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Il
n’y a pas de parent parfait
: l’histoire
de nos enfants commence par la nôtre
-
(Isabelle
Filliozat )ed.
Poche Marabout-
Pour
ceux et celles qui n'auraient pas le temps de lire le livre :la
vidéo : https://youtu.be/OBTo7RiooaQ
@
Avant d'avoir des enfants, futurs parents : beaucoup de
certitudes sur leurs futurs enfants et la façon de les éduquer...«
je ferai comme ceci et non comme cela », «mon enfant sera comme
ça , gentil , obéissant, bon élève .». « je ne crierai pas»,
je ne me mettrai pas en colère » .etc...( idée du parent parfait
). Mais quand l'enfant est là , tout s'écroule et rien ne se passe
comme nous l'avions prévu ! Nous nous comportons exactement
comme nous n'aurions jamais pensé le faire ...pourquoi ??
Ex :
une
amie , que vous avez invitée à boire le thé , renverse sa tasse ;
elle se confond en excuses et vous lui dites : « mais ce n'est
rien, ne t'inquiète pas , j'essuie cela tout de suite ..» ( vous ne
vous fâchez pas!) ...alors que si votre enfant renverse son verre de
jus de fruit , vous vous mettez à hurler :
« oh !
Mais fais
attention,
qu'est- ce que tu es maladroit
, tu
ne fais que des bêtises etc...»
et
vous allez en colère chercher une éponge...
au
lieu de lui dire :
«
il
y a une éponge sur l'évier»
...réponse
qui induit un geste éducatif ,
indiquant
à l'enfant une solution à apporter à la situation.
Au
fond de vous, vous savez que votre 1e réaction n'est pas la bonne
..mais épuisement
( enf en bas âge : 600h de sommeil en moins ) , fatigue,
non gratification de vos tâches journalières répétitives ( ex .du
père ) ,idée de ce que doit faire une mère parfaite ,mais aussi et
essentiellement votre histoire personnelle ... ont raison de
vous...tout cela crée des automatismes , des réactions exagérées
et l'on se sent mauvaise
mère
ou
mauvais
père
en soi et au regard des autres , on se sent coupable , on a honte
...et le stress s'installe , cercle vicieux !
ces
pensées à la "poubelle " dit Isabelle filliozat.
également
cette idée que les enfants agissent CONTRE NOUS , « il me nargue »
« il me teste » « il me fait une otite » ; abandonner cette
lutte de pouvoir ! L'enf est une personne, il veut affirmer son
autonomie !
UNE
SEULE CHOSE EST ESSENTIELLE : LE(S) BESOIN(S )DE L'ENFANT .
@
DANS CE LIVRE, UNE ENQUÊTE AU CŒUR DES PASSIONS CONTRADICTOIRES QUI
NOUS ANIMENT EN TANT QUE PARENTS.
La
manière dont nous éduquons nos enfants : le résultat de notre
histoire personnelle. Parce qu’au-delà des théories il
y a notre inconscient, nos blessures, notre histoire.
Nous
aimerions n’être qu’amour et tendresse pour nos enfants …
C’est illusoire ! Nous avons un passé, une histoire avec ses
richesses et ses blessures. Nous avons toutes sortes de raisons de ne
pas être qu’amour : la peur, la colère, les frustrations. En
effet l’éducation
de l’enfant implique le père et la mère, les grands-parents mais
aussi l’enfant intérieur du parent.
Élever
un enfant, et même l’aimer, n’est pas chose facile. En chaque
père, en chaque mère se cache l’enfant qu’il ou elle a été,
qui réagit et se projette en reproduisant des automatismes. (
NEURONES MIROIRS→
imitations
)
Abus
de langage et de pouvoir, dévalorisation et injustices disent nos
blessures passées.
Isabelle Filliozat explique clairement ce
mécanisme qui peut nous faire sortir de nos gonds de manière
irrationnelle (et inefficace !). Elle nous aide ainsi à prendre
conscience pas à pas de nos comportements. C’est en retrouvant un
peu de cohérence entre nos valeurs et nos réactions que nous
pouvons devenir le parent « suffisamment bon » d’un enfant
reconnu comme une personne à part entière. Et non comme le
prolongement idéalisé de nous-même.
~
Mieux comprendre ce qui nous empêche d’être le parent que nous
aimerions être, mieux comprendre ce qui se joue en nous lorsque nous
hurlons contre Paul ou nous trouvons incapable de dire non à
Julie.voilà les pistes de réflexion que nous propose Isabelle
Filliozat,
des
pistes et des exercices pratiques pour ne plus se sentir coupable de
ne pas y arriver…afin de retrouver la liberté d’être le parent
que nous désirons être.
~
Ce livre :un ouvrage pilier. Isabelle Filliozat nous rappelle
que vouloir être un parent parfait n’a jamais aidé
personne. Ce
qui nous nourrit en tant que parent : l’épanouissement de
l’enfant et la qualité de la relation que nous entretenons avec
eux. Or vouloir être parfait, c’est ne plus être en relation
authentique.
Un
des piliers de l’éducation est également la bienveillance envers
soi-même.
Isabelle Filliozat écrit :
Un
enfant n’a pas besoin de parents parfaits, il a besoin de parents
suffisamment bons. Un enfant veut rencontrer non un
rôle
en face de lui, mais une personne, une
vraie personne,
avec ses émotions et ses propres besoins, ses pensées et ses
valeurs, ses compétences et ses limites.
Isabelle
Filliozat ajoute que si nous arrivions à
moins culpabiliser,
nous chercherions moins à nous voir parfaits et nous pourrions
davantage assumer nos responsabilités.
On
ne peut pas toujours être au top. Quand on n’a pas beaucoup dormi,
quand on traverse une période difficile, crier est somme toute
humain. Personne, et surtout pas nos enfants, n’attend que nous
soyons parfaits. Mais parce-que nous mêmes portons cette exigence de
perfection, parce que nous voulons être une bonne mère, un bon
père, d’une part nous justifions nos comportements en les nommant
éducatifs et, d’autre part, nous n’osons pas demander de l’aide,
comme si c’était avouer notre incompétence. Pourtant, introduire
un tiers diminuerait notre stress. Pourquoi toujours chercher à tout
assumer seul(e) ? Non seulement il n’y a pas de honte à se faire
aider, mais le vrai courage est là : cesser de se voiler la face et
oser demander !
La
culpabilité saine :celle qui nous permet d’être en rapport
direct avec nos enfants et pas avec nos certitudes éducatives. C’est
elle qui nous permet de ne pas blesser autrui.
Or
quand on cherche trop à être parfait, on peut devenir exaspéré de
ne pas y arriver (surtout si on a l’impression que les autres y
arrivent) et finir par en vouloir à l’enfant de nous empêcher
d’atteindre cet idéal de perfection.
Toutes
les mères sont de mauvaises mères… et de bonnes mères.Idem pour
les pères .
~
Isabelle Filliozat nous rappelle également que notre
inconscient est plus puissant que ce que nous pouvons penser.
Au
delà des théories et des envies de faire « autrement »,
il y a notre inconscient, marqué par nos blessures et notre histoire
personnelle. (NOS NEURONES MIROIRS ) J'ai toujours 2 choix :
s'identifier à l'enf que j'étais et à mes ressentis ou
m'identifier au parent , en reproduisant son attitude, ses mots ;
on choisit presque toujours de s'identifier au parent , situation de
domination, alors qu'il est essentiel de se mettre à l'écoute de
l'enf qu'on était ..et d'en guérir ( se faire aider ) . Et ensuite
de s'occuper du ou des besoins de son enfant.
A
travers différents exercices à faire nous-mêmes et des exemples
tirés de sa pratique de thérapeute, Isabelle Filliozat propose de
découvrir
les raisons qui nous poussent à agir comme nous le faisons afin de
retrouver notre liberté d’action et de tendre vers l’éducation
que nous voulons vraiment donner à nos enfants.
Si
le parent n’a pas fait de retour sur son passé, s’il a encore
des rages refoulées, il risque de mal vivre les émotions de son
enfant. Surtout quand, en plus, cela se passe en public.
Nos
mots sont soit ceux que nos parents ont prononcé à notre égard (ou
peut-être d’autres personnes importantes, comme les frères, les
sœurs), soit des mots dont nous nous sommes nous-mêmes affublés
lorsque nous étions enfants parce que quelque chose dans notre
environnement ne nous donnait pas l’autorisation de nous sentir
fiers et importants.
Quand
la communication devient difficile, quand les disputes éclatent trop
souvent, il peut être utile de se poser la question : qu’est-ce
qui se passait pour moi au même âge ?
– il est en effet reconnu que l'on rencontre avec nos enfants des
difficultés d'éducation à l'âge où nous avons eu les nôtres...
~
“Il n’y a pas de parent parfait” : un livre optimiste.
Isabelle Filliozat rappelle qu’on
peut toujours réparer l’injustice, à condition de la regarder en
face.
En effet, nous sommes le plus souvent ambivalents dans notre
rôle de parents. Consciemment, nous désirons tout le meilleur pour
nos enfants mais il arrive qu’une autre partie de nous,
inconsciente, aille dans le sens contraire : nous sommes amenés à
gronder, crier, punir, faire taire les émotions…Des remarques
désagréables nous échappent, nous ne les préméditons pas. Elles
nous surprennent même parfois.
Isabelle
Filliozat nous conseille alors de suivre
la piste de nos débordements pour en découvrir l’origine.
Ceux-ci nous parlent de nous. Plus nous comprendrons l’origine
de notre « tendance noire », plus nous la mettrons à
jour, moins elle aura de puissance, moins nous serons gouvernés par
des automatismes inconscients.
Comment
réparer nos erreurs ? Pour mieux écouter et accompagner nos
enfants, nous avons d’abord à accomplir un chemin vers nous même.
Et comme le temps passe très vite, il n'y a qu'une seule urgence :
AIMER SON ENFANT !
~
Pour ce faire, elle propose de nombreux exercices et des pistes de
réflexion sous forme d’un coaching book en fin d’ouvrage (pour
travailler sur la colère, la culpabilité, l’enfant intérieur,
les émotions excessives…).
♥
COACHING
BOOK :
exercices, recettes, trucs et astuces pour s'en sortir au quotidien .
°
pas simple de changer de mode de fonctionnement même si on est
convaincu du bien -fondé de la nouvelle orientation à adopter !
D'autre part crainte de voir les autres déstabilisés par nos
changements ... enfants , eux, grand plaisir de changement !
*
tout d'abord nécessité d'un BILAN , pour nous observer ...car c'est
un leurre de penser bien nous connaître...donc RDV avec soi-même :
carnet confidentiel (réflexions, commentaires, espace pour laisser
parler l'enfant que vous étiez..)
1
.s'observer sans culpabilité , sans jugement .
Oser
voir que nos actes peuvent blesser nos enfants ;
Pendant quelques jours ,observez vos réactions face à vos enfants :
~
combien je passe de temps effectif avec lui ? c’est-à-dire
centré sur lui …
~comment
je l'inclus dans mes activités ?
~
comment je le nourris?trop, normalement, équilibré, bio, fast-food,
quand il veut , à heures fixes, sans faire attention …
~
comment je l'embrasse ?...
~comment
je le touche ? ...soins, câlins, massage, fessée…
~
comment je me sens dans ce toucher ?…
~
comment j'écoute ses émotions ? …
~
comment je gère ses incartades ?
~
comment je refuse ? ..
~
comment je l'encourage à s'éloigner ?
~
comment je l'aide et comment je le laisse grandir ?…
~
comment j'écoute ce qu'il raconte de sa vie ? …
~
comment je lui parle de moi et de ma vie ?
~
comment j'accepte qu'il grandisse et s'éloigne de moi ?
*
mes points forts , ce que j'aime dans ma relation avec mes enfants
*
mes points faibles : ce que je n'aime pas de moi…
*
mes convictions éducatives
*
celle de mes parents
*
ce qui est le plus difficile pour moi
*
mes réactions typiques face aux bêtises et au non respect de nos
contrats ….
*
je repère des comportements de mes enfants qui m'énervent..
*
j'écoute ce qui se passe en moi à ce moment-là …
*
je décide de…
2.
pour ne plus culpabiliser.
Culpabilité :
empêche la résolution de problème, nous empêche d'avancer .
~
d'abord, par rapport à un acte ou une conséquence, vérifier
honnêtement la réalité de notre culpabilité. tendance à
éprouver culpabilité dans situations sur lesquelles on n'a pas de
pouvoir . ( manque de pouvoir déclenche culpabilité )
~
sentiment de culpabilité : frein à blesser autrui, utile et
constructif.
1.
je suis réellement responsable
2.
je suis partiellement responsable
3.
je ne suis pas responsable .
Si
1 : j'accueille, j'écoute la colère de mes enfants et je
répare
si
2 : je fais la part de mes responsabilités, j'assume la mienne
, je ne protège pas l'autre parent ….
si
3 : j'identifie la blessure subie, l'humiliation ...je reconnais
mon sentiment de culpabilité comme un retournement contre moi-même
de ma frustration : tentative inconsciente pour me sentir au
contrôle . J'accepte mon sentiment d'impuissance .
Sentiments
de culpabilité : bon indice de présence d'émotions de peur,
de terreur , colère, rage , dégoût encore refoulées en soi .
Au
fur et à mesure du travail sur soi, diminution au profit de la
responsabilité et du sentiment de pouvoir sur sa propre vie.
3.
le regard des autres .
°
honte quelques fois de vos petits chéris ? En sandales dans la
boue ? Quand le professeur vous fait des remarques ? Quand
son comportement laisse à désirer ? «
j'ai honte quand les autres voient...»
°
pour assumer, inverser le sens du regard :
ne
les laissez pas vous regarder , ne soyez plus l'objet de leurs
regards, regardez-les, parlez -leur, devenez sujet ! Si c'est
vous qui regardez , vous n'êtes plus l'objet de leur regard.. «
une personne me regarde ? Je la regarde, je la détaille ...»
°
mon enf est différent ? Heureusement ! Chaque enf :
sa personnalité, ses caractéristiques propres.grave ou non ,
problème d'énurésie, d'asthme , de psoriasis, de dyslexie, de
colère , d'obésité etc...pour ne pas laisser place à la honte ou
à la culpabilité, ne pas rester sous le regard d'autrui . Je peux
aussi :
1.
en parler avec d'autres parents concernés
2.
m'informer sur cette différence pour savoir répondre et me sentir
solide
3.
aller vers les autres, les informer
4.
faire partie d'une association , me réunir avec d'autres parents qui
rencontrent les mêmes difficultés.
Dans
les échanges, toutes les étiquettes se décollent . Autant celles
des parents que des enfants.
°
une personne se permet de juger :
~je
m'exerce à recadrer . Je reformule le jugement porté par la
personne sur l'enfant : ex :
« il est timide »>
« il prend le temps de savoir à qui il a affaire avant de parler »
«
elle est capricieuse » >
« elle a très envie de ce jouet »
4.
je suis tendu(e) , stressé(e) .
°
cochez les phrases qui vous parlent :
~
je m'énerve pour un rien
~
j'ai tendance à accuser
~
je perds mes clés
~
je laisse brûler les plats dans les casseroles
~
je suis tout le temps pressé(e)
~
« dépêche-toi » : ma phrase favorite
~
il faut que tout soit impeccable
~
il faut que les enf obéissent au doigt et à l'œil
°
coché plus d'une phrase ?
sous
stress !
~
je fais le point de mes agents stresseurs :
*
reconnaissance pour ce que je fais ?
*
peur du jugement si ma maison n'est pas impeccable ?
*
vraiment nécessité de faire tout ce que je fais? injonctions du
passé ??
*
examen global de ma vie : sécurité ? Territoire ?
Amour, couple ? Épanouissement personnel ?
~
pour diminuer mon taux de stress ?
*
satisfaire mes besoins sur le plan physique , émotionnel,
intellectuel, social ?
~
je prends 3 décisions pour aller mieux :
*
liste de 10 petites demandes , 10 petites attentions qui me feraient
plaisir
*
je la confie à mon conjoint qui me distillera à son gré ces
attentions
*
je parle de moi , je raconte ma journée , je partage une discussion
de 10 mn avec au moins une personne adulte par jour.
5.
je m'énerve .
°
quand je m'énerve face au comportement de mes enfants , d'où
viennent mes cris et à qui s'adressent-ils en réalité ?
Je
note chaque fois que je m'énerve, je m'interroge et je coche un ou
plusieurs facteurs.
~
fatigue
~
cycle hormonal
~
pbs au travail
~
conflits dans mon couple
~
poids des tâches ménagères assumées seul(e)
~
difficultés financières
~
pbs dans la famille proche
~
frustration
~
inquiétude
~
autres pbs
°
une fois bilan effectué, place à l'émotion
et choisissez une personne de confiance pour en parler ; d'abord
vous plaindre,puis pleurer, rager, ...etc ou toute autre méthode
vous convenant pour laisser sortir votre énergie.
°
ensuite ,
besoins immédiats :
de l'aide , un soutien , cessez de penser que vous devez vous
débrouiller seul e) . Pas de honte à se faire aider, le vrai
courage est là .
6.
il pleure.
°
que se passe-t'il en moi quand mon bébé pleure, quand mon enfant
-quel que soit son âge, quand mon ado pleure, quand mon grand
devenu adulte pleure ?
1.
je panique, je ne sais pas quoi faire
2.
je me culpabilise
3.
je l'agresse
4.
je me bouche les oreilles ou je pars dans une autre pièce
5.
j'entends ses pleurs pour ce qu'ils sont, des tentatives de se
soulager d'un poids. Je l'écoute et je l'accompagne.
°
si je n'ai pas coché 5, je projette probablement mes propres pleurs
d'enfant , je suis retourné(e) par ses sanglots et incapable de les
écouter .
Dés
que j'ai identifié qu'il m'est insupportable de l'entendre pleurer :
1.
je respire , je prends le temps de retrouver ma sérénité
intérieure . Je vais aux toilettes, je m'isole juste le temps de
récupérer pour ne pas laisser l'énervement monter en moi .
2.m'arrive
t'il de pleurer? qu'est ce qui se passe pour moi quand je pleure ?
Je me mets en contact avec mes sensations et je me donne de la
tendresse.
3.
je me souviens d'un moment d'amour, de bonheur avec mon enfant .
4
. je visualise ses larmes comme un poison qu'il a dans le cœur et
qu'il est en train de faire sortir , je l'encourage à faire sortir
toute sa souffrance.
5
. je peux le prendre dans mes bras pour écouter son corps , pour le
sécuriser
6
. je l'encourage : « pleure, je suis là pour écouter combien
tu as mal , pleure tout ce que tu dois pleurer »..je ne prends pas
sa douleur je la laisse s'écouler…
7
.écouter .
°
écouter : pas évident , vite tenter de répondre, de trouver
des solutions , de conseiller, de terminer les phrases de l'autre, de
l'interrompre, voire de juger .
Entendre
les mots, pas toujours le sens...
Ecouter
un enfant : ne pas se mettre en face de lui, mieux vaut
s'installer dans le même sens , en faisant autre chose , cuisiner,
bricoler, …. Faire quelque chose ensemble : façon d'écouter
au-delà des mots, la vie en lui.
En
silence, je sens l'amour que j'ai pour lui, je déguste sa présence
,Je respire son énergie, son odeur.
Il
me raconte un évènement ? Une dispute ? Je ne prends pas
parti, je m'abstiens de tout commentaire , je reflète simplement ses
sentiments : « dur ! Tu as dû te sentir furieux, tu te
sens malheureux de ..» Attention au son de votre voix , ne proférez
ni des définitions, ni des interprétations , n'affirmez pas, vous
êtes en contact avec son émotion à l'intérieur de vous et vous
mettez simplement des mots sur cette émotion .
J'observe
ce qui se passe en moi quand je ne réponds pas, quand je ne donne
pas de solution , quand je ne dirige pas la conversation ..
Nous
sommes tentés de couper court à la conversation, ou d'en reprendre
le contrôle par peur de voir émerger des émotions.
Je
suis mal à l'aise quand :
je
supporte mal ses colères, ses peurs, ses tristesses , ses joies…
parce
que ça me rappelle …
Aurais
je éprouvé la même émotion à son âge ?
Dans
ma famille, certaines émotions interdites ?
Quelles
émotions montraient mes parents ?
Si
je découvre qu'une de mes émotions vis à vis de mon enfant
pourrait être une fidélité consciente ou inconsciente à ma
famille d'origine , je décide de rompre cette fidélité , ce qui ne
m'empêche pas d'appartenir toujours à ma famille .
Je
fais la paix avec mes émotions en me souvenant des ce que
j'éprouvais moi enfant, quand j'étais en colère , quand j'avais
peur, quand j'étais triste .Je convoque mes sensations et je donne
aujourd'hui à l'enf que j'étais le parentage dont il avait besoin .
8.
le langage de la tendresse.
°différents
comportements :
des
parents qui disent « je t'aime » 4 fois par jour à leur enf et
ceux qui ne disent rien du tout, ceux qui n'arrivent pas à dire «
non » et croient ainsi dire à leurs enfants qu'ils les aiment ,
ceux qui proclament préférer les actes aux mots, ceux qui les
remplacent par des cadeaux...Prononcer
des mots d'amour quand on n'en a pas entendu dans son enfance est
difficile : on en dit trop ou pas assez ...quand le « je t'aime
» signifie « je te dis que je t'aime pour être sûr que tu en sois
persuadé parce que moi j'en ai tant manqué» parfois lourd pour
l'enfant et rappel à chaque fois à celui qui les prononce les
manques de son enfance...« je t'aime » s'adresse alors à
soi-même !
Ceux
qui abusent de compliments « tu es beau, tu es intelligent, tu es
sage » qui risquent alors de contraindre leurs enfants à être
conformes à ces compliments sous peine de ne plus être aimés …
Dire
plutôt : « j'aime vivre avec toi, quand je te regarde, je
sens mon cœur battre dans ma poitrine » ou dire simplement « je
t'aime »
Je
dis « je t'aime » à mon enf une fois par jour , je suis attentif à
sa respiration , en le regardant dans les yeux. Si trop difficile,
lui glisser à l'oreille, pendant un câlin ou par le penser . Le
plus important c'est de le ressentir en vous .
COMMENT
S'EXPRIMAIT -ON
dans ma famille ? Comment disait-on L'AMOUR ET LA TENDRESSE ?
Je prends conscience de ce qui m'a manqué , je donne à l'enf en moi
ce dont il a besoin , je fais le travail de guérison si besoin.
9.
savoir dire non, savoir dire oui .
°
au tout début, parent entièrement responsable de son enf puis
permissions de faire seul, de s'éloigner : espace ouvert
progressivement →
pas
facile de doser entre la protection nécessaire pour assurer la
sécurité et les permissions pour lui permettre d'acquérir sa
liberté .
°
Plus enf jeune, plus curseur proche de « sécurité » , plus il est
mature, plus curseur proche de « liberté » ! Lorsque parti de
la maison , curseur 100 % liberté ...est- ce le cas ??
L'autonomie
que je laisse à mon enf est-elle suffisante, insuffisante,
exagérée ?
Ai-je
tendance à faire à sa place alors qu'il peut faire seul ?
Je
lui apprends à : couper, se servir. S'habiller, se laver ,
faire son lit, ouvrir son œuf à la coque, faire ses devoirs…
Parfois
, sous couvert de protection , parent envahissant, particulièrement
à l'adolescence : intrusion dans la chambre sans frapper,
chercher à lire le journal intime, fouiller son téléphone, jeter
un œil à son blog, nettoyer la chambre en inspectant draps et
petites culottes ..
Que
se passerait-il pour moi si je le laissais grandir ?comment
puis-je accepter de me sentir devenu(e) inutile ?
Dire
NON , restreindre l'espace autour de l'enf pour le protéger :
nécessaire un temps . Puis les NON faire place aux OUI .
A
13 ans, NON , tu ne sors pas seule le soir
à
15 ans : OUI à certaines conditions
l'enf
grandit : conditions plus souples .
À
18 ans : OUI inconditionnel
Si
on veut protéger un objet,
à
1 an : NON ( verre en cristal ) voici ton verre
à
2 ans : tu as le droit de toucher si je suis à côté de toi
à
3 ans : regarde, ça se tient comme ça , essaie…
«
je peux aller sur le toboggan ? Je peux aller chez le voisin?je
peux aller à l'école tout seul ?…
J'ai
parfois du mal à dire OUI ?
Je
n'ai peut-être pas reçu ces permissions que je refuse à mon enf .
Si
je n'ai pas eu la permission, je n'ai pas eu l'expérience , le vécu
→
peurs , donc hésitation à dire OUI .
Et
si je me donnais quelques autorisations ?
~
je m'autorise à …
Parfois
, nous ne savons dire ni OUI, ni NON : par incapacité
personnelle à prendre position : besoin de puissance pour se
positionner ! Puissance, Permission, Protection : les 3 P
du parent ( indissociables ) . Puissance : sécurité intérieure
, confiance en soi →
solidité sinon laxisme et protection incohérente.
Je
suis puissant quand..
~
je suis en contact avec mes véritables émotions
~
je sens mon sentiment de sécurité à l'intérieur de moi
~
quels que soient leurs comportements ou leurs paroles, mes enf n'ont
pas le pouvoir de me détruire
~
je ne crains pas le regard des autres parce que je sais que leurs
éventuels jugements ne sont que camouflages de leurs blessures
~
je m'aime.
10
. compétition .
°
je m'observe : petit pincement au cœur quand je vois un père
ou une mère s'occuper de son enf , lui donner ce que je n'ai jamais
eu ? Pincement : information
→
2
options : jalousie ou guérison de mon histoire
Si
j'étais en compétition avec mon enf , ce pourrait être par rapport
à quoi :
~
la tendresse reçue
~
le nombre ou la qualité des jouets
~
les vêtements
~
la nourriture
~
la liberté
~
les études
~
les hobbies
~
les amours
~
autre…
Qu'est-ce
que j'ai du mal à donner à mon enf ?
Observations
sans jugement . Si compétition avec son enf , ne signifie pas que
vous êtes mauvais parent mais que vous avez été carencé dans
votre enfance . Vous juger : inutile ( contre la guérison ) ,
plutôt oser le reconnaître .
Occupez
vous alors de l'enf à l'intérieur de vous !
Chaque
fois que j'éprouve de la jalousie , je vais voir l'enf que j'étais
, je l'écoute, je lui parle, je le vois dans mon imaginaire recevoir
ce qu'il n'a pas eu à l'époque : tendresse, permissions, jeux
, copains …
J'accepte
les émotions qui montent , je laisse venir, je développe toute la
tendresse dont je suis capable envers l'enf que j'étais . Cela
m'aidera à ce que je puisse davantage me réjouir de ce dont mon enf
bénéficie.
11.
est-ce que je m'aime , MOI ?
~
il y a ce que j'aime en moi : listez
une vingtaine d'aspects physiques, émotionnels, relationnels,
intellectuels, spirituels…
°
aimer # aspects de soi = une étape . S'aimer soi = acceptation
inconditionnelle de soi, tendresse à l'égard de soi-même,
sensation de complicité …
Dans
un 1e temps, je me regarde plusieurs jours dans la glace et je me
concentre sur un détail de mon visage que j'aime,puis je me regarde
dans la glace yeux dans les yeux et je dis à mon reflet « je t'aime
» ; je suis alors attentif aux sensations que j 'éprouve ...au
fur et à mesure des jours , colère, dégoût, mépris , je les
traverse en insistant sur le « je t'aime » ..peu à peu,
complicité et tendresse , et enfin amour !
S'aimer
= éprouver de la joie à se sentir vivre, à sentir la vie en soi …
~
Pour mieux m'occuper de mes enf, besoin de m'occuper d'abord de l'enf
à l'intérieur de moi →
quelques options :
°
la photo :
1 photo de moi, enf , je la regarde et laisse monter en moi les
sentiments, les émotions, les pensées...parfois , dégoût, honte→
expression de nos souffrances . Écouter ses émotions d'enf.
°
à 2 on est plus fort :
j'imagine que j'emmène avec moi la petite fille ou le petit garçon
que j'étais , je lui parle, la rassure . Je lui montre ma vie
d'aujourd'hui .
°
la guérison de l'enf intérieur . :
texte d'une relaxation visualisation ...lire p.262 …. 266.
°
la lettre :
j'écris une lettre à l'enf qu j'étais pour lui dire que je l'aime
et 2 ou 3 choses que je voudrais qu'il sache sur lui , les autres et
le monde ;
12.
face à un problème, à un mauvais résultat, une incartade .
~
les questions à se poser avant d'agir…
°
quel est le problème ?
°
ce pb m'appartient-il ou appartient-il à mon enf ?
°
quelle est mon intention ?
°
mon attitude est-elle pédagogique ? Elle lui enseigne quoi ?
~
par automatisme,
recours à la punition
...punition = humiliation donc anti – éducative , pouvoir de
l'adulte sur l'enf et non conscience de l'erreur . Punition = faute,
culpabilité de l'enf et non la notion de réparation .Punir est
inutile .
~
plutôt sanction :
conséquence logique d'une transgression posée à condition que la
règle l'a été de manière explicite . Sanction responsabilise
l'enf amené alors à prendre conscience de la conséquence de ses
actes .
~
la meilleure sanction = la réparation
proportionnée et en rapport direct avec l'erreur ou la transgression
, vise à éviter la honte et permet à l'enf de tolérer en lui un
certain sentiment de culpabilité .
Je
ne punis jamais :
1.
parce que j'ai peur que mon enf ne m'aime plus
2.
parce que j'applique des sanctions responsabilisantes et réparatrices
il
m'arrive de punir :
1.
parce que je ne fais pas la différence entre sanction et punition
2.
parce que c'est la seule chose que j'ai apprise
3.
parce que c'est ce que j'ai subi enf et que je considère que c'était
pour mon bien
M'arrive
t-il de faire subir à mes enf des punitions que j'ai moi-même
reçues dans mon enfance ? Lesquelles ? Je prends un temps
pour observer mes comportements réels en situation et réflechir à
cette question .
Je
réfléchis à 3 transgressions commises ces derniers temps par mon
enf .Quelle sanction réparatrice j'aurais pu poser ?
Je
mesure la différence entre sanction et punition .
13
. il m'insupporte .
~
« il m'exaspère ! » « il est mou, agressif, flemmard,
égoïste, renfermé , timoré ...» etc.
~
donner 10 adjectifs pour décrire mon enf…
~
quels sont ceux que je peux aussi m'attribuer ?
~
quels sont ceux qui s'opposent très exactement à mes valeurs ?
Par ex : paresseuse , si j'ai fondé ma vie sur la valeur
travail.
~
quand je ne supporte pas mon enf , qu'est -ce que cela dit de moi ?
~
ce caractère = somme de nos habitudes émotionnelles ,
relationnelles et comportementales ...ont été prises à mon contact
… !!
~
est ce qu'il me ressemble à moi enf ou à un de mes frères et
sœurs ? Ou au contraire est -il trop différent? A t'il des
comportements que je m'interdis ?
~
est-ce que je lui en veux de mon échec à être le parent que
j'aurais voulu être ?
°
un jugement = dissimule une émotion ou un besoin . un adjectif =
une étiquette, un jugement.
~
je prends conscience des émotions et besoins de mon enf au lieu de
le juger .
«Timide
»= il a peur des autres , il n'aime pas que je l'oblige à saluer
des personnes qu'il ne connaît pas
«
paresseux » = il s'oppose à moi, il cherche à exister, ou bien :
il ne s'entend pas avec ses profs, il a été dégoûté par ses
mauvaises notes , cet enseignement ne lui convient pas…
les
qualificatifs = étiquettes que l'enf a du mal à décoller par la
suite et cachent parfois des mal être : plus difficile d'aimer
un paresseux qu'un enf qui souffre et qui n' a trouvé que le moyen
de la grève du travail comme solution…
~
je constate combien me montrer attentif aux émotions et besoins de
mon enf me donne davantage de pistes pour l'aider à modifier son
comportement que les adjectifs , jugements et étiquettes.
14.
maîtriser un accès de colère.
~
j'ai envie de le passer par la fenêtre , de le massacrer...droit
d'en avoir envie, pas de passer à l'acte . !
°
« la dernière fois , je l'ai projeté contre le mur, je l'ai tapé,
je ne veux plus faire cela »
«
j'ai crié sur elle, je m'en veux ..»
Cela
vous arrive aussi parfois ?
°
ma violence s'est exprimée par :
*
des mots, des cris , des paroles dures, une réaction d'isolement
..etc
*
quel était le déclencheur ?
°
il m'arrive de l'insulter , de le frapper...insultes,
jugements = projections de nos émotions sur l'autre , prises de
pouvoir sur l'enfant pour éviter de prendre contact avec nos
souffrances enfouies . C'est notre propre sentiment d'impuissance qui
est alors à guérir.
Ai-je
moi -même entendu des mots qui auraient pu me blesser ?
Dans
ma vie d'adulte, de la part de mon conjoint, ma belle-mère, mes
parents, un ami , un médecin ….
Dans
ma vie d'enf, quelles dévalorisations ai-je entendues dans mon
enfance ? Quelles étaient les insultes favorites de mon
entourage ?...parfois termes prétendument affectueux !
ai-je
reçu des châtiments corporels dans mon enfance ? À quel
âge ?…
rien
ne justifie que l'on frappe un enf , sentez combien cela vous a fait
mal , vous avez le droit d'éprouver de la colère envers vos parents
, cela vous aidera à vous libérer de la croyance de votre indignité
et en la valeur des fessées …
Si
j'y réfléchis maintenant , qu'est ce qui a motivé mon impulsion
violente ? Impuissance, dépassement etc. ?
Vous
êtes à bout , exaspéré : prenez conscience de votre
violence, du ton de votre voix ...
vrai
courage : oser faire appel , demander le relais à l'autre
parent ou à une autre personne
,
juste le temps de revenir à soi ou alors sortez ,,,
Dans
l'urgence :
~
la respiration
~
un peu d'eau sur le visage
~
j'évoque un moment de joie et d'amour avec mon enf …
~
je ferme les yeux et reprends contact avec l'amour que je lui porte
...
~si
j'en suis capable, je le prends dans mes bras physiquement s'il est
petit, mentalement si c'est un ado ...si celui-ci refuse le câlin .
Je
craque dans la rue ?
~
j'aborde un passant , le fait d'échanger avec un autre adulte
devrait diminuer mon exaspération.
~
ou je lui demande d'intervenir auprès du hurleur , cela peut être
magique
dès
que je suis revenu à moi, une question :
«
comment je me sens ? Et en toute authenticité, je formule la
réponse à mon enf …
«
je suis exaspéré , je me sens démuni ..»
«
quel est mon besoin?» ...mon besoin ne peut que me concerner moi ,
pas l'autre .
J'analyse
1.
ma fureur est -elle proportionnée ?...oui si justifiée et ne
fait pas peur à l'enf
2.
est -elle appropriée ?..oui si j'ai subi une blessure ,,,ou si
le pb m'appartient ( pas si ma fille a 2 en maths ce qui est son pb!)
3
. l'expression de mon émotion est-elle positive ? Si excessive:
résultat d'une accumulation , ou projection sur l'enf d'une colère
envers une autre personne. Ou décharge d'une émotion précédente ,
ou expression d'une crainte envers l'enf,ou conséquence de mon
épuisement physique …, ou liée à l'expression d'un syndrome
prémenstruel , ou réveil d'une émotion de mon passé ...
si
oui aux 3 , je l'exprime sinon je continue l'analyse.
15.
vaincre un automatisme du passé .
~1.
j'écris ma réaction le plus précisément possible . Par ex, j'ai
crié « espèce d'idiote » .
~2.
mes sentiments et tout ce que je n'oserais jamais dire à mon enf ..
~3.
j'identifie le déclencheur ...qu'est ce que cela me rappelle .
Une
fois que les motivations de ma colère sont identifiées, la fureur
exagérée contre l'enf tombe .Quelques excuses et une discussion
avec l'enf sur ce qui s'est passé et ce que chacun a ressenti =
relation réétablie ;
16.
vous avez commis l'irréparable ?
~
penser que ça l'est, empêche de restaurer la relation:pour
réparer, 1e étape : prendre conscience de son geste ; si
violence , s'accepter comme violent .( difficile car tendance à
minimiser ou accuser l'enf ) .
~
ensuite, comprendre ce qui a réellement motivé notre geste .
~
puis prendre conscience de ce qu 'a pu ressentir notre victime ;
plutôt que des excuses, besoin d'empathie et d'explications .
Victime = droit d'être en colère contre nous , temps nécessaire
pour prendre contacta vec ses émotions et oser les formuler , peur,
blessure. Ensuite , nous pouvons lui expliquer ce qui s'est passé en
nous.
~
explications = aideront l'enf à cesser de se sentir responsable de
nos accès de fureur. . Echange suffisant à condition de vraiment
mesurer la blessure , les émotions de l'enf sans chercher d'excuses
ou se justifier .
~
important de prendre conscience de son attitude la plus courante dans
ces circonstances .
~
chaque geste violent = blessure de l'enf et aussi de notre enf
intérieur . Si proie d'une impulsion de haine, toujours le choix
entre le message d'amour et le message blessant , fondamental de se
souvenir de ce choix possible. Si sentiment de ne pas avoir ce choix
de notre attitude face à l'enf ,si rage trop forte, urgent de
consulter car situation grave.
17.
je n'arrive pas à aimer mon enfant.
~
qque chose a fait ou fait encore obstacle à l'épanouissement de mon
amour pour mon bébé.
→
chercher l'obstacle .
°
identification : quoi ou qui m'en empêche :
1.
mon passé : je n'ai pas été aimé-e
2.
ce n'est pas mon bébé, c'est celui de mes parents/de mes
beaux-parents
3.
conditions de sa conception ou de sa naissance
4.
l'attitude de son père
5.
difficile à aimer ( caractère, handicap )
6.
je ne sais pas
°quelques pistes pour lever le blocage :(
se reporter au chiffre précédent)
1.
exercice de guérison de l'enf intérieur
2.
je place mentalement mes parents/beaux-parents face à moi et je
m'entraîne à leur dire NON . Je reprends mon rôle de père/mère,
c'est MON enfant, ce n'est pas le sien ou le leur , je parle à mon
enf de la relation que je veux aujourd'hui . Nouveau départ pour un
nouveau lien .
3.
j'identifie mes sentiments, mes émotions, lors de la conception /
naissance . J'accepte de les laisser s'apaiser en moi .
4.
j'identifie ma colère contre mon conjoint , j'en prends la
responsabilité car ce n'est pas juste de la laisser influer sur la
relation avec mon enf.
5.
à quoi sa différence, sa particularité me renvoie t'elle ?
Est ce difficile physiquement, émotionnellement ? Pb avec mon
image ? Est ce que je reçois suffisamment de soutien .
6.
je continue l'introspection, Qu'est ce que je n'aimerais surtout pas
découvrir ?
18.
j'écris à mon enfant.
~
utile de commencer par lui écrire une lettre que nous n'enverrons
pas .mettre
sur papier= clarifier ses émotions pour sortir tout le venin pour
laisser la place à l'amour qui viendra après
.
°droit
de lui écrire ma colère « je t'en veux d'être né
,
à cause de toi ...» 1e lettre je la brûle, puis une 2e
puis une 3ejusqu'à ce qu'en me relisant je constate que toutes les
accusations sont tombées et qu'en revanche je lis mes émotions.
°
je lui raconte tout , comment les obstacles m'ont éloigné-e de lui
, comment j'ai envie de rétablir le lien et d'apprendre à l'aimer.
°
je prends ensuite la mesure de son vécu à lui « tu as dû te
sentir terrorisé, abandonné ...»
~
j'accueille sa colère : étape fondamentale très inconfortable
mais nécessaire
~
je rétablis le contact tendre: contact physique en peine conscience
pour l'accueillir au fond de moi
~
je répare, je corrige : toujours possible de reprendre l'étape
de développement.
Toujours
temps de guérir du passé , en parler, le reconnaître , écouter
les plaintes de son enf , ses frustrations mais aussi réparer ,
donner ce que vous n'aviez pas su donner. Contact physique,
tendresse, mots doux, encouragements, permissions , protection ,
choix …
19.
il m'accable de reproches.
~
« de toute façon tu ne m'as jamais aimé » : douche glacée
pour le parent ! Adolescence :
grand chamboulement hormonal , période de remaniement psychique ,
les blessures du passé, les émotions enfouies ressortent. Pas
simple pour le parent de faire le tri, adolescents qui vont mal ont
tendance à faire taire leurs émotions par toutes sortes de moyens
( scarifications, anorexie, boulimie, stupéfiants ...pour ne plus
sentir la douleur )
~
parfois l'enf ne dit rien , jeune adulte fait des choix de vie à
l'opposé de ceux de ses parents , éloignement physique, affectif,
intellectuel, financier, moral …
~
lorsque enf adultes, influence des parents encore grande ( consciente
ou inconsciente) leur comportement n'est pas sans raison :
non-dits …
°
au lieu de me défendre ou de me justifier, je tente de savoir ce qui
se passe pour lui/elle . Comment ai-je aimé mon enf? à quel moment
ai-je pu manquer d'attention à son égard qu'il aurait pu
interpréter comme un manque d'amour à son égard ?
°
aurai-je pu chercher à faire taire ses émotions plutôt que de les
entendre ?
°
à quoi ai-je obéi dans mes actes ?…
20.
je parle à mon fœtus .
~
si vous n'avez pas su ou pas pu parler à votre fœtus, peu importe
l'âge actuel de votre enf , exercice utile . Symbolisez
– le ( peluche, coussin, dessin ) et placez-le face à vous, parlez
d'abord à la jeune maman que vous étiez et parlez ensuite à votre
fœtus . Travail de réconciliation avec vous-même . Sûrement
changt dans votre relation avec votre "grand " enf…
~
preuves scientifiques : l'enf entend sa maman même si elle se
contente de lui parler en pensée , il entend bien sûr si on lui
parle à haute voix , il aime entendre la vibration des voix de ses
parents . Parler à son fœtus utile pour lui et pour soi :
mettre les choses à plat, oser se formuler l'indicible qui
risquerait sinon de faire obstacle à une bonne relation avec le bébé
et l'enf grandissant
°
je parle à cette petite vie qui grandit à l'intérieur de moi . Je
lui parle de tout, de rien, de moi, de lui, de mon histoire et de la
sienne.
~
difficile ? Peur de ce que nous risquons de découvrir en nous
que nous préférons parfois ne pas savoir . Normal d'avoir de
sentiments ambivalents .Parer permet de regarder tout cela , de
l'accepter, de le traverser pour ne pas en faire pâtir notre
relation avec notre enf.
21.
lui raconter sa naissance.
~
avant , utile d'écrire pour analyser , pour éviter de déverser des
rancœurs , important de partager cette partie de notre histoire qui
le concerne. Offrir une version digérée ...ou mieux "perlaborée
" , dont nous aurons identifié et traversé les émotions ,
donné du sens plutôt que de livrer une douleur brute .
~
Écrire :
suggestion : écrire en vrac l'avant, le pendant et l'après
°
si vous êtes la maman…
comment
je me suis sentie ?
Étais-je
présente, vraiment présente ?
Comment
ai-je vécu la douleur ?
Quelles
étaient mes émotions ?
Comment
je me suis sentie avec ce nouveau bébé ?…
comment
ai-je partagé cet instant avec le papa ?
Qu'est-ce
qui m'a manqué ? Etc….
°
si vous êtes le papa ...
comment
je me suis senti ?
Étais-je
présent ?
Quelles
étaient mes émotions ?
Ai-je
le sentiment d'avoir accompagné ma femme ?
Comment
je me suis senti face à sa douleur ?
Comment
avons nous partagé ce moment ? Etc…
~
3 étapes pour guérir le passé :
1.
guérir de l'intérieur. Une
fois la peur, la colère ou la tristesse identifiée , écrivez-la
.Dites-la à une personne de confiance …
laissez
venir les émotions, laissez couler vos larmes, vous n'avez pas
besoin de ces émotions en vous, mettez les à l'extérieur , cela
vous aidera à guérir.
2.
restaurer le couple parental
( si possible ) .une fois le tri fait dans votre vécu , partagez le
avec l'autre parent .Proposez lui de faire le même travail de son
côté .
Les
blessures, les sentiments refoulés lors d'une naissance n'altèrent
pas seult la relation à l'enf mais celle du couple . La relation
sexuelle peut s'en ressentir.
Si
nécessaire une séance de thérapie de couple …
3.
parler à l'enf. Une
fois le travail de clarification et de guérison opéré pour soi,
moment de réparation avec l'enf . En saisir l'occasion lors d'une
émotion forte qui semble être en lien , lors d'un moment d'intimité
autour de photos, d'un livre…
Partir
du moment et du besoin d el'enf plutôt que notre propre envie d'en
parler.
Parfois
émotions trop fortes, présence d'un tiers souhaitable qui va
diminuer les peurs autour de cet échange émotionnel et favoriser
l'expression comme la réception .
22.
il est toujours temps de réparer ses erreurs.
Quand
un parent réussit à affronter son histoire comme cette maman qui
témoigne :
«
En tant que mère, j'ai dû accepter de faire le deuil de mon image
de mère idéale, accepter la réalité de l'échec. J'ai une
responsabilité dans ce que sont devenus mes enfants . Ils ne me
gratifient pas , ils ne sont pas tels que je les aurais voulus , ils
n'ont pas pu le devenir, nous étions dans la même galère.»
Très
autoritaire avec eux, elle reconnaît ses erreurs, elle regrette de
n'avoir pas su se montrer plus tendre , d'avoir été si
intransigeante . aujourd'hui elle les a perdus ...mais après avoir
parlé avec eux , d'eux, d'elle, avoir reconnu sa part de
responsabilité , exprimé ses regrets de ne pas avoir su faire
autrement , elle s'est mise à leur écoute, elle a mesuré leur
souffrance , elle a raconté son histoire personnelle ;
aujourd'hui sa relation avec ses enf est très belle …
23.
Faire le point .
~
questionnaire rempli en 1. au début de cette aventure intérieure.
Au terme de ce livre, intéressant de vous observer par rapport aux
mêmes questions . Comparez vos réponses et mesurez votre évolution
…
~
bilan :
les
réactions que j'aimerais avoir
ce
que j'ai changé de plus important
ce
que cela m'a apporté et à apporté à ma relations avec mon enfant
je
me sens au contact de moi et de mon enfant
CONCLUSION :
~
à qui ça sert donc de se poser tant de questions ?
Est-ce qu'un parent n'a pas tout simplement intérêt à agir avec
spontanéité ?
~
à chacun de voir mais attention ! spontanéité = automatisme .
~
fantastique bénéfice en termes de qualité relationnelle et en
termes d'efficacité . Attention aux réels besoins de l'enf ,
compréhension de ce qui se passe pour lui et moi, discussion de
cœur à cœur = bien plus efficaces que privations et gronderies ,
attitude éducatives souvent comportements que nous voudrions bannir
.
~
au nom de quoi continuer à blesser ceux qui nous sont les plus chers
au monde ? Certes les enf mettront de la distance ne reprochant
pas toujours directement aux parents ..mais surtout reproches à nous
-mêmes .
~
se poser des questions, revenir sur sa propre histoire , décoder ses
comportements = beaucoup d'efforts. Mais nos automatismes nous
coûtent cher, faire la guerre à ses enf, dispendieux en temps et en
énergie , détérioration de notre image de nous-mêmes .Très
éprouvant pour le parent d'être mis en échec . Punir, humilier,
taper, dévaloriser un enf = méthodes éducatives inefficaces .
~
observons nos débordements sans jugement = portes d'entrée vers nos
souvenirs . Sous la gifle = blessure , sous les mots durs = un
drame de notre histoire…
~
n'attendons pas une maladie, un accident pour nous rendre compte que
la seule chose qui importe vraiment , ce sont nos liens aux autres,
l'amour partagé . Le temps des enf passe très vite , jamais plus
ils n'auront 5 ans, 6 ans, 10 ans, 14 ans .. seulement 20 années à
passer avec eux sur nos 90 de notre existence...Chaque instant de
bonheur= un instant gagné !
~
livre= pistes de réflexion , éclairage différent sur les conflits
qui vous opposent à vos enf.
~
le plus difficile et le plus passionnant = accomplir votre propre
plongée dans l'inconscient à la rencontre de vous même et de vos
enfants.
-
La formule magique d'une éducation parfaite? Il n’y en a pas!
Chaque parent ne peut qu’apprendre à se faire confiance, piocher
ce qui lui va dans la méthode positive, accepter des moments de
craquage et créer sa propre recette, fusion d’outils bienveillants
et de vie réelle.
-
Marcel
Rufo , célèbre pédo psychiatre : «Les
parents d’aujourd’hui ont fait d’immenses progrès, ils sont
beaucoup plus à l’écoute qu’auparavant, tempère-t-il. Tous
veulent que leurs enfants soient heureux. Ils sont nombreux à
culpabiliser ou à s’inquiéter de ne pas être parfaits, alors
qu’ils sont déjà très bien!»
-
réflexions de "la
grenouille "…Eline Snel
«
Vous êtes probablement un parent bien meilleur que vous ne le pensez
.Vous êtes plus fort, mais aussi plus vulnérable , plus fou mais
aussi plus courageux , et certainement moins parfait .Et en prendre
conscience peut être apaisant »
«
La tâche du parent n'est pas de modifier la constitution du jardin
de l'enfant ou d'y planter ses propres plantes et ses propres fleurs
.Vous devez seulement donner suffisamment de lumière , d'amour et
d'eau »
-
la réflexion de Christophe André psychiatre :
Nos
enfants nous font grandir
Nous
ne restons jamais les mêmes : l’humain que nous étions il y
a 5 ou 10 ans n’est plus tout à fait celui que nous sommes
aujourd’hui. La vie nous façonne. Les événements heureux nous
donnent joie et énergie pour nous lancer dans de nouveaux projets,
qui vont nous transformer. Les événements douloureux nous
contraignent à nous arrêter pour comprendre, réfléchir, et voir
comment changer. De notre mieux, nous nous nourrissons ainsi des
coups et des caresses de la vie.
Mais,
à mieux y regarder, on découvre que la plupart des événements
qui dessinent notre existence sont à la fois agréables et
contraignants : les études, le travail, la vie de couple. Et
la parentalité...
Être
parent, c’est à la fois agréable parce qu’émouvant,
intéressant, réjouissant. Et à la fois pénible parce que
fatigant, déstabilisant, contraignant. Certes, on regrette rarement
d’avoir été parent : avec le recul, c’est toujours une
belle aventure. Mais la parentalité au jour le jour, c’est
une autre histoire, qui nous arrache souvent des soupirs et parfois
des larmes. C’est peut-être pour cela que certains
futurs papas se font un peu forcer la main par les futures mamans...
Pour
ma part - et il me semble que c’est vrai aussi pour beaucoup de
papas - la paternité est l’événement de ma vie qui m’a le
plus transformé, le plus contraint à progresser, et le plus
enrichi.
Lorsqu’on
est parent, on traverse, entre autres, deux grands moments : le
premier est celui où l’on sent que nos enfants, en grandissant,
commencent à nous juger. Le moment où, nous observant, ils
découvrent nos limites et nos défauts. Nous souhaitons bien sûr
ne jamais les décevoir ; et bien sûr, nous les décevrons. Au
moins une fois. Au moins de temps en temps. L’essentiel est de ne
pas les décevoir constamment. Premier aiguillon pour la
transformation...
Et
puis, autre moment clé : celui où nous comprenons que nos
enfants nous sont supérieurs, dans différents domaines et parfois
dans tous les domaines ! Le moment où nous
découvrons que nous pouvons apprendre d’eux, de leur
intelligence, de leur générosité, de leur enthousiasme. Le moment
où leur supériorité nous réjouit, et où nous avons l’humilité
de nous mettre à leur école. Deuxième aiguillon de transformation
parentale...
Finalement,
c’est souvent comme ça, dans la vie : nous croyons donner,
et nous recevons. Nous pensons éduquer, et nous sommes éduqués.
Nous n’avons qu’à faire l’effort de suivre ce mouvement,
décrit par le philosophe André Comte-Sponville : « Les
enfants veulent grandir. Notre devoir est de les y aider, et pour
cela, de grandir nous-même, au moins par l’esprit... »
Moralité
: ne vous demandez pas seulement comment vous allez éduquer vos
enfants, demandez-vous aussi comment eux vont vous éduquer...
PS
: En écrivant cette chronique, je pense aussi à celles et
ceux qui n’ont pas eu d’enfants. Qui n’ont pas pu, ou pas
voulu devenir parents. Pour elles et pour eux, changer, se
transformer sera peut-être plus confortable, car ils pourront
décider de leur voie, de leur rythme. Mais le risque de ne pas
changer sera aussi plus grand, car ils n’y seront pas contraints
par la présence constante, dérangeante et stimulante des enfants.
Efforts contraints ou efforts choisis, dans tous les cas, nous avons
à travailler pour progresser !