FRAMBOISE ...ET SES FILS ROUGES ! / vidéo créée par Yoan Delcey-guy auteur, élève de Framboise


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Post du mois à lire , après la présentation des petits livres rouges !

Les mots, plutôt que les maux !

Bienvenue dans l'univers des petits livres rouges de FRAMBOISE !

Des petits livres rouges pour « parler vrai »...
Ils racontent l'histoire vécue par un enfant
Ils parlent de la vie - naissance, secrets de famille, séparation , divorce, maladie, mort, identité, déménagement, jalousie...
Ils sont des outils de communication
Ils offrent des pistes de réflexion
Ils interpellent nos émotions.

Ils s'adressent à TOUS, petits ou grands, QUEL QUE SOIT L'ÂGE, aux enfants, aux adolescents, aux adultes.
Ils parlent à chacun de nous, à l'enfant que nous avons été, bien caché à l'ombre de l'adulte que nous sommes devenus
« notre enfant intérieur ».

Je vous invite à découvrir la collection ci- après

FRANÇOISE POULET alias FRAMBOISE



Ce 8e petit livre rouge ...

Ce 8e petit livre rouge ...parle d'un évènement douloureux: les violences sexuelles faites aux enfants. Près d'un enfant sur cinq est victime de violence ou d'abus sexuels. Vous pouvez empêcher que cela arrive à votre enfant : la clé est de bien communiquer avec lui, de PARLER VRAI dans un climat de confiance. La sexualité est encore un sujet tabou. Si aborder ce sujet avec votre enfant vous embarrasse, ce petit livre vous sera utile ...car il vous offre des clés pour apprendre à l'enfant à se protéger et à oser dire « NON ! ». Il s'adresse à TOUS, petits ou grands, QUEL QUE SOIT L'ÂGE, aux enfants, aux adolescents, aux adultes.Il parle à chacun de nous, à l'enfant que nous avons été, bien caché à l'ombre de l'adulte que nous sommes devenus « notre enfant intérieur ». Les mots, plutôt que les maux !

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8. JE NE VEUX PLUS ALLER A L'ÉCOLE - THÈME : Les violences sexuelles faites aux enfants -

12 € + 1 € expédition -livraison
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Merci !





2 .le rhume de hanche; thème : le divorce* 12€+ 1€ expédition -livraison

LE RHUME DE HANCHE - livre n°2 - THÈME : le divorce- 12€ + 1€ expédition -livraison

3. Il est perdu mon papa ; thème : la mort d'un proche * 12€ + 1€ expédition -livraison

IL EST PERDU MON PAPA - livre n°3- THÈME : la mort d'un parent -la maladie grave - CET OUVRAGE N'EST PLUS EN STOCK !

4 . MON NOM DE FAMILLE : connaître ses origines, son identité * 12€ + 1€ expédition -livraison

MON NOM DE FAMILLE - livre n°4- THÈME : l'identité, connaître ses origines - 12 € + 1 € expédition -livraison

5. La maison de papa ; thème : le déménagement * 12€ + 1€ expédition -livraison

LA MAISON DE PAPA - livre n°5- THÈME : le déménagement - 12 € + 1 € expédition-livraison

6. MAMAN METS TES LUNETTES ROSES - Thème :le cancer de l'enfant -

MAMAN METS TES LUNETTES ROSES - livre n°6 - THÈME : le cancer de l'enfant - leçon de vie face à la maladie - 12€ + 1 € expédition -livraison

7. LA PETITE SœUR ; THÈME : LA JALOUSIE DANS LA FRATRIE * 12 € +1 € EXPÉDITION -LIVRAISON

LA PETITE SœUR - livre n° 7 - THÈME : la naissance d'un enfant est une épreuve pour chacun au sein de la famille ; c'est un chamboulement pour l'aîné -assailli d'émotions diverses - relégué au second plan par le nouvel arrivant . Un nouveau regard sur la jalousie pour mieux comprendre ce qu'un enfant peut traverser.- 12 € + 1 € expédition- livraison .

1. LA PETITE FILLE QUI N'AVAIT PAS SOMMEIL ; Thème : la naissance, un secret de famille...

le premier petit livre rouge
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LA PETITE FILLE QUI N'AVAIT PAS SOMMEIL

JE SUIS À VOTRE ÉCOUTE...

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Après la présentation des petits livres rouges, voici le blog !



VIVE LES VACANCES !

💓 DERNIÈRE SEMAINE DE CLASSE, DERNIERS JOURS D'ÉCOLE ... 💕« Au revoir les copains ! »  💖« Merci maître ou maîtresse pour cett...

samedi 29 septembre 2018

LES PEURS DE VOTRE ENFANT ...COMMENT LES ACCOMPAGNER, LES APPRIVOISER, LES SURMONTER...


Les peurs : à chaque âge sa peur ; comment les accompagner, les apprivoiser, les surmonter.
Astuces anti-peurs ; "ce que papa m'a dit :un livre pour dépasser ses peurs et grandir tout au long de sa vie .
.


😡 La peur , qu’est –ce que c’est ?

     
 ° la peur est une ÉMOTION innée qui fait partie de notre équipement émotionnel NATUREL ( COMME LES AUTRE ÉMOTIONS : JOIE, COLÈRE, TRISTESSE ) :        

 * C'est notre pédale de frein qui nous invite à conduire prudemment et à aborder les virages de notre vie avec circonspection :c'est la perception d'une situation à venir nécessitant de la prudence .

* c'est un "signal d’alarme " devant une chose nouvelle , que l’on ne connaît pas et qui nous semble dangereuse.

* la peur est une émotion essentielle puisque, sans elle nous ne serions plus ici. En effet, cette alarme interne sophistiquée s’active par anticipation ou en présence d’un danger, mobilisant des ressources (mentales et physiques) pour nous maintenir en un seul morceau. Evidemment, il s’agit d’une « interprétation » et d'une « évaluation » du danger qui nécessitent parfois d’être remises en question à la lumière de la « réalité ».
          
  😮 c'est une émotion "positive "
→ liée à la notion  de danger
           - nécessaire, utile , ( sans la peur , l’enfant ferait fi du danger ! )
            - aide l’enfant à se construire
                                   à se développer harmonieusement
- prévient l’enfant du danger → lui permet ainsi de se protéger et de veiller à l’intégrité de son corps. ( 1er interdit  énoncé à l’enfant : " tu n’as pas le droit de  faire mal à ton corps " )

           - de plus , la peur de la loi symbolique représentée par le père , aide l’enfant à se construire et à sortir de la relation fusionnelle avec la mère ( tiers séparateur )
  😠 c'est souvent une  émotion "négative " pour les parents...qui peuvent la considérer comme une entrave, un handicap dans la société actuelle , où l'on désire un enfant parfait, idéal, performant
(société de performances qui a tendance à nier le danger : ex: pratique de sport extrêmes  , défis en tous genres, déni du danger .           

       ✺ citons des expressions verbales de la peur :
            - " même pas peur  " → fanfaronnade pour " braver " la peur .
                                           → lien établi par l’enfant entre la peur et le courage
                                                
           -  " j’ai peur ! " → formidable moyen pour obtenir ce qu’il veut ou ce qu’il ne veut pas
                                       → simples mots qui ont le pouvoir d’ébranler les convictions des parents les plus déterminés à faire respecter leurs lois .
                                       → résonance forte  = écho aux peurs de notre enfance , bien tapies au fond de la mémoire , oubliées parfois mais qui ressurgissent face à l’enfant plaintif  ( mémoires de notre enf intérieur )→
                                                                                                              la peur de l’enfant nous dérange ...ET on ne sait pas toujours y répondre ...car elle réveille les peurs de notre enfant intérieur ..et bien sûr nos propres peurs toujours existantes !
                                  
           -  " il n’a peur de rien ! "
             → ce n’est pas une preuve de caractère , mais sûrement une lacune dans l’éducation  = les parents n’ont pas appris à l’enfant qu’il y avait des lois , des règles de vie sociale , des consignes à respecter ( ils ont " oublié " l’éducation à la sécurité ....et la loi symbolique du père ! )
             → ATTENTION : enfant au comportement suicidaire , à la recherche de cette émotion- peur , se fait mal pour provoquer la réaction de l’adulte
      « va-t’il enfin me mettre des limites?»

Toutes les émotions sont utiles, ELLES dénotent d’un besoin (satisfait ou pas) et elles sont surtout réelles pour les enfants. Une des manières de s’en libérer est par conséquent de les reconnaître, de les accepter, de les exprimer et de déterminer le besoin qui s’y cache.

La vraie stratégie constructive consiste donc à donner un « droit à l’émotion » à l’enfant, écouter avec empathie et l’aider à verbaliser ce qu’il ressent.( voir méthode TIPI expliquée plus loin )
Cette approche est corroborée par les neurosciences. Poser des mots sur des émotions permet d’en atténuer l’intensité et donne la possibilité au cortex préfrontal de calmer l’amygdale. Le cerveau rationnel régule ainsi le cerveau émotionnel.



 * OUBLIONS  LES  EXPRESSIONS « Quand on est grand ,on n'a pas peur» ...sous-entendu :  « tu es un poltron , une mauviette , une poule mouillée...»
 * OUBLIONS  AUSSI les moqueries, les railleries :
Comme toute émotion ,la peur doit être entendue,  reconnue , acceptée , accueillie…


Notez également que la peur est contagieuse
et se lit sur les traits d’un visage, une gestuelle, un langage, etc. Le non-verbal est primordial (et majoritairement inconscient).
Dans cette logique, le travail des adultes sur leurs propres peurs est décisif.


*un outil intéressant : la méthode TIPI
de Luc Nicon expert en pédagogie et en communication comportementale en France,( à utiliser par tous , pour vous, vos enfants, vos ados)
http://tipi.pro ( vidéos )
pour la gestion des émotions désagréables ...comme la peur et pour s'en libérer .


@ La question essentielle :« Qu’est-ce que cela fait dans mon corps ? » La consigne est la suivante : ne pas lutter contre les manifestations physiques que nous allons éprouver, nous contenter de les noter et d’observer leur évolution, jusqu’à complète disparition.
La phrase magique à dire à l'enfant :« Je vois que tu vis une émotion, nous allons nous occuper d’elle car elle a besoin d’être entendue ; elle a certainement un message à partager, et son travail c’est d’être sûre que tu le reçois bien ! Alors dis-moi ce que tu sens dans ton corps ? »
1. accueillir l 'émotion , la verbaliser
2. je ferme les yeux pour bien ressentir où j'ai mal dans mon corps ( cela débranche le mental et focalise uniquement sur les sensations physiques)
3. je laisse évoluer la douleur sans rien faire d'autre , sans contrôler jusqu'à ce qu'elle disparaisse
4. je trouve des solutions pour ne plus être soumis à cette sensation désagréable .

 La peur....... selon l’énergétique chinoise 
           - La peur  bloque l' énergie au niveau des REINS  c.à.d =  glandes surrénales  , ovaires, testicules , cheveux, oreilles, os , dents...et le corps va parler en présentant des pathologies.                                                                        
 * l' Organe  concerné  = les Reins...en rapport avec 

* le  Viscère ... Vessie  d'où     (lumbago , crise d’acétone , énurésie , cystites, infections urinaires...)                             
   * en rapport avec le Sens  ... Ouïe  ( mal audition , otites , )
   * en rapport avec le Tissu ... Os ( fragilité, ostéoporose ...) 

toutes ces pathologies montrent une énergie des reins perturbée .

             ° Un exercice de QI GONG : le singe dont la façon de se déplacer  stimule l’énergie des reins;  à pratiquer avec les enfants craintifs manquant de confiance en eux .

° la saison en relation avec les reins est l' HIVER ; les  Reins sont alors en plénitude d’énergie – et des pathologies à cette saison montrent un blocage d’énergie ! C'est pendant l'été que le corps se prépare à l'hiver : attention aux étés très chauds , caniculaires...si vous avez alors peu consommé d'eau, vous risquez d' avoir des problèmes  d'énergie des reins  en hiver , d'où les pathologies ci-dessus citées.

3.  A CHAQUE ÂGE SES PEURS :
 


* le coffret « J’aide mon enfant à dépasser ses peurs»  identifie  les peurs différentes selon l’âge des enfants .

* Les premières peurs De 0 à 6 mois :

Tomber – perte d'appui-bruits forts-objets brusquement dans le champ de vision- mouvement soudain – ce qui disparaît et ne réapparait pas -
* de 7 mois à 1 an :
Angoisse de séparation- abandon -bain- visages inconnus- bruits forts
* de 1 an à 4 ans :
Angoisse de séparation – bruits forts-obscurité – changements dans l'environnement – père Noël, masques, monstres ,clowns, déguisements – peurs passagères ( orages, gros chiens…)
 * de 4 à 8 ans :
L'imaginaire est souvent responsable des peurs de 4 à 6ans : confusion entre son monde imaginaire, le monde du jeu et la réalité .
Peurs spécifiques( insectes, voleurs, médecins …) - peurs générées par l'actualité ( guerres, attentats, catastrophes…) - blessures corporelles- séparation et abandon – monstres et créatures surnaturelles – être seul- peur de se perdre -
Périodes d'agitations nocturne :réaction normale car l'enfant apprend de nouvelles choses...difficultés à tout intégrer dans le rêve = cauchemars qui permettent d'évacuer stress et agressivité vécues dans la journée.
* Les 3-6 ans, une période difficile
les débuts de la vie scolaire, épreuve de la séparation et de l'autorité.
Peur du noir qui est réelle et peur des fantômes, monstres, Extra terrestres qui existent dans tous les temps et toutes les civilisations donc la TV n'est pas seule responsable ,voir les mythes.
Les peurs se développent avec l'apprentissage de la gestion de l’agressivité. Il faut donc être compréhensif et très présent avec les peurs des petits.
Période œdipienne : peur du père ou de la mère comme un rival à l'amour de la mère ou du père selon le sexe de l'enfant. La compréhension des rôles familiaux, de la division sexuelle (filles garçons) tout cela peut contribuer à créer des angoisses chez les enfants de ce âge.
Création des romans familiaux :l'enfant  s'imagine avoir été recueilli., adopté ...que ses parents ne sont pas ses "vrais "parents !
 * la période de calme : les 6-12 ans
Les peurs sont plus centrées sur le réel, le risque concret : devoirs, contrôles, résultats scolaires
Même pas mal même pas peur.....L'enfant n'a pas la maturité émotive et intellectuelle nécessaire pour bien mesurer le danger. S'ils entendent dire qu'un meurtrier s'est évadé, ils pensent tout de suite qu'il va traquer sa famille.
Peur de ce que les adultes disent : si vous dites cet animal est dangereux ,l'enfant en aura peur.
Blessures corporelles- peurs sociales- -apparence physique  -peur de l’école, des autres, de prendre la parole en public, peur de l’échec, peur des accidents, de la mort de ses parents et de sa propre mort, des voleurs, du médecin,…

Les réactions des parents sont impliquées dans les persistances de certaines peurs ou phobies.

* Et après ?? Les adolescents ?

Les adolescents ont les mêmes peurs que les adultes mûrs dans leur fonctionnement logique .
 ils adorent se faire peur…. Défis insensés jusqu'à se mettre en péril.
Ils savent faire des liens de cause à effet, des hypothèses et jouent avec les concepts de la peur mais niveau émotions ils ne maîtrisent pas tout et ils rejouent certains pans du développement œdipien ou infantile (peur de décevoir, peur de se faire attraper en train de faire une bêtise....)= d'où angoisse.
Angoisse identitaire : se démarquer et être assimilé aux autres passent  par des expériences ou des rites de passage.
*comment s'exprime la peur chez les adolescents ?
La mythomanie, la simulation pour échapper à un contrôle qui fait peur.
L'inhibition, timidité excessive.
Les obsessions ou rituels : faire quelque chose en sachant que c'est inutile contre la peur.
Comportement normaux à priori qui peuvent devenir pathologiques si ils sont par exemple en surnombre.


* en fait toutes ces peurs cachent une peur originelle commune à tout être humain :
                                                     

 L’angoisse de séparation ( solitude, abandon )
                                                                                 qui cache elle- même l’angoisse fondamentale

                             LA PEUR DE LA MORT 

 

Quand consulter ?
Si l'enfant semble extrêmement perturbé ; S'il ne s'en sort pas ,bien que vous apportiez toute votre aide. Ou aussi s'il ne veut pas vous en parler....Une peur importante peut nuire au développement de l'enfant en se généralisant.
Lorsque l'enfant est en proie à une angoisse si forte qu'il en perd l'appétit, le sommeil et le sourire, un spécialiste devrait être consulté.
Là où ça devient pathologique c'est quand la peur prend le dessus du réel ,que l'enfant angoisse d'une chose qui n'est pas là et qu'il croit que cette chose va lui tomber dessus même dix mois après avoir vu un truc effrayant = traumatisme.

😍Premiers petits conseils :
Rassurer l'enfant, l'encourager à s'exprimer sans se moquer ou punir
Accepter la peur de votre enfant comme quelque chose de normal
Aider l'enfant à surmonter sa peur en lui montrant l'objet de sa peur de manière graduelle et l'encourager.

Pour les 3- 6ans on table sur l'imaginaire ; racontez leur des contes avec des super héros type invaincus par exemple Hercule ou superman comme ça il pourra s'imaginer terrasser les monstres.
Pour les 6-12 ans : L'enfant doit apprendre à évaluer le danger donc on peut lui proposer des documentaires DVD, livres sur les dangers terrestres ( inondations, sinistres) pour lui montrer que c'est quelque chose de rare.
SURVEILLEZ la télé et ne laissez pas l'enfant regarder n'importe quoi, internet , le web est aussi à surveiller certains sites sont très malsains.


@ Parents vous êtes un modèle donc observez vos propres comportements face à la peur.

😍Solutions face aux peurs par caractéristiques :
° Peur du noir des fantômes : ne pas mettre l'enfant dans votre lit (ça doit rester exceptionnel) sinon on reconnaît le danger dans le lit de l'enfant. Une veilleuse. Un doudou qui mange les monstres. Lui expliquer de quoi il a eu peur ,discuter de la journée.
Les mots qui sauvent à 4h00 du mat...: « j'ai confiance en toi, je sais que tu es capable, dors tu ne risques rien,  tu peux y arriver.» L'enfant doit être encouragé.
° peurs des animaux
Mettre l'enfant en contact progressif, par étapes, avec l'animal jamais d'un coup.
Éviter la sur-protection et l'attitude maman poule



❤ACCOMPAGNER LA PEUR :
Dans son livre « Au coeur des émotions de l’enfant », Isabelle Filliozat nous invite à suivre 8 étapes pour accompagner les peurs des enfants.
1.Respecter l’émotion
Les émotions sont réelles pour les enfants. Il est donc essentiel de les respecter, même si leur logique ou leur rationalité nous échappe. L’enfant a toujours ses raisons. Il a VRAIMENT  peur...
2.Ecouter
Ecouter, c’est aider l’enfant à verbaliser ses peurs afin d’en diminuer l’affect. C’est aussi l’accompagner pour faciliter la rationalisation de ses pensées.
Ainsi, « j’ai peur du chien » pourra être réorienté vers « qu’est-ce qui te fait peur chez le chien ? ». Ainsi, l’enfant raconte son ressenti et donne du sens à ses pensées. Les images qu’il a en tête perdent peu à peu de leur intensité.
Dans les techniques d’écoute, n’hésitez pas à reformuler ce que vous entendez sans juger en intégrant le vocabulaire des émotions et en évitant absolument le mot « pourquoi » qui est bloquant pour l’enfant.
Notons aussi que la présence bienveillante et le contact physiques sont des facteurs apaisants.
3.Accepter et comprendre
« je comprends », « oui », « je vois à quel point cela te touche » : toutes ces expressions indiquent à votre enfant qu’il peut parler en toute sécurité et que la confiance est partagée, qu’il ne sera pas moqué, qu’il a le droit de ressentir et d’exprimer des émotions et, surtout, que vous êtes là pour l’aider à trouver les ressources en lui, des solutions, des explications sans imposer votre conception, votre vision, vos attentes.
4.« Moi aussi »/dédramatiser
Un récit personnel sur les peurs et les craintes que vous aviez à son âge encouragera votre enfant à vouloir surmonter les siennes. Ne mentez pas , soyez sincère. Vous pouvez aussi évoquer une peur actuelle que vous avez mais que votre enfant n’a pas. Ainsi, il se sentira plus fort que vous. Vous pourriez même lui demander des conseils pour vous aider à surmonter votre propre peur.
 5.Chercher ses ressources intérieures et extérieures
  Rappelez à votre enfant les expériences passées pendant  lesquelles     il a surmonté ses peurs.

 Ravivez les souvenirs et les émotions liées.
6.L’aider à libérer son énergie
Comme l’explique Isabelle Filliozat, lorsque nous avons peur, nous avons le diaphragme qui se contracte. Afin de le détendre, utilisez une de ces techniques : respirer profondément, chanter, crier ensemble pour libérer l’émotion, marcher et rire (via le jeu par exemple).
7.Satisfaire le besoin d’information
Maintenant que votre enfant est apaisé et que le stress est retombé, vous pouvez l’inviter à trouver des informations concrètes sur sa peur : « comment savoir si ce chien est dangereux ? » « D’où  peuvent venir ses ombres selon toi ? »,… Pour trouver des informations : dans les livres, en faisant des expériences (avec une lampe pour les ombres par exemple), en regardant un documentaire,… Cette démarche développe l’autonomie de l’enfant qui est acteur de son expérience.
8.Faire élaborer différentes réponses possibles face à la peur
Isabelle Filliozat suggère notamment de faire naitre l’envie pour contrer la peur. Ainsi, « qu’est-ce qui pourrait te donner envie de caresser le chien ? » . Ainsi, la tonalité des images mentales associées à la peur change. La contrainte disparait au profit de l’envie. 




Aider les enfants à apprivoiser leurs peurs

La peur est une émotion fondamentale. La nier ou l’enfouir ne sert qu’à en augmenter l’intensité et à s’exposer au risque qu’elle surgisse plus tard.
Pour les enfants, la peur est réelle. Nous nous devons de la respecter et de fournir les outils pour apprendre à l’écouter et à l’apprivoiser si elle devient trop envahissante.

1) Poser des mots et localiser la peur : favoriser la pleine conscience.
La peur est à la fois une pensée et une sensation. Poser des mots dessus et ressentir la sensation dans le corps permet d’en diminuer l’affect.
Vous pouvez poser ces questions à votre enfant : « Que ressens-tu ? », « Où le ressens-tu ? »
Aidez-le en reformulant ce qu’il vous dit et en y insérant du vocabulaire qui représentera mieux son ressenti.
Exemples de phrases pour aborder les peurs  :
« Tu as le droit d’avoir peur. »
« Je vois que cette situation t’inquiète…  »
« De 1 à 10, quel est l’intensité de ta peur ? »
 « Voyons ensemble quelle est l’origine de cette crainte. »
 « De quoi as-tu besoin actuellement ? «
« Quelle image as-tu en tête quand tu penses à cette peur ? »
« Peux-tu dessiner ton anxiété/ta peur ? »
 » Et si nous donnions une touche amusante à cette peur dessinée ? Un nez rouge, un t-shirt à pois, une grosse voix »
« On compte jusqu’à 10 pour aider la peur à s’envoler ? »
« Et si ta peur avait peur, que lui dirais-tu ? »
« Inspire en comptant jusqu’à 5 et expire lentement ».
« Quel petit pas vas-tu faire pour te rapprocher de ton objectif ? «

A ne pas faire :

– lui poser trop de questions (préférez une écoute bienveillante à base de « je vois », « oui », « oh », « ha »,…)
– nier sa peur : « Mais non, tu n’as aucune raison d’avoir peur ! » « Sois courageux ! »
– l’humilier : « Il n’y a que les bébés qui ont peur ! » ‘ »Ton copain, n’a pas peur, lui. » « tu me fais honte ! Tu es le seul enfant à avoir peur comme ça !
– l’ignorer : « Sinon, tu veux manger quoi à midi ? »



2) Tenir un discours positif sur la peur :
la peur est utile
Avoir peur est naturel. La peur est comme un voyant lumineux qui s’allume sur un tableau de bord qui nous alerte de dangers possibles et nous invite à faire attention. La peur est donc une protectrice. Elle a juste besoin qu’on la sécurise parfois car elle peut avoir tendance à imaginer des choses qui n’existent pas réellement.
La peur aide à grandir...

3) Associer la peur et la joie

Les attractions d’une fête foraine, un toboggan rapide, de l’accro-branche, etc. sont d’excellents exercices pour apprendre à surmonter la peur et éprouver de la joie (et une décharge d’adrénaline selon l’activité). Cette alternance peur/joie aide à se débloquer.
Afin de favoriser l’ancrage positif, rejouez la scène avant/pendant/après : « tu avais de l’appréhension/tu as testé/tu as éprouvé de la joie/tu as dépassé cette peur et maintenant, tu veux recommencer ! ». Cette description sans jugement (accompagnée d’une verbalisation émotionnelle) facilite la mémorisation et aide l’enfant à avoir confiance en lui.
4) Changer l’image qui déclenche la peur
La peur peut se déclencher par une pensée qui prend la forme d’un mini-film mental ou d’une image. Ainsi, on peut montrer à l’enfant qu’il est possible de modifier ce mini-film et cette image pour les rendre moins impressionnants.
Voici comment :
« Je vois que le monstre dont tu as rêvé t’a vraiment effrayé. Et si il avait une voix très aigüe comme celle d’un dessin animé ? A quoi ressemblerait-il avec une robe blanche avec des pois rouges ? Et si tu lui dessinais des moustaches ? Faisons rentrer le monstre dans un canon et envoyons-le sur une autre planète ! Et si tu buvais une potion qui te rendait dix fois plus grand et fort que le monstre, tu crois qu’il prendrait ses jambes à son cou ? »

5) Rationaliser et expliquer :

La peur est-elle justifiée ? Pour le savoir, prenons une feuille et listons tout ce qui peut arriver. Voyons ensuite si c’est réaliste ou pas.
Cette approche rationnelle va permettre aux fonctions supérieures du cerveau de votre enfant de reprendre le dessus sur le cerveau d’en bas (et calmer l’amygdale)( voir réflexion sur le cerveau )
Il est ainsi judicieux de s’improviser « enquêteur scientifique » en guise de jeu de rôle. L’objectif est de s’amuser à trouver des explications pour chaque peur : »une ombre effrayante sur le mur ? C’est celle de ton doudou. Regarde, si nous éteignons ta veilleuse, elle disparait ».
N’hésitez pas à faire des schémas qui sont encore plus évocateurs pour l’enfant (de plus, il pourra utiliser une gomme, qui lui servira aussi d’outil mental).

6) Confier vos propres peurs

Exprimer vos peurs et surtout les actions que vous menez pour les surmonter quand elles sont trop excessives est très important pour votre enfant. Vous êtes son modèle. Il vous imite et les émotions que vous ressentez, il les ressent aussi (et les voit/entend par les micro-expressions faciales, la voix et l’attitude). Ce témoignage personnel permettra aussi à l’enfant d’apprendre à raconter ses propres expériences et à acquérir du vocabulaire pour cela. La narration est un moyen de clarifier ses pensées.


 7)UTILISER la roue des choix



un outil qui aidera les enfants à apprivoiser leur peur en choisissant une méthode qui leur convient.
Les techniques s’appuient sur le mouvement, l’imagination ou encore la pleine conscience.
Elles favorisent donc l’identification de l’émotion, son acceptation et sa traversée.
Du fait que cet outil soit celui de l’enfant, il renforcera progressivement sa confiance en lui à mesure que les peurs seront surmontées.

Deux autres messages importants à transmettre :
une peur évitée se renforce
la peur est contagieuse


8 ) ÉGALEMENT ...jeu des ombres chinoises,faites avec les mains !
 S’entrainer à la peur : livres, films,…
 UTILISER Le talisman et la formule magique
Le talisman est une manière de mobiliser l’attention de votre enfant sur sa force intérieure. Ainsi, invitez-le à choisir une « pierre de la chance », un bracelet ou encore une carte qu’il gardera sur lui. C’est spirituel et efficace. Vous pouvez associer cette démarche à l’adoption d’une formule puissante autant que « magique » : « Donnez-moi la force ! » « Peur à la noix, je n’ai pas besoin de toi ! »



ou d' autres outils :

° La pleine conscience avec la roue de Dan Siegel
: cette roue permet d’apprendre à l’enfant à se dissocier de ces pensées et à choisir sur quoi se concentrer. Précieux. 


° Les histoires du soir
: voici une sélection de livres pour apprivoiser la peur.
Balthazar n’a pas peur du noir.
L’ogre qui avait peur des enfants.
La peur de Catherine Dolto.
Que font les monstres quand ils ne se cachent pas dans l’ombre ?

– des livres pour lutter contre la peur du noir chez les 3/5 ans.
Les phrases à dire pour renforcer la confiance en soi de votre enfant

° La méditation : elle aidera l’enfant à observer ses pensées et à focaliser son attention.
"Calme et attentif comme une grenouille "est le meilleur choix.

° le  jeu des cartes anti-peur ( quelques exemples )



 
 
ATTENTION : l’idée est d’écouter et d’accepter la peur ressentie et non de la moquer. Chaque émotion est utile. Ce jeu est par conséquent un excellent moyen d’exprimer les peurs excessives et douloureuses en les exposant à la lumière du jour, et en régulant leur effet via l’imagination fertile des enfants.
Règles du jeu :
Citez une peur à tour de rôle et tirez au sort une carte anti-peur.
Ensuite, inventez une histoire en intégrant la carte anti -peur

Avantages du jeu :
il permet de verbaliser les peurs (et l’écoute)
il en change l’affect (c’est amusant)
il aide les enfants à construire des outils mentaux grâce à leur imagination
il développe l’art de la narration
il permet aux enfants de découvrir que les parents ont des peurs aussi !

Vous aurez besoin :
de papiers
de crayons de couleur
de pâte à modeler
de la musique joyeuse (à diffuser ou chantonner)

En voici quelques -unes :


Détail des cartes :
Le coffre à peurs : la peur est mise dans un coffre fermé à double tour.
Le rétrécisseur : la peur rétrécit jusqu’à la taille d’un moustique.
Le super-héros : il ne craint pas la peur et en mange au petit-déjeuner.
Le relooking : une peur qui se transforme en clown, c’est bien plus rigolo.
La voix de cartoon : quand la peur prend la voix de Mickey, elle ne fait plus vraiment peur.
La peur de la peur : même les peurs ont peur. Cette carte confronte la peur à sa plus grande peur : elle s’enfuit !
La statue de pierre : la peur croise ton regard et elle se change en pierre. Elle fera une jolie décoration dans le jardin à côté des plants de tomates.
Chifoumi : joue à papier-pierre-ciseau avec la peur. Si tu gagnes, elle part ! Si tu perds, rejoue !
La douche : les peurs sont poussiéreuses et n’aiment pas la douche. Tant mieux, c’est le grand nettoyage de printemps ! Et hop, on savonne aussi !
La musique détestée : il parait que les peurs ne sont pas très fans de musiques joyeuses. Ça tombe bien, tu en as plein dans ta playlist !
L’odeur horrible : elles ont le nez délicat les peurs. Envoie-leur l’agent putois pour qu’elles ne remettent plus les pieds chez toi !
Le super ventilateur : la peur est balayé par la puissance du super ventilateur ! Souffle fort !
La formule magique : la peur craint la magie des enfants. Récite la formule de ton choix et vois comme la peur disparait à jamais !
La potion : la potion te donne 1000 points en courage. De quoi affronter n’importe quelle peur.
Chewing-gum : la peur se transforme en boule de chewing-gum au parfum de ton choix. Hum !
La couleur protectrice : quelle est ta couleur préférée ? C’est celle-ci qui te protège contre les peurs. Imagine toi revêtir cette couleur qui te protège de toutes tes peurs.
Le monstre à déguster : oh ! La peur se change en cupcake délicieux ! Tu vas en faire qu’une bouchée.
Le monstre en peluche : la peur se transforme en douce peluche prête à recevoir des énormes câlins.
L’aimant : il attire toutes les peurs et les immobilise.
Les chaines incassables : la peur est maintenant prisonnière des chaines magiques les plus robustes au monde (et même dans la galaxie).
Le chien qui effraye les peurs : ce chien est tellement mignon que les peurs s’enfuient quand il est là !
Les bisous : les peurs détestent les bisous. Elles se liquéfient et disparaissent dans l’évier quand elles en reçoivent.
La pâte à modeler : fabrique ta peur avec de la pâte à modeler et défoule-toi dessus !
Le papier en boule : dessine ta peur sur un papier. Roule-le en boule et jette-le à la poubelle ! ça va mieux ?
Bouclier anti-peur : le bouclier anti-peur repousse toutes les peurs et ne s’abime jamais.



😍Une question à poser aux enfants pour les aider à apprendre, dépasser leurs peurs et à relever des défis!


Notre cerveau nous protège…même lorsqu’il n’y a que des dangers imaginaires
L’amygdale est située dans notre cerveau. Elle fonctionne comme un système d’alerte. Elle se déclenche lorsque nous nous sentons en danger (que le danger soit réel ou non). Dans ce cas, elle prend l’avantage sur le cortex, siège des fonctions supérieures.
C’est grâce à cette amygdale que nous avons survécu jusqu’à aujourd’hui en échappant à nos prédateurs.
Le problème est que l’amygdale annihile toutes les fonctions essentielles à la réflexion. Et elle nous place dans l’impossibilité de répondre aux questions primordiales pour notre développement, privilégiant la survie (fuite/défense/immobilité). Elle court-circuite le rôle du cortex qui excelle dans cette partie.
Ainsi, nous pouvons être dans l’incapacité de tenter une expérience parce que la peur nous tétanise.
Heureusement, il y a une astuce pour débloquer les peurs irrationnelles.

Comment éviter de réveiller l’amygdale ?
Un des moyens d’apaiser l’amygdale est de centrer son attention sur le présent, et plus particulièrement sur un « petit pas », c’est-à-dire un objectif qui ne paralyse pas. En effet, quel que soit le voyage qu’on entreprend, la première étape est ce pas. Il permet de se jeter à l’eau sans ressentir de peur.

 
La question-clé à poser (et à se poser) est donc :
« Quel petit pas vas-tu faire pour te rapprocher de ton objectif ? »

Cette question évite l’exagération mentale et permet de ne considérer les obstacles que comme un enchainement de mini-objectifs (qui ne font plus peur).
C’est une véritable philosophie de vie qui apprend à adopter un point de vue optimiste face aux difficultés.
Pour compléter et consolider, vous pouvez vous servir de la métaphore de la montagne à déplacer (pierre par pierre), de la route à parcourir (pas après pas) ou encore des Lego à monter (pièce par pièce). La montagne à gravir est une excellente image aussi avec une notion de progression/ascension.

Renforcement positif

Il est également essentiel d’observer (sans juger) l’accomplissement de chaque pas et d’inviter l’enfant à se féliciter :
« Tu viens de faire un pas ! «
« Tu progresses chaque jour. »
« Que ressens-tu maintenant que tu as réussi ce premier pas ? »
« Tu es tombé(e) ? C’est un pas quand même ! Puisque tu t’exerces à chaque tentative ! »

N’oublions pas d’encourager aussi les intentions d’action :

« je vois que tu as envie/ l’intention de faire ce pas ! »

Ou à guider la réflexion pour ajuster le pas tout en valorisant le ressenti émotionnel :
« Si tu ressens encore de la peur à l’idée de faire ce pas, écoute-la. C’est le message qu’il existe peut-être un autre petit pas plus accessible. As-tu une idée de ce pas ? «

Cette méthode du petit pas est ce que l’on nomme la voie du Kaizen. Elle a été développée par Robert Mauer dans le livre « un petit pas peut changer votre vie« méthode très puissante à la fois pour les adultes et pour les enfants.

* NE PAS OUBLIER QUE :


La peur peut naitre d’un déficit de confiance en soi.
Il est donc important pour l’enfant de s’entendre dire par ses parents « Je crois en toi », « Tu es capable » ou encore « Je vais te raconter comment tu as réussi à apprendre à faire du vélo malgré ta peur.

@" ce que papa m'a dit " : un très beau livre qui permet de construire la confiance et ainsi de vaincre ses peurs
            

 

" Le mot de la fin " ...de Béatrice Copper- Royer    
                                                         

 ( psychologue ) :

" Ce qui ferait vraiment peur aux enfants , c’est que les adultes que nous sommes soient eux-mêmes aux prises avec tant de peurs qu’ils en oublient d’être des parents rassurants , capables de leur apprendre à reconnaître leurs émotions : peur, joie , jalousie , tristesse et toutes ces peurs qui dans l’enfance  sont autant de loups tapis dans les recoins de l’imaginaire  "

 
.......................................................
Livres références :* Peur du loup, peur de tout : Béatrice Copper –Royer . Ed. Albin Michel
                              * Les peurs de votre enfant  . Ed . Odile Jacob

Pour les enfants : Ed Ecole des loisirs
                               * Ninon a peur de l’eau
            

                   * Le chevalier qui avait peur du noir
                               * Mariette et Soupir ont perdu maman
                               * Jérôme et le dragon
                               * Promenons nous dans les bois 




  

                              
                                             













     

lundi 27 août 2018

SPÉCIAL RENTRÉE : L’intelligence de votre enfant ne se résume pas à son QI ( quotient intellectuel ) ...IL EXISTE D'AUTRES "INTELLIGENCES" pour lui permettre de réussir sa vie et dans la vie !...


L’intelligence de votre enfant ne se résume pas à son QI ( quotient intellectuel ) ...IL EXISTE D'AUTRES "INTELLIGENCES" pour lui permettre de réussir sa vie et dans la vie ! 


Comme l’écrit Isabelle Filliozat, pour réussir, le QI ne suffit pas. Ce qui fait la différence, ce ne sont pas seulement nos compétences techniques, mais nos capacités à gérer nos affects et à communiquer.
En 1905 à Paris, est établie la première échelle métrique de mesure de l’intelligence : l’échelle de Binet-Simon, du nom de leurs créateurs Alfred Binet et Théodore Simon.
but de cette échelle : mesurer le développement de l’intelligence (au sens de cognition) des enfants en fonction de l’âge (âge mental). Dans les années suivantes, Alfred Binet proposera des améliorations. point de départ de nombreux autres tests, en particulier le QI. 
En 1912, William Stern, inspiré par les travaux de Binet, présente la notion de Quotient Intellectuel aux Etats Unis.
calculé ainsi : âge mental/âge réel X 100 .
Les tests de QI sont des exercices scolaires et arbitraires. Ils évaluent la maitrise du langage et la logique mathématique, sur lesquels les examens scolaires portent eux aussi comme l’indique Isabelle Filliozat.
De plus, les tests sont biaisés socialement.
 Le QI ne mesure pas l’intelligence mais le 
 conformisme social.

Nous faisons donc fausse route en réduisant l’intelligence à un test verbal et logico-mathématique. 

La vérité se situe dans l’intelligence multiple.

En 1983, Howard Gardner publia son livre Frames of Mind : the theory of multiple intelligence (Les formes de l’intelligence aux éditions Odile Jacob).
Il y présenta non pas une mais 7 formes d’intelligence (d’autres ont fait leur apparition depuis).



1. L’intelligence logico-mathématique :
 c’est ce que nous appelons QI : c'est-à dire la capacité à raisonner, à calculer, à tenir un raisonnement logique, à ordonner le monde, à compter. l’intelligence qui a été décrite avec beaucoup de soin et de détails par Piaget en tant que " l’intelligence ".
- particulièrement développée chez les mathématiciens et les scientifiques, les ingénieurs, les enquêteurs, les juristes, etc ...
On reconnaît particulièrement cette intelligence chez quelqu’un qui aime résoudre des problèmes ; chez ceux qui veulent des raisons à tout, veulent des relations de cause
à effet ; ceux qui aiment les structures logiques, et aiment expérimenter d’une manière logique ; chez ceux qui préfèrent la prise de notes linéaire ; etc.
Si elle n’est pas suffisamment développée, on a du mal à organiser des tâches complexes, à donner un ordre de priorité à une succession d’actes ; à comprendre le sens d’une démarche scientifique, à comprendre la signification d’un phénomène ; à démonter un appareil ou un processus pour en comprendre les parties ; à utiliser le raisonnement déductif ; à se servir d’appareils fonctionnant avec une grande logique (comme un ordinateur).
- Les personnes qui ont une intelligence logico-mathématique développée possèdent la capacité de calculer, de mesurer, de faire preuve de logique et de résoudre des problèmes mathématiques et scientifiques. Elles analysent les causes et les conséquences d’un phénomène ou d’une action et sont capables d’expliquer le pourquoi des choses. tendance à catégoriser et à ordonner les objets. aiment les chiffres, l’analyse et le raisonnement.
Il existe une dimension non verbale et abstraite dans cette intelligence car des solutions peuvent être anticipées avant d’être démontrées.
Plusieurs moyens existent pour tester et développer ce type d’intelligence, généralement qualifiée de quotient intellectuel :
mots croisés, casse-tête, puzzles, jeux de stratégie (exemple : Monopoly, échecs), jeux de cartes demandant une logique précise, jeux de déduction (exemple : Cluedo), etc..
2. l’intelligence visuelle / spatiale : soit la
capacité à créer des images mentales, et à percevoir le monde visible avec précision dans ses trois dimensions.
-particulièrement développée chez les architectes, les paysagistes, les peintres, les sculpteurs, les naturalistes, ceux qui tentent d’expliquer l’univers, les stratèges de champ de bataille, les metteurs en scène, etc...
On reconnaît particulièrement cette intelligence chez celui qui a un bon sens de l’orientation ; chez ceux qui créent facilement des images mentales ; ceux qui aiment l’art sous toutes ses formes ; ceux qui lisent facilement les cartes, les diagrammes, les graphiques ; ceux qui aiment les puzzles, ceux qui aiment arranger l’espace ; ceux qui se souviennent avec des images ; ceux qui ont un bon sens des couleurs ; ceux qui ont besoin d’un dessin pour comprendre ; etc.
Si elle n’est pas suffisamment développée, on peut avoir des difficultés dans les processus de mémorisation et de résolution de problèmes. Car les images produites dans le cerveau aident à la pensée et à la réflexion. Pour beaucoup de scientifiques célèbres, leurs découvertes les plus fondamentales sont venues de modèles spatiaux et non de raisonnements mathématiques.
* L’intelligence spatiale permet à la personne d’utiliser des capacités intellectuelles spécifiques pour avoir mentalement une représentation spatiale du monde. Les Amérindiens voyagent en forêt à l’aide de leur représentation mentale du terrain. Ils visualisent des points de repère : cours d’eau, lacs, types de végétation, montagnes… et s’en servent pour progresser ; des navigateurs autochtones font de même et naviguent sans instrument dans certaines îles du Pacifique.
Toute activité qui demande de résoudre des problèmes et de créer dans le domaine visio-spatial exige l’utilisation de ce type de capacités intellectuelles. Les géographes, les peintres, les dessinateurs de mode, les architectes, les dessinateurs industriels, les pilotes d’aéronefs (avions, hélicoptères) pilotes d’engins mécaniques (Moto, F1, rallye, karting), les photographes, les caméramans, les adeptes de courses d’orientations, chirurgiens, dentistes, radiologues mettent à profit ce potentiel intellectuel.

3. l’intelligence interpersonnelle soit la
capacité à entrer en relation avec les autres.
* particulièrement développée chez les politiciens, les enseignants et les formateurs, les consultants et les conseillers, les vendeurs, les personnes chargées des relations publiques.
On
reconnaît particulièrement cette intelligence chez quelqu’un qui entre bien et facilement en relation, se mélange et s’acclimate facilement ; chez ceux qui aiment être avec d’autres et ont beaucoup d’amis, ceux qui aiment bien les activités de groupe ; chez ceux qui communiquent bien (et parfois manipulent), chez ceux qui aiment résoudre les conflits, jouer au médiateur.
Si elle n’est pas suffisamment développée, il y a risque d’enfermement de la personnalité ; on se coupe du plaisir d’être avec d’autres, de travailler ensemble ; on perd des richesses issues du travail en coopération. On risque de devenir aigri, misanthrope, critique de l’humanité dans son ensemble.
L’intelligence interpersonnelle (ou sociale) permet à l’individu d’agir et de réagir avec les autres de façon correcte et adaptée. l’amène à constater les différences et nuances de tempérament, de caractère, de motifs d’action entre les personnes. permet l’empathie, la coopération, la tolérance. permet de détecter les intentions de quelqu’un sans qu’elles soient avouées. permet de résoudre des problèmes liés à nos relations avec les autres ; nous permet de comprendre et de générer des solutions valables pour les aider. Les personnalités charismatiques ont toutes une intelligence interpersonnelle très élevée.
Dans les sociétés primitives, l’organisation sociale était importante, la chasse nécessitait la collaboration et la participation du clan. Les groupes gravitaient autour d’un chef qui en assurait la solidarité et la cohésion. Actuellement, cette aptitude à comprendre les autres de façon correcte est propre aux professions de politicien, commerçant, enseignant, manager d’équipe et guide spirituel.



4. L’intelligence corporelle-kinesthésique
capacité d’utiliser son corps pour exprimer une idée ou un sentiment ou réaliser une activité physique donnée.
* particulièrement utilisée par les professions de danseur, d’athlète, de chirurgien et d’artisan. L’ancien joueur de hockey Mario Lemieux en était un bon exemple; on disait de lui qu’il faisait des feintes et des passes intelligentes. Il existe donc un potentiel intellectuel, qui permet par exemple, au joueur de basket-ball de calculer la hauteur, la force et l’effet du lancer au panier. Le cerveau anticipe le point d’arrivée du ballon et met en branle une série de mouvements pour résoudre le problème. Les possibilités de création et d’expression de ses émotions par le corps montrent la présence d’un potentiel intellectuel à ce niveau.
Cette capacité à utiliser son corps d’une manière fine et élaborée, à s’exprimer à travers le mouvement, d’être habile avec les objets est
particulièrement développée chez les danseurs, les acteurs, les athlètes, les mimes, les chirurgiens, les artisans, les mécaniciens.
On
reconnaît particulièrement
cette intelligence chez quelqu’un qui contrôle bien les mouvements de son corps ; chez ceux qui aiment toucher, sont habiles en travaux manuels ; ceux qui aiment faire du sport, aiment jouer la comédie ; chez ceux qui apprennent mieux en bougeant, qui aiment faire des expériences ; l’enseignant la reconnaîtra dans l’élève qui se trémousse s’il n’y a pas suffisamment d’occasions de bouger, chez celui qui se lève en classe pour tailler un crayon ou mettre un papier à la poubelle.
Si elle n’est pas suffisamment développée, l’enfant comme l’adulte risquent de ressentir leur corps comme une gêne dans de nombreuses circonstances de la vie courante.
5. L’intelligence verbo-linguistique
(ou verbale ) soit l'aptitude à penser avec des mots et à employer le langage pour exprimer ou saisir des idées complexes. On la retrouve chez les écrivains et les poètes, les traducteurs et les interprètes.
* c'est l' intelligence la plus mise en avant et utilisée à l’école (avec l’intelligence logico-mathématique).
* elle consiste à utiliser le langage pour comprendre les autres et pour exprimer ce que l’on pense.
Tout comme l’intelligence logico-mathématique, on la mesure dans les tests de QI. elle permet l’utilisation de la langue maternelle, mais aussi d’autres langues. aussi l’intelligence des sons, car les mots sont des ensembles de sons. Les personnes auditives ont ainsi beaucoup plus de facilité à entendre des mots que de voir et de retenir des images. Tous les individus qui manipulent le langage à l’écrit ou à l’oral utilisent l’intelligence linguistique : orateurs, avocats, poètes, écrivains, mais aussi les personnes qui ont à lire et à parler dans leur domaine respectif pour résoudre des problèmes, créer et comprendre. Victor Hugo maîtrisait à merveille ce type d’intelligence.
 * c'est la capacité à être sensible aux structures linguistiques sous toutes ses formes.particulièrement développée chez les écrivains, les poètes, les orateurs, les hommes politiques, les publicitaires, les journalistes, etc...
On reconnaît particulièrement cette intelligence chez quelqu’un qui aime lire, qui parle facilement, aime raconter des histoires et aime en entendre, qui aime les jeux avec des mots (mots croisés, Scrabble, etc.), les jeux de mots, les calembours.
La plupart des systèmes d’enseignements reconnaissent cette intelligence.
Si elle n’est pas suffisamment développée , on est facilement en échec scolaire.
Des manques dans cette capacité à mettre en mots sa pensée peuvent également créer le sentiment d’être incompris (en particulier face à ceux qui maîtrisent mieux cette intelligence) et engendrer des réactions de violence.


6. L’intelligence intra-personnelle
permet de se former une représentation de soi précise et fidèle et de l’utiliser efficacement dans la vie.
elle sollicite plus le champ des représentations et des images que celui du langage.
* c'est la capacité à décrypter ses propres émotions, à rester ouvert à ses besoins et à ses désirs.l'  intelligence de l’introspection, de la psychologie analytique.elle permet d’anticiper sur ses comportements en fonction de la bonne connaissance de soi. Il est possible mais pas systématique, qu’une personne ayant une grande intelligence intrapersonnelle, soit qualifiée par son entourage de personne égocentrique.
Ces personnes sont intuitives, elles ont le sens de l’auto critique, aiment apprendre et s’améliorer.
* c'est la capacité à avoir une bonne connaissance de soi-même.
particulièrement développée chez les écrivains, les " sages ", les philosophes, les mystiques.
On reconnaît particulièrement cette intelligence chez quelqu’un qui a une bonne connaissance de ses forces et de ses faiblesses, de ses valeurs et de ses capacités ;
chez ceux qui apprécient la solitude ; qui savent se motiver personnellement ; qui aiment lire, qui écrivent un journal intime ; qui ont une forte vie intérieure.
Si elle n’est pas suffisamment développée, on a du mal à tirer partie des expériences, à réfléchir sur ce qui a bien marché et comment améliorer ce qui a moins bien marché ; à prendre le contrôle de sa vie, de son apprentissage, à se donner des buts ; on est plus sensible à l’opinion de groupes ; on cherche (et on trouve) un responsable extérieur à ses échecs.
7. L’intelligence musicale-rythmique soit
l' aptitude à penser en rythme et en mélodies, de reconnaître des modèles musicaux, de les interpréter et d’en créer.
Les musiciens possèdent celle-ci, plus ou moins développée, selon les études musicales. Restent cependant des exceptions : des personnes ayant développé cette intelligence musicale-rythmique sans aucune aide, souvent suite à une enfance aux côtés de personnes douées musicalement.
* c'est la capacité à être sensible aux structures rythmiques et musicales.
bien entendu particulièrement développée chez les musiciens (compositeurs, exécutants, chefs d’orchestre), et chez tous les " techniciens du son " (ingénieur du son, fabricant d’instruments de musique, accordeurs). se trouve aussi chez les poètes, et dans les cultures à forte tradition orale.
On
reconnaît particulièrement
cette intelligence chez quelqu’un qui fredonne souvent, bat du pied, chante, se met à danser sur le moindre rythme ; chez ceux qui sont sensibles au pouvoir émotionnel de la musique, au son des voix et à leur rythme ; et ceux qui saisissent facilement les accents d’une langue étrangère.
Si elle n’est pas suffisamment développée, on perd une partie des richesses transmises par les sons, à travers les sons organisés comme dans la musique ou dans les infinies variations du langage.

8. L’intelligence naturaliste-écologiste
permet de classer les objets, et de les différencier en catégories. Très sollicitée chez les zoologistes, botanistes, archéologues » tel Darwin. « C’est l’intelligence qui permet d’être sensible à ce qui est vivant ou de comprendre l’environnement dans lequel l’homme évolue.
* c'est la capacité d’apprécier, de reconnaître et de classer la faune, la flore et le monde minéral .capacité qui s’applique aussi, par extension, à l’univers culturel qu’il permet d’interpréter 
«l’intelligence (du) naturaliste»
* rajoutée aux sept précédentes par Howard Gardner en 1996. soit la
capacité à reconnaître et à classer, à identifier des formes et des structures dans la nature, sous ses formes minérale, végétale ou animale.
particulièrement développée chez le naturaliste, qui sait reconnaître et classifier les plantes et les animaux ; chez tous ceux qui s’intéressent au fonctionnement de la nature, du biologiste au psychologue, du sociologue à l’astronome.
On la
reconnaît chez ceux qui savent organiser des données, sélectionner, regrouper, faire des listes ; chez ceux qui sont fascinés par les animaux et leurs comportements, qui sont sensibles à leur environnement naturel et aux plantes ; chez ceux qui cherchent à comprendre la nature et à en tirer parti (de l’élevage à la biologie) ; chez ceux qui se passionnent pour le fonctionnement du corps humain, qui ont une bonne conscience des facteurs sociaux, psychologiques et humains.
9. L’intelligence existentielle
ou intelligence spirituelle, chez Howard Gardner, qui se définit par l’aptitude à se questionner sur le sens et l’origine des choses (Winston Churchill).
* c'est la capacité à penser nos origines et notre destinée. Cette intelligence spirituelle, existentielle ou morale est encore définie comme l’aptitude à se situer par rapport aux limites cosmiques (l’infiniment grand et l’infiniment petit) ou à édicter des règles ou des comportements en rapport aux domaines de la vie.
* noter que Howard Gardner ne définit celle-ci que comme la « huitième et demi », et non comme une intelligence à part entière.

10. L’intelligence émotionnelle

L’intelligence émotionnelle a été introduite par Daniel Goleman. Il s’agit de la somme de l’intelligence interpersonnelle et intrapersonnelle.
beaucoup plus importante pour la société que le simple QI car elle est profondément humaine.
elle comprend les compétences telles que :
La capacité à se motiver et de persévérer malgré l’adversité et les frustrations ; le contrôle de ses impulsions, et la capacité de différer une satisfaction ; la capacité de de réguler son humeur et d’empêcher la détresse d’altérer ses facultés de raisonnement ; l’empathie ; l’espoir.
*DEVELOPPER L'INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE ( QE ) À L'ÉCOLE DEVRAIT ÊTRE UNE NÉCESSITÉ :
° 90 % de notre temps d'éveil : sont en effet consacrées au ressenti d'émotions
° une étude a prouvé que le développement de l'intelligence émotionnelle dès le plus jeune âge permettrait de diminuer la violence, d'apprendre à mieux communiquer , de renforcer la confiance en soi et d'augmenter le niveau de bonheur des futurs adultes qu'ils deviendront .
Bienfaits également visibles sur le plan de la santé !

😞 Pourquoi les enfants d’aujourd’hui sont devenus émotionnellement indisponibles pour apprendre à l’école ?
Selon Victoria Prooday, ergothérapeute, les enfants d’aujourd’hui viennent à l’école émotionnellement indisponibles pour apprendre. À cause de nombreux facteurs dans notre mode de vie moderne
Comme nous le savons, le cerveau est malléable. Grâce à l’environnement, nous pouvons rendre le cerveau «plus fort» ou le rendre «plus faible». Malgré toutes nos bonnes intentions, nous entraînons malheureusement le cerveau de nos enfants dans la mauvaise direction. Voici pourquoi.

1. LA TECHNOLOGIE

technologie de plus en plus utilisée en tant que « service de garde gratuit pour enfants » ;  en fait, nous payons avec le système nerveux de nos enfants, avec leur attention, et avec leur capacité de gratification différée. Par rapport à la réalité virtuelle, la vie quotidienne est ennuyeuse.
en classe,les enfants sont exposés à des voix humaines et à une stimulation visuelle adéquate, contrairement au bombardement des explosions graphiques et des effets spéciaux qu’ils ont l’habitude de voir sur les écrans.
Après des heures de réalité virtuelle, le traitement de l’information dans une classe devient de plus en plus difficile pour nos enfants, car leur cerveau s’habitue aux niveaux élevés de stimulation que fournissent les jeux vidéo.
L’incapacité de traiter des niveaux inférieurs de stimulation laisse les enfants vulnérables aux défis scolaires. La disponibilité émotionnelle des parents est le principal nutriment pour le cerveau de l’enfant. Malheureusement, nous privons progressivement nos enfants de ce nutriment.

2. LES ENFANTS OBTIENNENT TOUT AU MOMENT OÙ ILS LE VEULENT

« J’ai faim ! » «Je m’arrête au prochain drive promis » « J’ai soif! » « Il y un distributeur automatique. »  « Je m’ennuie! » « Prends mon téléphone!» La capacité de retarder la gratification est l’un des facteurs clés pour la réussite future. Or nous les contentons immédiatement en pensant les rendre heureux.
Être capable de retarder la gratification signifie être capable de fonctionner sous stress. Nos enfants sont de moins en moins équipés pour faire face même à un stress mineur, ce qui finit par devenir un gros obstacle à leur réussite dans la vie.

3. LES ENFANTS DIRIGENT LE MONDE

« Mon fils n’aime pas les légumes. » « Elle n’aime pas aller au lit tôt. » « Il n’aime pas prendre son petit déjeuner. » «Il ne veut pas s’habiller seul. » « Elle est trop paresseuse pour manger seule ». C’est ce que les parents disent tout le temps. Depuis quand les enfants nous dictent comment les élever?
À quoi servons-nous en leur donnant ce qu’ils veulent quand on sait que ce n’est pas bon pour eux?
Sans une nutrition adéquate et une bonne nuit de sommeil, nos enfants arrivent à l’école irritables, anxieux et inattentifs. De plus, nous leur envoyons le mauvais message. Ils apprennent qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent et ne pas faire ce qu’ils ne veulent pas.
Malheureusement, pour atteindre nos objectifs dans la vie, nous devons faire ce qui est nécessaire, ce qui peut ne pas être toujours ce que nous voulons faire. Nos enfants savent très bien ce qu’ils veulent, mais ont beaucoup de mal à faire ce qui est nécessaire pour atteindre leurs objectifs. Cela entraîne des objectifs inaccessibles et les enfants finissent déçus.

4. L’AMUSEMENT SANS FIN

Nous avons créé un monde amusant artificiel pour nos enfants. Il n’y a pas de moments ennuyeux. Dès que l’environnement devient calme, nous nous efforçons de les divertir à nouveau, car sinon, nous estimons que nous ne faisons pas notre devoir de parent. Nous vivons dans deux mondes distincts. Ils ont leur monde « amusant », et nous avons notre monde de « travail ».
Pourquoi les enfants ne nous aident-ils pas à la cuisine ou à la lessive? Pourquoi ne pas leur faire nettoyer leurs jouets? Il s’agit d’un travail monotone basique qui entraîne le cerveau à travailler et à fonctionner sous «ennui», qui est le même «muscle» qui doit finalement apprendre à l’école.
Quand ils viennent à l’école et qu’il est temps d’écrire à la main, leur réponse est « Je ne peux pas. C’est trop dur. Trop ennuyeux. » Pourquoi? Parce que le «muscle» ne reçoit pas d’entraînement à cause d’un plaisir sans fin. Il s’entraine en travaillant.

5. LES INTERACTIONS SOCIALES LIMITÉES

Nous sommes tous occupés, alors nous donnons des gadgets numériques à nos enfants et les rendons « occupés » aussi. Avant, les enfants jouaient à l’extérieur, où, dans des environnements naturels non structurés, ils apprenaient et développaient leurs compétences sociales.
Malheureusement, la technologie a remplacé le temps passé à l’extérieur. En outre, la technologie a rendu les parents moins accessibles pour interagir socialement avec leurs enfants. De toute évidence, nos enfants sont en retard … le gadget pour garder les enfants n’est pas équipé pour aider les enfants à développer leurs compétences sociales.
Le cerveau ressemble à un muscle qui s’entraine constamment. Si vous voulez que votre enfant sache faire du vélo, vous devez lui apprendre des compétences en vélo. Si vous voulez que votre enfant sache attendre, vous devez lui apprendre la patience.
Si vous voulez que votre enfant puisse socialiser, vous devez lui apprendre des compétences sociales. Il en va de même pour toutes les autres compétences.

  😌ENTRAÎNEZ LE CERVEAU

Vous pouvez faire une différence dans la vie de votre enfant en formant son cerveau afin que votre enfant réussisse sur les plans social, émotionnel et académique. Voici comment:

1. Limitez la technologie et reconnectez-vous avec vos enfants de façon émotionnelle

Surprenez-les avec des fleurs, partagez un sourire, chatouillez-les, mettez un mot d’amour dans leur sac à dos ou sous leur oreiller, surprenez-les en mangeant avec eux un midi un jour d’école, dansez ensemble, rampez ensemble, faites des batailles d’oreillers...
Faites des dîners de famille, des soirées de jeux de société, faites du vélo, faites des promenades en plein air avec une lampe torche la nuit.

2. Apprenez-leur la gratification différée

Faites-les attendre !!! Il est bon d’avoir le temps de s’ennuyer, c’est la première étape pour la créativité. Augmentez progressivement le temps d’attente entre «Je veux» et «Je reçois».
Évitez l’utilisation de la technologie dans les voitures et les restaurants, et apprenez-leur à attendre en parlant et en jouant à des jeux. Limitez le grignotage constant.

3. N’ayez pas peur de définir les limites. Les enfants ont besoin de limites pour devenir heureux et en bonne santé!

Définissez un horaire pour les repas, les heures de sommeil, un temps limité pour la technologie.
Pensez à ce qui est bon pour eux, pas à ce qu’ils veulent / ne veulent pas. Ils vous remercieront plus tard dans la vie.
L’éducation parentale est un travail difficile. Vous devez être créatif pour leur faire faire ce qui est bon pour eux parce que, la plupart du temps, c’est exactement le contraire de ce qu’ils veulent.
Les enfants ont besoin de petit-déjeuner et d’une alimentation riche en nutriments. Ils doivent passer du temps à l’extérieur et aller au lit à un horaire raisonnable pour pouvoir être attentifs à l’école le lendemain.
Transformez les choses qu’ils n’aiment pas faire / essayer en jeux amusants et émotionnellement stimulants.

4.  Apprenez à votre enfant à faire un travail monotone dès les premières années, car c’est la base du travail

Laver, plier, nettoyer les jouets, accrocher les vêtements, déballer les courses, mettre la table, faire le déjeuner, faire le lit.
Soyez créatif. Il faut que ce soit stimulant et amusant afin que leur cerveau l’associe à quelque chose de positif.

5. Enseignez-leur les compétences sociales

Apprenez-leur à prendre, à partager, à perdre, à gagner, à faire des compromis, à féliciter les autres, à utiliser « s’il vous plaît et merci ».
Aidez vos enfants à réussir dans la vie en entraînant et en renforçant leur cerveau le plus tôt possible.

Les phrases à dire aux enfants pour développer leur empathie et leur intelligence émotionnelle.

Les émotions sont des guides dans notre vie. Les ignorer ou les enfouir nous expose à de nombreux désagréments :
manque de confiance en soi
mauvaises décisions
conflits intérieurs
résurgence d’émotions enfouies
relations sociales ternes
gestion du stress difficile
-…
C’est pourquoi, en tant que parents, nous nous devons d’accueillir les émotions de nos enfants et les aider à poser des mots dessus.
Cette acceptation et compréhension émotionnelle est également la clé de l’empathie.
Important  : Les émotions fondamentales sont :  la peur,  la colère,   la joie et la tristesse.Il n'existe pas de "mauvaises " émotions ...

* Voici les phrases qui favorisent l’empathie et l’intelligence émotionnelle des enfants :

« Les émotions ne sont ni positives, ni négatives. Elles sont agréables ou désagréables et surtout, toutes sont utiles. Il est important de les écouter et de les exprimer. »
« Quand tu dois prendre une décision, tourne-toi d’abord vers tes émotions. Elles sont d’excellentes conseillères. »
« Éprouves-tu de la joie quand tu penses à cela ? »
« Je vois que tu es triste parce que ton jouet est cassé. »
« Tu es visiblement content de ta victoire au football ! »
« Cette information semble te surprendre. »
« Ce plat te fait grimacer. Est-ce sa couleur qui te gêne ? »
« A quel endroit de ton corps ressens-tu cette émotion ? »
« Ce cauchemar t’a bouleversé. Qu’est-ce qui t’a le plus fait peur dans les images que tu as vues ? »
« Souhaites-tu utiliser le dragon de la colère ? »
« Quelle couleur donnerais-tu à ton émotion ? »
« Derrière chaque émotion se cache un besoin. »
« A quelle intensité estimes-tu la force de ton émotion ? »
« L’émotion est une énergie en mouvement : si elle n’a pas de place, elle va faire pression contre ce qui la contient et causer des dégâts. Donc, respire profondément et accueille là sans la juger. » via
« Jouons à imiter les émotions. Je commence. Devine ce que je ressens. »
« Si tu étais un nuage, de quelle couleur serais-tu maintenant. Blanc, gris, très noir, léger,… ? « 
« J’ai l’impression que tu es déçu parce que Paul ne t’a pas adressé la parole malgré tes efforts. »
« Regarde ce chien qui saute dans tous les sens ! Sa joie est communicative, n’est-ce pas ? »
« Quel effet a sur toi le ronronnement du chat ? »
« Parfois, nous pleurons de joie car l’émotion est trop intense et doit être évacuée. »
« Les larmes sont aussi un moyen de diminuer le stress. »
« Tu sens comme des papillons dans ton ventre ? »
« Cet enfant semble avoir un gros chagrin. Qu’est-ce qui a déclenché sa peine selon toi ? »
« A chaque fois que je dois parler en public, j’ai mon ventre qui gargouille. Puis lorsque c’est terminé, je ressens un grand soulagement. Et toi ? Il t’arrive de ressentir des émotions successives ? »
« Le stress est un ami. Il nous donne de l’énergie pour surmonter les épreuves. »
« J’ai vu que tu as consolé cette petite fille. Elle ne pleure plus maintenant. »
« Regarde, tu as la chair de poule ! »
« Les émotions s’expriment dans notre corps de différentes manières : coeur qui bat plus fort, respiration rapide, température, maux de ventre, rougissement, etc. »
« Listons les causes possibles de ta peur et analysons-les. »
« Ce n’est vraiment pas agréable de vivre ce sentiment. Je pense que c’est un bon moment pour s’embrasser et boire un bon chocolat chaud. Qu’en dis-tu ? « 
« Viens contre moi. Ne retiens pas tes sanglots.Je suis là. Je t’aime. »
« Les émotions durent quelques secondes mais on peut les rappeler avec des souvenirs marquants par exemple ! »
« Que ressens-tu en regardant cette photo ? »

Les phrases à absolument éviter :

« Ne fais pas confiance en tes émotions. Ecoute-moi plutôt. »
« Mais non, il n’y a pas lieu d’avoir peur ! ».
« Allez, vas-y, tu n’es pas un bébé quand même ? ».
« C’est bizarre, tout le monde aime ce parfum sauf toi ».
« Arrête de pleurer ! »
« Tu n’as pas le droit d’être triste. »
« Les émotions, c’est pour les faibles. »


Pour les parents:

Afin que ces phrases soient efficaces, vous aurez à faire un travail personnel autour de vos émotions. Si vous vous refusez de les éprouver (car on vous l’a peut-être interdit), vous devrez ré-apprendre à les accueillir, à les nommer et à déterminer le besoin derrière….POUR POUVOIR LES AUTORISER À VOTRE ENFANT ! Vous êtes l'EXEMPLE !!
 EXCELLENTE RENTRÉE À TOUS! 
ET FRUCTUEUSE ANNÉE SCOLAIRE !