LES PARENTS DE PLUS EN PLUS PRÉOCCUPÉS PAR LA RÉUSSITE - SOCIALE - DE LEURS ENFANTS, "METTENT LA BARRE TRÈS HAUT " DEPUIS L'ÉCOLE MATERNELLE , ils influencent leurs enfants, parfois de manière inconsciente et le plus souvent dans l'esprit de "bien faire "; cette influence s'exprime par
différents moyens : des attentes exprimées , des étiquettes collées à l'enfant qui deviennent des
prophéties auto-réalisatrices , et des injonctions ( drivers ) ! Tout cela installe une pression sur l'enfant, l 'empêchant de s'épanouir et tout simplement d'être lui-même ....Cette attitude de pression parentale peut être source d'angoisse pour l'enfant qui a peur de ne pouvoir être à la hauteur des attentes et ainsi qui redoute de décevoir ses parents .😔
🙍🙎 L'enfant
doit réussir :voici une attente qui suscite des ambitions des
parents parfois exagérées voire démesurées... c'est le Mythe
de l'enfant idéal !!
d'où
des injonctions
d'apparence banales : « arrête de rêvasser», « fais quelque
chose d'utile », attentes dans le domaine scolaire (
pression
dès la maternelle ) mais aussi sur le temps libre :culte
de la performance
, activités qui doivent être efficaces , utiles, génératrices de
résultats ..au détriment de la rêverie , du jeu gratuit et sans
objectif, de la créativité , de l'imagination : rôle
essentiel dans l'éveil de la curiosité de l'enfant .Nécessité d' accorder
aux enfants la nécessaire liberté de ne rien faire .
Les attitudes
parentales ne sont
pas toujours motivantes pour l'enfant , parfois même
contre-productives ...en fait elles reflètent l'inquiétude des parents
quant à leur propre avenir et qui demandent à la génération
suivante de les rassurer...( enfants anxiolytiques des parents .
Patrice Huerre )
Des enfants
sont parfois chargés aussi de "réparation "
: quand les parents projettent sur eux leurs propres idéaux non
aboutis .
Freud :
le bébé incarne la possibilité pour les parents de réparer une
partie de l'histoire de leur propre vie qu'ils considèrent comme
ratée . Il symbolise l'idée de l'immortalité narcissique du
parent : « il est une part de moi, un prolongement de moi ,
ainsi il devra accomplir tous mes rêves , tous les désirs que je
n'ai pas pu mette à exécution...» :
projet
de naissance !! (
PROJET DE VIE QUE L'ON FAIT POUR SOI À TRAVERS L'ENFANT ,,,ET QUE
L'ON FAIT POUR L'ENFANT , à sa place )
Pas
question pour autant d'abandonner toute exigence :enjeu ... bien
doser ses attentes en tenant compte des goûts , des capacités , des compétences et de
la personnalité de l'enfant .
Un
outil efficace pour permettre au lien parent/ enfant de trouver un
équilibre : la parole ,
tant qu'il y a possibilité de dialogue entre les membres de la
famille, un espace de paroles où tout peut être dit, écouté et
débattu , chacun pourra exprimer ce qu'il est et amener une
perception et une compréhension nouvelle du sujet qui est abordé .
🙍🙎 Effet Pygmalion et effet Golem : les influences positives et négatives de nos croyances sur les enfants. Attention à que vous pensez de votre enfant, cela pourrait bien se réaliser , attention aux
prophéties auto-réalisatrices et à l’influence de l’image que vous avez de vos enfants.
« Il est mauvais en Math comme moi ! »
« Je ne crois pas qu’il soit capable de… »
« Je doute de lui pour réussir là-dedans. »
« Tu es maladroit »
« Il a atteint ses limites »
Ces pensées qui semblent anodines ont une influence directe sur le comportement réel de l’enfant.
Comment une pensée d’un parent peut-elle façonner un enfant ?
C’est ce que Pascale Toscani, maître de conférences en psychologie cognitive et auteure du livre « Comprendre le cerveau de son enfant » nomme l’effet Pygmalion (influence positive) et l’effet Golem (influence négative).
Elle décrit notamment le résultat de plusieurs expériences faites en milieu scolaire qui ont montré que la croyance en la réussite d’un élève contribue à la provoquer et à le faire évoluer dans ses apprentissages. Et malheureusement, l’inverse est aussi vrai…
Autrement dit : « La perception de l’éducateur - parent ou enseignant - sur les
compétences de l’enfant a un effet miroir sur la perception que l’enfant
a de ses propres compétences ».
La raison est que l’enfant perçoit inconsciemment
nos pensées le concernant. Et il s’y conforme presque automatiquement en
transformant son comportement psychologique et cognitif. Comme il ne veut pas décevoir ses parents , l'enfant devient ce que l'on voudrait qu'il soit ...il va tout faire pour se conformer à ce qu'on dit de lui ! voyez comme cela est essentiel ! ...
Ce n’est que vers l’adolescence qu’il commence à se distancier de ces
projections parentales et des projections de ses enseignants. Ce qui
crée une rupture psychique qui peut s’avérer douloureuse.
Pour les parents, cette soudaine confrontation entre ce qu’ils
pensaient de leur enfants et ce désir de s’affirmer autrement est
parfois difficile à vivre…
Conclusion : « Chacun peut stigmatiser un enfant sans le vouloir » nous met en garde Pascale Toscani.
D’où l’intérêt de nourrir une croyance essentielle pour stimuler son système cognitif :
« La croyance inconditionnelle en son potentiel et en ses compétences »
« Je crois de tout mon cœur au potentiel et aux compétences de mon enfant »
« Un
enfant ne peut pas être en désaccord avec les véritables attentes
de ses parents. Si vos attentes sont minimes, vous pouvez être
certain que les aspirations de votre enfant vont s’accorder avec
les vôtres. La mère ou le père qui dit « Mon enfant
n’accomplira jamais grand chose » a de fortes possibilités
de voir sa prophétie s’accomplir. »
Ce
conseil du docteur Haim Ginott est donc simple :
« On
DOIT traiter l’enfant comme s’il était déjà ce qu’on voudrait
qu’il devienne. »….(
PHRASE QUI MÉRITE D'ÊTRE EXPLIQUÉE POUR ÉVITER L'ÉQUIVOQUE !)
CE QUI SIGNIFIE : nous devons agir comme si notre enfant est tel que l'on voudrait qu'il soit c'est à dire que nous devons l'accepter tel qu'il est ...
Il
s’agit de créer un nouveau cadre mental qui permettra d’agir
positivement, et non de réagir. De
faire « comme si » .
En procédant ainsi, nous enverrons des signaux positifs
(verbaux et non verbaux) à l’inconscient de notre enfant.
Car
chaque enfant travaille à devenir un homme ou une femme et nous
devons l’aider à cela.
Et
la première aide que nous pouvons apporter est un travail sur soi,
en tant qu’adulte. Nos enfants nous observent et nous imitent. Si
nous nous dévalorisons ou nous laissons maltraiter par d’autres
personnes, si nous mentons, enfouissons nos émotions, insultons,
faisons preuve de violence, les
neurones miroirs
dans le cerveau de nos enfants s’occuperont de dupliquer notre
comportement.
D'où
un programme
en 3 étapes :
Première
étape :
° La
première étape du travail est personnelle. Si
vous changez, votre environnement changera.
Voici
plusieurs conseils :
– renforcez
votre confiance en vous ( mots, phrases, attitudes )
– apprenez
à exprimer vos émotions.
– acceptez
vos faiblesses et soyez bienveillant avec vous
– pratiquez
la communication non-violente.
° Seconde
étape :
Prenez
conscience que « chaque
enfant travaille à devenir un homme ou une femme. »
Vous êtes à la meilleure place pour l’aider.
°Troisième
étape :
Voici
les conseils pour gommer l’image négative que vous pourriez avoir
de votre enfant et booster l’image positive :
– ayez de
l’espoir pour lui. Rien n’empêche d’espérer. C’est un
choix.
–
apprenez-lui l’espoir
(et expliquez-lui comment se fixer des objectifs).
– utilisez
des phrases positives avec lui , des paroles qui développent
sa confiance en lui.
– faites-lui
confiance. Confiez-lui des tâches et des responsabilités.
Donnez-lui autant d’occasions que nécessaire de les réussir ().
– fixez
des règles qui faciliteront la vie de toute la famille et créeront
un cadre sécurisant
– tenez
un journal des actes réalisés par votre enfant : listez les
réussites et les stratégies utilisées pour y parvenir ainsi que
les échecs et les différentes solutions possibles non encore
testées. Utilisez un style d’écriture descriptif, sans
juger.
– oubliez
les termes comme « Jamais »ou « toujours » et
remplacez-les par « pour le moment »ou « encore »
(porteur d’espoir).
– encouragez
ses efforts et ses intentions plutôt
que de le couvrir de compliments .
–
apprenez-lui
l’optimisme.
– ne
l’affublez pas d'étiquettes , même pour rire. Car cela peut
devenir un handicap à vie. L'enfant n'aura qu'un désir, se
conformer à être ce que vous pensez qu'il est ...
– ne
jugez pas sa personnalité. Ne dites donc pas « tu es
intelligent, idiot, astucieux, maladroit,nul en math… ».
– ne
le comparez pas à vous « tu es comme moi, je n’aimais pas… »
– remarquez
ce qu’il fait et décrivez ce que vous voyez et ce que que
vous ressentez. « j’aime, j’apprécie, je vois que,… »
– aidez-le
à exprimer ses émotions et à les écouter
– ne
vous substituez pas à ce qu’il sait faire.
– répétez-lui que
les erreurs sont normales. Qu’il a le droit de se tromper. »C’est
en faisant ce qu’on ne sait pas faire qu’on apprend à le faire.
Or si on ne sait pas le faire, nous ferons probablement quelques
erreurs avant de comprendre comment réussir. Puis la réussite sera
de plus en plus facile car nous nous entrainerons. Mais les accidents
pourront tout de même arriver, malgré nos efforts. Car la
perfection n’existe pas. Tout est expérience. Le doute, le stress
et la déception sont des outils pour mieux nous guider sur ce
chemin. La joie nous indique que nous sommes sur la bonne voie. »
« – « Une erreur est un cadeau,une erreur est un
apprentissage , elle peut aider à découvrir quelque chose que nous
ne connaissons pas. »
–
Expliquez-lui
que nous nous pouvons choisir notre attitude et nos pensées : on
peut se présenter devant une montagne en pleurant ou bien sourire à
chaque pas que nous faisons et qui nous hisse vers le haut.
Enseignez lui que nous avons toujours le choix...Cultivez quelque
chose qui fait beaucoup défaut : l'esprit critique qui permet
de construire sa propre opinion sans "gober " et répéter
bêtement ce que disent les "autres "( grandes personnes,
médias , copains, ...)
–
dites-lui
qu’il a le droit de demander de l’aide (et d’en proposer).
DES
ATTENTES ....À OUBLIER :
Dites
stop à ces cinq choses :
1
| N’attendez pas que votre enfant soit toujours “sage”,
obéissant, bien élevé ...
cela n'a aucun sens.
Personne n’est « sage » tout le temps. Nous avons tous
de mauvais jours. Nous avons tous des jours où nous n’avons pas
envie d’aller au travail ou de faire ce qu’il faut faire. Tout le
monde a des jours difficiles. En fait demander à un enfant d'être
sage nous permet de recevoir une image de bon parent !
Ce que vous
pouvez faire à la place
Soyez précis au
sujet de ce que « être sage » signifie: ” ce serait
bien que tu partages tes jouets avec ta sœur”. « Je souhaite
que tu parles correctement»
ne soyez pas trop
rigide avec vos enfants. Certaines choses « pas sages »
peuvent être ignorées si elles ne sont pas parmi vos valeurs
fondamentales et si elles ne nuisent ni à votre enfant, ni à
d’autres. Vous verrez, être parent sera beaucoup plus calme et
agréable lorsque vous devenez plus « cool» sur les petites
choses.
2
| N’attendez pas que votre enfant réagisse comme un adulte
"anges"
ou "démons " ( cet enfant qui nous pourrit la vie et que
nous aimons tant .De Katja
Seide,et
Danielle
Graf)
parfois curieux, parfois calmes et parfois sournois. les enfants
agissent en fonction de leur âge. Ils explorent, ils font ou disent
des choses absurdes (pour nous ) , ils expérimentent leur
indépendance. Ils vivent leur vie d'enfant...
Ce que vous
pouvez faire à la place
Soyez attentif
quand votre enfant à le comportement d’un « mini adulte ».
Ne vous extasiez pas !! Avoir un comportement mature ne fait
pas de lui un adulte. Ne le parentifiez pas, il ne doit pas remplacer
un adulte défaillant ou absent , ou servir de confident par ex. ,
ne pratiquez pas "l'adultomorphisme " qui consiste à
penser que l'enfant est un adulte et à être dans l'attente qu'il se
comporte comme un adulte ...un enfant doit rester à sa place
d'enfant , et ne doit pas avoir "toute la place " .
3
| N’attendez pas que votre enfant se comporte comme d’autres
enfants
Évitons de
comparer les enfants entre eux , dans la fratrie ou à l'extérieur .
Cela peut être très blessant et très négatif , voire destructeur
. Chacun est un être unique ! Les comparer peut leur donner le
sentiment qu'il faut être comme l'autre ...
Ce que vous
pouvez faire à la place
Demandez à votre
enfant de toujours faire de son mieux et lui expliquer que faire de
son mieux est le minimum attendu. ( accord toltèque )
Acceptez votre
enfant tel qu'il est .
Concentrez-vous
sur les points forts et les points faibles de votre enfant, et non
sur les points forts et les points faibles de ses amis.
Définissez avec
lui des attentes réalistes. En tenant compte de ses compétences ,
de ses désirs et de ses goûts .
4
| N’attendez pas que votre enfant soit « conforme »
Avez-vous remarqué
que parfois vous réagissez différemment au comportement de votre
enfant selon si vous êtes seul ou en public ( présence des
grands-parents, des amis )? vous voulez donner l'image de parents
"idéaux " ..sans problèmes !
Notre
environnement dicte beaucoup de nos habitudes parentales. Nous ne
sommes pas toujours d’accord avec certaines normes sociales ou même
certaines normes familiales et pourtant, nous essayons néanmoins de
les imposer à nos enfants.
Ce que vous
pouvez faire à la place
Faites-vous
confiance et soyez prêt à faire respecter vos choix parentaux.
N’oubliez pas que nous servons de modèles à nos enfants. Lorsque
nous soutenons nos croyances, nous leur apprenons à soutenir les
leurs.
Acceptez que votre
enfant soit un individu à part entière. Avec ses propres
sentiments, émotions, idées , opinions ...
Identifiez vos
propres priorités et valeurs parentales
5
| N’attendez pas que votre enfant soit différent de vous
Les enfants,
surtout les plus jeunes, très similaires à leurs parents. Lorsque
nos enfants nous voient mettre de l’argent de coté régulièrement,
ils sont plus enclins à développer un comportement d’épargnant.
Lorsque nous avons souvent une perception négative de tout ce qui
nous arrive, nos enfants peuvent, à leur tour, développer une
vision pessimiste de la vie. Quand ils nous entendent crier parce que
nous sommes en colère, ils pensent que crier sur quelqu’un est un
moyen acceptable d’exprimer ses émotions.
Ce que vous
pouvez faire à la place
Ne dites pas à
votre enfant comment il doit agir, montrez-lui par votre
comportement. Les actes plutôt que les paroles . N'exigez pas de
votre enfant ce que vous n'exigez pas de vous -mêmes .
° L'influence des
inter-actions parents-enfants dès le plus jeune âge sur le
développement cognitif , dans notre relation de couple, dans notre
gestion des conflits ...est conséquente !
° L'influence des premières années de vie sur
le caractère des enfants, est évidente et revêt un caractère qui pèse dans l'accession
au bonheur et à l'épanouissement en société .
° Plusieurs travaux scientifiques basés sur des milliers de
participants tout au long de leur vie ont permis de déterminer que ,
oui, notre
enfance influence notre vie d'adulte
.
C'est prouvé :
l'enfant que l'on est détermine l'adulte que l'on devient !
🙍🙎 Cependant
nous avons tous une capacité d'évolution , une capacité à changer
la trajectoire de notre vie .
***
UNE INFO IMPORTANTE (
extrait du livre : tu seras un homme -féministe -mon fils )
dès
les premières heures de vie de leur enfant , les parents ont des
attentes stéréotypées , qui vont ensuite influencer leur façon de
l'élever et d'interagir avec lui ....- A peine nés nos garçons et
nos filles sont traités différemment et nos attentes sont
différentes ...- RÉFLEXION PERSO :
pour
l'avoir constaté à l'école maternelle,effectivement les mamans
ont des attitudes différentes envers leurs filles et leurs fils ;
alors qu'on va attendre d'une fille "qu'elle se débrouille
toute seule " et qu'on va l'encourager dans ce sens , elles vont
"chouchouter" leur fils ...en faisant à sa place ce qu'il
est capable de faire tout seul (s'habiller, se chausser...) ...les
papas auront plus tendance à l'inverse : entraîner leur fils
"à être un homme "... et avoir avec leur fille un rapport
de "séduction "... d'où cette réflexion hyper-
importante à mener sur ce sujet !!
🙍🙎EXPLICATIONS :
Les
premières idoles dans la vie d’un enfant : indubitablement ce sont
ses parents.
être comme eux, leur ressembler, faire ce qu’ils font… même
les comportements répressibles comme la violence, le mensonge, les
gros mots ou autres.
LES
PARENTS SONT DES EXEMPLES ..ET EN CELA ILS INFLUENCENT
indubitablement LE COMPORTEMENT DE LEUR ENFANT !
A
l’âge où l’on apprend la vie: on copie!!
Les
enfants : à la recherche d’une personnalité, grandissent
dans un environnement où la présence parentale influe largement sur
cette quête de soi. Un enfant se plait souvent à agir comme un
adulte. Une petite fille va ainsi porter les chaussures de sa mère,
prendre son maquillage; un petit garçon va chercher à s’asseoir
comme son papa en croisant les jambes, s’amuser à changer de voix,
à faire " comme papa "...
Mais
pas seulement la reproduction des faits
et gestes
,aussi les comportements ,
les valeurs
, les opinions
transmises
par les parents ! Si un enfant se met à parler en criant fort,
peut-être qu’il imite un de ses parents. Il y a lieu de réviser
sa manière de parler devant ses enfants pour qu’ils ne soient pas
influencés.
De
même, si un enfant est violent envers les autres enfants, peut-être
a-t-il perçu de la violence chez ses parents? Si un enfant se met à
raconter des mensonges, il faut se remettre en question, lui
cachez-vous quelque chose?
L’enfant
croit que c’est bien parce que ses parents le font, c’est aussi
simple que ça. L’enfant ne doute jamais des comportements de ses
parents, il va les reproduire parce que pour lui ses parents sont des
exemples à suivre!
Si
vous êtes stressés ou angoissés, vous avez tendance à vous
énerver contre vos enfants; ceux-ci subissent vos états d’âme et
vos situations de stress. Ils vont répondre en reproduisant ces
mêmes énervements envers leurs frères et sœurs ou alors à
l’école envers la maîtresse ou les autres élèves.
* Dès le plus jeune âge, ( 6 mois ) car l'enfant n'est pas un tableau
vierge à la naissance , on constate des différences de personnalité (
on parle plutôt de"tempérament " ):il y a un bagage d'origine
génétique mais très vite,l' influence de l'environnement ( éducation
, apprentissages, culture, règles sociales, relations avec les
autres ...) qui va prendre le dessus et les moduler. Les études
montrent que notre personnalité peut évoluer jusqu'à l'âge de 30
ans
-
l'évolution est déterminée par l'interaction de ce que nous vivons et de
notre tempérament initial , d'origine génétique ainsi que par la
maturation cérébrale.( évènements, scolarisation, expériences
traumatiques ...)et à partir de l'adolescence, influence des amis,
puis relations amoureuses ...
Sur
le sujet plus précis de l’anxiété,
l’impulsivité ou l’agressivité :
les enfants sont plus vulnérables lorsque leurs parents en souffrent.
* Mais , pas
de fatalité dans la mesure où l’expression des gènes peut se
modifier par l’expérience et la transformation de la teneur des
relations parents/enfants. Un travail sur soi en tant que parents est
souvent nécessaire pour supprimer les croyances limitantes et en
implanter de nouvelles qui seront perçues et intégrées par les
enfants y compris via la communication non verbale et inconsciente.
Ex : se reconnecter avec son enfant intérieur : notre moi
authentique ...
Quoi
qu’il en soit, on constate donc une stabilisation de la
personnalité vers 30 ans. Après cet âge, même si passages
difficiles, les traits de personnalité reviennent à leurs valeurs
initiales :
Finalement
, l' essentiel à retenir sur la façon dont notre enfance nous
façonne c'est l'idée d'un changement dans la continuité .
*"Un
facteur déterminant dans la construction de notre personnalité est
donc l'environnement familial. Il a une forte influence sur notre
capacité à nous apprécier nous-mêmes, notre confiance en soi et
estime de soi" : LES PARENTS FORGENT L'ESTIME
DE SOI
...INDISPENSABLE POUR RÉUSSIR SA VIE ET DANS LA VIE !
Estime
de soi qui va de pair avec la confiance en soi ...et
qui dépend beaucoup de l'attention que l'on a reçue étant enfant
et des encouragements à devenir mature.
🙍🙎 Bannissez également "les étiquettes " ...qui figent l'enfant dans un état, un comportement, un attitude, une compétence ou son absence ...ce qui va à l'encontre de son évolution.
Sage, timide, casse-cou...etc. : toutes les étiquettes sont dangereuses. Les étiquettes sont tous les
mots que nous utilisons pour définir le
comportement de nos enfants.
Écoutons ces deux papas pour comprendre :
Dis donc ta
fille elle reste à côté de toi, elle ne veut pas aller jouer avec
les autres ?
Non, elle est très timide
Et ton autre
fille, on ne l’entend pas. Elle ne bouge pas.
Ah oui je sais, elle est comme ça. Elle
très très sage.
Par contre ton
fils, qu’est-ce qu’il court ! Et il grimpe partout !
C’est normal, c’est un casse-cou
celui-là !
Ce papa vient de coller une étiquette sur chacun
de ses enfants. L’une est timide, l’autre sage et le garçon
“casse-cou”.
Toutes les étiquettes que nous collons sur nos
enfants (et sur nous-mêmes) ont une grande influence. Elles
enferment non seulement la personne sur qui l’étiquette
est collée mais également toutes les personnes qui l’emploient
dans cette vision (erronée).
À force de dire à un enfant qu’il est
paresseux, timide, colérique, têtu, colérique… il va le
devenir ! C’est ce qu’on appelle les prophéties
auto-réalisatrices.
Les étiquettes ont le pouvoir d’influencer le
comportement des enfants. Car un enfant qui entend régulièrement
qu’il est méchant va finir par croire que c’est un trait de sa
personnalité et petit à petit deviendra cette personne méchante. Et l'enfant veut contenter ses parents en se conformant à leurs dires !
Les étiquettes enferment les enfants dans
des cases jusqu’à leur faire croire qu’elles sont justifiées et
réelles.
En enfermant les enfants dans une certaine vision,
les étiquettes nous empêchent également de voir qui nos
enfants sont réellement.
Non, votre enfant n’est pas paresseux. Il n’a
pas trouvé ce qui le passionne.
Non, votre enfant n’est pas
méchant. Il est probablement blessé et cherche à se venger pour
faire souffrir autant qu’il souffre.
Arrêtons de voir nos enfants à travers ces
étiquettes et cherchons à savoir qui ils sont réellement !
Un cercle vicieux s’enclenche
En influençant le comportement des enfants, les
étiquettes les font entrer dans un cercle vicieux :
Mon enfant tape sa
soeur
Je lui dit qu’il
est méchant
Quelques jours
plus tard il recommence
Je lui redis qu’il
est vraiment méchant de taper sa soeur
Puisque je le dis, mon enfant commence à
croire qu’il est méchant. Il se conforme alors à
cette vision de lui et agit de plus en plus violemment. De mon côté
j’accentue cette image en lui répétant à chaque fois qu’il
est un méchant garçon.
Nous entrons dans un cercle
vicieux.
À partir du moment où un enfant croit que
l’étiquette qu’on lui a collé est vraie, il lui est difficile
de s’en débarrasser. Chacun de ses comportements la renforce.
Cette image s’ancre de plus en plus en lui.
Pourquoi ce besoin de coller des étiquettes sur
le comportement de nos enfants ?
Lorsque nous nous sentons démunis ou que nous
voulons nous rassurer, nous pouvons être tenté de coller une
étiquette sur notre enfant. Parfois inconsciemment.
Les étiquettes mettent les enfants dans des cases
et “expliquent” (sans chercher à comprendre) pourquoi ils
agissent de la sorte.
Il pique une colère ?
C’est
normal il est colérique.
Il reste dans son coin ?
C’est
normal, il est timide ou associal.
Plutôt que de continuer à catégoriser chaque
comportement, je vous propose plusieurs méthodes pour vous
débarrasser des étiquettes 😉
Comment remplacer les étiquettes
1/ Chercher le besoin non comblé
Chercher le besoin non assouvi qui a provoqué le
comportement de notre enfant.
Derrière une difficulté se cache un ou plusieurs
besoins non comblés.
Cherchons à comprendre l’origine du
comportement. Cherchons le besoin inassouvi qui a provoqué le
comportement plutôt que de poser une étiquette dévalorisante.
Votre enfant est jaloux ?
Il a
besoin d’être rassuré de votre amour. Il est peu-être inquiet
depuis que le dernier-né est arrivé et cherche des preuves d’amour
de votre part.
Il est timide ?
Il a besoin d’un
temps d’observation avant d’être à l’aise et d’oser aller
vers les gens.
Il est casse-cou ?
Il a besoin de
mouvement.
Il est anxieux ?
Il a besoin de
sécurité.
Il est paresseux ?
Il a besoin
d’activités passionnantes.
2/ Chercher l’origine des étiquettes
Ai-je posé des étiquettes sur mon enfant ?
Mon
entourage en a-t-il posé ?
Mon enfant s’est-il collé des
étiquettes lui-même ?
Il se peut également qu’elles proviennent de
mes peurs, de mes projections.
Si, par exemple je pense être
timide, je peux avoir peur que mon enfant le devienne à son tour. Je
vais peut-être sur-interpréter chacun de ses comportements et y
voir de la timidité partout. Au lieu d’être objectif, mon regard
sera biaisé par ma peur que mon enfant soit comme moi.
Essayons de comprendre comment les
étiquettes sont arrivées là pour réussir à les retirer !
3/ Le cerveau évolue
Le cerveau humain n’est pas figé.
Nous
apprenons tous les jours. Notre cerveau évolue en permanence.
Ce n’est pas parce que votre enfant est râleur
pendant quelques semaines, qu’il sera râleur tout sa vie ! Votre
enfant va évoluer. Il va grandir, mûrir et changer.
Par contre, le fait de lui répéter en permanence
qu’il est râleur risque de lui faire croire qu’il l’est et le
faire entrer dans un cercle vicieux.
Apprenons à avoir un regard neuf et
bienveillant sur nos enfants et laissons-les nous étonner !
Arrêtons
de les enfermer dans des cases. Décollons les
étiquettes !
🙍🙎 HALTE AUX " DRIVERS ", ces injonctions que l'on dicte aux enfants ...parfois transmissions de ce que nous avons entendu, lorsque nous étions enfants ! prenons conscience de leurs avantages et de leurs inconvénients .
@
Driver 1 : Sois parfait.e. !
*
Hérité d'injonctions du type :
«
tu peux mieux faire », « Bravo MAIS j'attendais mieux de toi », «
c'est bien , MAIS ...» , En fait tous les propos qui contiennent un
MAIS !
*
Messages entendus qui l’alimentent (dans le cadre de l’éducation)
:
« Tu
dois être le premier de ta classe. » « Rassure-moi, tu
as eu la meilleure note ? » « Pour un travail fait à la
maison, 9/10 n’est pas suffisant » « Vise le haut du
podium. » « C’est qui le premier ? » « Ta
lettre n’est pas bien tracée. » Tu as vu ce trait ? il n’est
pas droit. » « Tu as dépassé sur ton coloriage. »
« Recommence tant que ce n’est pas parfait. »
*
Avantages :
Volonté.
Opiniâtreté.
Perfectionnisme,
rigueur.
Conscience
(dans le sens sérieux)
Engagement,
implication.
L'
enfant se dote d'un certain niveau d'exigence personnelle et se sent
capable de nombreux accomplissements de qualité.
*
Inconvénients :
Insatisfaction
permanente.
Intolérance.
Exigences
trop élevées avec soi et les autres.
Pocrastination
(peur de mal faire qui incite à différer)
Peur
d’échouer.
Crainte
du jugement d’autrui.
L'enfant
souhaitant être reconnu risque de devenir perfectionniste à
outrance , insatisfait et exigeant. Il craindra le jugement et voudra
tout contrôler de bout en bout.
Adulte :
Je ne suis jamais satisfait de mon travail, je peux m’épuiser à
la tâche, je perds du temps dans des détails secondaires, …
*
comment les contre balancer ?
.
Porter
un regard positif sur les erreurs : l'erreur est un cadeau
, c'est un apprentissage ; je ne perds jamais, soit je gagne,
soit j'apprends, tu as le droit de te tromper, tout est expérience,
c'est en faisant ce qu'on ne sait pas faire qu'on apprend à le faire
...
@
Driver 2 : Fais plaisir
*
Hérité d’injonctions répétitives explicites ou implicites du
type :
«
Fais plaisir à ta mère/ton père », « Tu me fais de la peine »,
« Ne sois pas égoïste », « Sois gentil, tu vois bien que je suis
fatigué », « Pense aux autres, il n’y a pas que toi », etc.
*
Messages entendus qui l’alimentent (dans le cadre de l’éducation)
:
« Tu
veux vraiment me faire de la peine ? » » Sois sage. »
« Tu seras gentil si… »Je n’ai pas envie que tu
fasses cela. » »Tu crois que je ne le mérite pas
? » »Fais-moi plaisir. » »Tu rendras service
à tout le monde comme ça. » »une cuillère pour papa,
une cuillère pour maman… ».
*
Avantages :
Altruisme.
Grande
capacité d’écoute.
Empathie
Avec
cette injonction, l’enfant développera des qualités empathiques
et altruistes. Il sera de bonne compagnie et cherchera à plaire.
*
Inconvénients :
Peur
de décevoir.
Incapacité
à affirmer son opinion.
Incapacité
à dire non.
Négligence
de ses propres besoins/envies.
Culpabilité.
Faible
estime personnelle.
L’enfant
grandissant avec ce driver prédominant craint de décevoir et par
conséquent délaisse ses besoins et se laisse envahir par les
autres. Pour être reconnu, il se met en quête d’approbation et ne
sait plus dire non de peur de déplaire.
Adulte :
Je fais toujours passer les autres avant, mes besoins propres ne sont
pas satisfaits, je m’épuise à toujours me demander ce qu’on
attend de moi, je pense à la place des autres …
*
Comment
les contre balancer ?
Développer
chez l'enfant la conscience
de soi
et de son corps (par exemple en respectant ses besoins
physiologiques ou ses sensations corporelles : ne pas le forcer à
finir son assiette, à faire des bisous pour dire
bonjour…).Développer son estime de soi, sa confiance en soi .
@
Driver 3 : Sois fort-e
*
hérité
d’expressions du type :
«
il faut être courageux », « arrête de pleurer », « ce qui ne
nous tue pas nous rend plus fort », « arrête de te plaindre », «
fais pas ta mauviette » etc.
*
Messages entendus qui l’alimentent (dans le cadre de l’éducation)
: « Tu
es une fille pour pleurer ainsi ? » « Sois courageux »
« Il n’y aucune raison d’avoir peur » « Tu es
trop sensible » »Je ne veux pas te voir pleurer »
« d’autres enfants sont plus malheureux que toi. » « La
vie est dure, qu’est-ce que tu crois ? » « Moi, à ton
âge, je travaillais déjà. » négation des émotions...
*
Avantages :
Leadership
Contrôle
des émotions
Persévérance
et déterminisme
Ambition
Avec
cette injonction l’enfant devient plus résistant à la
pression et est capable de gérer des situations de crise.
*
Inconvénients :
Non-écoute
des émotions (et enfouissement de celles-ci)
Psychorigidité
Intolérance
à l’émotion, à la faiblesse.
Impossibilité
de déléguer
Difficultés
à travailler en équipe car favorise le travail individuel et la
compétition.
Conflictuel
L’enfant
risque de se couper de ses émotions et aura tendance à vouloir
toujours se débrouiller seul. Le fait de demander de l’aide est vu
comme un signe de faiblesse.
L’enfant
(et l’adulte) fera en sorte de ne jamais se trouver en situation de
faiblesse pour éviter de se sentir vulnérable.
Adulte :
Je ne m’écoute pas, je ne m’autorise pas à exprimer mes
émotions, je peux avoir du mal à les reconnaître, je semble froid,
inhumain …
*
Comment les contre balancer ?
Valoriser
les bénéfices d’une aide extérieure qui n’est pas un aveu de
faiblesse, mais une preuve de compétence : savoir identifier des
personnes ressources, savoir coopérer, savoir à qui demander des
informations pertinentes pour un sujet précis…
Expliquer
que la sensibilité est la faculté de réagir avec intelligence et
sentiments à une situation : proposer des activités d’éducation
émotionnelle,
jouer à des jeux
coopératifs,
montrer nos propres
émotions, les accueillir, savoir les identifier et les exprimer
…
@
Driver 4 : fais des efforts
*
Hérité
d’expressions du type :
«
donne-toi un peu de mal », « à vaincre sans effort on triomphe
sans gloire », « il faut transpirer pour obtenir quelque chose »,
« on n’a rien sans peine » etc.
*
Messages entendus qui l’alimentent (dans le cadre de l’éducation)
: « Rien
ne s’obtient sans un minimum d’effort. » « On a rien
sans rien. » « Fais en plus » « Tu ne
travailles pas assez » « Il me semble que tu n’y a pas
passé suffisamment de temps » « C’est à la sueur
qu’on a ce qu’on veut »
*
Avantages :
Grande
capacité de travail.
Réflexion
Don
de soi
Persévérance
L’enfant
grandissant avec la croyance qu’il faut faire des efforts
permanents aura tendance à être patient et persévérant. Il donne
le meilleur de lui même et est prêt à aider les autres.
*
Inconvénients :
Besoin
de complexifier chaque tâche, chaque relation
Incapacité
à profiter des plaisirs « simples »
Difficulté
à atteindre un but dans le timing
Ereintant
L’enfant
risque d’émettre un jugement moral s’il juge les autres trop
paresseux.
Adulte :
il pensera que toute réussite passe nécessairement par la
difficulté et la pénibilité. Il compliquera si c’est trop simple
et minimisera ses résultats. Les efforts importeront plus que les
résultats, il échouera régulièrement malgré des efforts
importants,il se découragera …
*
Comment les contre balancer ?
°
Mettre
les enfants aussi souvent que possible en
« état
de flow«
L’état de flow est un état de concentration intense où
l’individu se sent complètement
absorbé
par ce qu’il fait. C’est comme si le flot d’une rivière le
portait presque sans effort vers l’objectif donné. Il perçoit
alors cette activité comme particulièrement plaisante
et atteint une productivité
optimale.
@
Driver 5 : Dépêche-toi
*
Hérité de discours répétitifs du type :
«
arrête de traîner », « tu es trop lent », « tout le monde
t’attend », « tu me fais perdre du temps », « je n’ai pas que
cela à faire » etc.
*
Messages entendus qui l’alimentent (dans le cadre de l’éducation)
: « Tu
traines là ! » « Dépêche-toi ! » « On est
encore en retard par ta faute ! »
*
Avantages :
Respect
des délais
Dynamisme
Capacité
à agir dans l’instant
Réactivité
L’enfant
grandissant avec l’impératif de se dépêcher aura de grandes
facultés à se mettre en mouvement rapidement, il sera réactif et
pourra honorer des tâches dans des délais très courts.
Au travail,
je ne prends pas le temps de respirer, de me poser, de réfléchir,
je stresse mon entourage , je suis stressé ...*
Inconvénients :
Impatience
Vite
mais pas forcément bien
Irréaliste
du point de vue de l’organisation
Stress
et mauvaise humeur
En
revanche, il aura tendance à privilégier la rapidité à la qualité
et prendre en charge plus de tâches qu’il ne peut humainement en
réaliser. Il s’ennuie facilement et se met beaucoup de pression.
Adulte :Je
finis par confondre vitesse et précipitation, je bâcle mon
*
Comment les contre balancer ?
Remplacer
l’expression « dépêche toi » par des stratégies
moins contraignantes; car cette formule « Dépêche-toi »
est une injonction qui stresse et peut bloquer les enfants
(sécrétion de cortisol qui envahit le cerveau et qui crée
l'immobilisme ) c'est une formule qui nous poursuit dans la vie,
comme une petite voix qui déclenche régulièrement des poussées
d’anxiété.
exemples de
formulation positives :Utiliser
la formule « dès
que tu es prêt(e), Dire : « Je commence à avancer, tu me
rejoins ? » (plutôt que « moi, je m’en vais »)
Mettre le minuteur, le sablier …, prévoir et expliquer l'action :
nous allons faire ceci, nous allons voir cela ,n'es tu pas
impatient ?? , impliquer l'enfant en lui offrant un choix (de
vêtements par ex)…..parler de son ressenti : Je suis
nerveux(se)/impatient(e)/ irrité(e) quand tu traînes au
moment de partir car j’ai besoin de respect/ de soutien/ de
compréhension. Je te demande de t’habiller dans les temps
convenus pour arriver à l’heure car ce n'est pas poli d'arriver en
retard !
@
témoignage personnel qui évoque ce qui pourrait être
"un 6e
DRIVER : "TRAVAILLE " ...somme des 5 drivers
répertoriés : l'enfant a une "liste de travail" (
travaux à accomplir ) , devenu adulte, il ne s'accorde aucun temps
de repos , "il doit travailler , être productif "...à son
sens, driver relatif à l'histoire de la famille , au vécu des
grands-parents et parents. L'important étant d'en prendre conscience
et d'oser rompre avec cette injonction et être enfin soi-même ...
La
première étape est la
prise de conscience.
C’est ce qu’aura permis la description des drivers ci-dessus.
*
ENSUITE NÉCESSITÉ D'identifier
vos drivers ...et ceux que vous transmettez inconsciemment à vos
enfants .
Puis,
il sera question d’émettre
un nouveau message,
et ce plusieurs fois, afin que l’inconscient
se « reprogramme ».
Ainsi
« Sois
parfait -e»
deviendra « Tu
as le droit de faire des erreurs », « Sois comme tu
es. » « tu as le droit d'être comme tu es » « fais toujours
de ton mieux » ( accord toltèque )
« Fais
plaisir »
deviendra « Fais-toi
plaisir », « écoute-toi », « exprime tes
émotions » « fais confiance à ton intuition ».«
tu as le droit de TE faire plaisir »
« Sois
fort -e»
deviendra « Prends
conscience de tes forces et de tes faiblesses et ne les cache pas »,
« n’hésite pas à demander de l’aide », « on
apprend tous les jours »«
tu as le droit d'exprimer tes besoins »
« Fais
des efforts »
deviendra « quantité
ne signifie pas forcément qualité » « Les efforts
diminuent avec l’expérience » « Fais-le,
simplement » »prends du plaisir ».« fais-le »
« Dépêche-toi »
deviendra
« Prends ton temps. »« tu as le droit de prendre ton
temps ».
UNE RÉFLEXION À INTÉGRER:
NE VOUS TROMPEZ PAS !
UN enfant ne vient pas au monde
pour réaliser vos rêves.
Il n'est pas né pour être ce que
vous n'avez pas pu être...
Il est né pour être lui-même.
Laissez-le s' envoler et rêver
pour qu'il puisse être
heureux d'être lui -même.
FRUCTUEUSE
ANNÉE SCOLAIRE !
Article paru le 5 septembre dans l'HEBDO 39 ...