samedi 2 janvier 2016
2016...un pari pour les PARENTS : S'OCCUPER DE SOI ET DE SES ENFANTS DANS LE CALME , ÊTRE DES PARENTS ZEN ...
-
Le mot "ZEN" est actuellement très employé et souvent à mauvais escient .
- En effet qu'est-ce que le ZEN ? UNE adaptation japonaise du bouddhisme ( la voie du milieu ) ; avoir
l'esprit bouddhiste c'est savoir se recentrer sur soi pour réaliser que
nous possédons en tant qu'humains la solution à nos misères .
-
Etre ZEN , rester ZEN face aux aléas de la vie ne signifie pas , comme on le croit souvent , afficher une béate passivité pathologique mais plutôt prendre conscience que la souffrance n'aura jamais le dernier mot pour peu que l'on accepte d'ouvrir les yeux et d'avancer …
-
Etre ZEN , rester ZEN face aux aléas de la vie c'est être à
l' opposé d'une attitude nonchalante qui prônerait que tout le monde il est beau , tout le monde il est gentil...cela signifie surtout posséder cet état d'esprit qui fait que nous n'avons pas à baisser les bras devant l'adversité . -
Le ZEN c'est une méthode de travail sur soi qui ne nie en aucun cas le réel ,bien au contraire , et qui demande beaucoup plus d'énergie que ce que l'on croit : éveil , combativité , constance et opiniâtreté .
-
ETRE DES "PARENTS ZEN "= 2 termes presque antinomiques tant l'univers du ZEN semble éloigné du quotidien des pères et mères d'aujourd'hui : course contre la montre , stress , culpabilité ..d'où une pression quasi constante : pourtant LE ZEN PEUT ÊTRE UN OUTIL EFFICACE AU QUOTIDIEN ….il nous invite à faire de notre expérience notre seul maître , à être compréhensif sans être laxiste , constant sans être rigide : c'est un pari proposé aux parents en quête d'harmonie et de rigueur ….
-
Voici d'abord quelques principes à appliquer au quotidien pour une vie de famille plus sereine , pour que les mères souvent envahies par le stress et la culpabilité concilient tendresse et exigence , lucidité et sérénité et pour que les pères soient des exemples d'harmonie et de sérénité , montrant le chemin de l'écoute et de la simplicité :
1.SOYEZ AUTHENTIQUES : on ne peut faire qu'avec ce que l'on est , donc ne pas jouer au parent modèle , ne pas essayer de donner une meilleure image de vous , car un jour où l'autre , actes , gestes , silences , mots révèleront votre vraie nature ( d'ailleurs vos enfants ne sont pas dupes !)
La principale
culpabilité de parent c'est d'être
autre , plus ou mieux ,d'avoir l' idée du parent idéal que nous devrions être
, les parents que nos parents auraient dû être …
Cultiver
son authenticité c'est accepter
pleinement sa singularité ,assumer
son passé , ses choix , ses erreurs sans chercher à réécrire
l'histoire ou à la falsifier .
C'est
pratiquer
la bienveillance envers soi et les autres
plutôt que le jugement
C'est
aussi accueillir
ses émotions ,
ne
pas façonner ses enfants selon nos désirs, nos regrets ou nos remords
.
*
EX : situation
:il y a des rumeurs
de licenciement dans votre entreprise d'où anxiété , angoisse, sommeil
perturbé
@
la
tentation :
protéger votre enfant en masquant votre chagrin , vos soucis ...ou le
prendre comme confident pour libérer votre angoisse .
° adoptez plutôt la
voix de la sagesse : dites-lui que vous avez un souci d'adulte et
rappelez lui , à l'aide de l'expérience que vous avez vécue , que
chaque problème trouve toujours une solution avec le temps et l'aide de gens
sur lesquels on peut compter . Dites -lui la vérité ou quelque chose qui est sur le chemin de la vérité sinon il se croira responsable de votre attitude -qu'il ressent.
2.
PRATIQUEZ LE CALME : Être
ZEN ce n'est pas mimer l'impassibilité ni supporter stoïquement les
crises et les caprices de votre enfant . C'est:
°accueillir
nos émotions,
les siennes
°
poser clairement ce
qui est recevable
:leur colère , leurs critiques , leur bouderie et ce
qui ne l'est pas :
violence , insultes , chantage , menaces
LA PRATIQUE
DU CALME c'est un face
à face avec soi-même , la possibilité de se questionner en profondeur
: pourquoi ai-je besoin de crier pour être entendu , pourquoi son
silence obstiné me rend furieux ?
FAIRE
LE CALME EN SOI ET AUTOUR DE SOI c'est
faire preuve de respect pour les idées , les émotions de
chacun et poser clairement son autorité de parent .
LA
FERMETÉ SEREINE est
une bien meilleure riposte que les cris et la colère .
Un
parent calme inspire à l'enfant la sécurité .
*
EX: la situation : après une journée harassante ,un clash éclate en famille :
votre enfant refuse de vous écouter ,hurle , crie , claque les portes .
@
La tentation : crier plus fort que lui , le menacer voire même le
frapper
*** adoptez plutôt la voix de la sagesse : pendant qu'il tempête , calmez vous en respirant
profondément par le nez plusieurs fois de suite ; demandez lui
d'aller dans sa chambre ; laissez le se calmer puis rejoignez-le ;
demandez lui alors ses arguments ,écoutez , acceptez ce qui vous
semble justifié puis posez fermement ce qui n'est pas négociable
pour vous .
3.
VIVEZ ICI ET MAINTENANT :
se brancher sur le moment présent, sur ce qui est entrain de se
passer permet de couper court aux ruminations mentales angoissées .
Pour
les parents , le passé est source de culpabilité ( si j'avais su
...j'aurais dû..); l'avenir est source d'angoisse ( scénarios
catastrophe ) : 2 démarches stériles et sans fondement affirment
les maitres zen , pour qui le
présent est la seule réalité , le seul lieu où nous pouvons vivre
, aimer et décider en conscience .
VIVRE
ICI ET MAINTENANT AVEC SES ENFANTS c'est vivre
sans remords ni préjugés , leur apprendre à apprécier pleinement
ce
qui est au
lieu de regretter ce qui a été ou de fantasmer sur ce qui sera ;
leur faire comprendre que demain dépend d'aujourd'hui , en
savourant avec nos sens chaque moment , en ne faisant qu'une seule
chose à la fois
*
EX; la situation : mauvaises notes à l'école , devoirs qui trainent
...votre enfant passe son temps devant la TV ou les jeux vidéo
@
la tentation : supprimer ses loisirs , multiplier les punitions , lui
faire le scénario catastrophe de l'avenir qui l'attend
*** adoptez plutôt la voix de la sagesse : surtout pas de projections de vos angoisses sur
son avenir , fixez avec lui le déroulement de son temps de travail
chaque soir , vérifiez son travail, faites lui réciter ses leçons
en le félicitant sur ce qu'il fait bien puis accordez lui la détente
de son choix .Discutez avec lui de son attitude : est-il démotivé ,
découragé , non intéressé ?? est -il préoccupé ? commencez la journée par féliciter votre enfant ! ( alors qu'on a plutôt tendance à mettre l'accent sur ce qu'il fait mal ou moins bien !)
4.SOYEZ
L'EXEMPLE:
traditionnellement , le vrai langage zen se passe de mots : seuls les gestes ,les regards , le corps tout entier témoignent de la juste présence
à soi-même et au moment présent :
la transmission se fait par l'exemple .
Un
parent zen ne prône pas l'excellence et n'exige pas de son enfant ce
qu'il ne met pas lui-même en pratique : le zen nous rend
responsables de nos actes , le
parent zen donne l'exemple car il a conscience que ses actes sont
plus éloquents que ses mots .
*EX :la
situation : un imprévu fait tomber à l'eau le week-end de rêve tant
attendu par la famille .
@
la tentation : pester , ruminer ,accuser tous azimuts pour se
défouler , puis baisser les bras ,découragé .
*** adoptez plutôt la voix de la sagesse : réunir la famille pour faire part du changement
de situation , laisser chacun exprimer sa déception , ses critiques
, sa colère puis inciter à proposer des activités de remplacement
pour rebondir " sans frustrations ".
`***
AU
QUOTIDIEN , VOICI DES PISTES POUR METTRE LA PÉDALE DOUCE , ATTEINDRE UN MEILLEUR
ÉQUILIBRE ET SE SENTIR PLUS "ZEN":
1
.CULTIVEZ VOTRE PROPRE CALME :à
parent calme , enfant calme ! Notre
stress
doit être maîtrisé et évacué pour ne pas qu'on le déverse sur
nos enfants.
Le
calme est un outil que l'on peut cultiver au quotidien.
Pratiquer
le calme ce n'est pas mimer l'impassibilité ni se couper de ses émotions!
Être le calme c'est appel à un retour sur soi , une invitation à se questionner en profondeur :
« qu'est ce qui me met hors de moi quand mon enf ne m'obéit pas ? Pourquoi ai-je l'impression de devoir crier pour être entendu ? »
Être le calme c'est appel à un retour sur soi , une invitation à se questionner en profondeur :
« qu'est ce qui me met hors de moi quand mon enf ne m'obéit pas ? Pourquoi ai-je l'impression de devoir crier pour être entendu ? »
°
A un enfant énervé ,montrez des gestes
mesurés
, ralentissez vos mouvements , apaisez votre pensée , baissez la voix
plutôt que de crier , jouez sur le ton et le volume
°
baissez vous pour être à la hauteur de votre enfant et regardez -le
dans les yeux .
°
montrez -lui que vous êtes déterminé (e) et que vous ne plaisantez
pas!
°
si vous criez pour obtenir ce que vous voulez , votre enfant vous
imitera ; si vous savez rester calme dans des situations difficiles ,
votre enfant apprendra lui aussi à se comporter calmement .
°
diminuez
le bruit favorise
le calme : télé , musique , jeux , téléphone , appareils ...le
bruit fait partie de la vie de famille mais il ajoute au stress .
°
recommandé :
instaurez une soirée par semaine sans aucun bruit dans la maison
!montrez alors à vos enfants comment écouter le silence …
°
sachez "déconnecter"
(
différentes façons : par ex.
ne rien faire , ne pas regarder votre téléphone , vous couper de votre vie professionnelle le week-end ,être présent seulement pour eux ...)
ne rien faire , ne pas regarder votre téléphone , vous couper de votre vie professionnelle le week-end ,être présent seulement pour eux ...)
°
décidez de rester calme :
vous êtes seul(e )à pouvoir retrouver votre calme : c'est VOUS
qui
décidez comment la situation évolue et non votre enfant !
°
la 1e étape pour vous sentir plus calme c'est croire
en vous et votre capacité à gérer la situation :
si vous sentez la tension monter , réagissez avant qu'elle ne
s'aggrave : pensez
à ce que vous allez DIRE avant d'ouvrir la bouche,respirez , faites
une pause de 3mn , quittez la pièce , passez le relais à votre
conjoint , relativisez , mangez un carré de chocolat …
°
LA TECHNIQUE DE LA PAUSE :
quand le torchon brûle ,elle vous donne du temps pour vous calmer et
votre enfant aussi ;c'est une marge de manœuvre pour statuer sur la façon de
régler la situation , le temps de retrouver vos esprits . Cela vous
permet de parler à votre enfant calmement, lui dire alors ce qui ne va
pas du tout en évitant de dire des choses que vous regretteriez par
la suite : trouvez un bon endroit sans distraction , expliquez à
votre enfant que ce temps doit servir à chacun pour réfléchir à ce
qui s'est passé ; fixez un temps limite : 3 mn si enfant 3 ans , 5 mn
si enfant 5 ans ...et surtout ne lui prétez plus d'attention le temps
de la pause .
2.
PRATIQUEZ "LA FERMETÉ SEREINE ".:
les enfants testent souvent l'autorité de leurs parents tout en s'affirmant
et en s'autonomisant .
°
dans ces moments d'opposition , la
fermeté sereine est la meilleure riposte aux cris et à la colère ;
montrez à l'enfant que vous comprenez ses griefs , répétez vos règles
de vie ,
attendez la fin de la colère en la contenant ( car la colère lui fait peur ,il a l'impression qu'elle ne s'arrêtera pas et le serrer contre vous le rassure ) , faites attention au vocabulaire employé : évitez le "tu"
accusateur ...soyez ferme et souple en même temps .
3.CHOISISSEZ
VOS "BATAILLES ": on
fait le ménage dans notre charte de vie en évaluant ce qui est
démesuré ou non , en
ne gardant que les règles les plus essentielles et les plus claires
; lâchez prise sur des choses qui n'ont pas vraiment
d'importance:faites
vraiment le point sur les principes sur lesquels vous ne transigerez
pas : soyez clairs avec ce que vous demandez aux enfants : évitez les messages
contradictoires anticonstructifs .OUI
C'EST OUI , NON C'EST NON ! L'enfant
doit savoir à quoi sans tenir .
4.
RECONNAISSEZ VOTRE ENFANT TEL QU'IL EST ET ACCEPTEZ -LE .
Votre rôle est de justement l'aider à devenir lui-même . On essaie
de ne pas se laisser prendre par ce qu'on aimerait qu'il soit !
°Acceptez
les erreurs :
on n'exige pas l'excellence à tout prix , on apprend à l'enfant que
l'erreur , au lieu d'être perçue comme un échec , est une source
d'information et de motivation pour que la prochaine fois soit
meilleure .« Quand je réussis , je gagne , quand je ne réussis pas , J'APPRENDS !»
°On
félicite son enfant , on prend l'habitude de souligner les progrés et les efforts . On casse
le moule gagnant / perdant :
dans la vie , il n'y a pas que des forces et des faiblesses :
°on
valorise les
intérêts de
nos enfants même s'ils n'ont pas un réel talent : valorisez le plaisir
ressenti
et non la performance .
°On
ne trouve pas de solutions
à
la place de nos enfants , on les guide pour qu'ils y arrivent eux-mêmes
.
°
On leur donne des responsabilités
:
on a tendance à TOUT faire parce que les autres ne font pas les
choses à notre manière : on
doit FAIRE CONFIANCE aux enfants et
on ferme un peu les yeux sur la manière dont la tâche a été
effectuée en s'attachant seulement au résultat final.
°
On se questionne sur sa propre enfance
: est ce qu'on traine des frustrations qui influent sur la façon dont on
élève nos enfants ? Il faut savoir se regarder soi-même avec un regard plus lucide et plus critique .
5.
ADAPTEZ VOUS À SA NOTION DU TEMPS :la réponse
courante des enfants : « attends , pas tout de suite , tout à l'heure »
...normal : pour
l'enfant , seul le moment présent existe :
la solution ZEN , c'est de vous occuper pleinement du seul temps dont
nous sommes maitres, c'est à dire , le moment présent . Si vous
dites à votre enfant « dépéche toi , on va être en retard », il ne
vous comprend pas : donnez
lui plutôt un emploi du temps précis du timing que vous avez prévu
:
heure du lever , temps pour s'habiller , temps pour le petit déjeuner
, temps pour jouer , heure du bain ...montrez -lui sur le réveil la
durée exacte dont il dispose et s'il est petit , utilisez un
minuteur : « voilà , quand ça sonne , tu t'habilles , je compte
sur toi !»
°
respectez les rythmes de tous dans la famille :
les journées -surtout les congés – n'ont pas besoin d'être
remplies dès l'aurore , de même que les soirées ; acceptez les
lève -tard et les couche-tôt
°
assouplissez votre agenda :
on réduit son hyperactivité en libérant des cases horaires pour
que chaque membre de la famille ait la liberté de choisir ce qu'il
veut faire
°
n'imposez pas à votre enfant un emploi du temps de ministre:
respectez la fatigue et l'envie de cocooner , d'être tranquille
..penser à la
marche
qui , en philosophie zen , est considérée comme l'activité la plus
importante pour calmer le corps et l'esprit ...la marche en pleine conscience , en prenant conscience de ses pieds en contact avec le sol ...
6.
DÉDRAMATISEZ : la
clé pour survivre à l'aventure parentale ! à tout prix ,
choisir ses combats , mettre l'humour au menu de chaque jour et
s'exercer à se demander , avant de s'emporter , si c'est vraiment
grave et si l'incident aura une incidence à long terme !
°
dédramatiser permet à tous de mieux respirer en famille !
°
maitrisez
vos peurs :
arrétez de toujours penser au pire : on apprivoise les craintes au lieu
de les redouter maladivement . Voir l'inconnu comme une porte vers la
découverte .
°
misez sur le plaisir :
ciblez les activités familiales où on sent qu'on est réellement
dans le plaisir , notre
plaisir familial et
pas celui imposé par les autres.
7.
USER ET ABUSER DU SOURIRE ! Quand
tu souris , tu utilises 17 muscles qui libèrent des substances dans
le corps qui apportent détente et bien -être ..sourire
est un médicament sans effets indésirables !
°
sourire te libère des émotions négatives
°
ceux qui sourient souvent vivent plus longtemps et paraissent plus jeunes !
°
sourire apaise les douleurs physiques
( reconnu par les scientifiques )
( reconnu par les scientifiques )
°
le sourire est communicatif .
°
quand tu souris en parlant , on t'écoute mieux
°
pratiquez le sourire intérieur (
comme les maitres taoïstes qui avaient constaté que le sourire
était garant de santé , de bonheur et de longévité) : exercice à
faire seul ou à vivre en famille qui permet de savourer le moment
présent .
*
imagine une personne ou une situation positive qui t'apporte de la
joie puis tu lui souris intérieurement
*
souris aux parties de ton corps et tu apprendras ainsi à les sentir
mieux
*
souris à ta famille , à tes amis pendant qu'ils te parlent ou en leur
parlant
*
souris à toi -même dans la glace le matin
*
souris à tout ce qui se présente à toi
*
ex. de détente :assise confortablement , bien relâchée , ferme les
yeux , respire 3 fois calmement , imagine -toi devant une personne
que tu aimes , souris -lui , ressens dans ton corps la chaleur et la
lumière qui circulent ...imagine toutes les parties de ton corps
qui s'épanouissent .
.
AUTHENTICITÉ , EXEMPLE
.
AUTORITÉ , RIGUEUR , CONSTANCE = FERMETÉ SEREINE
-
CALME , MOMENT PRÉSENT
( ICI ET MAINTENANT ) -
SOURIRE
*** LIVRES : °MAMAN ZEN
°PAPA
ZEN
(
ÉDITIONS PRESSES DU CHÂTELET )
°S'OCCUPER
DE SOI ET DE SES ENFANTS DANS LE CALME -Sarah Napthali ( petite
bibliothèque payot )
mercredi 2 décembre 2015
BIENTÔT NOËL ! UN BEAU CADEAU À FAIRE À NOS ENFANTS : LEUR APPRENDRE A" BIEN VIVRE "ENSEMBLE !
Depuis un certain temps ,bien avant ces évènements TRAGIQUES , se répandent INSIDIEUSEMENT dans la vie quotidienne des propos antisémites d'humoristes ,des propos "racistes" de
politiques , des attitudes hostiles envers les migrants , une islamophobie
ambiante, des paroles discriminantes , des attitudes et paroles blessantes ,
des injures , un climat ambiant d'intolérance envers "les étrangers "
, " les gros " , "les roux " , " les homos "
, le harcèlement scolaire de plus en plus fréquent etc...
- CES diverses formes de "racisme "et de discrimination se répandent également sur les réseaux sociaux -tendant même à rendre tout cela " banal "!
- Des actes et des propos vus , entendus et parfois vécus par les enfants . Comment réagir à cela ? Quel est le rôle des parents ?
* je vous propose une réflexion en 2 volets :
1. le racisme , qu'est-ce que c'est ?
2 . silence la violence : agressivité et conflits à l'école .
°
«
difficile de comprendre le racisme , commente Claire Mestre,
psychiatre et présidente de l'association Mana . Souvent , il ne
s'explique pas , c'est
une réaction pulsionnelle qui se manifeste en nous , face à l'autre
» ; pourtant ...«
pour supprimer le racisme , il faut d'abord le comprendre »
°
le
racisme est lié à la question des différences:
tout ce qui est différent fait peur .Quand
on ne connait pas , il est plus facile de se moquer , de rejeter :
c'est une protection.
°
les personnes racistes rejettent des personnes qui sont différentes
parce qu'elles ne parlent pas la même langue , n'ont pas la même
couleur de peau , ne pratiquent pas la même religion, n'ont pas les
mêmes coutumes , portent des vêtements différents etc...la plupart
ont des préjugés , ils ont peur de ce qu'ils ne connaissent pas
bien et de ce qui est différent d'eux ...ils
vont même jusqu'à rendre ces personnes responsables des problèmes
de la société …
°
«
pour combattre cela , il est urgent d'éduquer les plus jeunes à la
diversité et à la différence »
, explique Marie-Rose Moro , pédopsychiatre , responsable de la
Maison de Solenn.
°
ll est important aussi de rappeler que la loi punit les actes de
racisme à des peines d'emprisonnement et à des amendes .
°
les enfants ne sont pas racistes , ce n'est pas dans leur nature .
°
lorsqu'ils sont en présence de gens " différents "
( couleur de peau , handicap , "allure"...) ils sont intrigués , souvent attirés ..par ex. ils vont venir toucher la peau du petit copain noir...cela relève de la curiosité mais pas de l'arrière-pensée .Ils vont protéger naturellement le petit copain trisomique ...
( couleur de peau , handicap , "allure"...) ils sont intrigués , souvent attirés ..par ex. ils vont venir toucher la peau du petit copain noir...cela relève de la curiosité mais pas de l'arrière-pensée .Ils vont protéger naturellement le petit copain trisomique ...
°
de toute façon , ils vont calquer
leur attitude sur celle de l'adulte , qui est pour eux l'exemple à
suivre !
°
en revanche , ils
sont très sensibles aux idées racistes :
s'ils entendent des adultes tenir ce genre de propos , ils peuvent
les reprendre à leur compte , par mimétisme
,
mais sans a-priori , car avant 6-7 ans , ils n'ont pas d'esprit
critique ni de jugement moral . S'ils peuvent dire que c'est mieux
d'être blanc parce qu'il y en a davantage autour d'eux , ils ne
diront pas que les blancs sont "mieux " que les noirs !
°
les enfants qui tiennent des propos racistes , parfois cruels ,
répètent absolument ce qu'ils ont eux-mêmes entendu dire ;en
France , les enfants se construisent à travers 2 modèles , l'un
familial , l'autre médiatique ; au sein de leur famille , ils sont
donc informés sur ce qui est différent d'eux , sur ce qui vient
d'ailleurs .Dans la mesure où ils ont entendu ces propos et qu'ils
n'émanent pas de leur propre pensée , cela peut rester un
racisme innocent .
Les choses prendront une tournure plus dramatique lorsque l'enfant commence
à choisir ses copains en fonction de leurs origines ou de leurs
différences: un choix qu'il établit en fonction de ce qu'il a
entendu dans la famille ou dans les médias entre alors en jeu .
°
PARENTS , ADULTES N'OUBLIEZ JAMAIS QUE VOUS ÊTES "L'EXEMPLE"!
°
« s'il ne peut pas lui donner un nom , il a très tôt le ressenti
de cette action qui consiste à traiter une personne différemment
d'une autre » dit
Edith Salés -Wuillemnun , professeur de psychologie sociale à
l'université de Bourgogne , « un enfant se compare sans cesse avec
un autre , qu'il soit à l'école ou dans la fratrie ; aussi
il se rend parfaitement compte des dissemblances et du fait qu'un
autre peut être traité mieux- ou moins bien – que lui .
Des travaux faits autour de jeunes enfants de 3-4 ans ont mis en
évidence que le ressenti d'injustice était bien présent »
°
ces travaux mettent aussi en évidence le fait que
la discrimination apparaît avec la socialisation de l'enfant ;
crèche , école , vie en communauté ; quand on travaille au niveau
de l'individu , la discrimination n'existe pas : elle apparaît
lorsqu'un groupe se constitue :c'est la
théorie de l'identité sociale .
°
A partir du moment où je me place dans un groupe , je prends
l'identité du groupe .Si mon groupe est valorisé positivement , mon
identité sociale sera positive ; du coup , comme je dépends d'un
bon groupe , j'ai tout intérêt à valoriser , à défendre mon
propre groupe : c'est la 1e étape de la discrimination.
Ensuite
, pour gagner la compétition entre groupes , je peux faire en sorte
de dévaloriser l'autre groupe :c'est la 2e étape de la
discrimination ;il faut savoir que tous les groupes accèdent à la
1e étape pour tenter de se valoriser mais ne franchissent pas
toujours la 2e étape.
°
La question du racisme , c'est la grande question de l'altérité ,
du regard que l'on pose sur les autres , c'est reconnaître
l'existence de l'autre . Y réfléchir , c'est s'ouvrir aux
différences.
°
la 1e des choses à dire à un enfant c'est que avec des attitudes ,
des mots , on peut blesser
l'autre , lui faire mal.
°
ensuite , dès le plus jeune âge ,
il faut éduquer les enfants à la différence , à la diversité
pour
leur permettre de reconnaitre les différences sans les hiérarchiser.
°
les différences , au 1e abord , sont plutôt des obstacles pour
aller vers les autres .Quand on ne parle pas la même langue , ou
qu'on n'a pas la même façon de vivre , il est plus difficile de
faire connaissance et de se comprendre .
°
il faut parler aux enfants de toutes ces différences qui nous
mettent parfois mal à l'aise
, que l'on ne sait pas toujours dépasser : on peut être gêné par
un handicapé , agacé par la voix de quelqu'un , énervé par la
mollesse d'un autre ...S'asseoir avec un enfant et discuter
tranquillement des différences , c'est l'occasion d'ouvrir des
portes .
°
il faut expliquer à l'enfant que les couleurs de peau , les
différences culturelles ont toujours existé dans l'histoire du
monde , qu'elles font partie de la richesse et de la diversité de la
vie .
°
il faut leur dire que nul n'est inférieur à une autre personne:
nous sommes tous des citoyens du monde ;
évitez les clichés : « c'est parce que les Africains sont pauvres
qu'ils vivent dans des cases .Ils n'ont pas d'eau , pas de vêtements
et marchent pieds nus ...» L'Europe aussi a des pauvres ...ces
schémas excluent sans qu'on en ait conscience …
°
il faut sortir l'autre du bloc monolithique dans lequel on l'enferme
: il est noir , il est gitan mais il n'est pas que ça ! Il
est essentiel d'engager l'enfant à ne pas s'arrêter aux différences
!
°
on a la responsabilité en tant qu'adulte , d'empêcher un enfant de
penser qu'il est inférieur parce qu'il est noir ou arabe ou
"différent "; aidons nos enfants à être curieux de
toutes les richesses des autres , à être ouverts , et à s'informer
auprès de gens plus savants plutôt que de répéter des idées
toutes faites !le racisme nait de l'ignorance ...
°
on doit aussi tenir un discours moral : rappeler le bien et le mal et
dire qu'être raciste, c'est mal .
C'est
un discours nécessaire mais pas suffisant.
°
il faut aussi avoir un discours plus intellectuel :
rappeler
que tous les hommes sont égaux , qu'on a tous les mêmes droits et
inviter surtout les enfants à réfléchir aux blessures terribles
que provoque le racisme, combien il peut faire mal et combien il est
inutile !
°
autre message indispensable:
on
n'est pas obligé d'aimer tout le monde , mais pour "bien vivre
ensemble ", il faut se respecter ; il est nécessaire d'avoir le
respect de TOUS ...même de son voisin qu'on n'aime pas ! Respecter
l'autre tel qu'il est sans juger ...ne
jamais oublier que l'on ne connait pas son histoire.
°il est
important aussi de réfléchir sur l'apparence .Nous
avons tous une enveloppe ..derrière qu'y a t-il? En proposant à
l'enfant d'aller au-delà des apparences , on l'invite à entrer dans
une relation avec l'autre .IL faut conseiller le dialogue et l'action car il
y a tellement de choses qu'on peut s'apprendre mutuellement .
°
si dans la famille ,quelqu'un tient des propos racistes ou intolérants devant un
enfant , il faut s'échiner à préserver son enfant .Ensuite
, il faut parvenir à "déconstruire" l'attitude , les
réflexes et les schémas de pensée de la personne : pour cela , on
peut faire participer l'enfant en n'hésitant pas à solliciter son
imagination , sa créativité ...pourquoi ne pas offrir à l'adulte
concerné un dessin des 5 continents , pourquoi ne pas lui faire
faire connaissance avec son petit copain noir ou arabe ou trisomique
?
Enfin
, il est important de
ne pas cautionner le racisme de cette personne de la famille ;
bien sûr, il ne s'agit pas de se brouiller avec elle : la cohésion
familiale est essentielle ; en revanche ,
faire
comprendre à l'enfant qu'être raciste n'est pas une opinion mais un
délit ,dont
les dérives verbales ou autres sont punies par la loi ,est essentiel
.Il est important de parler et d'agir en impliquant l'enfant dans
cette œuvre de "conscientisation" pacifique de cette
personne.
°
si , en dehors de la famille , à l'école , au centre de loisirs ou
ailleurs dans ses lieux de vie , l'enfant
entend des insultes racistes ,
lui recommander d'en parler avec un adulte qui pourra agir.
°
Avec les enfants plus grands , le
discours doit évoluer ; à la fin de l'école primaire , les enfants
sont à un moment de leur développement où ils n'aiment pas trop la
différence ; c'est une période pendant laquelle ils recherchent le même et
veulent ressembler à leurs petits camarades , mais c'est aussi l'âge où ils accèdent
au discours moral :
âge propice pour aborder le racisme à travers des éléments géographiques
et historiques d'autant
qu'ils sont très sensibles à ce qu'ils apprennent en classe :
esclavage , colonisation …
°
Après 10 ans , donner le goût de la diversité ne suffit plus
:il faut développer des arguments théoriques ...par ex.il n'y a pas que
des héros blancs mais les noirs ne sont pas connus car les livres
n'en parlent pas .La manière dont on enseigne donne encore une
vision très ethnocentrée de l'histoire , dans laquelle il n'y a pas
de place pour la diversité .
UN
BON ARGUMENT À DÉVELOPPER : NE FAIS PAS AUX AUTRES CE QUE TU
N'AIMERAIS PAS QUE LES AUTRES TE FASSENT !
°
A l'adolescence , il ne faut surtout pas éviter les grandes
questions sur les races et la hiérarchisation : c'est la période
où l'ado forge sa manière de penser et a besoin d'approfondir les
grands sujets de société .Contrairement à l'enf , il
revendique la différence et devient donc très sensible aux problèmes de
discrimination :il
a besoin d'acquérir les systêmes d'interprétation des adultes pour
comprendre la dimension historique et sociologique du racisme . A cet
âge , ils sont sensibles aux incohérences des adultes , en questionnant nos
difficultés , ils nous obligent à réfléchir .
* le racisme et l'intolérance sont en pleine expansion ...et touchent toutes les catégories sociales ...même le sport à haut niveau qui unit les peuples est devenu un lieu d'injures racistes et de discrimination !.Liberté , égalité , fraternité sont de plus en plus en péril et ce qui est grave , c'est que ces comportements sont progressivement considérés comme des simples opinions : ATTENTION , ON BANALISE CE QUI EST UN DÉLIT! Les évènements récents ont certes montré une réelle prise de conscience qui doit être durable ; à chacun d'y travailler au quotidien .
Le défi de ce XXIe siècle sera t'il d'apprendre à "vivre ensemble "? nous sommes tous interpellés ; soit nous voulons recréer ce "vivre ensemble " , soit nous voulons une société repliée sur elle-même ...d'où l'importance de travailler à la base , c'est-à -dire avec les enfants qui seront le monde de demain !
* des livres supports :
. livre destiné aux adultes : comment parler du racisme aux enfants . collection " comment parler aux enfants ?" Parler du racisme aux enfants , c'est rappeler de douloureux moments comme l'esclavage , l'antisémitisme ou l'apartheid , mais c'est aussi donner des clés de compréhension pour bien vivre ensemble aujourd'hui . Pour en finir avec le racisme, nous devons comprendre que la plupart de nos connaissances sont basées sur des préjugés.
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* le racisme et l'intolérance sont en pleine expansion ...et touchent toutes les catégories sociales ...même le sport à haut niveau qui unit les peuples est devenu un lieu d'injures racistes et de discrimination !.Liberté , égalité , fraternité sont de plus en plus en péril et ce qui est grave , c'est que ces comportements sont progressivement considérés comme des simples opinions : ATTENTION , ON BANALISE CE QUI EST UN DÉLIT! Les évènements récents ont certes montré une réelle prise de conscience qui doit être durable ; à chacun d'y travailler au quotidien .
Le défi de ce XXIe siècle sera t'il d'apprendre à "vivre ensemble "? nous sommes tous interpellés ; soit nous voulons recréer ce "vivre ensemble " , soit nous voulons une société repliée sur elle-même ...d'où l'importance de travailler à la base , c'est-à -dire avec les enfants qui seront le monde de demain !
* des livres supports :
. livre destiné aux adultes : comment parler du racisme aux enfants . collection " comment parler aux enfants ?" Parler du racisme aux enfants , c'est rappeler de douloureux moments comme l'esclavage , l'antisémitisme ou l'apartheid , mais c'est aussi donner des clés de compréhension pour bien vivre ensemble aujourd'hui . Pour en finir avec le racisme, nous devons comprendre que la plupart de nos connaissances sont basées sur des préjugés.
. des livres pour les enfants : °Max et Koffi sont copains ( collection Max et Lili)
° Côté cœur . Ecole
des loisirs . Dans une cité triste et grise, 2 enfants : François dont
le père " n'aime pas les bougnoules " et Anissa vivent une histoire
d'amour à la "Roméo et Juliette " ; au delà des préjugés des adultes ,
les enfants font des rêves d'avenir .Un très joli album , poétique et
sensible , qui permet de travailler sur les préjugés et montrer que l'on
peut s'émanciper et lutter contre la bêtise et la méchanceté des
hommes.
° Amis-amies .
Toni Ungerer . Ecole des loisirs . L'auteur fustige les préjugés de
toute sorte , l'antisémitisme et le racisme .Il raconte l'histoire
d'amitié entre 2 émigrés venus de cultures différentes ( un africain et
un asiatique ) qui réussiront par leur créativité et leur sens de la
solidarité , à réconcilier les habitants d'un quartier en proie à la
peur de l'étranger et au repli sur soi .Une belle leçon d'humanisme et
de chaleur humaine , sans miévrerie ni moralisme.
° et surtout ce petit livre très explicite à lire en famille qui contient les idées essentielles "pour dire NON À L'INTOLÉRANCE ET AU RACISME "
Ed . bayard poche ( astrapi ) .
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violences physiques , insultes , moqueries ,harcèlement , vols , rackets ...aucune tranche d'âge épargnée ! ( même à L'EM )
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devant cette montée de la violence chez les enfants , l'angoisse des adultes augmente , entrainant des réponses qui font débat :faut-il punir ou prévenir ?cela entraine également un surcroit de demandes de consultations psychologiques de la part des parents démunis et dépassés .
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Psychologues et enseignants sont unanimes : les comportements violents sont des symptômes qui doivent être entendus tôt et pris en charge rapidement .
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Comme tous les comportements , celui-ci est un "langage" adressé aux parents -le plus souvent -qui révèle un enfant en souffrance -langage à "entendre " , à "comprendre " , à décrypter et qui demande une réponse.
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COMMENT DIFFÉRENCIER LE COMPORTEMENT VIOLENT "NORMAL " DU PATHOLOGIQUE ?
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QUELS COMPORTEMENTS DOIVENT ALERTER LES PARENTS ?
JOYEUX NOËL À TOUS!
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