FRAMBOISE ...ET SES FILS ROUGES ! / vidéo créée par Yoan Delcey-guy auteur, élève de Framboise


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Post du mois à lire , après la présentation des petits livres rouges !

Les mots, plutôt que les maux !

Bienvenue dans l'univers des petits livres rouges de FRAMBOISE !

Des petits livres rouges pour « parler vrai »...
Ils racontent l'histoire vécue par un enfant
Ils parlent de la vie - naissance, secrets de famille, séparation , divorce, maladie, mort, identité, déménagement, jalousie...
Ils sont des outils de communication
Ils offrent des pistes de réflexion
Ils interpellent nos émotions.

Ils s'adressent à TOUS, petits ou grands, QUEL QUE SOIT L'ÂGE, aux enfants, aux adolescents, aux adultes.
Ils parlent à chacun de nous, à l'enfant que nous avons été, bien caché à l'ombre de l'adulte que nous sommes devenus
« notre enfant intérieur ».

Je vous invite à découvrir la collection ci- après

FRANÇOISE POULET alias FRAMBOISE



Ce 8e petit livre rouge ...

Ce 8e petit livre rouge ...parle d'un évènement douloureux: les violences sexuelles faites aux enfants. Près d'un enfant sur cinq est victime de violence ou d'abus sexuels. Vous pouvez empêcher que cela arrive à votre enfant : la clé est de bien communiquer avec lui, de PARLER VRAI dans un climat de confiance. La sexualité est encore un sujet tabou. Si aborder ce sujet avec votre enfant vous embarrasse, ce petit livre vous sera utile ...car il vous offre des clés pour apprendre à l'enfant à se protéger et à oser dire « NON ! ». Il s'adresse à TOUS, petits ou grands, QUEL QUE SOIT L'ÂGE, aux enfants, aux adolescents, aux adultes.Il parle à chacun de nous, à l'enfant que nous avons été, bien caché à l'ombre de l'adulte que nous sommes devenus « notre enfant intérieur ». Les mots, plutôt que les maux !

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* Vous pouvez le commander ICI en ligne , paiement par CB . " ajouter au panier " ou adressez-moi un courrier à framboise.editions@orange.fr *Le livre sera DÉDICACÉ si vous le désirez ! Ce 8e petit livre rouge rencontre un franc succès ! MERCI POUR VOTRE CHALEUREUX ACCUEIL ET VOTRE CONFIANCE ... Bien à vous. FRAMBOISE

8. JE NE VEUX PLUS ALLER A L'ÉCOLE - THÈME : Les violences sexuelles faites aux enfants -

12 € + 1 € expédition -livraison
Si vous souhaitez une dédicace, écrivez le prénom ICI !


pour tout renseignement ( PAR EX.envoi en nombre ,édition de facture ou autre ), me contacter par tel . +33 684868770 ou par mail : framboise.editions@orange.fr
Merci !





2 .le rhume de hanche; thème : le divorce* 12€+ 1€ expédition -livraison

LE RHUME DE HANCHE - livre n°2 - THÈME : le divorce- 12€ + 1€ expédition -livraison

3. Il est perdu mon papa ; thème : la mort d'un proche * 12€ + 1€ expédition -livraison

IL EST PERDU MON PAPA - livre n°3- THÈME : la mort d'un parent -la maladie grave - CET OUVRAGE N'EST PLUS EN STOCK !

4 . MON NOM DE FAMILLE : connaître ses origines, son identité * 12€ + 1€ expédition -livraison

MON NOM DE FAMILLE - livre n°4- THÈME : l'identité, connaître ses origines - 12 € + 1 € expédition -livraison

5. La maison de papa ; thème : le déménagement * 12€ + 1€ expédition -livraison

LA MAISON DE PAPA - livre n°5- THÈME : le déménagement - 12 € + 1 € expédition-livraison

6. MAMAN METS TES LUNETTES ROSES - Thème :le cancer de l'enfant -

MAMAN METS TES LUNETTES ROSES - livre n°6 - THÈME : le cancer de l'enfant - leçon de vie face à la maladie - 12€ + 1 € expédition -livraison

7. LA PETITE SœUR ; THÈME : LA JALOUSIE DANS LA FRATRIE * 12 € +1 € EXPÉDITION -LIVRAISON

LA PETITE SœUR - livre n° 7 - THÈME : la naissance d'un enfant est une épreuve pour chacun au sein de la famille ; c'est un chamboulement pour l'aîné -assailli d'émotions diverses - relégué au second plan par le nouvel arrivant . Un nouveau regard sur la jalousie pour mieux comprendre ce qu'un enfant peut traverser.- 12 € + 1 € expédition- livraison .

1. LA PETITE FILLE QUI N'AVAIT PAS SOMMEIL ; Thème : la naissance, un secret de famille...

le premier petit livre rouge
N'EST PLUS EN STOCK ! :
" LA PETITE FILLE QUI N'AVAIT PAS SOMMEIL " THÈME : secret de famille, secret de naissance...
RÉÉDITÉ PLUSIEURS FOIS ...MAINTENANT ÉPUISÉ!

je vous l' offre en ALBUM PHOTO ou en DIAPORAMA en copiant ce lien :

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ou en vidéo sur youtube


LA PETITE FILLE QUI N'AVAIT PAS SOMMEIL

JE SUIS À VOTRE ÉCOUTE...

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Après la présentation des petits livres rouges, voici le blog !



LA RENTRÉE ...ÇA SE PRÉPARE MENTALEMENT ET MATÉRIELLEMENT !

  LA RENTRÉE APPROCHE . ...   A nous, parents, grands-parents et proches DE PRÉPARER et d ' ACCOMPAGNER CES ÉCOLIERS. ..petits ou grand...

vendredi 2 juillet 2010

VOICI LES VACANCES ...ET SI VOUS EN PROFITIEZ POUR " LÂCHER "VOS ENFANTS !

@ Les vacances ...moment rêvé pour aider vos enfants à devenir autonomes !
rêvé ...mais très angoissant pour les parents à moins qu'ils ne transforment leurs propres peurs en outils d'épanouissement !!
@ Oui ! car la peur est inévitable ...peur réflexe tout à fait normale , indissociable - au même titre que l'amour - de la fonction parentale ...
Oui , mais  , la peur " raisonnable "...qui permet de protéger l'enfant , de l'avertir du danger et qui permet de lui transmettre la notion de risque ...par ex .:l'enfant apprend à ne pas se pencher à la fenêtre ou à ne pas mettre ses doigts dans les prises de courant ...véritable éducation à la sécurité .
"C'est parce qu'il est confronté à l'anxiété de ses parents ou des adultes , que l'enfant développe des stratégies de survie . Et son âge ne change rien à l'affaire , la question reste celle du LIEN PARENT - ENFANT : petit ou ado , seul l'objet de la peur change , pas sa nature " .Daniel Bailly - psychiatre -
@ À propos de CE LIEN ....Daniel Marcelli - pédopsychiatre - et Isabelle Filliozat - psychologue clinicienne et psychothérapeute - " balisent " le parcours que les parents doivent accompagner :
          * de 0 à 12 mois : " une question de contact " car pour un bébé , sa mère et lui ne font qu'un ! n'ayant pas une conscience directe de son environnement , son sentiment de sécurité dépend de 2 choses =
 1. la prédictibilité relative ...c'est-à dire une vie réglée et rythmée sans surprise ( câlins ,toilette , sommeil, repas ) où tout se répète sans changements majeurs , une routine qui permet au bébé d'avoir confiance en ceux qui prennent soin de lui.
 2. la cohérence relationnelle ...c'est-à dire les émotions des parents cohérentes avec l'expression du visage et des gestes ; tout double message inquiète et insécurise le bébé .
               + attitude à favoriser : la sécurité se construit dans le contact physique : regards , gestes et mots aimants ...prendre le bébé dans ses bras , le masser , lui parler doucement sont des messages qui expriment : " je t'aime , tu as une place dans ma vie, je prends le temps de m'occuper de toi et c'est un plaisir pour moi ."  ............BASE DE SÉCURITÉ .
         * de 12 mois à 3 ans : " entre aventure et sécurité " ; l'enfant découvre l'autonomie de déplacement , marcher seul vers des lieux et des objets qu'il souhaite découvrir ; la confiance en soi à cet âge repose sur la capacité des parents à accompagner l'exploration de manière encourageante et sécurisante ...." portage mental " = équilibre entre stimulation et protection ." oui ,tu peux le faire seul " , "non , tu es encore trop petit " .Si les parents sont trop inquiets , l'enfant risque de douter de ses compétences ; si la latitude d'action est trop grande et surtout si accident , l'enfant doutera de la capacité de ses parents à " sécuriser " son environnement .Il est nécessaire d'accompagner l'enfant dans la découverte des dangers ...c'est cela L'INDISPENSABLE ÉDUCATION À LA SÉCURITÉ .
                + attitude à favoriser : lui confier des petites tâches ( s'habiller ou se laver tout seul ) est pour l'enfant une source de fierté personnelle et d'autonomisation . Autour de 18 mois , c'est la phase classique de l'affirmation de soi , l'enfant doit pouvoir faire des choix personnels le plus souvent possible : choisir entre 2 paires de chaussures , entre 2 livres ...car en affirmant ses goûts , il apprend à se vivre comme SUJET .
         * de 3 à 6 ans : " un besoin de solitude " ; un événement important :l'entrée à l'école ...qui permet à l'enfant de se découvrir membre d'un groupe de pairs et assujetti à une autre autorité que celle de ses parents .L'enfant en difficulté avec ses camarades ou avec le rythme scolaire doit sentir que ses parents ont le désir et la capacité de lui venir en aide . Ecouté , compris et soutenu , il renouvelle sa confiance dans ses parents donc en lui; autour de 3 ou 4 ans , l'enfant commence à désirer du temps pour lui , sans la présence des parents, pour évacuer les tensions , pour se réapproprier son espace ;un enfant qui sait alterner les moments de solitude et les échanges relationnels deviendra un adulte autonome qui saura entendre ses désirs , dire non sans culpabilité et puisera en toute confiance dans ses ressources intérieures .
                     +attitude à favoriser : une écoute vigilante indispensable pour capter sans le harceler les messages qu'il envoie ( relations sociales , vie à l'école , craintes , doutes ...) ; à cet âge , il exprime aussi sa créativité dans tous les domaines ( objets , dessins ..) qu'il soumet à l'évaluation parentale ...mieux vaut éviter les compliments excessifs qui le font douter du jugement de ses parents et brouillent son auto-évaluation ...les critiques systématiques et les conseils autoritaires ( "fais comme ceci , ne fais pas comme cela " ) peuvent le conduire à faire plaisir à ses parents plus qu'à lui - même et à mettre en cause ses compétences .....CONFIANCE !
    * de 6 à 10 ans : " le goût des autres" ...les parents ne sont plus les seuls miroirs ni les seuls repères de l'enfant ...également évalué par ses camarades et noté par son professeur ; il doit faire avec SES compétences et SES fragilités , il doit apprendre à faire SA place au milieu des autres ; trop protégé par ses parents ou trop "lâché " , l'enfant appréhende avec anxiété le monde extérieur , la vie sociale ....une mauvaise note devrait toujours donner aux parents l'occasion de comprendre l'origine de l'erreur dans le comportement ou la compréhension de l'enfant . Un parent convaincu que c'est grâce aux erreurs que l'on progresse ne fera pas douter l'enfant de ses capacités et le rendra plus responsable à l'égard de son travail .
Acet âge , les amitiés sont éphémères . les phénomènes d'exclusion fréquents : la capacité de l'enfant à gérer ces crises dépend de la capacité de ses parents à ne pas confondre soutien et ingérence .
                           + attitude à favoriser : une vigilance discrète et une écoute attentive ; témoigner de l'empathie à l'enfant renforce sa sécurité intérieure; l' adulte le soutient mais lui laisse un espace suffisant pour pouvoir dire "JE". en revanche , lui donner des modes d'emploi relationnels ( "montre-toi plus ferme ") ou le laisser gérer SEUL sa vie ( " réglez ça entre vous " ) risquent de le faire douter de lui ....CONFIANCE EN SOI , ESTIME DE SOI .
    * de 10 à 13 ans : " les premières gammes ".Plus tout à fait enfant , pas encore adolescent , " l'adonaissant " - expression du sociologue François de Singly - est particulièrement attentif au jugement de ses camarades et à son intégration dans le groupe : il prend ses distances avec ses parents ( code vestimentaire , puberté , 1ers émois amoureux ) ...il est à la fois soucieux de ne pas décevoir leurs attentes ,et à l'affût de leurs critiques et désireux de leur prouver son autonomie .  Cette autonomisation sera facilitée si ses parents lui laissent un espace à la fois libre et balisé pour qu'il puisse " faire ses gammes "!
                           + attitude à favoriser : lui laisser gérer son argent de poche , l'informer sur tous les changements physiques et psychiques liés à la puberté , lui confier des tâches domestiques ( ménage de sa chambre, petites courses etc ...) à la fois pour lui signifier son importance et sa capacité à assumer des responsabilités ...2 piliers de la confiance en soi . COMMUNICATION ET DIALOGUE , RÈGLES ET CONFIANCE .
      * de 14 à 18 ans : l'ado  est chahuté par ses doutes sur ses compétences .
                         + attitude à favoriser : l'encourager à poursuivre des activités sportives , ludiques ou culturelles , ne pas trop focaliser sur les seuls résultats scolaires. L'ado a besoin d'espaces d'affirmation de soi ...s'intéresser à ses goûts sans les juger , solliciter ses conseils , valoriser sa prise d'initiative constituent  de "précieuses béquilles narcissiques " - Patrice Huerre psychiatre - " tu es quelqu'un qui a de la valeur " .
@  VACANCES  rime avec EXPÉRIENCES ..
        &Les conditions de vie étant modifiées - davantage de temps , moins de stress , plus d'activités , des horizons nouveaux -  l'espace des possibles s'ouvre ! Les activités sont différentes , une liberté plus grande ..et les inquiétudes parentales s'amplifient ! Paradoxalement, le temps des vacances représente pour ces pères et mères à l'emploi du temps surchargé , un moment espéré , parfois idéalisé : " on va se rattraper , on va compenser , on va faire plein d'activités " ....pour répondre à la culpabilité de ne pas se sentir " bons parents" le reste de l'année ...d'où une forte demande affective de la part des adultes , en attente de retour d'amour , de fusion ...et les besoins des uns et des autres ne coïncidant pas toujours , les vacances génèrent les conflits et les frustrations !!
      & LES PARENTS DOIVENT DONC APPRENDRE À SE "DÉPARENTALISER"
...en transformant leurs peurs en dynamique éducative , en sortant de l'enfant " fantasmé " pour identifier leur enfant "réel" , en estimant le danger à sa propre valeur - les dangers réels ne sont pas si nombreux , encore faut-il les évaluer selon l'âge de l'enfant - Souvent , les parents ont une représentation anachronique des capacités de leurs petits ...parfois pas si petits face au danger ...et les enfants ont conscience de leurs capacités  ...ce qui fait naitre les conflits familiaux . A L'ENFANT DE SIGNIFIER QU'IL A GRANDI ET AUX PARENTS D'APPRENDRE À SE "DÉPARENTALISER " C'EST À DIRE À LÂCHER ! En développant notre confiance en notre enfant , nous l'aidons à renforcer sa capacité de réaction ; ainsi en ne le surprotégeant pas , nous le protégons ! La juste attitude : un travail d'observation et d'accueil pour permettre "au jeune explorateur " de se rassurer ...l'enfant explore le monde à partir de la base de sécurité représentée par l'adulte : il s'échappe , il revient se réfugier , il repart et agrandit peu à peu le terrain acquis .
        & LES VACANCES SONT UNE PÉRIODE IDÉALE POUR LUI PERMETTRE D'ÉPROUVER SES FORCES NOUVELLES , EN ADAPTANT SES CAPACITÉS AUX DIFFICULTÉS À AFFRONTER LES RISQUES .
               @ À CHAQUE ÂGE ....VOTRE BONNE ATTITUDE :
         ° 2-4 ans ...les 1 ères découvertes...et s'il se perdait sur la plage ? et s'il se noyait ?   QUE FAIRE ? organiser une surveillance rapprochée mais en lui permettant d'étendre son terrain de découverte , de prendre des risques à sa mesure ; entre 2 et 4 ans , l'enfant qui n'a pas conscience du danger , s'échappe pour aller voir plus loin , c'est à dire à l'autre bout de la plage : n'ayez pas peur de le laisser essayer en ayant par ex . au préalable fait le chemin avec lui ou en lui fixant un endroit où il devra s'arrêter " tu vas jusque là ..." ; gardez en mémoire la phrase de Winnicott " la mère partage avec son petit enfant un morceau de monde , l'agrandissant pourtant très progressivement afin de satisfaire la capacité grandissante de l'enfant à jouir du monde ."
       ° 6-10 ans ..l'après-midi au centre aéré , ou au club de sport ...et si les règles de sécurité n'étaient pas respectées ? et s'il avait un accident ?   QUE FAIRE ? faire confiance au personnel d'encadrement , admettre que vous ne pouvez jamais protéger complétement votre enfant et que le risque 0 n'existe pas , admettre que la prise de risque fait partie de l'apprentissage :l'enfant doit éprouver le danger pour y faire face ...sinon la surprotection empêche , voire même interdit à son enfant de grandir !
       ° 5-12 ans ...le 1er départ en colo , les 1ères vacances sans les parents ..
et s'il n'était pas bien surveillé ? et s'il se trouvait face à un problème d'abus sexuel ?    QUE FAIRE ? faire confiance ; quand l'enfant est loin d'eux , les parents ont le sentiment qu'il ne sera pas capable d'affronter l'inconnu ( attention de ne pas confondre dangers réels et projection de nos propres peurs ! ) ;" les dangers réels sont les dangers de mort et les dangers sexuels : il faut les nommer , les expliquer et faire confiance aux capacités de compréhension des enfants" conseille JP Winter - psychanalyste - La confiance n'est pas donnée , elle se conquiert en acceptant la séparation ( grandir , c'est se séparer ) , en parlant avec son enfant , en refusant l'invasion des pensées morbides , en rationalisant ( comparez le nombre d'accidents ou de problèmes survenus en séjour avec le nombrede colos ou de centre ouverts chaque été ) .
      ° 10-14 ans ...la fête chez un copain ... mais qui est-ce ? que font ses parents ?   QUE FAIRE ? poser des balises , pas question de laisser " l' adonaissant " partir à l'aventure , quelle que soit sa demande mais pourquoi refuser ?  mener l'enquête ...pour dissiper les craintes , rencontrer le copain , si possible ses parents , mettre une limite horaire . " L'adonaissant doit quitter peu à peu ses parents tout en étant surveillé par eux. Refuser les risques de l'adonaissance et de l'adolescence , c'est craindre que son enfant ne sorte pas de l'enfance " prétend François De Singly - sociologue - spécialiste de la famille -
   ° 16 - 17 ans ...la sortie en boite ! ..et s'il avait un accident de scooter ? de voiture ? et s'il touchait à la drogue ? et s'il n'utilisait pas un préservatif ?   QUE FAIRE ? impossible d'interdire au nom du principe éducatif fondamental : l'adéquation entre le risque et la capacité de l'adolescent à l'affronter et à le maitriser ; nécessité de lui expliquer la réalité du danger :les risques de mort ( accident , alcool , drogue ...) et les risques liés à la sexualité ; nécessité de passer un contrat " je te fais confiance , mais je te donne des limites que tu dois respecter  " ...et sanctionner si non - respect !
LE RESPECT DES RÈGLES EST UN GAGE DE TRANQUILLITÉ POUR TOUS : VOUS POUVEZ LÂCHER , IL SE SENT PROTÉGÉ - même s'il râle violemment !

***Sur la 2 ème page du blog , PAS DE VACANCES POUR LA SÉCURITÉ !!
   

vendredi 11 juin 2010

UN PÈRE ...À QUOI ÇA SERT ??

@ UN PÈRE ...UN PAPA ??
* les enfants ont besoin d'un PAPA dans la réalité ...et surtout BESOIN d'avoir un PÈRE dans la tête !
ce PÈRE étant une instance symbolique nécessaire à chacun pour se construire ...
              ** L'ENJEU C'EST DONC ÊTRE PÈRE ET PAPA À LA FOIS !
@ QU'EST-CE- QU'UN PÈRE ??
* ce n'est pas seulement la personne du père ,c'est-à dire le PAPA  !
C'EST SURTOUT 3 PERSONNAGES À LA FOIS !
         1. le père géniteur ...dont -même s'il ne l 'a jamais vu - l'enfant doit connaitre l'existence et l'identité ! il est important d'expliquer à l'enfant pourquoi cet homme est son géniteur ...nécessité de l'informer sur la sexualité et le rôle du père dans la conception .
         2. le papa ...celui qui , compagnon ou mari de la mère , élève l'enfant ; père géniteur ou substitut paternel " beau-père " .
         3 .une instance paternelle c'est -à dire une instance symbolique que l'enfant doit intérioriser ; en effet , pour se construire, un enfant n'a pas seulement besoin d'un père dans la réalité , il a également besoin d'avoir " un père en lui " , c'est-à dire qu'il doit avoir intériorisé la place et la fonction du père .
@ EN QUOI CELA EST UTILE À L'ENFANT ??
* cela lui sert ° à se situer . ° à s'orienter , ° et à savoir 3 informations essentielles : 1 .d'où il vient : son origine , ses racines , sa place ( issu de 2 lignées )        2 . que sa mère " n"a pas pu le faire toute seule " ...information fondamentale car les enfants petits croient souvent les mères assez puissantes pour faire les enfants seules ! et apprendre qu'elles ont besoin d'un homme pour cela , leur permet de relativiser leur toute puissance et leur donne un point d'appui pour se séparer d'elle et grandir = le père est le " tiers séparateur " .
                     3 . à savoir enfin que sa mère a eu ( au moins ) un homme dans sa vie ...1 an , 1 jour , 1 heure ...mais cela a eu lieu ; à partir de là, l'enfant prend conscience qu'il y a , dans la vie de sa mère , une zone à laquelle il n'a pas accés = il ne peut donc pas être " TOUT" pour elle . Dire à un enfant : " tu as un père " c'est mettre en place les conditions pour intégrer l'interdit de l'inceste et donc pour l'enfant , la nécessité d'aller voir ailleurs , de se construire sa propre vie , de grandir .
        ** en fait , " avoir un père dans la tête " c'est pour un enfant , passer de la relation à 2 ( lui- sa mère ) à une relation à 3 ( lui , sa mère , son père ) ...c'est poser l'existence , entre sa mère et lui , d'un tiers investi d'une autorité , puisqu'il a le pouvoir - par son existence même - de lui interdire cette mère ..et c'est d'ailleurs parce qu'il a , de par sa place , ce pouvoir initial que le père représente pour l'enfant: L'AUTORITÉ ET LA LOI .
@ POUR QU'UN PAPA SOIT UN PÈRE ...
* suffit-il  d'avoir un " papa " dans la vie pour avoir " un père " dans sa tête ? NON ! ...nous connaissons tous des enfants qui se conduisent normalement quand le père est là et qui deviennent intenables quand ils ne sont plus là ...cela signifie que l'enfant a un père dans la réalité mais pas " de père dans la tête " ! il n'a plus de boussole intérieure dès que le papa a disparu à leurs yeux ; pour eux le père se limite à la personne du père c'est-à dire le papa ! les interdits posés n'existent plus !
* à quelles conditions un papa est -il aussi un père ?
          ° il faut qu'il aie conscience d' être investi d'une mission, d'avoir une fonction à remplir et donc de représenter plus que lui-même soit une parole " paternelle " ce qui est différent des convictions personnelles du papa ou interdits posés pour son bon plaisir ; également parole que , compte -tenu de sa fonction , il doit dire à ce moment-là .( ex. on ne se couche pas à minuit ,on fait ses devoirs ...) ;le père est dans la famille l'équivalent de ce qu'est dans la société le policier ( police ) et le magistrat ( justice )
                         ** c'est de sa fonction et non de sa personne que le père tire son autorité .
           ° il faut qu'il aie la volonté de diriger ( donner une direction ) l'éducation de son enfant à tous le moments de sa vie et fasse en sorte que sa parole soit respectée même en son absence aussi bien par la mère que par l'enfant .
          ° le papa est un père s'il fait exister la fonction paternelle .
                        ** or 2 choses peuvent s'y opposer :
            1. si le papa n'est pas conscient de sa mission , s'il se sent incapable de la remplir , s'il a l'impression d'avoir aucune légitimité à le faire ( attitude qui peut être liée à son histoire personnelle = pas eu de père dans sa vie ou n'a pas été autorisé par lui à devenir père à son tour ).
           2 . à l'inverse , des enfants se retrouvent " sans père" parce que leur papa barre la fonction paternelle en se substituant à elle ...cas des pères dictateurs ( se prennent pour dieu le père ) , ou qui ne disent pas la loi mais la font ( fantaisie, voire névrose , folie ) : l'enfant n'a alors pas de re-père pour lui apprendre les lois humaines   ;il a un papa tout puissant , terrifiant et fascinant auquel il va soit se soumettre soit s'identifier ...et il sera peut-être lui-même plus tard dictateur .
@LA MÈRE JOUE UN RÔLE IMPORTANT DANS LA CONSTRUCTION DU PÈRE
      * elle a même un rôle fondamental : il n'y a pas de père sans mère ...
      * elle a le pouvoir - exorbitant - d'être la seule à pouvoir nommer le géniteur , à pouvoir dire qui est le père de son enfant , or on peut regretter que rien , dans notre société , ne l'oblige à le faire ! car le père appartient à l'enfant ! ...et l'enfant devrait donc avoir au moins le droit de toujours connaitre l'identité de son père !
     * elle a aussi le pouvoir de donner à son enfant , une image de son père , du géniteur , s'il est absent , par la façon dont elle en parle et du papa présent ( géniteur ou non ) par le biais des relations qu'elle entretient avec lui ( qualités et défauts du père ) .
                  **l'image que l'enfant aura de son père dépend toujours de ce qu'en dit la mère .
ex : aucun enfant n'a peur d'un père coléreux si la mère explique qu'il n'est pas méchant et qu'elle -même n'a pas peur ..
ex : n'importe quel enfant croira que son père est un imbécile si sa mère le croit ...ce qui est encore plus dommageable pour les petits garçons qui en s'identifiant à une mauvaise image du père , auront une mauvaise image des hommes et donc d'eux-mêmes .
     * la mère est celle qui a la possibilité de faire exister le père , quand il n'est pas là , en se référant à ses paroles et son autorité .
ex : si le père vit à la maison , " fais cela parce que ton père te l'a demandé "
      s'il ne vit pas à la maison , " ton père n'aimerait pas que tu fasses cela " .
    * la mère qui rend pour l'enfant , son père présent même s'il est absent physiquement , intervient " au nom du père " : elle fait exister la fonction paternelle et permet à l'enfant de l'intérioriser .
    * inversement , une mère qui ne tient pas compte de la parole du père ou accepte - souvent à la demande de l'enfant - de lui cacher tel ou tel évènement ," barre la fonction paternelle ".
   * si le papa est dictateur , la mère doit et peut aider l'enfant à " se fabriquer " du père dans la tête ....en expliquant en quoi son papa outrepasse ses droits , pas en le dénigrant ...mais en expliquant ce qui s'est passé dans son histoire , ce qu'il a subi : la mère donne ainsi à l'enfant un repère par rapport aux vraies lois et un point d'appui pour lui permettre de résister à son papa quand il dérape : cela n'empêche en aucun cas l'enfant d'aimer son père .
                ** les enfants , quand ils comprennent les raisons des errances de leurs parents , ont toujours pour eux des trésors de compassion .
@QUE SE PASSE-T'IL LORSQU'IL Y A DES "PANNES DE PÈRE " ??
   * aider l'enfant à se construire en lui " un père " lui permet d'accéder à 2 choses essentielles :
                  1. à la symbolisation et au langage : c'est - à dire le fait de constater que son père peut être présent même absent physiquement ; comprendre que les MOTS qui nomment les choses peuvent exister quand les choses sont absentes ; PARLER c'est faire exister les choses , en leur absence . par LES MOTS ; les retards de langage sont souvent dûs à des " pannes de père" .
                 2. au respect des limites et de la loi : si la parole du père n'existe plus dès qu'il n'est plus là , un enfant ne peut pas comprendre que , en l'absence de tout policier susceptible de verbaliser , une voiture s'arrête au feu rouge .
               ** le non- fonctionnement de " l'instance paternelle " dans la famille est la cause majeure de la plupart des délinquances .
  * il est vrai que des instances sociales peuvent la suppléer en apportant à l'enfant des repères que sa famille n'a pas pu lui donner .( éducateur , enseignant , juge peuvent transmettre " des paroles paternelles " .)
@ " TU SERAS UN HOMME , MON FILS "
   * "porteur " et " passeur" de l'instance paternelle pour ses enfants des 2 sexes , le père a un rôle spécifique dans l'éducation de son fils .
              ** le père est le pilier de la construction psychique du petit garçon ...celui qui peut aider son fils à grandir en le " sortant des jupes de sa mère " , en le poussant à acquérir une autonomie physique , à se débrouiller seul ( se laver , s'habiller ...) , celui qui donne une place et un avenir en lui signifiant l'interdit de l'inceste : " ta mère est ma femme - à toi de grandir pour avoir plus tard ,une femme à toi " , celui qui le " nomme " garçon ,le soutient dans son identité de garçon et lui donne la fierté d'être un garçon
             ** un garçon a besoin d'être " reconnu " par son père .
             ** le père a également un rôle essentiel à jouer par rapport à la sexualité du garçon , en l'informant sur son anatomie , en l'aidant à comprendre que la sexualité humaine n'est pas une affaire de force brutale et un accouplement de bêtes en rut, mais une affaire de respect de l'autre et de paroles .
             ** le père est enfin et surtout un modèle de vie ; c'est l'éducation qui transmet l'exemple et c'est en s'identifiant à son père ( en faisant comme lui ) que le petit garçon grandit .
             ** le père tient sa place de père par rapport à l'enfant , s'il tient sa place d'homme par rapport à sa femme ou sa compagne , s'il montre à l'enfant qu'il est lui - même soumis aux lois qu'il lui demande de respecter = alors le petit garçon peut devenir un homme .
@ EN CONCLUSION , 3 IDÉES - CLÉS À RETENIR =
            ° L'INSTANCE PATERNELLE EST ESSENTIELLE : l'enfant a besoin d'intérioriser la place et la fonction d'un père , tiers séparateur entre lui et sa mère , et qui représente l'autorité et la loi .
            ° tous les papas ne sont pas des pères ...même s'ils s'occupent de leur enfant, les pères   n'ont pas tous conscience de leur mission particulière soit par incapacité soit par empêchement .
            ° le père est un modèle de vie pour le petit garçon ; il a un rôle spécifique dans l'éducation de son fils ( interdit de l'inceste , fierté d'être un homme , humaniser sa sexualité ) .
@ A SAVOIR ...Les hommes doivent pouvoir passer du temps avec leurs enfants et les enfants pouvoir profiter de leurs parents . Une plaquette éditée par le CNIDFF ( centre national d'information sur  les droits des femmes et des familles )www.infofemmes .com prône " prenons le temps d'être père " !
il semble qu'il y aie une réelle volonté de favoriser une meilleure répartition des tâches et des rôles dans les sphères familiales et professionnelles .
          ° 66, 4% des pères ont demandé leur congé paternité en 2004
          ° 36 % des hommes estiment  qu'il est difficile de concilier leur travail avec le rythme et les horaires de scolarité ou de garde d'enfant .
@ POUR EN SAVOIR PLUS ....
              * Le père , à quoi ça sert ? : S. et M .Nabati - ed . jouvence
              * les pères et les mères - Aldo Naouri - ed . odile jacob
              * chacun cherche un père - Marcel Rufo - eds . anne carrière 
@ et une jolie poésie pour TOUS LES PAPAS !!
        

Un papa rapluie
Qui me fait un abri
Quand j'ai peur de la nuit

Un papa ratonnerre
Je ne sais pas quoi faire
Quand il est en colère

Un papa rasol
Avec qui je m'envole
Quand il rigole

Un papa tout court
Que je fête en ce jour
Avec tout mon amour
Pierre Ruaud

jeudi 6 mai 2010

MÈRES ...TOUJOURS FAUTIVES !

* CONSTAT : ' en devenant mères ,les femmes se sentent responsables de tout ...et à vie !
                     ' la société ne se prive pas de leur rappeler !
' les mères qui s'acceptent trouvent leur équilibre grâce à un appui auprès du père et au renoncement à l'illusion de " la toute puissance maternelle ".
* EN RÉALITÉ ...les mères en ont ASSEZ ! elles courent après le temps sans jamais marquer de pause ; elles ne supportent plus d'essuyer les incessantes réflexions des uns et des autres = conjoint ,collègues , professeurs , grands-parents , corps médical etc...qui prétendent que la mère n'est jamais là ou qu'elle est trop fusionnelle , ou trop sévère ou trop laxiste ...et si l'enfant ne va pas bien , c'est parce qu'elle - même n'est pas en forme !
* PAS DE MATERNITÉ SANS CULPABILITÉ !
        @manque de temps , de présence ,de disponibilité , de tendresse , d'énergie ...les mères se sentent constamment coupables ...
        - de ce qu'elles donnent ou ne donnent pas !
        - de ce qu'elles font ou ne font pas !
        @ jadis , soutenus par un carcan sociétal et religieux qui leur garantissait toute autorité sur leurs enfants , les parents étaient convaincus qu'ils faisaient bien quoiqu'ils fissent ...mais depuis les années 60 , les repères familiaux ont volé en éclats ; parallèlement , les femmes se sont lancées à l'assaut du monde du travail avec en toile de fond la pensée féministe de Simone de Beauvoir affirmant que " la maternité risquait de freiner leur épanouissement dans une recherche d'égalité avec les hommes"
        @ 40 ans plus tard , la société leur renvoie' le balancier de plein fouet'
ex: une maman qui habite dans un village, travaille dans une ville proche,elle a un enfant de 2 ans , un mari aux horaires irréguliers ...un matin,elle laisse - avec remords - sa fille malade à la nounou...lors de la réunion de travail , les collègues masculins expliquent que " s'il y a des voyous , c'est parce que les mères ne sont pas assez présentes !!" ....voici le reflet de la société entière qui s'acharne à rendre les mères responsables de tous les maux qui touchent les enfants , renforçant de cette manière , LEUR CULPABILITÉ NATURELLE !
              ** Pour Sylviane Giampino , psychanalyste et psychologue de la petite enfance : ° entrer en maternité c'est entrer en culpabilité ; les mères avancent sur un terrain doublement miné :
                           ° d'un côté , par l'idée mythique de toute puissance : puisqu'elles donnent la vie , elles ont le pouvoir de donner ce qui est bon et par conséquent également ce qui est mauvais !
                           ° de l'autre , par le mirage selon lequel la mère est l'enveloppe protectrice de l'enfant , c'est la nourrice , l'éducatrice , la seule qui soit bonne pour la santé , l'équilibre et le bonheur de l'enfant .
              ** la culpabilité est d'autant plus douloureuse quand elle n'est pas partagée ...dans le cas des mères qui élèvent seules leurs enfants pour des raisons différentes ; elles subissent des regards accusateurs comme si elles portaient l'entière responsabilité de la situation ...
* DES THÉORIES PSY MAL INTERPRÉTÉES ?
        @ la culpabilité  liée à la maternité depuis la nuit des temps  est aujourd'hui de plus en plus lourde! " les découvertes des thérapeutes pour enfants , de Winnicott à Dolto , sont passionnantes , dit la pédiatre Edwige Antier , malheureusement , une interprétation erronée de leurs théories les dévoie quotidiennement et déstabilise les mères " .
ex : une mère qui consulte un pédiatre pour l'angine de son fils de 9 ans , se voit accusée d'être déprimée ou fatiguée et ainsi de rendre son fils malade ! langage du corps de l'enfant certes ...mais !
       @ au cours des 50 dernières années , nous assistons à un développement d' un tel champ de connaissances sur les enfants qu'aucune mère - quelque soit son niveau d'information , de disponibilité et de moyens financiers , ne peut appliquer ! impossibilité renforcée par le discours social = " puisque vous savez ce qui est bon pour votre enfant et que vous ne l'appliquez pas , c'est que vous êtes une mauvaise mère ! " ou le pire consistant à affirmer doctement =" si la mère va bien , les enfants vont bien ! "....d'où une surangoisse des mères qui ne vont pas bien ..et un certain désengagement de la responsabilité de l'entourage !
* À LA RECHERCHE DE L'ÉQUILIBRE ...où comment sortir de ce cercle vicieux ?? ° d'abord en repérant d'où vient la critique assassine...s 'il s'agit du discours d'une puéricultrice , d'un professeur , d'un médecin , prendre de la distance ...mais si la crititique vient d'un proche ( enfants , conjoint , parents ) important d'être à l'écoute !
                ° " se sentir mal parce qu'on a le sentiment d'avoir- tout faux  -, c'est parfois le début d'une prise de conscience du besoin d'aide ;" une bonne culpabilité est une culpabilité qui pousse à travailler sur soi et à comprendre réellement de quoi on souffre "...quitte à se demander si ce surmenage ou cette culpabilité ne sont pas également un moyen de se valoriser !
               ° il est nécessaire de s'appuyer sur ceux qui nous entourent notamment le père ; en refusant de renforcer l'illusion de la toute puissance maternelle , un père peut aider une mère à déculpabiliser :
                               + d'abord en la rassurant , en la protégeant de tout ce qui pourrait nuire à sa tranquillité avec le nouveau - né ,
                                + puis , au fur et à mesure en prenant sa place dans la " bulle maman - bébé " .....à condition qu'il refuse à se soumettre à la domination de la mère c'est à dire s'occuper de l'enfant quand elle le lui dit et de la façon dont elle le dit ! la mère s'apercevra alors que ce n'est pas si grave  si ...la couche est de travers , le bébé est sorti sans bonnet ou le tee-shirt pas assorti au pantalon !
elle réalisera alors que son enfant peut survivre sans elle = c'est le début de la déculpabilisation !
                                 +  ensuite , SE FAIRE PLAISIR ...comme le suggère la psychothérapeute Catherine Serrurier : " paradoxalement , s'occuper à quelque chose qui apporte une gratification déculpabilise " .
ex: une maman qui prend 1 heure pour aller à la piscine , ou voir une expo , ou faire du shopping , ou pour un rendez-vous chez le coiffeur ou en institut ...a le sentiment de " voler " du temps à ses enfants ...mais cette heure la détendra et sa gestion du temps n'en sera que meilleure !!
                                 + la seule condition à cet épanouissement reste que les proches le comprennent ( enfants , conjoint ) .
                                 + enfin , une fois le ménage fait entre les injections des uns et les conseils des autres , il est parfois souhaitable d'être à l'écoute de cette culpabilité impitoyable que l'on se fabrique toute seule !!
 * veut-on être une " bonne mère " que l'on a idéalisée ?
 * veut-on au contraire donner à son enfant tout ce dont une " mauvaise mère " nous a privée ?
 * comment renoncer à l'idée de toute puissance sur son enfant ?
 * veut-on continuer à être " une mère modèle " comme la petite fille sage , obéissante que nous étions ? écoutons toujours " l'enfant qui est en nous " !
 * veut-on être celle dont on dit toujours " elle est formidable .elle mène tout de front ..." ?
 * oublions nous d'être épouse , femme tout simplement ?
@ ALORS , EN BREF ?
     * IL S'AGIT D'ACCEPTER D' ÊTRE - COMME LE DISAIT WINICOTT - UNE MÈRE " SUFFISAMMENT BONNE " C'EST-À- DIRE...QUI RÉPOND AUX BESOINS DE SON ENFANT , QUI CONSTITUE AINSI UNE BASE DE SÉCURITÉ INTÉRIEURE MAIS CAPABLE DE FRUSTRER SON ENFANT , NI PLUS ,NI MOINS ...AVEC SES AMBIVALENCES , SES DOUTES , SES LIMITES ...ET TOUT SON AMOUR !
     * DIRE À SON ENFANT ....LES PAROLES DE FRANÇOISE DOLTO :
" débrouille - toi avec la vie ;je fais ce que je peux pour que tu sois heureux , mais ce n'est pas toujours à cause de moi si ça ne va pas , si tu n'es pas heureux , si tu es malade ; la vie n'est pas toujours comme on le voudrait : tu t'en sortiras si tu sais prendre les choses du bon côté ..."

@ LES MÈRES ...FACE AUX ENFANTS ATTEINTS DE MALADIE GRAVE ...
      * la culpabilité parentale est terrible dans le cas de transmission d'une maladie héréditaire et ( ou ) génétique ...d'après Martine Frischmann - psychologue -conseil auprès de l'Association Française de Myopathie - " admettre le caractère génétique change la culpabilité des parents " : le parent se sent coupable d'avoir transmis une maladie à l'un de ses enfants , et d'avoir affecté toute la descendance de celui-ci ...
      *  certains enfants évoquent un " horrible soulagement " car savoir que l'un de ses parents est responsable permet de réduire le caractère traumatique du drame ...
      * mais savoir " qu'il y est pour quelque chose " permet au parent de s'approprier ce qui arrive à son enfant  ; devenu responsable , il entre dans le versant constructif de la culpabilité .
     * dans le cas d' un bébé mort avant terme ou à terme , la culpabilité de la mère est immense : " qu'ai-je bien pu faire pour faire mourir mon bébé ? "
" que n'ai-je pas fait pour qu'il vive ? " ....Françoise Dolto disait  que " la conception est une rencontre à 3 ...3 désirs : le désir d'un homme et d'une femme et un désir pour l'enfant de s'incarner , un désir en devenir d'une personne à naître , d'un individu unique . " seul chaque enfant se donne vie par son désir de vivre " .
                    ° si le sujet désire s'incarner , il le fait .
                    ° la vie et le désir sont une seule et même chose .
                    ° en un sens , les parents ne sont que les médiateurs d'un désir à naître...dans  un 1er temps, la mère est le médiateur biologique pour l'embryon qu'elle héberge , car dès sa 1 ère division , celui-ci est différent de sa mère .; et après la naissance , les parents ont le même rôle de médiateur en éduquant l'enfant à devenir lui-même .
@ LES PÈRES AUSSI SE SENTENT -ILS " FAUTIFS " ?
         * les pères aussi sont accusés , bousculés , contredits ...
         * mais si 39% des parents se plaignent de leurs difficultés croissantes à élever leurs enfants , les pères et les mères ressentent des culpabilités différentes = ° 65,6% des pères regrettent de ne pas assez voir leurs enfants .        ° 52,7% craignent de manquer d'argent pour assurer son éducation.
                        ° alors que 61% des mères se sentent coupables de  ne pas savoir protéger leus enfants des influences extérieures .
                        ° et 50,3% ont peur de ne pas comprendre leurs enfants .
 @ QUELQUES LIVRES POUR EN SAVOIR PLUS ...
          * les mères qui travaillent sont-elles coupables ? . Sylviane Giampino - Ed . albin michel .
          * éloge des mauvaises mères .Catherine Serrurier - Ed. desclée de brouwer .
         * éloge des mères .Edwige Antier - Ed . robert laffont .
        * et le dernier livre d'Elisabeth Badinter: Le conflit . La femme et la mère .-Ed. Flammarion . ( dont vous pouvez écouter un extrait sur www.fnac.com   )



dimanche 2 mai 2010

"MAMAN , J'AI PEUR !! " ....

@ LA PEUR , QU'EST-CE QUE C'EST ?
          * c'est une émotion normale , un " signal d'alarme " devant une chose nouvelle , que l'on ne connait pas et qui semble dangereuse .
          * la peur est nécessaire , utile ( sans la peur , l'enfant ferait fi du danger ! ); elle aide l'enfant à se construire, à se développer harmonieusement .; elle prévient l'enfant du danger , lui permettant ainsi de se protéger et de veiller à l'intégrité de son corps ( 1er interdit énoncé à l'enfant : " tu n'as pas le droit de te faire mal " ) .
          * de plus , la peur de la loi symbolique représentée par le père , aide l'enfant à se construire et à sortir de la relation fusionnelle avec la mère ( le père est " le tiers séparateur")
        * et pourtant , les parents considèrent le plus souvent  la peur comme une émotion négative ...une entrave , un handicap dans la société actuelle ...collant ainsi au désir d'enfant parfait et à la société de performances ....( où nier le danger par ex . en pratiquant des sports extrèmes , est de "bon ton")
         * quelles sont les expressions verbales liées à la peur ?
                 ° " même pas peur"...qui est une fanfaronnade pour " braver" la peur ,un lien établi par l'enfant entre la peur et le courage ( prise de conscience du danger ) .
                ° " j'ai peur ! " ...qui est un formidable moyen utilisé par  l'enfant pour obtenir ce qu'il veut ou ce qu'il ne veut pas ; ces simples mots ont le pouvoir d'ébranler les convictions des parents les plus déterminés à faire respecter leurs lois ;ils ont une résonnance forte , faisant ainsi écho aux peurs de notre enfance , bien tapies au fond de la mémoire , oubliées parfois mais qui ressurgissent face à l'enfant plaintif...la peur de l'enfant nous dérange ! pourtant , l'enfant a un besoin essentiel et vital de sécurité.( en témoigne le sentiment de sécurité intérieure entre sa mère et lui , extrémement solide qui l'aidera à se séparer ).
              ° " il n'a peur de rien ! " ...ces mots ne sont pas une preuve " de caractère " ...mais une lacune dans l'éducation ! les parents n'ont pas appris à l'enfant qu'il y avait des lois , des régles de vie sociale , des consignes à respecter ...ils ont oublié l'éducation à la sécurité ...et la loi symbolique du père ! l'enfant au comportement suicidaire est à la recherche de cette émotion-peur ...il se fait mal pour provoquer la réaction de l'adulte ." va-t'il enfin me mettre des limites? " !
@ EN ÉNERGÉTIQUE CHINOISE , QUE RÉVÈLE LA PEUR ?
         * l'énergie est bloquée au niveau des reins ,,,c'est-à -dire : glandes surrénales , ovaires-testicules , cheveux , os , dents , oreilles ...
         * se révélant par des pathologies se rapportant à l'organe ( le rein) , la viscère ( la vessie ) , le sens ( l'ouie ) et le tissu ( l'os ) = lumbago , énurésie , os fragiles , mal audition , otites ....;l 'hiver étant en relation avec les reins  , des pathologies à cette saison montrent un blocage de l'énergie .
         * se déplacer comme un singe est un exercice de QI GONG à pratiquer avec les enfants craintifs manquant de confiance en eux  pour stimuler l'énergie des reins ....
@ LA PEUR EST NORMALE ..MAIS QUAND DEVIENT-ELLE UNE PATHOLOGIE ??     * comment s'exprime la peur ?
                    ° peur fugace = un frisson
                    ° peur dont on joue ( les enfants savent  faire ...histoires , jeux , films ...        ° peur si forte qu' elle donne l'impression qu'on peut en mourir : " j'étais mort de peur! "
                    ° peur qui conduit aux blocages les plus invalidants , aux phobies , à l'angoisse , à la dépression ....
        * 3 grandes catégories de peurs sont susceptibles de " ronger" la vie d'un enfant :
                    ° la peur de la séparation et de l'abandon = une des plus grandes craintes de l'enfant dont le sommeil est la manifestation quotidienne .
                    ° la peur cachée qui s'exprime dès le plus jeune âge par des cauchemars et une attitude passive pendant la journée ...plus tard , par la peur de révéler ( synonyme alors de faiblesse de la personnalité ) ; la peur cachée est engendrée  parfois par les réflexions maladroites des adultes : " j'ai horreur des gens qui ont peur " , " oh ! le trouillard ! " , " t'es un homme , tu ne dois pas avoir peur ! " , " t'es trop grande pour avoir peur ! " !
                   ° la peur qui suit un traumatisme relatif à une opération ou une maladie : il est très important d'expliquer à l'enfant que son corps va se remettre en marche quand il sera guéri . Après un accident , il est nécessaire de lui permettre de s'exprimer , de poser toutes les  questions qui le préoccupent , voire même provoquer le dialogue si l'enfant se mure dans le silence .
 ATTENTION ! si les peurs pathologiques de l'enfant ne sont pas prises en compte , l'enfant reste en souffrance et cela entrave son développement . Cela se traduira par des manifestations à l'âge adulte : phobies , manque de confiance , mal-être , dépression , crise d'angoisse ...une aide psychologique s'avérera nécessaire .
 @ L'ENFANT A PEUR ...PEUR DE QUOI ?
        * " PEUR DE TOUT " ...normal entre 2 et 5 ans : les peurs matérialisent ,expriment,évacuent l'anxiété ( situation, face à un objet ou une personne ) ou peuvent être communiquées par des parents anxieux
c'est en maitrisant ses angoisses que l'enfant va devenir capable de relever de nouveaux défis ; pour l'aider à vaincre ses peurs ,nécessité d'en parler , la parole aide à dominer .
       * " PEURS DE TOUJOURS" ...
 - PEUR DE LA MER , DE L'EAU ( vers 2 ans ) milieu différent du nôtre = mystère, fantasme d'engloutissement , de dévoration...
 - PEUR DU LOUP ...qui se transmet par tradition orale = loup mangeur d'hommes , de femmes . d'enfants ;le loup occupe une place privilégiée dans le monde intérieur des enfants .
 - PEUR DES MONSTRES ( dragons , sorcières , robots , fantômes , dinosaures ) pouvoirs magiques , fantasme de toute puissance ...ne faisant pas la différence entre le réel et l'imaginaire , les enfants croient que tout ce qu'ils voient existe ..; en fait ce sont des personnages " utiles " qui représentent le père ( tiers séparateur ), les lois , les interdits.
 - PEUR DES PERSONNAGES ÉTRANGES ( SDF , personne âgée , handicapé ...) vers 4 -5 ans  l'âge où la vie fantasmatique est très riche  .
 - PEUR DU DANGER . vers 2 ans , nécessité de donner à l'enfant une éducation à la sécurité , un éveil à la protection pour faire acquérir le sens du danger ; chaque peur est une victoire à valoriser qui apprend à l'enfant à en affronter une autre .
  - PEUR DES GENDARMES ET DE LA POLICE ...souvent communiquée par les adultes qui donnent une mauvaise image de ces personnes dont le rôle est de nous protéger plutôt que nous punir !( certains adultes l'utilisant parfois pour se faire obéir ...ce qui révèle une grave lacune dans l'éducation!)
  - PEUR DE LA TÉLÉ ...jusqu'à 6 ans ( voire plus ) nécessité d'un adulte présent qui peut rassurer , expliquer ..la présence des grands frères ou soeurs ne suffit pas ! ; l'enfant ne faisant pas la différence entre le réel et l'imaginaire, il pense que tout ce qu'il voit existe réellement ...attention aussi aux images violentes sur grand écran !
 - PEUR DE LA NUIT , DU NOIR
 - PEUR DU SOMMEIL ,DES RÊVES , DES CAUCHEMARS ...(se reporter à la réflexion sur le sommeil - mars 2010 )...qui révèle l'angoisse de séparation avec la mère .(  nécessité d'apprivoiser la nuit , et d'avoir des rituels d'endormissement qui sécurisent l'enfant ) ; insister sur l'efficacité de la présence rassurante de l'adulte gardien d'un sommeil paisible .
 -PEUR DU DENTISTE  ; pour un enfant , la bouche = vital ; mise en confiance des parents : accompagner papa et maman chez le dentiste , faire une visite préalable .
 - PEUR DU DOCTEUR ..en fait peur d'être malade , d'avoir mal , d'aller à l'hôpital ; le déshabillage est souvent vécu comme une agression; attention aux paroles malheureuses de certains adultes qui construisent cette peur : " si tu pleures , il te fera une piqûre " " arrête de pleurer sinon je t'emmène à l'hôpital ! " ; et choisir si possible des praticiens pédagogues !
 - PEUR DES ANIMAUX ET DE LEURS MORSURES ...vers 3 ans, l'enfant manifeste des sentiments agressifs ( envie de mordre , de griffer ); en même temps , il est proche de l'animal qui est souvent un exutoire à son agressivité , il a peur que l'animal agisse comme lui !
 - PEUR DE CERTAINS ANIMAUX ( araignées , guêpes , serpents , oiseaux , chiens - plus rarement chats - ) =véritable protection contre un danger potentiel . Comprendre la peur de l'enfant mais ne pas " rentrer " dans son jeu ; par ex . on continue de rendre visite aux amis qui ont un chien même si l'enfant a peur ...
 -PEUR DE DISPARAITRE ...qui va de pair avec l'acquisition de la propreté ; en voyant ses excréments - qui sont une partie de lui-même - disparaitre dans les w-c , l'enfant a peur d'y disparaitre aussi dans le bruit fracassant de la chasse d'eau ....d'où des problèmes justement pour devenir propre ( énurésie , refus d'aller aux wc ...) ; même réaction avec l'eau de la baignoire , le vide-ordures , l'aspirateur ...
 - PEUR DE LA MORT .... attention aux paroles souvent prononcées par l'adulte qui angoissent l'enfant plutôt que de le rassurer " il s'est endormi " " elle est partie " " elle est au ciel " ....indispensable de dire la vérité ou quelque chose " qui est sur le chemin de la vérité " ." on meurt quand on a fini de vivre " FRANÇOISE DOLTO .( voir mon 3ème petit livre rouge : il est perdu mon papa )
 - PEURS DE LA PÉRIODE OEDIPIENNE  fréquentes entre 3- 4 ans et 6-7ans , période où les enfants nourrissent des fantasmes incestueux envers l'un puis l'autre parent d'où angoisse de castration , culpabilité , doute et angoisse concernant sa sexualité. Le soutien des parents est indispensable , du père en particulier qui édicte des lois ,des règles , des interdits . Ce qui va permettre à l'enfant de libérer une énergie pour" s'ouvrir " aux apprentissages scolaires en particulier ...
 - PEUR DE LA SANCTION dûe justement à ce travail de renoncement ;qui se traduit par un comportement révélateur : l'enfant est pénible , insatisfait , coléreux , exigeant ...
 - PEUR DE L'ÉCOLE ...lieu catalyseur de peurs !! peur de la séparation , de l'abandon , peur des autres enfants , peur de la maitresse , du maitre, peur des notes , des contrôles ....des troubles psychosomatiques étant souvent les révélateurs  ( mal au ventre , mal à la tête , asthme ...); la  fermeté et la conviction des parents apporteront soutien et encouragement .
@ A TOUTES CES PEURS , UNE MÊME ORIGINE : L'ANGOISSE DE SÉPARATION...
          * en effet ,cette peur est la plus tenace , la plus intense de l'enfance , elle peut " ronger " la vie d'un enfant ; la peur fondamentale du bébé est de perdre sa mère , d'en être séparé ....dès la naissance , l'état émotionnel de la mère a ainsi un rôle primordial dans le sentiment de sécurité de l'enfant ...pour mettre en place un attachement sûr , tranquille  ce besoin primaire de survie se développant pendant les 3  1ères années ).
          * la frustration également est importante ...ne pas obtenir tout de suite la satisfaction de ses désirs permet de mettre en place des stratégies de remplacement ( sucer son pouce , développer la patience ...) ; la mère est responsable de la santé mentale de l'enfant , le père est le gage du bon équilibre affectif de la mère ...
         * la peur de l'étranger - angoisse du 8 ème mois - est un indice de bon développement de l'enfant qui fait la différence entre les visages familiers des personnes qui s'occupent de lui et la personne étrangère ; cet âge est un moment délicat pour mettre l'enfant à la crèche . à la garderie , chez une nourrice ....( préférez avant ou après ...mais si cela est inévitable , l'accompagnement des 2 parents sera indispensable pour permettre à l'enfant de vivre ce cap difficile .)
         * " l'attachement sécurisant à la mère doit permettre à l'enfant d'explorer tranquillement son environnement et de faire face à un moment d'absence sans être submergé par l'angoisse " . BORIS CYRULNIK - psychiatre - 
         * cette angoisse de séparation est réactivée à l' heure  du coucher , à la naissance d'un autre enfant , à la 1ère rentrée scolaire , lors d'une hospitalisation , et d'évènements  particuliers ( mort , déménagement , dangers vécus sans les parents ....), à 15 mois - point culminant pour la peur de la solitude et la peur d'être perdu ..., et si la famille vit " en vase clos " .
INDISPENSABLE : l'enfant a besoin d'être " poussé "en avant pour acquérir sa confiance et connaitre ses capacités , sinon il fait du " sur place" ...et il se réfugie " dans les jupes de maman " !
         * comment gérer cette angoisse ? 
                    - en adoptant un mode de vie cohérent , rassurant :prendre son temps le matin - moment fort de séparation - , ne pas promettre ce que l'on ne fera pas ...car ce serait alors vécu par l'enfant comme un abandon .
                     - en gérant soi-même ses propres peurs : les mères en proie à leur propre angoisse de séparation , soit par rapport à leur propre mère , à leur mari ou compagnon , soit par rapport à leur enfant, engendrent l'anxiété de l'enfant ; certains parents ont une peur très vive du danger ...peur ressentie très vite par l'enfant qui la fait sienne ; pour d'autres , c'est l'entrée dans la parentalité qui entraine des peurs qui créent l'angoisse de l'enfant ( peur de "mal faire " , de n'être pas de bons parents surtout à la naissance du 1er enfant- rêve d'être un parent idéal pour un enfant idéal ! )
NÉCESSITÉ POUR L'ENFANT :
                  + LE LAISSER PRENDRE DES RISQUES , DES COUPS .
                  + MAIS ÊTRE LÀ POUR EXPLIQUER ET RASSURER .
 @ FACE À CES PEURS , COMMENT RÉAGIR ? 
             " ON NE PEUT PAS ÉVITER LES PEURS DE L'ENFANT " !!
         - donc , comprendre , rassurer , accompagner , " apprivoiser" la peur,
se familiariser avec elle ( ex. peur de l'eau = jouer avec l'eau ; peur de l'obscurité = manipuler l'interrupteur ; peur des monstres = regarder avec papa ou  maman derrière les rideaux , la porte , sous le lit  etc ...;dessiner ce qui fait peur  ; jouer avec la peur ( contes , livres , histoires...) ; jouer à se faire peur ( coucou , cache-cache , se cacher , faire peur à ses parents ...) ; " accompagner " l'enfant dans ses peurs = ne pas se moquer " oh ! le trouillard " ! )
               ON NE RASSURE JAMAIS TROP UN ENFANT , ON SOUS-ESTIME SOUVENT LE POIDS DE SES PEURS SUR SA VIE QUOTIDIENNE .
         - savoir écouter son enfant ...à travers ses mots et ses maux ! 
         - vaincre son anxiété : avoir peur est normal , lui raconter vos peurs d'enfants , dire que les autres aussi ont peur .
          - avoir peur est aussi une question de caractère ...la réaction de l'enfant face aux émotions est identique à celle de ses parents  .
               L'ENFANT A BESOIN QUE LES ADULTES L'AIDENT À APPRIVOISER SES ÉMOTIONS , À SAVOIR LES ACCUEILLIR  SANS SE LAISSER ENVAHIR PAR ELLES.
             *  ACCOMPAGNER CE N'EST PAS  SURPROTÉGER : protéger , prévenir , informer , expliquer ...OUI ! empêcher , inhiber , anticiper la peur ...NON ! 
             * AUTRE SURPROTECTION TOXIQUE : non- dits , silences , secrets ....
             * NE PAS BANALISER À OUTRANCE LES ÉMOTIONS ! ...par ex . n'avoir aucune considération pour les émotions des enfants sous prétexte qu'ils sont petits ....dire " c'est rien ! c'est pas grave ! " , c'est priver l'enfant du droit d'exprimer des (ses ) émotions...TOUTE PEUR , TOUT CHAGRIN DOIVENT ÊTRE ENTENDUS .
 @ EN CONCLUSION ....
           * LA PEUR est l'émotion la plus importante , la plus envahissante , la plus ambigüe ;  paralysante , dévastatrice ( origine dans l'inconscient individuel ou familial lointain ) , elle est alors nuisible , inutile , source de phobies , de mal -être donc de souffrance ...
            * mais le plus souvent , elle est normale donc utile et nécessaire à la construction de l'enfant ; elle le protège du danger et lui apprend à mieux se connaitre , à faire face à ses limites . 
            * la peur se nourrit de ses conflits intérieurs , de son agressivité , de sa culpabilité , de son désir de toute puissance .
             * la période oedipienne , la puberté , les évènements sont propices à l'émergence de la peur .
              * AUCUN ENFANT N'ÉCHAPPE À LA PEUR ; les parents ne peuvent pas tout maitriser , ils doivent se déculpabiliser quand les enfants sont en souffrance ; ils doivent accepter leurs propres peurs , en être conscient , les accueillir , les identifier , les reconnaitre même si elles sont gênantes ....ils doivent "ÊTRE L'EXEMPLE " .
             * LES PEURS TROUVENT NAISSANCE DANS LA PEUR ORIGINELLE = L'ANGOISSE DE SÉPARATION ....qui cache elle-même LA PEUR FONDAMENTALE : LA PEUR DE LA MORT ...
              * le mot de la fin ...de BÉATRICE COPPER - ROYER - psychologue
 " ce qui ferait vraiment peur aux enfants , c'est  que les adultes que nous sommes soient eux-mêmes aux prises avec tant de peurs qu'ils en oublient d'être des parents rassurants , capables de leur apprendre à reconnaitre leurs émotions : joie , jalousie , tristesse et toutes ces peurs qui dans l'enfance sont autant de loups tapis dans les recoins de l'imaginaire".
 A LIRE : * peur du loup , peur de tout . Béatrice Copper - Royer -ed . albin michel 
               * les peurs de votre enfant . ed. odile jacob .