueillent, qui s'approchent , qui s'éloignent, et perpétuellement entendus , les phonèmes des mots « garçon «  ou « fille » accompagnés du prénom dont les parents le signifient désormais .Ce prénom et cette qualification ( de son sexe ) sont lancés par des voix animées dans la joie ou la réticence , disant la satisfaction ou non de l'entourage et nous découvrons chaque jour combien les nourrissons gardent , « engrammées «  comme des bandes magnétiques quelque part dans leur cortex , ces 1ères manifestations de joie narcissisante , déjà , ou de réticence , de peine et d'angoisse , pour eux , dénarcissisante déjà »


- aux environs de 3 ans , on voit des enfants qui restent dans leur coin sans pouvoir participer aux jeux des autres ou alors qui les intègrent pour tout démolir. : à cet âge là , on parle plutôt de timidité ; l'enfant se sent « empoté «  , il a peur des autres .
- vers 4-5 ans ,l' insatisfaction commence à se greffer sur des particularités physiques pointées par les autre enfants
- vers 7-8 ans : on commence à parler de véritable complexe physique : l'enfant cède alors à une conscience de soi qui lui permet de porter un regard critique sur son propre corps ; les complexes reposent moins sur une réelle disgrâce que sur une vulnérabilité psychologique ; les complexes surgissent chez des enfants qui ont du mal à s'aimer , auquel s'ajoute un  faisceau de circonstances ( moqueries , indisponibilité  d'un parent ..) renforçant l'enfant dans sa crainte de ne pas être « aimable . »

- pas d'âge pour se mettre à complexer 
: attention aux caps vulnérables ( adolescence ) , plus tard : ménopause , andropause , des périodes de mutation , de franchissement , des moments où l'on passe d'un palier à un autre , « est-ce que je vais y arriver ? » , ; également les périodes d'enjeu important et de pression sociale -entrée dans une grande école , période de chômage , entretien d'embauche ….périodes de fragilité .
 

QUELLE EST LA PART DE RESPONSABILITÉ DES PARENTS ?
- Part de responsabilité sans pour autant être coupable ; « c'est de leur fait et non de leur faute » affirme Françoise Dolto ...mais des comportements à éviter !
- Parfois , l'enfant a la conviction de ne pas être aimé alors qu'il l'est profondément : peut-être y a t'il eu un événement que l'on n' a pas repéré ou pas pu éviter : séparation des parents, arrivée d'un bébé ..l'enfant blessé a gardé un sentiment d'indignité qui ressurgit à travers son complexe .
- les parents sont eux-mêmes complexés et ils transmettent leur insécurité ...en le définissant selon leur propre image défaillante « il est timide comme moi » ou feront tout pour qu'il n'en hérite pas ( mise au régime alors qu »eux-mêmes souffrent de leurs rondeurs ) . 

- les complexes de l'enfant peuvent aussi provenir d'un discours parental désignant le monde comme dangereux : « ne te fais pas avoir » , « fais attention »:nait alors un sentiment d'insécurité .( parents surprotecteurs )d'où ensuite un complexe de timidité , manque de confiance ...le rôle des relations parents -enfants dans l'apparition du manque de confiance en soi n'est plus à démontrer .
- ce peut être aussi le fait des parents qui projettent leurs rêves sur leurs enfants: là où ils ont échoué , leurs enf réussiront ! Certains tiennent trop à leur rêve pour accepter l'enfant tel qu'il est ..et quand ils s'aperçoivent qu'il ne comblera pas leurs souhaits , ils en conçoivent une immense déception suivie de représailles en forme de dénigrement systématique . 

 Attention !les paroles parentales ont valeur d'oracle , l'enfant s'imagine qu'effectivement il ne vaut pas grand-chose ...d'où les inhibitions susceptibles de toucher différents domaines : amour, travail , relation à autrui , de préférence ceux fortement investis par les parents. Le psychisme de l'enfant enregistre les vœux de ses parents et effectivement , peut fabriquer des symptômes en forme d'empêchement , de blocages ou de peurs ...
- les parents qui refusent de voir  les problèmes : aider un enfant c'est être attentif aux signes d'inhibition ..ou encombrés par leurs propres problèmes et qui préfèrent ne rien voir pour se protéger psychologiquement auront tendance à nier les difficultés …
- ou encore les parents qui survalorisent leur enfant : aussi néfaste que de dévaloriser ,attitude qui fragilise car ne permet pas d'acquérir une conscience exacte de ses potentialités réelles , condamne l'enfant à se mesurer toute sa vie durant à l'image surdimensionnée que ses parents lui ont demandé d'incarner et il ne peut qu'échouer, se sentir insuffisant.
- également les parents qui «donnent des étiquettes  «  à  leur enfant : « tu es intelligent »  « tu es beau » « tu es idiot »  « tu es créatif » ...des formulations qui figent l'image que l'enfant se fait de lui-même ( de plus , l'enfant fera tout pour s'y conformer pour obéir en quelque sorte à ce que disent ses parents ) ;il est  préférable qu'il se sache doté de différentes forces qui évoluent au fil du temps .
Donc éviter les « tu es » ( mode accusateur ) au profit d'un descriptif des actes de l'enfant et en exprimant vos sentiments ( avec un « je ») :
« je vois que tu as fait tes lacets seul » « j'aime te regarder travailler » : se  concentrer sur ce qu'il fait en valorisant les efforts et intentions
- les parents qui « accusent « : les accusations comme les menaces et les cris ferment le cerveau de l'enfant ; alors l'enfant est incapable de réfléchir et se mure dans ses pensées , coupant le dialogue . Donc respirer et l'aider à grandir et à s'exprimer .
Montrer l'exemple : éviter de dire : « c'est ma faute  » car l'enfant s'appropriera cette expression , source de stress . Idem dans les disputes dans la fratrie : ne cherchez pas « le coupable « 
- également les parents qui s'auto -dévalorisent : les parents étant l'exemple à suivre ( pour les enfants ) , ne pas se dénigrer ou se dévaloriser car l'enfant vous imitera .Adopter de bons réflexes et pratiquer la bienveillance envers soi-même .

- quelque soit son physique , même avec un handicap , si l'on a eu des parents qui nous ont trouvé une valeur au-delà de ce handicap , on réussit à vivre ( le pianiste Michel Petrucciani , la comédienne Mimi Mathy …) ; la beauté est l'expression de ce que l'on a accumulé en soi comme amour et regards positifs .

- TOUTEFOIS SI UNE ENFANCE PEU PROPICE À L'ÉPANOUISSEMENT EST UN HANDICAP , ELLE EST RAREMENT UNE INFIRMITÉ DÉFINITIVE : IL RESTE TOUJOURS POSSIBLE À L'ÂGE ADULTE DE REPRENDRE EN MAIN LES CARTES DE SON DESTIN .


 

QUEL GENRE DE RÉACTIONS FAUT-IL ÉVITER FACE À UN ENFANT COMPLEXÉ ?
- EN 1ER LIEU , se garder de minimiser sa souffrance, en faisant comme si elle n'avait pas lieu d'être ( « il n'y a que toi que cela dérange » ) , on laisse l'enfant complètement abandonné à lui-même .
- en plus de souffrir de son complexe , il se sent incompris et désarmé
- s'il se plaint d'un trait qu'il partage avec son père ou sa mère , on lui complique la tâche en soulignant l'analogie pour invalider sa plainte
« regarde maman aussi elle a des taches de rousseur , c'est joli » .
- l'enfant doit pouvoir parler de lui sans crainte de vexer l'adulte : le silence est pire que la minimisation:si l'on ne peut pas évoquer à la maison ce qui alimente les quolibets de ses camarades , l'enfant imagine que ce doit être grave .
- à l'inverse , éviter de s'appesantir sur ce que l'enfant ressent comme une disgrâce . Eviter les commentaires qui stigmatisent « tu n'as vraiment pas de chance » , « mais qu'est-ce qu'on va pouvoir faire de ces cheveux-là?» , ou éviter de modifier ce qui ne doit pas l'être ( en lui enlevant ses lunettes par ex , en atténuant ses taches de rousseur avec du fond de teint etc..)


COMMENT L'AIDER À S'ACCEPTER TEL QU'IL EST ?
- d'abord en reconnaissant sa souffrance et en lui permettant d'en parler .« je vois bien que ça t'embête , tu veux m'en parler ? »
- lorsque c'est possible , essayer d'apporter des améliorations : choisir une autre paire de lunettes , opérer ses oreilles décollées …
- aussi l'aider à se défendre des moqueries «  te désigner ainsi ce sont des paroles pas gentilles , fais leur savoir »
- le plus important : lui apprendre à relativiser ce qui l'obsède : lui dire par ex  que l'on a tous quelque chose qui n'est pas comme on voudrait , que l'on a soi-même souffert de son nez , de ses cheveux frisés ...et que l'on s'est aperçu que cela ne gênait personne et que certains trouvaient même cela joli .
- lui apprendre qu'avec le temps , on apprend à transformer une différence en qualité , et à en faire justement un atout dans la vie !
- valoriser les qualités qu'il possède , le complimenter : aide à reprendre confiance en lui-
- attention à vos réflexions : dites à votre enfant que vous l'aimez tel qu'il est et montrez -le lui ! Des réflexions peuvent lui faire croire qu'il vous déçoit et ne correspond pas à l'enf que vous auriez aimé avoir !!


FAUT-IL L'EMMENER CHEZ UN PSYCHOLOGUE ?
- Les complexes sont inévitables et ne doivent pas alarmer les parents outre mesure .Sauf si l'enfant en est tellement affecté qu'il déprime , échoue dans ses apprentissages ou s'il est mis à l'écart par ses camarades ; alors il est  nécessaire de consulter pour enrayer la spirale de l'autodépréciation , du dénigrement.
- souvent en particulier à l'adolescence , le complexe sert à réguler la distance relationnelle avec les parents :comme une cicatrice drainant les demandes affectives insatisfaites de l'enfant tout en signifiant leur impuissance aux parents ; il a alors besoin de trouver une approbation dans un autre regard que le leur , il peut être temps -en douceur – de le renvoyer à lui-même « je ne peux pas arranger cela pour toi , mais tu peux t'en accommoder ou te faire aider par quelqu'un » : c'est structurant pour lui de ne pas entretenir l'idée mythique que les parents doivent tout aux enfants ou que la perfection est possible.
- « Le complexe , explique la psychanalyste Nicole Fabre , est le fruit d'une situation qui s'est complexifiée et trouve son révélateur dans une particularité physique » Pour aider les enfants à y voir plus clair dans ce qui les contrarie , elle conseille de leur lire «  contes à guérir, contes à grandir «  de Jacques Salomé ( albin michel ) des histoires tendres , créées à partir d'un symptôme , qui s'adressent directement à l'inconscient des enfants  ( et à celui des adultes ) et proposent une restauration de leur imaginaire blessé .


 

A L'ADOLESCENCE ….SE SENTIR BEAU , SE SENTIR LAID .- (Paroles pour adolescents -le complexe du homard – Françoise Dolto -Catherine Dolto -Tolitch - )
- A l'adolescence , comme un homard qui perd sa carapace , l'adolescent se retrouve dans une apparence qui change . : l' enfant se trouvait beau avec la carapace qu'il connaissait ...et à l'adolescence , on s'interroge : suis-je beau ? Suis-je laid ? Acné , trop grand, trop large , pataud ...en pleine mutation à l'intérieur comme à l'extérieur , comme un grand chantier en construction .
- pendant cette période , il est assujetti au miroir , au reflet inerte renvoyé par la glace , au reflet vivant que l'on cherche à lire dans les yeux des autres : on y guette une image idéale .
-  mais un miroir ne nous montre jamais véritablement ce que les autres voient quand ils nous regardent , car un visage ne révèle la personnalité que lorsqu'il s'anime .Mais le regard qui parle de l'intérieur est bien plus important : il ne se maquille pas .
- quelquefois , on ne sait même plus qui on est ni ce que l'on veut montrer de soi . Difficulté avec son être ( ce qu'on est ) et avec son paraître ( ce qu'on veut montrer de soi )
- les moyens de défense intérieurs que l'on avait quand on était petit sont perdus , alors on se défend par l'extérieur , le paraître , le costume .Vide intérieur compensé par le fait de se faire remarquer par les autres : on se cache derrière un LOOK .( carapace provisoire ) : goûts à soi , goût du noir ( deuil de l'enfance?) , on se construit une image idéale de soi basée sur les critères de la bande , ses modes, sa morale , ses valeurs . On se sent beau beau ou laid dans la mesure où on s'approche ou pas de cette image idéale de soi .
- suivre la mode de la bande c'est une façon de s'affirmer et de porter ce que les autres ont décidé de porter : signe de ralliement, d'intégration , bien à l'abri dans la bande : comme on ne se plaît plus, on cherche à se plaire dans le regard des autres...on est prêt pour cela à se couler dans un moule qui n'est pas fait pour soi : un moule que l'on croyait si attirant et qui peut parfois faire fuir celui ou celle que l'on voulait séduire .
- Le jeu c'est de faire avec ce que l'on a et de le mettre en valeur et de faire avec ce que l'on est et de le mettre en valeur : important d'oser se mettre en valeur en n'oubliant jamais que la beauté et le charme sont 2 choses totalement différentes .
- Le charme opère là où on ne l'attend pas , c'est précisément pour cela que l'on est toujours le moins bien placé pour mesurer celui qu'on dégage . Ce sont les autres qui en jugent les effets : le charme est naturel ( surtout ne pas le truquer ) .
- De toute façon , beauté  et laideur dans l'absolu n'existent pas : on peut souffrir beaucoup en découvrant la laideur intérieure chez quelqu'un dont la beauté physique nous avait séduits .On s'est trompé sur lui , en croyant qu'il était aussi beau à l'intérieur qu'à l'extérieur . Inversement , il suffit de tomber amoureux de quelqu'un que l'on croyait laid pour découvrir que dès qu'on l'aime , tout cela ne veut plus rien dire .

* La cause à laquelle on attribue un complexe ( son nez , ses seins ..) est révélatrice de quelque chose ...qu'il faut décoder . Ex : face à une adolescente qui veut absolument se faire refaire la poitrine , plutôt que de se précipiter chez le chirurgien , il est important de s'interroger sur la façon dont on considère le corps dans sa famille , sur ce qu'elle pense de sa féminité , sur ce que sa mère en pense , si elle se sent autorisée à devenir une femme etc. Donc pour se débarrasser d'un complexe «  handicapant «  , un travail de décodage en profondeur est nécessaire, en se demandant d'où il vient ( retour sur son enfant intérieur ! )…accompagnement par des spécialistes ( psychologue , psychothérapeute , psychiatre , EMDR , TIPI ..)
 
les complexes servent-ils à quelque chose ?

- autant de réponses que d'individus .
- par ex.
1.se sentir complexé peut servir à ne pas affronter les difficultés . Si l'on se dit : « ce n'est pas la peine que j'essaie  , je suis beaucoup trop nul de toute façon et je n'y arriverai jamais » , on est tranquille ! Langage très fréquent à l'adolescence.
2. un complexe peut aussi servir à reprendre à son compte un interdit parental : si mes parents m'ont interdit de vivre , le fait que je sois complexé sera un bon moyen pour ne rien entreprendre et leur rester fidèle sans le savoir .
3. autre fonction du complexe : protéger les autres ...Si dès ma naissance , j'ai eu l'impression de déranger mon grand frère , de lui prendre sa place , j'aurais l'impression de moins lui faire de l'ombre en me sentant nul en maths par ex .
4. les complexes peuvent devenir un enjeu dans la relation avec l'autre ; à l'adolescence , on voit des filles très jolies qui ne choisissent que des copines mal dans leur peau et qui s'amusent à jouer les reines avec elles ...nécessaire de s'interroger sur leur besoin de s'entourer de la sorte pour se sentir bien ?
5. la séduction influe sur les complexes ; quand on est complexé , si on échoue à séduire , on ne se dira jamais que c'est normal et que ça arrive à tout le monde : on se dira forcément que c'est parce que , par nature , on n'est pas séduisant ….




* DES LIVRES RÉFÉRENCES :
* «  C'EST PAS JUSTE «   livre pour aider les enfants complexés ou en manque de confiance en eux
.
C'est pas juste !
Auteur : Eric Englebert
Illustrateur : Claude K. Dubois
Editeur : Grasset Jeunesse
Collection : Lampe de poche
Septembre 2005 - 5,10 euros
Album à partir de 7 ans
Thèmes : Citoyenneté/Civisme, Affection/Emotion

Résumé du livre  :
Emilie est triste ! En classe, elle subit les moqueries de ses camarades qui l'appelle Dumbo à cause de ses oreilles. " C'est pas juste ! ", pense-t-elle. Emilie a dû mal à accepter cette particularité physique et elle en souffre. Heureusement, il y a Bruno avec qui elle se noue d'amitié. Ensemble, ils se serrent les coudes; Emilie lui donne même des coups de pouce en math. Grâce à cet ami qui l'accepte telle qu'elle est avec toutes ses qualités, Emilie peut alors mieux s'accepter. Finement esquissée, cette histoire toute simple sur l'affirmation de soi donne à entendre les émotions des plus petits. Les mots sonnent justes et les illustrations sont tendres, nul doute que cet album pourra rassurer plus d'un petit lecteur
!
                                           
* Ces enfants malades du stress ( Gisèle George ) ed .pocket 2004

* Paroles pour adolescents -le complexe du homard ( Françoise Dolto – Catherine Dolto -Tolitch ) Livre de poche

* Contes à guérir , contes à grandir -Jacques Salomé – livre de poche

dimanche 1 janvier 2017

`EN 2017, CHAUSSONS DES LUNETTES ROSES ! Apprenons la joie de vivre à nos enfants...



`
EN 2017, CHAUSSONS DES LUNETTES ROSES ! VOIR MON PETIT LIVRE ROUGE :§ "MAMAN METS TES LUNETTES ROSES " 
APPRENONS LA JOIE DE VIVRE À NOS ENFANTS...



Pouvons-nous apprendre à nos enfants à faire germer en eux la joie de vivre et la cultiver ?
Rencontre avec des spécialistes : psys ou philosophes : éclaircissements , conseils...

😃 à quoi aspirez-vous pour vos enfants ?
° la santé? Aucun vœu ne peut la garantir …
° la réussite ? Pas plus éternelle...
° l'argent? N'en parlons pas ..certains enfants grandissent dans ce contexte , sans but dans l'existence si ce n'est gagner de l'argent mais l'argent fait -il le bonheur?
° l'amour ? Pas garanti non plus
° le bonheur ? oui , bien sûr!
Ces réponses ont été données dans les sondages .

😉 pourquoi vouloir argent , santé , réussite , amour ? Pour être heureux !
° alors posons le problème autrement :« qu'est-ce qui facilite l'accès au bonheur ? » une réponse s'impose : la capacité à s'émerveiller et à s'amuser de l'existence , quoi qu'il arrive . Bref , la joie de vivre ..faite de plaisir , de gaieté ,de lucidité aussi .
° elle permet d'affronter les hauts et les bas d'une vie tout en continuant à sourire et à avancer : la joie de vivre est une force existentielle !

😆 Voilà donc ce qu'il y aurait de plus utile à enseigner à ses enfants : l'amour inconditionnel de la vie ...projet ambitieux : nouveau défi !

PARENTS SOYEZ L'EXEMPLE ! Psys tous unanimes:« vous pouvez mettre un nez rouge et les pieds en l'air , cela ne servira à rien , dit la psychanalyste Catherine Vanier , les enfants sentent ce que nous ressentons , au-delà de nos efforts pour le masquer .On ne transmet vraiment que ce que l'on vit ; vous aurez beau répéter à vos enfants que « dans la vie , il faut y croire » , « qu'il faut apprécier chaque seconde » , si votre façon d'être n'est pas conforme à ces préceptes , peut-être les appliqueront-ils dans un 1e temps pour vous faire plaisir , mais ce sera sans y croire » donc :

résolution n°1: je ne cacherai ni ma tristesse , ni mon mal-être. Alors que dire aux parents qui traversent des périodes de déprime ? leur enfant est-il à cause d'eux condamné au mal de vivre ? « absolument pas , dit C.Vanier, la joie de vivre est une philosophie de vie , elle n'est pas remise en question par des moments de déprime plus ou moins durables .Ce qui importe , c'est la parole: sans lui donner toutes les raisons de son mal-être , il faut savoir expliquer à son enfant que l'on n'est pas bien en ce moment , surtout préciser que ce n'est pas de sa faute .Et que cela arrive parfois car être vivant suppose de traverser des moments gais et d'autres tristes .Aimer la vie consiste à l'accepter » cela rendra le mal-être acceptable et compréhensible pour les enfants.
  • 😞 CACHER SA PROPRE TRISTESSE , OUI MAIS 
    CELLE DU MONDE ? Ex: ce soir la télé est allumée ; scènes de cris , de larmes , de guerre : «ma fille est entre nous et je lui mets la main devant les yeux » dit une maman , alors que le papa pense au contraire que puisqu'elle est là , il faut lui expliquer « un monsieur envoie des bombes sur son peuple parce qu'il est très méchant et injuste » et la maman d'ajouter : « oui ,mais c'est très loin, ça ne peut pas arriver ici » ..tout simplement parce que dans ses rêves les plus fous de mère , elle est sûre que ses enfants ne connaitront jamais l'horreur ...pas même en images . « Les mères ont ce réflexe de protection , commente la psychanalyste , sauf que vouloir leur épargner la vision du malheur ne les protège pas , voire les inquiète parce qu'un enfant qui ne sait pas ce qui se passe et n'ose pas en parler risque de fantasmer des faits bien plus horribles , pour lui que la réalité » donc :
résolution n°2 : inutile de tenter de vendre à mes enfants l'idée d'un monde tout rose !Rappelons-nous l'histoire de Siddharta -le futur bouddha – dont le père mettait tout en œuvre pour qu'il ignore l'existence de la souffrance jusqu'au jour où , s'échappant de l'enceinte du palais , le jeune prince la découvre sous ses 3 visages : la vieillesse, la maladie et la mort .Or ces découvertes ne l'ont pas désespéré mais lui ont permis de se lancer sur le chemin de la sagesse , le ZEN .
Au contraire , accompagnez l'enfant dans les difficultés , laissez -le s'y confronter , ne lui épargnez pas les problèmes et ne les résolvez pas  à sa place. Parlez vrai!

résolution n°3: je le laisserai vivre sa vie ( jusqu'à un certain point ) c'est à dire «tant qu'il ne se met pas en danger et ne nuit pas aux autres»rappelle le psychanalyste J-P Winter :« l'excès d'attention pédagogique est aussi nuisible que son absence »
Laisser les enfants voir , admirer ce qu'ils veulent admirer , les laisser explorer , découvrir, tenter de nouvelles aventures , faire des efforts , faire leurs propres expériences, se dépasser, leur permettre de sentir la vie à leur façon , ne pas s'empresser d'étouffer leur colère , leurs larmes , ne pas leur demander d'avancer plus vite lorsqu'ils ont envie de regarder une vitrine, la grue sur le chantier , la petite bête dans le jardin...voilà les bonnes attitudes!
ADOS , acceptez leurs désirs, leurs envies de découverte ...
Encouragez et valorisez les expériences ( pas de « descends , tu vas tomber » ou « tu vas te faire mal» ou encore :« c'est trop difficile pour toi » ) expressions qui sapent la confiance, conduisent à l'inaction , l'inhibition, l'échec et font perdre la joie de vivre... Apprendre à se dépasser est toujours source de joie et encourage à une autre action : un enfant qui aura été encouragé , valorisé et soutenu dispose d'un moteur pour persévérer dans la vie : s'il se sent fier de lui , il peut s'appuyer sur ses forces et puiser de la joie dans ses ressources.
résolution n°4:
je l'encouragerai à "jouer" : jouer avec les mots , introduire le ludisme dans la vie quotidienne, la bonne humeur , rire , s'enthousiasmer , se réjouir ...ne pas oublier que les méthodes d'apprentissage les plus performantes se font par le jeu .

résolution n° 5: je l'éduquerai à l'auto-empathie :« la joie de vivre c'est d'abord la joie d'oser être soi , de ressentir ce que l'on ressent » affirme Anne Van Stappe- spécialiste en CNV ( communication non violente)
  • 1.leur apprendre à se poser la question ( ou la leur poser ):« comment est-ce que je vais ?» et selon la réponse , se (ou leur) demander : « d'où ça vient ?»
  • 2. si la réponse est positive , les inciter à apprécier ce bien-être et à le vivre en pleine conscience ,et proposer de penser à renouveler les conditions favorables à ce bien-être , dès que celui-ci fera défaut .« les raisons de la joie viennent de l'extérieur , mais dès lors que nous les conscientisons , alors survient la joie de vivre et cela se passe à l'intérieur de nous »
  • 3.si la réponse est négative , les inciter à accueillir cette tristesse .Dire à un enfant qui est tombé ou à un ado qui a un chagrin d'amour « ce n'est pas grave , c'est rien , quand on est grand on ne pleure pas » (ou pire ..) « quand on est un garçon , on ne pleure pas !» c'est leur apprendre le déni ! Alors que si nous accompagnons leur peine : « oui ,tu as eu peur , tu as mal » « tu as du chagrin , tu souffres »
« c'est normal que tu l'exprimes », nous les aidons à accueillir leur vécu et nous les respectons ..la douleur , une fois acceptée devient une douleur plus douce.
  • 4. interroger les besoins non assouvis :« si tu avais une baguette magique , qu'est-ce que tu aimerais qu'il se passe maintenant pour toi ?» et l'aider à trouver les moyens d'y répondre : « comment on peut faire , toi et moi, pour essayer de réaliser ce que tu veux ? » C'est l'occasion aussi de lui apprendre à prendre le temps : il ne peut pas avoir tout de suite tout ce qu'il souhaite mais il a les moyens d'aller dans le sens de ses désirs : « l'enfant développe ainsi sa capacité à se relier à ce qu'il veut et aime , plutôt qu'à ce qu'il craint .Cela lui permet de rencontrer sa dimension d'être humain complet et sa puissance d'agir »
`😄 OÙ SE CACHE NOTRE JOIE ?
Faite de plaisir de gaieté,de lucidité ,c'est une émotion qui survient quand nous gagnons quelque chose : un objet , une marque d'affection, la visite d'une personne ou simplement lorsque nous recevons des stimuli externes : une musique , un paysage , un message ...Rappel : elle permet d'affronter les hauts et les bas de la vie tout en continuant à sourire et avancer ;la joie de vivre est une force existentielle ...à laquelle nous aspirons tous mais 
la cherchons -nous là où il faut ?
° en 2012, 84% des Français assuraient être joyeux ( sondage IPSOS ) : savourer un bon repas , écouter de la musique ,prendre un bain , s'allonger sur un transat , autant de situations qui parlent d'attention à ce qui est plutôt qu'à ce qui pourrait être .L'achat d'un vêtement s'impose en tête des réjouissances féminines ???..paradoxalement , les français sont les plus gros consommateurs de médicaments antidépresseurs ..alors n'y aurait-il pas confusion dans la définition de la joie ? les philosophes ne sont pas unanimes ...lâcher-prise , accomplissement de soi , création, étape vers la perfection,corps et esprit réunis qui se nourrissent de connaissances , d'action et de désir ,,,,bref : notion aux 1000 définitions mais qui se resserre dès que nous ajoutons
" de vivre "! ..qui signifie que la joie ne serait pas seulement liée à telle ou telle activité ou expérience mais que l'existence entière serait matière à réjouissance : vivre serait la source de la joie , cette joie existerait dans le seul fait que nous existons ! ( plaisirs , rire,moments de grâce et aussi tristesse , peur , souffrance , déception …)
° Du fait de nos histoires familiales , de nos expériences , de nos conditions de vie , nous n'avons pas tous la même aisance à faire vibrer la joie de vivre , mais parce qu'elle est présente en chacun , nous avons tous le pouvoir -voire le devoir- de la nourrir et lui apprendre à danser allégrement avec tout ce qui se présente à elle. 
 La joie de vivre est indispensable pour une vie heureuse et réussie ..si vous ne respirez pas la joie de vivre , votre vie est morose , morne , votre moral à zéro , vous vous refermez sur vous-même , bref, vous passez à côté des plus belles choses que la vie peut vous offrir .La joie de vivre "s'exprime " : attitude , expressions, langage , comportement , façon d'être .


😆 des astuces pour cultiver sa joie de vivre :
1.ne vous prenez pas trop au sérieux: soyez plus cool avec vous et avec les autres. Ne vous dites pas que vous n'êtes pas fait pour être heureux ou que la joie de vivre est inconcevable dans les circonstances de crise actuelle .Ne vous interdisez pas d'être heureux : au contraire , autorisez - vous à l'être ! Le vrai bonheur est ici et en vous !
2.entourez-vous de gens heureux et joyeux :la joie de vivre est contagieuse .Fuyez les râleurs , les grincheux , les pessimistes , les "dévoreurs "d'énergie ..
3.vivez pleinement le moment présent: réjouissez -vous d'être en vie .Appréciez ce qui vous arrive , jouissez des petits moments de bonheur …
4.sortez de votre routine: OSEZ l'inconnu , vivez des expériences nouvelles , ayez confiance en vous ,soyez curieux ...
5.acceptez -vous tel que vous êtes:ne restez pas bloqué sur des épisodes douloureux de votre vie , ou des échecs qui font barrage , ne soyez pas victime de traumatismes antérieurs qui vous empêchent d'avancer , "d'être ", chaque malheur petit ou grand est l'occasion de se redécouvrir , de se redéfinir pour mieux "habiter " sa vie .
Ne soyez pas non plus prisonnier d'un modèle : il est nécessaire de se recentrer sur de vraies valeurs , plus intérieures , profondes et durables .
Ne suivez pas "le troupeau ": gardez votre personnalité .
 Ne recherchez pas l'approbation des autres : les gens heureux ne se soumettent pas aux attentes des autres , ce qui leur permet de se concentrer sur leur développement personnel.
N'attendez rien des autres ; un des plus grands défis de l'existence est d'accepter les gens tels qu'ils sont : VOUS ,pouvez changer mais vous ne pouvez pas changer les autres...
6.retrouvez votre âme d'enfant: l'enfant jouit de tout , prend plaisir à ce qui lui arrive ; nous sommes trop dans le contrôle et la maîtrise ;sachons rire aux éclats , osons nous amuser , nous enthousiasmer , sauter de joie ! Reconnectons -nous à notre enfant intérieur .
7.Reliez -vous aux autres et au monde : se sentir en lien avec les autres et le monde donne du sens à l'existence ; le lien social est essentiel (réf: centenaires de l'île d'Okinawa au Japon ); n'oublions pas qu'une des dernières recherches scientifiques a montré qune notre cerveau était natuellement  connecté au "nous "! ; faire preuve de bienveillance peut aider à se sentir relié aux autres ; également se sentir relié au monde , à la terre en jardinant , se promenant dans la nature , en contemplant des paysages favorise aussi ce puissant sentiment d'existence. Nous faisons partie du cosmos .
8.laissez les émotions vous traverser: nous avons une lecture erronée de nos émotions négatives ( peur,tristesse , colère …) que nous croyons altérer notre joie de vivre ;c'est oublier que toute émotion contient une information qui nous mobilise et contrairement à ce que nous pensons souvent, l'émotion même négative nous pousse à vivre ; accueillir l'émotion sans lutter contre, ni la fuir permet de se laisser traverser par une information biologique parfois déroutante et favorise le retour naturel à l'élan de vie . Lorsque nous nous sentons abattu par ex , identifions ce qui a déclenché cet abattement , reconnaissons la valeur de notre sensation , acceptons que ce soit notre façon à nous de vivre l'événement .

9.faites -vous plaisir régulièrement : pensez à des choses simples qui vous procurent réellement du plaisir , savoir reconnaître ce qui VOUS fait vraiment plaisir .

10. soyez positif :essayez de ne pas vous laisser déstabiliser par le moindre souci ; la vie n'est pas un long fleuve tranquille .Acceptez les soucis , les aléas , les difficultés.
analysez-les et voyez comment vous pouvez réagir ; relativisez , échecs , soucis prendront une autre dimension .Ne vous laissez pas aller au catastrophisme ...cherchez le positif dans chaque chose.
« Tout doit être accepté , le bon et le mauvais .En fait , vous n'avez pas le choix ; chaque chose a deux aspects,; si vous voulez le côté face d'une pièce, vous aurez aussi le côté plie , le plaisir et la peine vont toujours ensemble , prenez les deux ou rien du tout » 
Swami Prajananpad
11.attention aux journaux télévisés :très anxiogènes et déprimants : se tenir informé de ce qui se passe dans le monde , certes mais " se sentir éloigné du bruit du monde " .
12.ne prenez pas les choses trop à cœur: sachez  accueillir les commentaires , les critiques et accepter de voir les choses sous un angle différent peut être constructif : c'est à vous de décider l'interprétation que vous allez leur accorder.
13 .dès le lever, soyez enthousiaste et heureux de cette journée qui commence ; soyez heureux d'être en vie. La joie stimule la production d'hormones comme les endorphines qui procurent du bien-être , elles ont un rôle antidépresseur .

😃 CONCLUSION : cette capacité d'être dans la joie de vivre est un moteur puissant pour la créativité , l'enthousiasme , la vitalité , l'énergie au sens large , un véritable anti-oxydant ...que possèdent naturellement , spontanément les enfants ! Spontanéité que nous adultes avons perdue ( joie de vivre masquée par les responsabilités , le travail, les obligations, les croyances que puisque nous sommes adultes , nous devons être sérieux , également les médias qui nous répètent que c'est la crise , ce , depuis 40 ans ..) donc plutôt que leur apprendre la joie de vivre , le ( notre ) défi à nous adultes, parents et éducateurs n'est-il pas de faire en sorte de l'entretenir , de la cultiver , de la nourrir , de ne pas l'éteindre ? ( comportement personnel, éducation ..) Savez-vous que les enfants rient en moyenne 300 fois /jour contre à peine 15 fois pour nous les adultes?
Nous avons tous intérêt à retrouver cette joie de vivre comme lorsque nous étions enfants .
L'enfant non seulement est heureux , spontané , il aime le monde sans distinction , sans discrimination , sans jugement .
Donc apprenons d'eux car ils représentent les meilleurs professeurs pour enseigner la façon de vivre le moment présent.
 Ils ne s'inquiètent nullement pour l'avenir car ils font confiance à tout ce qui les entoure .
Tu sais que tu te trouves dans ta joie de vivre lorsque tu peux être heureux du bonheur des autres, de leurs victoires , de leur réussite .
La joie se veut l'antidote de la jalousie et de l'envie .