Un événement citoyen, joyeux, convivial, pour prévenir les violences sexuelles faites aux Enfants, avec Mouv’Enfant, Mon P’tit Loup et des acteurs engagés. Ensemble, faisons bouger les lignes. Deux journées pour informer, sensibiliser, prévenir et rassembler autour d'une même conviction : protéger les enfants est une responsabilité collective. Le programme complet sera dévoilé prochainement. En attendant, rejoignez cet événement, invitez vos proches et contribuez à faire grandir cette mobilisation citoyenne. Vous souhaitez nous aider à faire vivre ce festival ? Notre cagnotte en ligne est ouverte : https://www.helloasso.com/.../festival-corps-accord-14-15... Chaque don, quel que soit son montant, nous rapproche de cet objectif. Ensemble, faisons de la prévention une priorité. Ensemble, faisons du bruit pour les enfants. UN ÉVÈNEMENT AUQUEL JE PARTICIPERAI POUR PRÉSENTER MON PETIT LIVRE ROUGE " JE NE VEUX PLUS ALLER À L'ÉCOLE "!!

FRAMBOISE ...ET SES FILS ROUGES ! / vidéo créée par Yoan Delcey-guy auteur, élève de Framboise


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Post du mois à lire , après la présentation des petits livres rouges !

Les mots, plutôt que les maux !

Bienvenue dans l'univers des petits livres rouges de FRAMBOISE !

Des petits livres rouges pour « parler vrai »...
Ils racontent l'histoire vécue par un enfant
Ils parlent de la vie - naissance, secrets de famille, séparation , divorce, maladie, mort, identité, déménagement, jalousie...
Ils sont des outils de communication
Ils offrent des pistes de réflexion
Ils interpellent nos émotions.

Ils s'adressent à TOUS, petits ou grands, QUEL QUE SOIT L'ÂGE, aux enfants, aux adolescents, aux adultes.
Ils parlent à chacun de nous, à l'enfant que nous avons été, bien caché à l'ombre de l'adulte que nous sommes devenus
« notre enfant intérieur ».

Je vous invite à découvrir la collection ci- après

FRANÇOISE POULET alias FRAMBOISE



Ce 8e petit livre rouge ...

Ce 8e petit livre rouge ...parle d'un évènement douloureux: les violences sexuelles faites aux enfants. Près d'un enfant sur cinq est victime de violence ou d'abus sexuels. Vous pouvez empêcher que cela arrive à votre enfant : la clé est de bien communiquer avec lui, de PARLER VRAI dans un climat de confiance. La sexualité est encore un sujet tabou. Si aborder ce sujet avec votre enfant vous embarrasse, ce petit livre vous sera utile ...car il vous offre des clés pour apprendre à l'enfant à se protéger et à oser dire « NON ! ». Il s'adresse à TOUS, petits ou grands, QUEL QUE SOIT L'ÂGE, aux enfants, aux adolescents, aux adultes.Il parle à chacun de nous, à l'enfant que nous avons été, bien caché à l'ombre de l'adulte que nous sommes devenus « notre enfant intérieur ». Les mots, plutôt que les maux !

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* Vous pouvez le commander ICI en ligne , paiement par CB . " ajouter au panier " ou adressez-moi un courrier à framboise.editions@orange.fr *Le livre sera DÉDICACÉ si vous le désirez ! Ce 8e petit livre rouge rencontre un franc succès ! MERCI POUR VOTRE CHALEUREUX ACCUEIL ET VOTRE CONFIANCE ... Bien à vous. FRAMBOISE

8. JE NE VEUX PLUS ALLER A L'ÉCOLE - THÈME : Les violences sexuelles faites aux enfants -

12 € + 1 € expédition -livraison
Si vous souhaitez une dédicace, écrivez le prénom ICI !


pour tout renseignement ( PAR EX.envoi en nombre ,édition de facture ou autre ), me contacter par tel . +33 684868770 ou par mail : framboise.editions@orange.fr
Merci !





2 .le rhume de hanche; thème : le divorce* 12€+ 1€ expédition -livraison

LE RHUME DE HANCHE - livre n°2 - THÈME : le divorce- 12€ + 1€ expédition -livraison

3. Il est perdu mon papa ; thème : la mort d'un proche * 12€ + 1€ expédition -livraison

IL EST PERDU MON PAPA - livre n°3- THÈME : la mort d'un parent -la maladie grave - CET OUVRAGE N'EST PLUS EN STOCK !

4 . MON NOM DE FAMILLE : connaître ses origines, son identité * 12€ + 1€ expédition -livraison

MON NOM DE FAMILLE - livre n°4- THÈME : l'identité, connaître ses origines - 12 € + 1 € expédition -livraison

5. La maison de papa ; thème : le déménagement * 12€ + 1€ expédition -livraison

LA MAISON DE PAPA - livre n°5- THÈME : le déménagement - 12 € + 1 € expédition-livraison

6. MAMAN METS TES LUNETTES ROSES - Thème :le cancer de l'enfant -

MAMAN METS TES LUNETTES ROSES - livre n°6 - THÈME : le cancer de l'enfant - leçon de vie face à la maladie - 12€ + 1 € expédition -livraison

7. LA PETITE SœUR ; THÈME : LA JALOUSIE DANS LA FRATRIE * 12 € +1 € EXPÉDITION -LIVRAISON

LA PETITE SœUR - livre n° 7 - THÈME : la naissance d'un enfant est une épreuve pour chacun au sein de la famille ; c'est un chamboulement pour l'aîné -assailli d'émotions diverses - relégué au second plan par le nouvel arrivant . Un nouveau regard sur la jalousie pour mieux comprendre ce qu'un enfant peut traverser.- 12 € + 1 € expédition- livraison .

1. LA PETITE FILLE QUI N'AVAIT PAS SOMMEIL ; Thème : la naissance, un secret de famille...

le premier petit livre rouge
N'EST PLUS EN STOCK ! :
" LA PETITE FILLE QUI N'AVAIT PAS SOMMEIL " THÈME : secret de famille, secret de naissance...
RÉÉDITÉ PLUSIEURS FOIS ...MAINTENANT ÉPUISÉ!

je vous l' offre en ALBUM PHOTO ou en DIAPORAMA en copiant ce lien :

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ou en vidéo sur youtube


LA PETITE FILLE QUI N'AVAIT PAS SOMMEIL

JE SUIS À VOTRE ÉCOUTE...

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Après la présentation des petits livres rouges, voici le blog !



LA VIOLENCE ...SUJET D'ACTUALITÉ ! PARENTS, COMMENT RÉAGIR ?

  ° LA VIOLENCE S'ACCROÎT CHEZ LES MINEURS DE PLUS EN PLUS JEUNES  , ET CONTRAIREMENT À CE QUE L'ON CROIT , PAS SEULEMENT DANS LES ...

samedi 1 février 2014

APPRENONS À NOS ENFANTS LE OUI ET LE NON ...

L' affirmation de soi- indispensable pour réussir sa vie et dans la vie- trouve son équilibre dans nos OUI et nos NON .
Alors comment les exprimer pleinement?
 « c'est un apprentissage qui s'acquiert dès l'enfance » affirme Claude Halmos -psychanalyste .

  @ QUELQUES RÉFLEXIONS : 
      ° le NON des enfants est souvent mal perçu par les parents car il équivaut à -un refus 
   - une mise en cause de l'autorité 
  - ou révèle une -dangereuse tendance- à refuser les règles 
     ° il est beaucoup plus rare que les parents s'inquiètent de la trop grande fréquence de leurs OUI ! en effet , les parents sont rarement inquiétés par "l'enfant qui ne dit jamais NON " : pourtant , attention à l'enfant "trop sage" !
     ° L'ÉDUCATION DEVRAIT PERMETTRE AUX ENFANTS D'APPRENDRE TOUT AUTANT LE NON QUE LE OUI CAR LES 2 SONT ABSOLUMENT NÉCESSAIRES À LEUR CONSTRUCTION ! 

  @ INTERROGEONS -NOUS SUR L'ÉTRANGE COMPLEXITÉ DU OUI ...
       ° 3 petites lettres mais le OUI est un mot bien plus complexe qu'il n'y parait!
       ° il suppose toujours ce qui l'a précédé : 
soit une demande : « tu veux de la salade ?» , «OUI , merci » : expression d'un choix , d'une liberté 
soit un ordre : « circulez !» ...« OUI , monsieur l'agent !» : le OUI non pas de contentement mais de contrainte , preuve de l'allégeance faite à une autorité .
Cette seconde dimension est très importante , la vie en société obligeant en permanence les humains à se soumettre aux ordres de la société .
       ° c'est le OUI aux obligations , aux interdits imposés , le OUI qui coûte aux adultes parce que à contrecourant de leurs désirs ; ex : heure imposée par le réveil matin , le feu rouge que si on le grillait ferait gagner du temps  ! c'est aussi le OUI des exigences au travail .
      ° Les enfants aussi ont affaire à ces OUI aussi souvent que les adultes mais plus durement , car ils n'ont pas encore acquis l'habitude et surtout la compréhension des règles qui pourraient permettre de supporter les frustrations qu'elles engendrent : elles sont pourtant présentes à chaque instant de leur vie , comme autant d'obstacles mis par l'éducation au pulsionnel qui les habite : apprendre à dire bonjour , à ne pas crier , ne pas voler , ne pas frapper etc...Dire OUI à la chambre à ranger , aux dents à laver , aux leçons à apprendre , à l'interdit de l'inceste , aux devoirs à faire , aux dimanches chez grand-mère etc...
       ° Pour l'enfant , le pays du OUI est le pays des contraintes , des interdits , des lois ; il est appelé à y vivre une grande partie de son temps et à y abandonner , peu à peu , ce que Freud nommait : " le principe de plaisir" :je fais ce que je veux comme je veux , quand je veux ...pour entrer dans la règle commune :«  OUI papa , OUI , maman , OUI monsieur le professeur » ...et l'enfant n'a qu'une seule envie : fuir ce pays du OUI !


  @ ET LE PAYS DU NON ??
      ° heureusement , pour fuir cet enfer , il y a le pays du NON ! le pays de toutes les choses que l'on est en droit de refuser parce qu'elles n'ont rien d'obligatoire , le pays des choses que l'on peut décider soi-même , la couleur du vêtement que l'on va mettre le matin :« NON , maman , pas celui-là !» , le nombre de tartines que l'on peut manger au petit déj' : «NON , merci je n'ai plus faim » , ses propres critères de beauté , le métier que l'on fera plus tard etc...
     ° le pays du NON , c'est le territoire du désir , celui du JE , du choix et des opinions libres .
     ° c'est un beau pays , mais que l'on soit ADULTE ou ENFANT , il n'est pas toujours facile d'y vivre ...
       @ d'abord à cause des autres : poser son désir , s'opposer au leur surtout quand , persuadés de savoir mieux que nous où est " notre bien" , ils en décident à notre place ! A ce niveau , la tâche est encore plus difficile pour l'enfant parce qu'il construit toujours sa personnalité " contre " ses parents dans les 2 sens du mot , c'est-à dire , en prenant appui sur eux et en s'opposant à eux : l'enfant est contraint en permanence de leur signifier qu'il n'est pas l'enfant imaginaire dont ses parents avaient rêvé !! 
« NON , maman , le piano ça ne me plait pas  !» : affirmation de soi , refus du désir de l'autre qui permettent de dessiner peu à peu les contours de son propre désir : cela engendre des peurs : peur du conflit , peur de décevoir l'autre , de le faire souffrir , peur de perdre son amour etc...et aussi de la culpabilité qui peut persister à l'âge adulte et empoisonner la vie privée et la vie sociale ! « chaque fois que je dois dire NON à quelqu'un , j'en suis malade » .
En fait , pour qu'un adulte ressente la vie au pays du NON comme légère et légitime , il faut qu'il en ait très tôt l'apprentissage , c'est -à dire qu'il ait eu des parents qui , non seulement , aient accepté ses choix mais les aient sollicités et encouragés ...en commençant par les choses apparemment banales du quotidien : « tu veux des betteraves ou des carottes ?» , aient aussi demandé l'avis de l'enfant sur tout ce qui le concernait  : « la colo , tu préfères la mer ou la montage ? » , et aient respecté ce choix et de surcroît donné le droit de les contredire ,  d'émettre des avis différents des leurs .

  @ pas de OUI sans NON , pas de NON sans OUI ! 
         ° Une éducation "bien tempérée" est celle qui garantit à l'enfant un équilibre entre le OUI et le NON , et qui lui apprend et l'oblige à respecter les règles , mais lui reconnait parallèlement le droit au désir ; ex. on doit s'il pleut , mette un imperméable , rien n'oblige à le choisir vert pomme si l'enfant n'aime pas cette couleur ...et non « tu fais comme tu veux ma chérie , si tu ne veux pas mettre un imper , ça n'est pas grave » 
         ° Cette articulation du OUI et du NON , tous les enfants l'interrogent à l'adolescence où ,en disant NON à tout , ils tentent de  savoir à quoi ils choisissent de dire OUI ..mais elle est perceptible bien avant  dans l'enfance , elle est pour TOUS LES ENFANTS , ESSENTIELLE car "éducation" ne signifie pas "dressage "! 
        ° Sans possibilité de dire NON , le OUI , n'est qu'un OUI de soumission , un OUI d'aliénation , un OUI de " béni OUI OUI "! 
        ° C'est la fameuse période -importante -des 2 ans qui intrigue beaucoup les parents = la période du NON ; à tout ce qui leur  est demandé , les enfants répondent NON , ils refusent de rester des bébés dociles et se mettent néanmoins à la surprise générale , à le faire l'instant d'après . Françoise Dolto disait : « ils disent NON pour faire OUI !» ...EXPLICATION : agir de cette façon c'est signifier à l'adulte que s'il continue à accepter les règles , ce n'est plus par soumission mais par CHOIX ! « je fais telle chose parce que je l'ai décidé et pas parce que tu me l'as demandé , je dis OUI à la chose à faire mais NON à ta demande que je la fasse » ...autrement dit : « je deviens MOI »

  @ Décryptons nos OUI et nos NON ! 
      @ le NON d'opposition : « Quand on dit OUI , tu dis NON , c'est une maladie chez toi!» lance Camille à son mari qui semble dire ainsi : « en m'opposant , j'existe !» 
Ce NON ( reliquat de l'âge entre 18 mois et 2 ans où s'opposer c 'est s'autonomiser ..comportement qui perdure à l'âge adulte ) montre que certains restent en difficulté avec leur désir d'autonomie : souvent , les parents ont perçu ces envies comme des caprices et y ont violemment réagi ! 20 ans plus tard , faute d'avoir trouvé une manière plus positive de s'affirmer , nous nous protégeons avec nos NON comme une armure ! 
      @ le NON de principe : « mais pourquoi tu dis NON à tout ? tu n'as envie de rien , je ne sais plus quoi te dire ...» le NON de principe = c'est le NON du déprimé qui n'a envie de rien , convaincu que rien ne sert d'espérer , de s'activer , de faire des projets : par définition , il pense que les choses ne peuvent que mal tourner pour lui , ainsi il se prépare au pire , ne décide rien, en attendant que le temps passe ...
      @ le NON anxieux : « et si on dinait ensemble ce soir ?» « NON , je ne sais pas encore » ce NON défensif est celui des anxieux , terrifié à l'idée qu'un éventuel contretemps tombe du ciel et révèle en fait le fantasme inconscient d'être indispensable  « si au dernier moment , un empêchement survient , l'autre sera terriblement déçu , alors je préfère me couvrir et dire NON , et si finalement c'est OUI , ce sera tant mieux !» 


... ET QUELQUES OUI !

    @ le OUI mais ...« j'adorerais sortir ce soir comme avant la naissance de Léa , mais comment faire ? » « tu n'as qu'à prendre une baby sitter !» « OUI mais , je ne peux pas laisser ma fille entre les mains d'une étrangère , OUI mais , de toute façon ,mon boulot m'interdit de planifier mes soirées ...OUI mais je suis trop fatiguée !» ...le OUI mais = réponse favorite des individus souffrant d'un besoin inconscient de se rendre malheureux , parfois teintée d'agressivité car traduit l'envie plus ou moins consciente de signifier à l'autre qu'il est impuissant à trouver une solution . Elle renvoie aussi à cette vérité pointée par la psychanalyse = nous pressentons que les bons samaritains sont mus par un fantasme de maîtrise , par l'ambition de savoir mieux que nous ce qu'il faut . Position que le OUI mais déboulonnera efficacement ! 
    @ le OUI opportuniste ...« tu es sûre que tu pourras faire ce travail d'ici 3 jours ? » « OUI naturellement , aucun problème ! » ce qui part de l'idée suivante = peu importe que je tienne ma promesse , j'ai constaté que les gens qui disent OUI sont mieux vus que ceux qui disent NON , ils paraissent plus enthousiastes , plus positifs . Or , je veux être aimé et estimé » Ce OUI peut provenir d'une évaluation très optimiste des possibles , il témoigne toujours d'une forte estime de soi et d'une grande confiance ( limite de la mégalomanie ) en ses capacités ! 
   @ le OUI contraint = « cet été , tu passeras les vacances avec nous , n'est-ce pas ? » « OUI bien sûr , maman !» réponse d'une fille de 30 ans qui 'ose pas contredire sa mère ! « tu ne voudrais pas me préter 1000€ ? lui demande son amant endetté .« OUI , pas de problème »répond-elle , en rêvant d'être enfin capable de résister à ses incessantes demandes d'argent . Inspiré par la peur de blesser , de paraître égoïste ou l'angoisse du désamour , le OUI contraint enferme dans des scénarios nuisant au bien-être ; dicté par un surmoi ( juge intérieur selon Freud ) trop sévère qui nous interdit d'agir selon notre véritable intérêt . IL empêche de dire OUI sereinement et nous pousse à nous défendre par des NON inadaptés !


  @ ANALYSONS NOTRE PEUR DU NÉGATIF! 

       ° le NON est un mot difficile à prononcer pour beaucoup d'entre nous! Pourtant , à toujours tout accepter , le risque est grand de se laisser envahir par les autres au point d'en oublier ses propres désirs ...IL FAUT SAVOIR DIRE NON !Cela permet de trouver sa place parmi les autres et faire en sorte qu'elle soit respectée : nous avons tous en tête une idée de ce qui est acceptable pour nous , de ce qui ne l'est pas , mais à NOUS de bien signifir ces frontières aux autres ! Sinon , le risque est grand de se laisser envahir par le désir des autres , de se laisser détourner de ses propres objectifs au point de ne plus savoir QUI L'ON EST NI CE QUE L'ON VEUT !
     ° mais dire difficilement NON revient il à dire difficilement OUI ?  souvent dans les 2 cas , il y a un manque d'affirmation de soi ! Celui qui ne sait pas dire NON ne pourra pas dire de vrais OUI puisqu'il n'a pas une idée claire de ce qu'il ne souhaite pas , donc aussi de ce qu'il souhaite . Pour d'autres , il sera plus facile de refuser mais pas d'acquiescer . Sur le terrain de l'affirmation de soi , le OUI ajoute au NON la notion d'engagement : je dis OUI dans le but d'échanger ou de collaborer avec l'autre : or, on peut tout à fait savoir ce que l'on veut et ce que l'on ne veut pas, tout en craignant de s'en ouvrir aux autres.
     ° La peur de dire NON ne cache t'elle pas une peur du conflit ? c'est en effet la 1e raison invoquée mais cette peur peut en cacher d'autres :
               * peur de l'autorité : incapacité de dire NON à son patron
               * peur de déplaire et de perdre l'amour de l'autre : donner priorité aux désirs de l'autre parasite l'écoute des nôtres !
               * la capacité à dire NON dépend de celle à accéder à l'agressivité au sens positif du terme = colères , opposition , revendication : d'autant plus évident chez les femmes parce que , par tradition , leur éducation est fondée sur cet a -priori selon lequel "une femme ne doit pas montrer sa colère !"  En effet , les femmes refoulent leur potentiel d'agressivité , et souffrent ainsi davantage que les hommes d'un manque d'affirmation de soi .

     °Prononçons -nous le même NON dans tous les domaines ?? professionnel , amical, conjugal ? En fait , tout dépend de l'origine du problème ; ex: les personnes qui ont subi des maltraitances dans l'enfance ou à qui il a été signifié que pour satisfaire les autres, il fallait toujours être dans l'acceptation , pensent que le NON les met en danger ; elles sont ainsi incapables de mettre en marche leur logiciel du NON dans quelque domaine que ce soit ...Sur le terrain sentimental ou amical , ce sont des proies faciles par excellence ! Le plus souvent , la difficulté à dire NON s'exprime dans un domaine particulier : beaucoup vont s'affirmer sans difficulté face à un patron ou un collègue , mais être très tolérant à l'excés dans leur couple ou avec leurs parents . EN FAIT , PLUS LA RELATION QUI NOUS LIE À L'AUTRE EST CHARGÉE D'AFFECT , PLUS LA DIFFICULTÉ À S'AFFIRMER EST GRANDE .

     °  PEUT-ON CHANGER ??  Plus les comportements sont ancrés en nous , plus il est difficile de revenir en arrière parce que changer signifie remettre en cause les choix du passé ...Mais s'il y a véritable désir de changement et prise de conscience du problème , il est toujours possible d'apprendre à s'affirmer par des techniques de développement personnel ou des techniques de communication .

* Apprendre à dire NON est surtout important pour l'épanouissement de l'individu . Mais de plus il faut s'affirmer non seulement dans la relation à autrui mais aussi avec soi . 
Le courage implique toujours une lutte psychologique contre soi-même , un débat intérieur : pour m'affirmer , je dois lutter contre mes peurs , ma timidité , revenir à une certaine maîtrise de MOI ; par ex . en ce qui concerne les dépendances , il faut être capable de dire NON à l'alcool , aux sucreries , à la cigarette ...à tout ce qui nous empêche d'avancer , à nos mauvaises habitudes .
Il faut reconnaître le caractère inadéquat de sa vie personnelle ,les mauvais rapports avec son conjoint ou les choix erronés que l'on a fait : il s'agit d'un travail de sincérité avec soi-même : un travail sur SOI .
Parfois le courage est aussi de savoir dire OUI : OSER participer à un mouvement , OSER exprimer ses sentiments , OSER dire OUI à ses émotions sont alors perçus comme des vertus ! 
OSER exprimer ses sentiments est typique de notre époque ; les psychothérapeutes ont montré que l'épanouissement passe par le dévoilement , la vérité , l'authenticité ..Avant , le courage était de serrer les dents en surmontant sa souffrance ;aujourd'hui ce serait plutôt de prendre rv chez les psy ! 


 
@ Dire OUI à la vie ! pour se réaliser , l'individu ne doit pas seulement apprendre à refuser ce qui le gêne et le limite ; accepter pleinement ce qui nous habite est , selon Isabelle Filliozat -psychothérapeute -, la véritable clé de l'épanouissement . Le but des psychothérapies est d'aider chacun à restaurer le contact avec SA vérité . 
          ° dire OUI à la vie , c'est dire NON 
          ° dire OUI à la vie , c'est dire OUI à ce qui est vrai en nous , aquiescer à nos aspirations profondes et c'est en même temps dire NON aux conventions sociales , dire NON aux attentes et projections d'autrui , dire NON aux habitudes et aux sécurités : nous croyons trop facilement que si chacun faisait ce qui lui plait , la société ne fonctionnerait plus , c'est oublier la diversité humaine ; notre aventure perso n'est pas forcément grandiose ou exotique , à chacun ses désirs , à chacun ses rêves ! Seulement toutes sortes de craintes nous assaillent : allons -nous réussir ? achetons -nous cette maison trop cher ? est-ce une bonne idée pour les enfants ? ..une chose est certaine : on ne regrette jamais d'avoir dit OUI à la vie même en cas d'échec ! 
          ° mais comment savoir si le chemin est juste ? quand on dit OUI à la vie , la fatigue s'envole , les tensions s'évaporent ( principe de la philosophie ZEN ) dire OUI à la vie = dire OUI à tout ce qui vient , à tout ce qui arrive : c'est la philosophie de l'acceptation , une discipline de vie qui consiste à bannir de soi le refus , l'incompréhension , la révolte , à accepter la souffrance pour que le bonheur n'en soit que plus intense .
« nous voulons l'agréable et non pas le désagréable , mais VIVRE c'est TOUT expérimenter : le plaisir ne va pas sans la peine ; c'est uniquement quand nous connaissons la peine que nous pouvons apprécier le plaisir » 

*** ETRE EN HARMONIE AVEC CE QUE L'ON EST plutôt que de RUMINER CE QUE L'ON VOUDRAIT ÊTRE , SE DIRE OUI À SOI-MÊME en faisant siennes toutes les émotions qui nous traversent .« ne vous rejetez pas vous-même en tout ou en partie . Si vous le faites , vous ne pourrez plus être vous-même ! » 
A MÉDITER !!


           



dimanche 5 janvier 2014

UNE NOUVELLE ANNÉE ...UN NOUVEAU PROJET pour LES PARENTS : 7 pistes pour SE RENDRE HEUREUX ...

2014...

... un programme d'épanouissement personnel  et de désintoxication ! 
* pourquoi ? parce que les enfants étant " de véritables éponges " , les parents se doivent d'être des exemples pour leurs enfants car 
le bonheur est contagieux !
* pourquoi  7 ? 7 est en numérologie le signe du changement ...c'est le chiffre de l'année obtenu en additionnant 2 0 1 4 !
d'où 7 conseils , 7 directions ...tout un programme présenté par Christophe André -psychiatre qui dirige à l'Hôpital Ste Anne de Paris , une unité spécialisée dans le traitement de l'anxiété et des phobies -et auteur de nombreux ouvrages ( références à la fin de cette réflexion ) .

 Smiley qui saute sur place1. Prendre la décision d'aller bien est une question de volonté : « j'ai décidé d'être heureux , c'est meilleur pour ma santé » ...une lapalissade ? pas si évident ! 
Le philosophe Alain disait : « il faut vouloir être heureux et y mettre du sien , si l'on reste dans la position du spectateur impartial , laissant seulement entrée au bonheur et portes ouvertes , c'est la tristesse qui entrera » 
Il est en effet toujours plus facile , moins coûteux en énergie psychologique de se laisser aller au malheur , à l'inverse faire durer le bien nécessite des efforts.
Ceci pour des raisons personnelles : ° il y a d'abord des différences  très nettes entre les individus quant à leur capacité à se sentir bien ; ° puis en raison de facteurs propres au genre humain : l'évolution semblant avoir favorisé chez nous l'existence d'émotions négatives dont la fonction est d'augmenter les chances de survie de l'espèce : 
* la peur favorise la fuite , le combat 
* la colère intimide les adversaires ou les rivaux 
*la tristesse attire la compassion etc ...
Mais la nature , si elle a eu le souci de notre survie , n'a guère eu celui de notre qualité de vie : le spectre des émotions ou humeurs positives est beaucoup plus restreint , plus coûteux en termes d'énergie psychologique .


Smiley qui saute sur place2. Ne pas laisser trop d'espace au sentiment de malheur : 
* Si les émotions négatives occasionnelles sont peu durables et perturbent moyennement notre quotidien , on peut attendre qu'elles disparaissent d'elles-mêmes . 
* mais flirter avec le malheur -idée valorisée par le romantisme du 19e siècle - comporte des dangers que la psychologie commence à mieux étudier : 
 LAISSER LIBRE COURS À UNE ÉMOTION NÉGATIVE RISQUE D'EN PROLONGER LA DURÉE . 
* Auparavant , se plaindre permettait d'alléger sa souffrance , mais il semble que ce soit souvent l'inverse : la plainte répétée et sans réponse peut transformer en victime de la vie et le malheur se nourrit de lui-même : on s'y laisse aller , on prolonge sa durée .
° de plus , s'abandonner au sentiment de malheur va faire passer peu à peu d'une émotion négative ponctuelle - " on se sent malheureux " - à une vision négative durable -" on a une vie malheureuse "- : cela prépare le retour des émotions négatives ultérieures : le phénomène est bien connu dan la dépression , qui a une forte tendance  à la récidive , et il a été démontré ,en ce qui concerne l'humeur triste quotidienne . 
* OUI MAIS QUAND LE MOMENT PRÉSENT EST 
TROP DUR ? 
° deuil , maladie , fins de mois angoissantes , ces circonstances où l'on donnerait tout pour faire autre chose , être ailleurs , avec des gens dont l'instant présent est joyeux et contagieux , quand le nôtre est sombre et oppressant . 
° Le bouddhisme conseille : « mieux vaut pourtant reconnaître notre douleur , la prendre dans nos bras comme une maman avec son bébé qui pleure et ainsi attendre qu'elle s'apaise » .
° la décrire afin de l'apprivoiser : est-ce qu'elle brûle ? est -ce qu'elle me tord le ventre ? ...certains préfèrent se rendre utiles en faisant du café pour toute la famille endeuillée , ou aller courir et ne penser qu'à leur foulée : une manière comme une autre de s'appuyer sur l'instant ou de revenir à sa respiration : 
" respirer dans sa douleur" 


Smiley qui applaudie3. Prendre soin de soi surtout quand on ne va pas bien .
Encore une évidence ? OUI mais 1000 fois contredite par l'observation :la plupart des anxieux et des déprimés font exactement l'inverse : 
° plus ils vont mal, plus ils se maltraitent ( en ne voyant plus leurs amis , en ne pratiquant plus leurs loisirs préférés ...) et plus ils se maltraitent , plus ils vont mal , le cercle vicieux est ainsi enclenché .° faire des choses agréables lorsqu'on ne va pas bien ne relève pas de l'évidence car on n'en a pas envie ! 
°  or , tous les travaux disponibles sur le sujet montrent qu'il faut réamorcer cette envie par des efforts initiaux ( telle la mise en marche d'un moteur qui a calé ) .
° ne pas se tromper d'objectif : lorsqu'on va mal , le but des activités agréables n'est pas de nous rendre heureux mais d'empêcher le mal-être de s'aggraver et de s'installer .


4. Pas de perfectionnisme ni d'obsession du bien être . 
* Flaubert ( en parlant du bonheur ) dit : « as-tu réfléchi combien cet horrible mot a fait couler de larmes ? sans ce mot-là , on dormirait plus tranquille et on vivrait à l'aise !» 
* En effet , la recherche du bonheur ne doit pas tourner à l'obsession et le droit au bonheur -inscrit par ex.dans la constitution américaine - ne doit pas se transformer en "devoir de bonheur" .
* d'autant que le sentiment de malheur  , qui fait partie de l'existence peut parfois être utile , en nous faisant réfléchir , ou nécessaire en nous faisant ouvrir les yeux sur des réalités désagréables ; nous ne pouvons pas éviter sa rencontre mais il et à notre portée d'en faire bon usage .


3d smileys graphics5. Face aux soucis quotidiens , réfléchir et ne pas ruminer. . 
* L'étude du psychisme des anxieux montre qu'ils ont toujours des tracas dans la tête mais que , paradoxalement , jamais ils ne les abordent efficacement : 
leurs ruminations ne leur apportent pas de solutions ! 
* La vocation d'un souci c'est d'être un signal d'alarme ( attirer notre attention sur un problème  et non une façon de voir le monde ou de faire face à des problèmes ): voilà pourquoi l'un des objectifs prioritaires des psychothérapies est d'amener les personnes à considérer leurs malheurs comme des problèmes à résoudre et non comme des malédictions . 
* La démarche ? un questionnement serré sur ces inquiètudes :
° qu'est - ce qui relève des faits et qu'est- ce qui relève de l'interprétation ou de l'anticipation ? 
° est -ce que continuer à me faire du souci m'apporte quelque chose ? 
° quel est mon scénario catastrophe ? 
° quelles sont les probabilités que celui-ci survienne dans ma vie ?? etc ..etc ...
RUDE MAIS INSTRUCTIF !  


   3d smileys graphics 6. Ne pas nourrir d'émotions hostiles . 
* En général , nous accordons une grande place à notre malheur ...une place exagérée aux émotions hostiles , parfois même intenses et tournées contre des personnes précises ( rancœur , ressentiment , jalousie etc ...) 
° le plus souvent , elles prospèrent parce que nous privilégions notre besoin d'avoir raison ( « ils ont tort , ils devraient être punis » ) , à notre désir de nous sentir bien.( « j'en suis la 1e victime autant réfléchir à ce que je peux faire d'utile et passer à autre chose ».)
° dans d'autres cas , les émotions négatives relèvent de l'irritabilité envers les défauts du genre humain et font poser un regard cynique ou critique sur le monde et ses habitants ( « celle-là , si elle se croit belle ..» )
* ATTENTION : LE MANQUE DE BIENVEILLANCE EST TOUJOURS UNE PREUVE DE MAL-ÊTRE ET TOUJOURS SOURCE DE MALHEUR .
° Philippe Delerme -auteur de "la 1e gorgée de bière et autres plaisirs minuscules " disait pour sa part avoir " choisi de vivre en amitié avec les choses de la terre ..."



3d smileys graphics7. Savourez les moments de bien-être! 
* C'est la meilleure des armes contre le malheur et la plus agréable à utiliser : PROFITER ENCORE MIEUX DES BONS MOMENTS QUE NOUS OFFRE L'EXISTENCE , SAVOURER LE BIEN-ÊTRE QUAND IL EST LÀ , L'INTENSIFIER , LE DENSIFIER , 
L' EXPRIMER  constitue UN TRÈS BON VACCIN CONTRE LE SENTIMENT DE MALHEUR ! 
* Comme toujours , ce n'est pas si facile que cela en a l'air : le philosophe André Comte -Sponville parle très justement de "toute la difficulté qu'il y a d'être heureux quand tout va bien : n'attendons pas l'adversité pour nous rappeler que la vie peut être belle et pour regretter alors de ne pas en avoir mieux profité ..."

° CARPE DIEM : METS À PROFIT LE JOUR PRÉSENT ...ou VIS ICI ET MAINTENANT EN PLEINE CONSCIENCE .

* le présent est la seule réalité à notre portée 
° le passé nous a échappé et on ne peut pas le modifier 
° le futur ne nous appartient pas ...
 et nous passons beaucoup de temps à regretter l'un et à  appréhender l'autre !


* ETRE DANS L'ICI ET MAINTENANT , c'est avoir conscience de ce qui se passe en soi et hors de soi , revenir à ses sensations et à ses émotions , savourer la vie et ne pas fuir systématiquement en cas de gêne ou de douleur .
° c'est faire ralentir notre cerveau en faisant des choses très simples : marcher en ayant conscience de ses pieds sur le sol , se concentrer sur les couleurs et les sons qui nous entourent, ressentir l'eau de la douche sur son corps , le verre d'eau que l'on boit , le soleil sur sa peau , respirer un parfum , être attentif à son corps , son ressenti , ses sensations ...

* Adopter cette façon d'être au monde est l'une des meilleures solutions pour se protéger du pessimisme ambiant et apaiser ses propres angoisses personnelles , et ainsi être plus présent à soi et aux autres , pouvoir sans culpabilité ni complaisance se retourner sur son passé et se projeter dans l'avenir de manière à la fois sereine et réaliste . 

* Parvenir à goûter le moment présent c'est aller voir dans le passé ce qui nous en empêche et comment nos peurs et nos souffrances se réactualisent aujourd'hui . 
« Accepter ce qui a été c'est aussi endosser notre responsabilité aujourd'hui à changer les choses » .


@ Pour en savoir plus ...parmi les nombreux livres de Christophe André :

° les états d'âme -un apprentissage de la sérénité
 ( ed. odile jacob ) 
° del'art du bonheur -apprendre à vivre heureux 
( ed . de l'iconoclaste ) 
° vivre heureux -psychologie du bonheur 
( ed. odile jacob ) 
° méditer jour après jour 
( ed . de l'iconoclaste ) 
°je résiste aux personnalités toxiques ( et autres casse-pieds ) 
( ed.points -poche ) 
° je guéris de mes complexes et mes dépromes .
( ed . points -poche ) 
et son site riche en enseignements :
www.christopheandre.com 

belle année à TOUS!
 

 

dimanche 1 décembre 2013

NOËL= CADEAUX DE PLUS EN PLUS CHERS , DE PLUS EN PLUS GROS...NOS ENFANTS EN SONT -ILS PLUS HEUREUX ??



Cadeaux de plus en plus gros , de plus en plus chers , de plus en plus nombreux à NOËL mais aussi tout au long de l'année parfois même sans raison particulière ; cadeaux perçus et reçus comme " un dû " ; enfants comblés , "pourris-gâtés " ...rendons - nous vraiment service à nos enfants en agissant ainsi et en transformant leur chambre en magasin de jouets ??

Pourquoi gâtons- nous autant les enfants à Noël ?
          * nous nous laissons séduire par les sollicitations visuelles envahissantes , les publicités mettant en scène les enfants , par la surabondance de l'offre , par le discours dominant véhiculé par la société  : plaisir = dépense ( et réciproquement ) , se sentir exister = avoir ( et réciproquement ! ) .
          * il nous semble que le bonheur des enfants est directement lié à l'abondance de biens de consommation ...et qu'être de bons parents , c'est participer à ce mouvement !
          * frustration et manque sont 2 mots qui nous font peur !! il y a confusion entre le besoin vital et l'envie passagère .
 +   une astuce à mettre en place POUR EN PRENDRE CONSCIENCE :  le sac à envies ....où l'enfant mettra les noms ou les images de tout ce qui lui " fait envie " ...de temps en temps  , on trie !.voilà une bonne façon de prendre conscience de l'envie passagère et du désir , du besoin vital !!

          * nous craignons de démériter si le meilleur copain , le cousin , le voisin sont plus gâtés que lui !
          *acheter des cadeaux en surnombre n'est-ce pas  une tentative maladroite pour se racheter, se déculpabiliser d'être trop peu présent , trop investi dans sa vie professionnelle ou ses soucis quotidiens ??
         * Noël est une occasion de replonger dans sa propre enfance : plus on a été privé , plus on comble son enfant !!
         * certains cadeaux sont le reflet de nos propres envies ...d'où des cadeaux non adaptés à l' âge de l'enfant , sans rapport avec ses goûts , tout simplement parce qu'on lui offre le jouet dont on a tant rêvé et que l'on n'a jamis reçu !! quelle bonne leçon pour les adultes lorsque l'enfant joue avec l'emballage , le papier , le ruban !!

Cette surabondance n'est-elle pas nuisible ?
         * nous mettons dans l'esprit de l'enfant que l'avalanche de jouets est le signe le plus sûr de l'amour qui lui est porté , de la valeur qu'on lui accorde !
         * dans son psychisme , affection , argent et cadeaux se confondent ...
         * obnubilé par la valeur matérielle des cadeaux , l'enfant ne peut acquérir le sens de la valeur symbolique du don , du geste d'offrir ...

Les cadeaux de noël doivent -ils récompenser la bonne conduite ou les résultats scolaires ? 
         * le cadeau de noël est un des rares rituels qu'il nous reste :il ne doit donc être soumis à aucune condition ! il y a d'autres situations plus propices pour punir ou pour féliciter .
         *Noël est une occasion de se retrouver en famille : profitons -en pour initier l'enfant au plaisir de recevoir et de donner , de se réjouir du plaisir de l'autre !

Les enfants de parents séparés reçoivent plus de cadeaux que les autres ...s'agit-il de " cadeaux empoisonnés " ?
         * 2 noëls : 1 chez papa + 1 chez maman = beaucoup de cadeaux !.. ceci ajouté à la crainte de chaque parent que ce soit " mieux chez l'autre " ...et qui est tenté ainsi d'en offrir plus !
         * le cadeau se transforme alors en demande d'amour adressée à l'enfant ...jeu dangereux !! l'enfant peut alors manipuler ses parents , les faire se rivaliser, devenir tyrannique , exigeant :« voulez-vous que je vous aime , alors donnez-moi tout ce que je veux !! ».
Comment éviter que l'enfant devienne blasé ?
          * arrêtons de le couvrir de cadeaux ...dont il se moque , dont il pense que ce sont " des dûs "; cessons de vouloir absoument lui offrir tous les jouets qu'il désire et dont il a fait la liste !
          * laissons -le  émettre des souhaits ,  poser des désirs sans que ceux-ci soient immédiatement et forcément satisfaits ...ainsi , il apprendra à rêver , à se projeter dans le futur , à différer le moment de la satisfaction de ses envies : il apprendra  la frustration ( élément essentiel de son éducation ); ainsi , il pourra renoncer au fantasme de toute puissance ( propre à l'enfance ) et devenir adulte !!

Comment éviter le gâchis des cadeaux oubliés sitôt déballés ?
          * d'abord faire le tri avec l'enfant  de ce qui lui ferait vraiment plaisir ...dans toute la liste de ses envies !
          * penser aux  centres d'intérêt de l'enfant plutôt qu'aux nôtres ...les enfants ont parfois envie d'objets jugés par les adultes , non intéressants , trop petits , pas assez chers  , pas assez beaux ...autant  respecter son désir et ne pas donner mieux que ce qu'il attend !
         * attention aux jouets actuels très sophistiqués qui musèlent la capacité créatrice de l'enfant ! leur proposer plutôt des jouets qui déploient leur créativité est préférable ; c'est l'imaginaire de l'enfant qui est supposé rendre le jouet " vivant " .!
 
Comment comprendre le choix des enfants ?
         * le jeu est indispensable à l'enfant...pour s'amuser , pour stimuler son imagination et sa créativité , pour appréhender le monde dans lequel il vit .
         * les jouets ont un sexe : il y a des jouets de filles et des jouets de garçons...et des jouets  mixtes : jeux de société , jeux éducatifs .  Mais  ne vous  alarmez - pas  si votre petit garçon a envie d'une poupée et votre petite fille rêve d'une panoplie de pompier !! chacun affirmant ainsi sa part  de féminité et de masculinité : seul un enfant qui s'intéresse exclusivement aux jeux et jouets du sexe opposé mérite qu'on s'interroge. .
         * le choix des jouets est fonction de l'éducation donnée par les parents , de la pression de la société , de la télévision , de la publicité et des propos échangés avec les copains !!
         * nous avons aussi la possibilité de proposer à l'enfant des jouets qu'il ne demande pas ...dans le but de susciter son éveil et sa curiosité .

Laisser l'enfant " croire au père noël " , est-ce lui mentir ?
         * « non » , répond Françoise Dolto.- célèbre psychanalyste spécialiste de la petite enfance ..« c'est une belle histoire que les parents racontent aux enfants ... une façon imagée de dire leur amour! ce personnage est hors de la mode , hors du temps actuel , hors de la morale : surtout , ne l'utilisez pas pour faire du chantage : « si tu n'es pas sage , le père noël ne t'apportera rien ...ou il reprendra tes cadeaux » . Le père noël est vieux comme le monde  , il sait bien qu'un enfant ne peut pas être conforme aux désirs de ses parents ; justement ce jour-là , l'enfant doit être dépourvu de toute sa culpabilité de pas être comme il faudrait être ! »
         * «  l'enfant  a besoin de croire au père noël , dit Marcel Rufo -pédopsychiatre -...cet être bon et puissant qui connait les  secrets , et qui peut exaucer les voeux .Le père noël répond au besoin de merveilleux  et de fantastique de l'enfant, il lui permet de développer un imaginaire riche et plein de sensibilité pour affronter les difficultés de la vie .Par contre , il est important de révéler la vérité ...vers 6 - 7ans : entretenir le mythe pourrait signifier que les parents refusent de voir leur enfant grandir ».

Alors , en conclusion ? 
         * le comportement de l'enfant envers les cadeaux est fonction de notre propre comportement : se fixer comme objectif de redonner au cadeau sa valeur de don est souhaitable .
        * pas de " cadeau chantage " : si tu ne pleures pas pour aller à l'école , je t'achéterai un cadeau !
       * pas de  " cadeau échange " : si tu m'aides à mettre le couvert ,tu auras un cadeau ! 
     *pas de  " cadeau compensation " : celui qu'on donne aux autres enfants de la famille lorsque l'un d'eux fête son anniversaire , celui qu'on offre à l'aîné lors de la naissance d'un bébé ...
     * réfléchissons aux messages que nous transmettons ...
     *réservons les cadeaux à des occasions particulières : fêtes , anniversaires , noël ...ou simplement " pour faire plaisir " .
      * mémorisons 2 notions essentielles : 
                          * le plaisir de recevoir ,de donner.
                          * le désir DIFFÉRENT de  l'envie , du besoin vital .
    * souvenons- nous que le plaisir n'est pas relatif  à la grosseur du cadeau , à la quantité de cadeaux , au prix du cadeau ....sachons  aussi faire plaisir avec " des petits riens " ou des cadeaux confectionnés avec amour ...et quel plaisir de faire plaisir !!
         @  DES MESSAGES URGENTS ...À DIVULGUER à toute la famille AVANT LES FÊTES DE NOËL ! 
OSONS DIRE STOP !!
no 679

no 680

vendredi 1 novembre 2013

DEVOIRS SANS STRESS ....CONSEILS AUX PARENTS !


L'année scolaire vient de commencer ... parents et enfants "craquent "devant les devoirs du soir !!

 voici 8 conseils pour faire de cette corvée un moment détendu:





* Ennui pour les enfants ,énervement pour les parents ...STOP!
Les devoirs sont une des principales sources de conflit dans les familles ! et pourtant , pour convaincre les enfants de la nécessité de faire leurs devoirs , il est essentiel que les parents eux-mêmes en soient convaincus...
**** quel est l'intérêt des devoirs ?
     * un lien important entre l'école et les parents ...par ce biais , les parents s'intéressent à la vie scolaire de leur enfant , à ses apprentissages, à ses difficultés , à ses réussites ,découvrent leur enfant "écolier" parfois différent de l'enfant "à la maison " !
     * aide précieuse...des parents pour créer la motivation de l'enfant , cultiver son goût de l'effort ,prendre en compte ses difficultés , ses manques , ses compétences ...et construire sa confiance .
    * dès l'âge de 6 ans , les 1ers devoirs - synonyme de "grandir" - permettent à l'enfant de montrer ses capacités , ce qu'il est capable de faire ; ils constituent un apprentissage déterminant dans la façon de prendre en charge son travail ; apprendre à l'enfant à gérer ses devoirs depuis le début est un véritable apprentissage de l'autonomie et construit sa confiance en lui .; cet accompagnement est essentiel .

 @ ALORS COMMENT S'ORGANISER ?
       ° Chaque soir , leçons à apprendre + devoirs à faire ...quand et comment s'y mettre ? voici  les conseils de Brigitte Prot - motivatrice et membre de l'ACMEE ( Association Agir pour la Communication et la Motivation dans l'Education et l'Enseignement):
           1.imposer une rupture après le retour de l'école : avant 13 ans , 3/4 d'heure au moins sont nécessaires à l'enfant pour vivre la transition et quitter tout à fait l'univers scolaire afin d'entrer dans celui de la vie domestique  :goûter ,jeu, sport, activités et discussions différentes . Il est difficile pour lui de se changer les idées si on l'accueille en disant " alors qu'est ce que tu as fait à l'école ?"
la règle d'or : installer un rituel devoirs du soir avec heure , lieu et durée identiques chaque jour .."cette rigueur favorise la structure des apprentissages "
          2. durée : pas de règle cela dépend du rythme de l'enfant et de la quantité des devoirs : temps de travail idéal entre 6 et 12 ans: 1/2 h en continu ,au delà l'enfant ne peut plus se concentrer efficacement ...mais entre 6 et 10 ans , il a besoin de courtes pauses surtout s'il est créatif et rêveur : pauses de 3 mn pendant lesquelles vous pouvez proposer une activité créatrice ( dessin , puzzle , légo ...) que l'écolier commencera avant les devoirs , poursuivra pendant les pauses et terminera une fois le travail fini . Cette activité permet de ne pas rompre le calme exigé par les devoirs et de relier la créativité au travail, la rupture entre ces 2 mondes étant une des causes de démotivation chez les rêveurs .
        3. quelques idées plus ludiques : + lire en s'amusant ...par ex. l'enregistrer pendant sa lecture et s'écouter ( prise de conscience intéressante ) + faire une lecture à 2 voix ( personnages différents ) + proposer- lui de prendre la place du maître et de faire une lecture à haute voix pour toute la classe + laisser le s'installer dans la position qu'il souhaite * écrire en s'amusant ..par ex.demandez à l'enfant de dessiner les mots qu'il doit apprendre - faire le contour des lettres avec la pointe du crayon - *écrire les mots sur des étiquettes pour les classer , former des phrases ,découper les mots  ,les reconstituer , en créer d'autres * penser au tableau très utile ! en ce qui concerne calcul et table de multiplication ...par ex. les enregistrer en chantant, en changeant de voix , utiliser les logiciels et sites internet / penser aux jeux éducatifs .

@ FAUT-IL ÊTRE PRÉSENT ?
        * OUI parce que l'adulte est garant de l'organisation ( il faut des années à un enfant pour être en mesure de gérer son emploi du temps ) car seul devant ses cahiers , il risque de s'attarder sur un exercice et de manquer de concentration pour un autre ; de plus , l'enfant a besoin que son travail soit validé par un regard d'adulte en qui il a confiance et dont il sait qu'il est là pour le soutenir et le féliciter ...un adulte accompagnateur qui sécurise et nourrit la confiance . Si cela n'est pas possible , prendre le temps à votre retour de vérifier ce qu'il aura fait seul . 
Etre présent , c'est montrer votre intérêt pour le travail scolaire de votre enfant .
@ JUSQU'OÙ L'AIDER ?
         * Intervenir sans entraver son autonomie c'est ....regarder ensemble les devoirs , la liste des exercices demandés ,l'aider à se lancer en établissant un emploi du temps du travail puis vaquer à vos activités en précisant que vous êtes là s'il a besoin d'aide , et vérifier toujours le travail effectué . "Vous devez garder à l'esprit qu'il s'agit d'un accompagnement vers une prise d'autonomie de l'enfant"
        * la principale clé : n'apportez pas la réponse aux problèmes et apprenez à votre enfant à se poser les bonnes questions pour avancer dans son raisonnement et y répondre seul . A court terme , cette démarche lui offre la satisfaction de voir qu'il possède en lui les moyens de résoudre tous les problèmes ...d'où autonomie , méthode de travail , confiance .
@ QUEL RÔLE VIS-À VIS DU PROFESSEUR ?
        *évitez  2 attitudes néfastes aux progrés de l'enfant :
    - les parents qui jugent les devoirs inutiles ou trop lourds ( = nier les capacités de l'enfant et le décourager de ses efforts d'apprentissage )
    -les  parents qui exigent toujours plus et ajoutent des exercices !(= infliger une pression excessive et favoriser un rejet du travail )
        * le mieux : ° rencontrer régulièrement les enseignants 
° discuter avec eux des devoirs du soir ..leur demander conseil pour savoir comment aider votre enfant , apprendre une poésie ou réviser un contrôle car cela ne se fait pas spontanément !
       * le respect du rôle de chacun est indispensable ...ne jamais critiquer l'enseignant devant l' enfant  ; ni refaire une leçon à la place de l'enseignant
 , expliquer que l'on connait une méthode plus efficace entraine un conflit de loyautés qui met l'enfant en difficulté !
@ FAUT-IL AJOUTER DES EXERCICES ?
          * proposer 1 ou 2 exercices supplémentaires peut être utile pour vous assurer que votre enfant a bien compris la leçon mais expliquez -le lui : "tu as vu que cet exercice t'a posé problème , on va en faire encore un pour que tu sois certain de savoir te débrouiller quand tu seras seul en classe "...réassurance, confiance .
         * autre façon de tester les acquis : en proposer une application pratique et ludique ( utilité du savoir ) ; ex: après un devoir de maths , faites- lui lire une recette de cuisine ( quantités ) et l'expérimenter (peser) ...ou après un devoir de calcul , pour les plus petits , rechercher des chiffres dans un journal ,jouer à la marchande avec des pièces , composer avec lui la somme nécessaire - en vraies pièces - pour , en votre présence , acheter le pain , le journal ...; après une dictée , chercher des définitions sur le dictionnaire ; à l'apprentissage de la lecture , rechercher des lettres , reconnaitre des mots sur les emballages , les magazines , les journaux ...mais sans tomber dans la démarche qui consiste à faire de tout un apprentissage car trop solliciter un enfant est le meilleur moyen de le dégoûter !
@ COMMENT GÉRER UNE CRISE ?
            * « la bonne volonté de part et d'autre ne suffit pas et parfois , l'étape des devoirs se transforme en crise ! dans ce cas , dit B. Prot " fermez les cahiers et passez à autre chose ...en prévoyant de vous y remettre plus tard..car s'acharner risque de faire de ce rituel de devoirs le rituel des tensions » : "entre vos enfants et vous , dit -elle, les enjeux affectifs sont tels qu'ils ne permettent pas toujours à chacun de prendre la distance suffisante pour bien vivre cette relation de travail .Vous risquez d'être tentés de revivre votre propre scolarité à travers celle de votre écolier et lui donner le risque de culpabiliser et de perdre ses moyens à l'idée de vous décevoir ! " La solution peut être aussi de passer le relais à l'autre parent ou à un autre adulte proche ou un étudiant .
@ QUAND LÂCHER LA BRIDE ?
            * La prise d'autonomie dans le travail scolaire est variable d'un enfant à l'autre...à vous d'être attentif au rythme de votre enfant en évitant de le comparer à ses frères et soeurs et à ses camarades .
           * vous pouvez lui laisser davantage d'indépendance dans son travail en réduisant progressivement les vérifications des devoirs 1 fois tous les 2 jours puis 1 fois tous les 3 ou 4 jours surtout apprenez à votre enfant à se poser les bonnes questions pour avancer dans son raisonnement et pour y répondre seul : il est nécessaire de lui faire acquérir une méthode de travail.
mais votre présence , votre regard sur le travail final restent indispensables jusqu'à l'âge de 13 ans environ ; 
constat : étape franchie généralement en fin de 5ème où il y a prise de conscience des enjeux scolaires et acquisition d'une totale autonomie .Il se peut qu'à cet âge , l'enfant se rebelle contre les devoirs , il s'agit alors de mettre en place une autre forme d'accompagnement= travail en groupe , prise en charge par un autre parent ou un grand .
         * il ne faut jamais démissionner de votre rôle toujours attentif à la vie scolaire de votre enfant .
@ ET LES COURS PARTICULIERS ?
         * De plus en plus de parents perfectionnistes ou stressés anticipent les difficultés de leurs enfants et font appel à un professeur particulier : ce cas peut être envisagé seulement si des lacunes ont été repérées par l'enseignant sinon l'enfant peut s'en trouver déstabilisé : il aura le sentiment que vous vous inquiétez , que vous ne lui faites pas confiance. ...Seuls des besoins réels justifient ce recours : en parler avec lui , pour qu'il sache que ce n'est pas une punition mais une aide pour lui permettre d'être plus à l'aise en classe et limiter ces leçons supplémentaires dans la durée ( 1 trimestre par ex . )

@ L'AVIS DE BÉATRICE COPPER - ROYER - PSYCHOLOGUE :
NE SURINVESTISSEZ PAS VOTRE ENFANT !
          * pourquoi les devoirs mettent-ils certains parents dans un réel état d'angoisse ? ° d'abord il s'agit de distinguer l'implication  des 2 parents : c'est souvent la mère qui s'occupe des devoirs ! pour une mère , réussir à faire travailler son enfant c'est être" une bonne mère"...sinon , elle se ressent "mauvaise mère "; le père a plus de distance  
° il y a nécessité de comprendre le changement dans les relations parents -enfants que crée l'entrée à l'école qui va offrir le 1er regard extérieur sur l'enfant , regard qui peut écorner l'image que les parents se faisaient de lui et surtout d'eux-mêmes ; ceux qui ont surinvesti leur enfant réalisent qu'il n'est pas l'enfant idéal dont ils rêvaient ! ...d'autant que  cette entrée à l'école  ramène les parents à leur  propre histoire !
         * pour en revenir à la mère , travailler avec ses enfants peut faire naitre des sentiments violents de colère notamment parce qu'elle est renvoyée à sa propre histoire ; si elle a été une élève brillante , il est incompréhensible et angoissant de se trouver face à un enfant qui peine ; si sa scolarité a été mauvaise , elle la revit douloureusement mais dans tous les cas il y a angoisse .
        * quelles conséquences pour l'enfant ?
                      -quand ça se passe mal , il peut entendre des mots terribles -qui , même si on regrette de les avoir prononcés , ont du poids : l'enfant a le sentiment de déplaire aux parents , il perd sa confiance et son estime de soi = insupportable ! 
                    - quand les devoirs sont faits dans la douleur , l'enfant ne gagne pas en autonomie , il reste immature et ne trouve aucun sens au travail scolaire .
        * comment sortir de cette situation? 
                     - expliquer à l'enfant : "je m'énerve parce que cela me rappelle des mauvais souvenirs , nous allons trouver une personne -relais " ...c'est le moment idéal pour réfléchir à la place de chacun dans la famille sur les liens entre parents et enfants , sur le regard que l'on porte sur eux 
       * quel est le rôle du père ? 
                    - il doit avoir une parole apaisante , être celui qui sépare , désamorce la crise et remet chacun à sa place .
      * quels conseils pour les parents ?
 1.ne pas surinvestir son enfant : le surinvestissement - phénomène qui s'aggrave - conduit à des déceptions gigantesques : l'enfant survalorisé vivra durement l'épreuve de la réalité .
2. ne pas faire de chantage à l'avenir : pour un jeune enfant, parler du bac et du chômage n'a aucun sens ! il ne pensera qu'une chose : mes parents n'ont pas confiance en moi !
3.ne pas perdre de vue de rendre l'enfant le plus autonome possible : cela passe par le plaisir . un enfant qui travaille avec plaisir trouve du sens à ce qu'il fait .

@ EN CONCLUSION :
       * Parents , votre attitude est déterminante pour le bon déroulement de cette activité :mettez vous en condition ! 
      * acceptez votre enfant tel qu'il est avec ses difficultés , ses manques ,ses compétences ,sans vous fâcher , sans le gronder .Votre rôle est de l'aider , l'accompagner , l'encourager , travailler sur la confiance , ne pas lui mettre la pression ni la barre trop haute .
     * Félicitez-le pour ses réussites , soutenez -le dans ses échecs , ne le punissez pas pour une simple erreur , montrez-lui plutôt ce qu'elle peut enseigner .
     * une mauvaise note , des difficultés de compréhension ? surtout pas d'humiliation , de culpabilisation, de punition ...ni de solidarité excessive :tout cela est très insécurisant ! votre enfant a besoin d'aide et de soutien , vous êtes son moteur !
@ DES LIVRES UTILES : 
      * POUR LES ENFANTS : Max et Lili ne font pas  leurs devoirs - Dominique de ST MARS -Serge Bloch - ed . calligram 
     * POUR LES PARENTS : Faire ses devoirs - Patrick Rayou - ed.presses universitaires .
                                             J'suis pas motivé , je fais pas exprés - Brigitte Prot - ed. albin michel