FRAMBOISE ...ET SES FILS ROUGES ! / vidéo créée par Yoan Delcey-guy auteur, élève de Framboise


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Post du mois à lire , après la présentation des petits livres rouges !

Les mots, plutôt que les maux !

Bienvenue dans l'univers des petits livres rouges de FRAMBOISE !

Des petits livres rouges pour « parler vrai »...
Ils racontent l'histoire vécue par un enfant
Ils parlent de la vie - naissance, secrets de famille, séparation , divorce, maladie, mort, identité, déménagement, jalousie...
Ils sont des outils de communication
Ils offrent des pistes de réflexion
Ils interpellent nos émotions.

Ils s'adressent à TOUS, petits ou grands, QUEL QUE SOIT L'ÂGE, aux enfants, aux adolescents, aux adultes.
Ils parlent à chacun de nous, à l'enfant que nous avons été, bien caché à l'ombre de l'adulte que nous sommes devenus
« notre enfant intérieur ».

Je vous invite à découvrir la collection ci- après

FRANÇOISE POULET alias FRAMBOISE



Ce 8e petit livre rouge ...

Ce 8e petit livre rouge ...parle d'un évènement douloureux: les violences sexuelles faites aux enfants. Près d'un enfant sur cinq est victime de violence ou d'abus sexuels. Vous pouvez empêcher que cela arrive à votre enfant : la clé est de bien communiquer avec lui, de PARLER VRAI dans un climat de confiance. La sexualité est encore un sujet tabou. Si aborder ce sujet avec votre enfant vous embarrasse, ce petit livre vous sera utile ...car il vous offre des clés pour apprendre à l'enfant à se protéger et à oser dire « NON ! ». Il s'adresse à TOUS, petits ou grands, QUEL QUE SOIT L'ÂGE, aux enfants, aux adolescents, aux adultes.Il parle à chacun de nous, à l'enfant que nous avons été, bien caché à l'ombre de l'adulte que nous sommes devenus « notre enfant intérieur ». Les mots, plutôt que les maux !

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* Vous pouvez le commander ICI en ligne , paiement par CB . " ajouter au panier " ou adressez-moi un courrier à framboise.editions@orange.fr *Le livre sera DÉDICACÉ si vous le désirez ! Ce 8e petit livre rouge rencontre un franc succès ! MERCI POUR VOTRE CHALEUREUX ACCUEIL ET VOTRE CONFIANCE ... Bien à vous. FRAMBOISE

8. JE NE VEUX PLUS ALLER A L'ÉCOLE - THÈME : Les violences sexuelles faites aux enfants -

12 € + 1 € expédition -livraison
Si vous souhaitez une dédicace, écrivez le prénom ICI !


pour tout renseignement ( PAR EX.envoi en nombre ,édition de facture ou autre ), me contacter par tel . +33 684868770 ou par mail : framboise.editions@orange.fr
Merci !





2 .le rhume de hanche; thème : le divorce* 12€+ 1€ expédition -livraison

LE RHUME DE HANCHE - livre n°2 - THÈME : le divorce- 12€ + 1€ expédition -livraison

3. Il est perdu mon papa ; thème : la mort d'un proche * 12€ + 1€ expédition -livraison

IL EST PERDU MON PAPA - livre n°3- THÈME : la mort d'un parent -la maladie grave - CET OUVRAGE N'EST PLUS EN STOCK !

4 . MON NOM DE FAMILLE : connaître ses origines, son identité * 12€ + 1€ expédition -livraison

MON NOM DE FAMILLE - livre n°4- THÈME : l'identité, connaître ses origines - 12 € + 1 € expédition -livraison

5. La maison de papa ; thème : le déménagement * 12€ + 1€ expédition -livraison

LA MAISON DE PAPA - livre n°5- THÈME : le déménagement - 12 € + 1 € expédition-livraison

6. MAMAN METS TES LUNETTES ROSES - Thème :le cancer de l'enfant -

MAMAN METS TES LUNETTES ROSES - livre n°6 - THÈME : le cancer de l'enfant - leçon de vie face à la maladie - 12€ + 1 € expédition -livraison

7. LA PETITE SœUR ; THÈME : LA JALOUSIE DANS LA FRATRIE * 12 € +1 € EXPÉDITION -LIVRAISON

LA PETITE SœUR - livre n° 7 - THÈME : la naissance d'un enfant est une épreuve pour chacun au sein de la famille ; c'est un chamboulement pour l'aîné -assailli d'émotions diverses - relégué au second plan par le nouvel arrivant . Un nouveau regard sur la jalousie pour mieux comprendre ce qu'un enfant peut traverser.- 12 € + 1 € expédition- livraison .

1. LA PETITE FILLE QUI N'AVAIT PAS SOMMEIL ; Thème : la naissance, un secret de famille...

le premier petit livre rouge
N'EST PLUS EN STOCK ! :
" LA PETITE FILLE QUI N'AVAIT PAS SOMMEIL " THÈME : secret de famille, secret de naissance...
RÉÉDITÉ PLUSIEURS FOIS ...MAINTENANT ÉPUISÉ!

je vous l' offre en ALBUM PHOTO ou en DIAPORAMA en copiant ce lien :

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ou en vidéo sur youtube


LA PETITE FILLE QUI N'AVAIT PAS SOMMEIL

JE SUIS À VOTRE ÉCOUTE...

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Après la présentation des petits livres rouges, voici le blog !



LA RENTRÉE ...ÇA SE PRÉPARE MENTALEMENT ET MATÉRIELLEMENT !

  LA RENTRÉE APPROCHE . ...   A nous, parents, grands-parents et proches DE PRÉPARER et d ' ACCOMPAGNER CES ÉCOLIERS. ..petits ou grand...

lundi 15 novembre 2010

AINÉ ,CADET , "DERNIER "..JUMEAUX , ENFANT UNIQUE ...UN RANG POUR LA VIE ??

http://www.maxi-gif.com/gif-anime/amour/amour-coeur-00020.gifARRIVER DANS LE NID FAMILIAL EN 1ÈRE , 2 ÈME OU DERNIÈRE POSITION, ÊTRE JUMEAUX OU ENFANT UNIQUE ...N'EST PAS ANODIN !

        NOTRE PLACE INFLUENCERAIT-ELLE SUR NOTRE CAPACITÉ À AVANCER DANS LA VIE ?...SI OUI , JUSQU'À QUEL POINT ?
http://www.maxi-gif.com/gif-anime/amour/amour-coeur-00020.gifDu temps du droit d'ainesse , la meilleure place dans la fratrie était celle du fils ou de la fille AÎNÉ(E) qui était héritier ( e) du patrimoine familial , alors que LE CADET se consacrait à l'armée , à l'église ou à l'exploration du vaste monde .
      Aujourd'hui , les enfants sont aux yeux des parents des êtres uniques , irremplaçables ...avant d'être des aînés , des cadets ou des benjamins .
     " Avec la disparition des familles nombreuses , le rang dans la fratrie compte désormais moins que les relations conscientes et inconscientes tissées entre parents et enfants " dit Françoise Peille - psychologue spécialiste de l'enfance -
       Dans les familles de 6 enfants et plus , les aînés étaient  des substituts parentaux alors qu'aujourd'hui dans les fratries de 2 ou 3 , les frères et soeurs sont avant tout des rivaux ; les cadets pensent que leurs ainés ont plus de chance , plus de privilèges , ex: se coucher plus tard , sortir seuls...
l'ainé pense que sa place engendre des servitudes : supporter ses cadets , ces intrus qui ont bouleversé sa vie !
 *  En fait aucune place n'est plus propice qu'une autre pour la construction de soi : chacune oblige à faire face à des difficultés spécifiques .
 * Dans les réunions de travail , constate Françoise Peille , celui qui se pose d'emblée en organisateur des débats est souvent un aîné ...qui a ce comportement depuis son enfance vis -à vis des cadets !
 * Alors , notre place dans le monde adulte serait-elle donc déterminée ou pire prédéterminée par notre rang de naissance = aîné , cadet , dernier ...jumeaux , enfant unique ?? cette thèse est défendue par Franck J.Sulloway , sociobiologiste américain , convaincu que nos gènes nous dictent nos comportements .
http://www.maxi-gif.com/gif-anime/amour/amour-coeur-00020.gifL'AÎNÉ ... à la naissance d'un cadet , s'efforce de conserver sa place et ses acquis , il lutte pour survivre ; par conséquent , tout aîné est prédéterminé , il deviendra un défenseur de l'ordre établi, conservateur il est un ennemi acharné du changement . Parfois encore , il a le rôle de statut parental , il a davantage le sens des responsabilités , il rend facilement service ; mais , il éprouve des difficultés inhérentes à cette 1ère place : installé trop tôt en position de gardien de ses frères et soeurs , il risque de se couper trop tôt de son enfance et de se croire plus responsable qu'il ne l'est : c'est un leurre qui lui interdit de mûrir à son rythme et de poser ses propres désirs .
         * Dans les fratries de 2 enfants ( la norme aujourd'hui ) , les rivalités sont intenses surtout si les 2 sont du même sexe et l'aîné en sort rarement indemne .
         * Sans généraliser , il semblerait que les aînés éprouvent souvent des difficultés à trouver leur place une fois devenus adultes ; dans leur imaginaire , tout se passe comme si quelqu'un allait les déposséder de la carrière , de la relation qu'ils construisent ...complexe de CAÏN qui les réduit au rang de second alors qu'isl auraient voulus être le 1er partout ! ; le problème de l'aîné est de ne pas avoir d'aîné !! et de manquer d'un modèle de sa génération .
        * Pour aider l'ainé à s'épanouir , il est nécessaire de l'encourager à se développer à son rythme et à sa manière sans chercher à lui demander de s'occuper de son cadet ;il doit avoir des activités de son niveau, avec des enfants de son âge , et il est bon de le soutenir dans celles-ci : activités avec la mère ou le père , "entre hommes " , "entre femmes " ; il faut l'accompagner dans ce qui doit être sa conquête = pouvoir aimer quelqu'un sans être tenu d'agir , de penser , d' être comme lui , il doit faire la distinction entre aimer et être comme... nécessaire pour la coopération et les relations sociales ; il doit conquérir sa liberté individuelle qui s'exprimera au départ par une réaction saine et normale :l'agressivité que les parents appellent jalousie ! donc il est nécessaire d 'autoriser les régressions ( envie de redevenir petit ) ,le laisser "écluser " sa jalousie , et quelque soit son âge l'assurer de l'affection de ses parents .
        * Il est intéressant de savoir que la position de l'aîné est la plus spécifique en raison de l'originalité de ce qu'il a vécu avant l'arrivée du cadet :il est celui qui fonde la famille , qui établit la fécondité des parents , il a l'avantage d'être le 1er , sorte de "buvard" qui absorbe le plus gros de la tache , il a une fonction essentielle = entretenir la mémoire familiale ...
                 @ LES AÎNÉS SONT SOUVENT PERFECTIONNISTES , CONSERVATEURS , PRETS À FAIRE DES EFFORTS CONSIDÉRABLES POUR RÉUSSIR .
Gif coeurLE CADET - L'ENFANT DU MILIEU .
           * Le cadet , c'est l'intrus qui arrive dans la vie de l'aîné ! il est plus " vrai" que le 1er qui constitue la 1ère expérience de parents , il a plus de libertés car les parents sont moins angoissés que pour le 1er ! il est presque toujours plus ou moins en admiration devant l'aîné qui est la référence pour bâtir son avenir ; comme il ressent profondément qu'il 
fait souffrir son aîné qui refuse systématiquement ses offres d'amour et d'admiration , il s'accuse , se culpabilise , se dévalorise , il cherche par tous les moyens à réparer sa faute imaginaire ; c'est ainsi qu'il peut se vouer à l'échec - notamment scolaire - pour rendre à l'aîné la place du 1er qu'il croit lui avoir dérobée ou lui abandonner des succés relationnels etc ...sorte de sacrifice qui peut durer la vie entière .
            @ LE CADET DOIT LUTTER POUR CONQUÉRIR SA PLACE , IL A DONC NATURELLEMENT L'ESPRIT OUVERT ET ADOPTE AVEC ENTHOUSIASME TOUTE IDÉE NOUVELLE ...SURTOUT SI ELLE BOULEVERSE L'HUMANITÉ ...C'EST UN REBELLE -NÉ GÉNÉRALEMENT TÉMÉRAIRE ET FRONDEUR.
         * Si un autre enfant nait , le cadet devient "l'enfant du milieu"  : situation assez inconfortable ( tiraillé entre le plus grand et le plus petit ) , il a du mal à trouver sa place ; il est partagé entre 2 types de complicité qui peuvent de temps en temps se transformer en rivalité = il se sent proche du petit et adopte alors des comportements régressifs , il souhaite établir une certaine complicité avec l'ainé auquel il aspire à ressembler ; en même temps il subit moins la pression des parents  mobilisés à la fois par la réussite de l'aîné et le maternage du  ( des ) dernier (s) .
                @ L'ENFANT DU MILIEU EST PLUTÔT  À L'AISE DANS LA VIE , RELATIVEMENT SEREIN DANS SON DÉVELOPPEMENT , IL DEVIENT UN ADULTE CONCILIANT QUI NE CRAINT PAS LES COMPROMIS , IL EST SOUVENT L'ENFANT LE PLUS PACIFIQUE DE LA FRATRIE .
Gif coeurLE DERNIER NÉ OU " LE PETIT DERNIER "....qui peut être aussi bien le 2ème ...que le 5 ème ...occupe une place " à haut risque " ! ..réputée pour être celle de " l'enfant gâté " = cela signifie que le dernier se doit de rester enfant le plus longtemps possible , afin de donner l'illusion à sa mère qu'elle reste jeune ! en effet  la mère , sachant  que c'est le dernier enfant qu'elle aura , peut être tentée , inconsciemment , de différer sa croissance , de le maintenir plus longtemps qu'il ne faudrait en état d'enfance et elle le surprotège ! La situation est compliquée pour cet enfant qui n'a pas de suite , pas de rival dont la présence le pousserait à avancer pour ne plus être dépassé ;si l'enfant s'en accommode , les épreuves seront pour plus tard ; il aura l'impression d'être frustré car il n' est pas armé pour lutter et il a besoin de protection ; par contre , s'il vit mal cette situation d'infantilisme imposé , il peut souffrir de troubles psychiques , de troubles du caractère ou même de troubles de la santé .
        * La position du " petit dernier" est difficile aussi à cause de ses frères et soeurs dont la jalousie s'exprime par le fait de jouer avec lui comme avec une poupée ou en le maintenant aussi en état d'enfance afin de se prouver leur propre supériorité  ( ils l'habillent , le font manger alors qu'il est apte à faire seul ! ) ...attitude d'autant plus redoutable qu'elle est souvent valorisée par les parents qui prennent  pour de la  sollicitude ce qui n'est en fait qu' un désir inconscient de vengeance .
       * Le petit dernier doit avant tout combler les attentes parentales donc tenté d'enfouir les siennes ; s'il y a concurrence dans la fratrie , il peut connaitre une sensation d'isolement , de haine mettant en péril ses capacités d'insertion ; surprotégé , il peut devenir un grand anxieux , un phobique , une personne mal à l'aise en société ; il peut aussi devenir un subversif professionnel , qui trouble , renverse l'ordre établi .
      * Des conseils pour les parents à propos de ces benjamins ? justement ne pas en faire "des petits derniers "! , ne pas trop les gâter , ne pas trop " les couver" ,ne pas les infantiliser , le risque étant que sentant les problèmes de leurs parents , ils se fassent un devoir de ne pas grandir pour les protéger du temps qui passe ! donc , il y a nécessité de les aider à avoir une vie sociale , à rencontrer d'autres enfants , d'autres adultes , à ne pas renoncer soi-même à la vie pour qu'ils puissent sans culpabilité bâtir leur avenir .
Si l'âge des parents pose problème , en parler avec eux , ne pas oublier que la parole répare , guérit ! Par tous les moyens , luttez contre l'habitude des aînés et la vôtre de surnommer le dernier " le petit " ou " la petite" .
     @ DES STATISTIQUES INTÉRESSANTES DE SULLOWAY SUR LES LIENS ENTRE ACTIVISME POLITIQUE ET PLACE DANS LA FRATRIE :
° DES AINÉS ...DEVENUS CHEFS : Roosevelt , Churchill, Mussolini , Staline
°DES ENFANTS DU MILIEU ...PACIFISTES : Martin Luther King
°DES BENJAMINS ...SUBVERSIFS PROFESSIONNELS : Danton , Lénine ,Arafat
Gif coeurET LES JUMEAUX ? D'après Marcel Rufo et René Zazzo - qui les ont beaucoup étudiés - la gémellité est souvent source de complications : vivre en permanence avec son double n'est pas forcément confortable ; l'éducation de ces enfants demande une attention particulière des parents. Nombreux sont les parents qui pensent que l'on peut distinguer entre eux un aîné et un cadet , soit en considérant que l'ainé  est l'enfant né le 1er , ou que  le cadet  est le 1er né car conçu le dernier !  le seul critère scientifique susceptible de définir les jumeaux est le suivant : même oeuf , jumeaux monozygotes , "vrais jumeaux " - 2 oeufs , jumeaux dizigotes " faux jumeaux " ; les jumeaux monozygotes sont de même sexe , ils ont le même groupe sanguin , la même couleur d'yeux et de cheveux , la même morphologie , le même patrimoine génétique , ce sont "des doubles " , même si quelques différences sont décelables sur le plan physique , la carnation de la peau , le poids de naissance ...Les jumeaux dizigotes sont plus faciles à distinguer ; évidemment seuls les jumeaux de sexes différents n'ont pas de problème d'identification .Les parents savent  distinguer leurs jumeaux par des caractéristiques morphologiques ( nez , oreilles ,taches ...) surtout par des différences de comportement d'où des conséquences sur les relations affectives et des attitudes de maternage distinctes , un des jumeaux proche de la mère , l'autre du père , chacun cherchant à modeler "son "jumeau à son image !
            @ LA RECONNAISSANCE DE CES 2 ENFANTS COMME 2 PERSONNES UNIQUES EST UNE NÉCESSITÉ IMPÉRATIVE DONT DÉPEND LEUR BON FONCTIONNEMENT PSYCHIQUE .
     * L'équilibre psychique des jumeaux exige la séparation de ce couple qui s'aime trop dont la principale difficulté est de se développer et de vivre comme 2 êtres différents ; le problème de ces enfants contrairement à une fratrie " ordinaire" n'est pas d'apprendre à vivre ensemble , mais au contraire d'apprendre à se différencier , à comprendre que chacun est soi 
    * Les jumeaux peuvent souffrir d'un déficit de relations sociales se révélant par des difficultés de communication , des troubles du langage soit crystophasie : soit un  retard du développement langagier , soit des difficultés de répondre individuellement à leur prénom  . le TOI -MOI  et le NOUS -JE étant difficlies à maitriser ...évitez de les appeler "les jumeaux"!
   * Sur le plan du langage , les jumeaux ont des performances comparables à celles des enfants du même âge seulement vers 6, 7 ans s 'ils évoluent dans un bon milieu socio- économique .Les parents et les proches doivent combattre cette spécificité : car le langage intervient à tous les niveaux de l'élaboration de la pensée , les mots aident à percevoir le monde et l'apprécier , ils construisent la réflexion .
          @LES JUMEAUX INCAPABLES DE SE DIFFÉRENCIER JUSQU'À UN CERTAIN AGE RISQUENT DE SOUFFRIR DE TROUBLES DE L'INTELLIGENCE ET DE PERTURBATIONS PSYCHOLOGIQUES ....IL EST DONC ESSENTIEL DE SÉPARER CES INSÉPARABLES : prénoms bien distincts , jouets personnels ,vêtements différents , le plus tôt possible 2 crèches , 2 classes différentes ou 2 groupes différents .
         @ LES JUMEAUX NE PEUVENT ÊTRE STABLES PSYCHIQUEMENT QU'EN AFFIRMANT LEURS DIFFÉRENCES ....IL FAUT LES ACCENTUER !
     * Pour les aider à se séparer ,repérer toutes les nuances de leurs relations avec le monde , donner à l'un et à l'autre l'occasion de mettre en place des représentations mentales personnelles = chacun a ses idées , ses opinions , ses rêves , ses projets ; pour chaque évènement , chacun a des repères  ,des souvenirs différents, des émotions différentes ; une famille qui fonctionne bien privilégie la séparation des idées et des projections imaginaires : entre les 2 enfants , c'est l'imaginaire qui les protège de la réalité terrible d'avoir "un double "; une sociabilité précoce rompt la fusion "toxique "des jumeaux : amitiés personnelles , visites séparées , activités différentes .
        @EN AUCUN MOMENT , LES PARENTS NE DOIVENT CAUTIONNER LA FUSION , FAUTE DE QUOI CES ENFANTS RISQUENT DE NE JAMAIS SE SÉPARER !
    * Les relations de domination entre jumeaux sont fréquentes , cette dominance étant établie dès la 1ère enfance , soit une fois pour toutes , soit au moins jusqu'à l'adolescence . Les couples de garçons entretiennent des rapports de force , les couples de filles un facteur intellectuel , une réussite scolaire ; chez les jumeaux de sexes différents , la fille est souvent dominante ; le jumeau dominant prend des initiatives , donne des ordres , s'estime supérieur ; à l'âge adulte pourtant , c'est le dominé qui quitte le 1er la famille ; les jumeaux forment un couple avec des régles de fonctionnement interne fixant le rôle de chacun par rapport à celui de l' autre : complémentarité ou opposition des personnalités , influences mutuelles ( introverti-extraverti, consciencieux-rêveur )
   * Les jumeaux adultes entretiennent des liens forts et solides ; leur existence est faite de modalités affectives similaires ( mêmes évènements provoquant les mêmes réactions et émotions ) ; ils n'ont aucune culpabilité à partager le même plaisir mais redoutent l'attirance amoureuse ( les jumeaux se marient moins que les autres ), ils développent une profonde jalousie envers l'intrus ; si l'un des jumeaux meurt , l' autre éprouve une extrême difficulté à se remettre due à la culpabilité d'être encore en vie .L'étude de la gémellité est actuellement en pleine recherche notamment sur la génétique des comportements.
Gif coeurPAS DE PLACE DONC QUI N'AIT PAS SES DIFFICULTÉS ?? FAUT-IL PRÔNER ALORS L'ENFANT UNIQUE ?
      * L'enfant  unique souvent qualifié de "pourri gâté " a eu longtemps mauvaise réputation !  Unique objet d'amour de ses parents qu'il a le bonheur d'avoir pour lui tout seul ...voici un avantage qui peut s'accompagner d'inconvénients dommageables à son épanouissement ! Seule , l'attitude des parents fixera le destin de l'enfant ...héros du cercle familial .
     * Au centre de toutes les attentions , l'enfant unique est souvent surprotégé = de ce fait , il peut ressentir un profond sentiment de sécurité et une impression de toute puissance ; en revanche , il hésite parfois à s'aventurer à l'extérieur de peur d'être remis en question .Si ce mode de fonctionnement persiste dans sa vie d'adulte , ce peut être un véritable handicap tant sur le plan social que sur le plan sentimental . De plus , cette surprotection des parents entraîne une extrême exigence et un contrôle permanent : toutes les peurs des parents sont concentrées sur un seul enfant , l'éducation flirte avec intrusion . Très entouré par ses parents dans la vie quotidienne , l'enfant unique connait la solitude , parfois l'ennui et la tristesse ...un paradoxe qui le fait mûrir très vite car il participe directement à la vie des adultes ...ses activités intellectuelles le prouvent ( lecture , jeux de société...) la pression psychologique des parents en fait un être à la maturité précoce .
    * L'enfant unique endosse seul l'angoisse de ses parents ...ce qui le conduira à se protéger farouchement des autres ou à l'inverse à prendre systématiquement en charge son entourage .
   * Un lien exclusif avec la mère - notamment si c'est un garçon - aura pour conséquences des échecs sentimentaux car aucune fille ne saurait rivaliser avec sa maman !! Les filles s'identifient à leur mère , deviennent son miroir , les reflets de ses désirs inconscients ...et à l'adolescence deviendront les pires rivales ! 
   * La fratrie jouant un rôle déterminant dans l'épanouissement de l'enfant ( sens du jeu , développement de la créativité , expression et canalisation de l'agressivité ...) , l'enfant unique a tendance ..°.à se chercher une fratrie à l'extérieur ( alis , copains ...) ,° à se trouver démuni face à l'inévitable concurrence scolaire( peu entraîné à l'émulation , il manquera une fois adulte d'agressivité dynamique et positive )° à être victime d'un sentiment d'infériorité car il n'a pas l'occasion de se mesurer à autrui .
   * Comment l'aider ?  ° le plus important est d'ouvrir la famille vers l'extérieur ( scolarisation précoce , inviter des amis , des copains , des cousins est un moyen de le confronter avec ses pairs ) ° colonies de vacances , clubs sportifs , associations , centres de loisirs lui permettront de vivre des aventures collectives .
         @ mais ATTENTION ! pas question d'aller à l'encontre de a personnalité de l'enfant : il faut respecter son caractère , ses passions ,ses intérêts . L'essentiel étant que l'enfant se sente bien . Le père joue un rôle important en tant que tiers séparateur , également les grands- parents ou une personne extérieure ( un étudiant qui vient donner des cours par ex ) 
Gif coeurALORS EN CONCLUSION ? 
            @Chaque être possède des ressources insoupçonnées pour se trouver malgré tout une place à lui .
            @ Les parents doivent mettre en avant les caractéristiques qui distinguent leurs enfants en s'efforçant de les valoriser et en traitant chacun selon son âge et sa personnalité .
           @ " Il est indispensable de s'aimer soi-même pour être aimé des autres , de ses frères et soeurs et de tous ceux qui croiseront un jour notre route . C'est la confiance en soi qui permet de réussir sa vie et de se sentir reconnu comme aimable . On ne brille aux yeux des autres que si l'on est soi-même persuadé de pouvoir briller " dit Marcel Rufo .
          @ Si des dysfonctionnements , des difficultés , des échecs , voire même des maladies surviennent , penser  psychogénéalogie ou décodage biologique qui permet alors à la personne de comprendre sa problématique , de s'en libérer , de rencontrer son identité , de devenir acteur de sa vie .

Gif coeur Pour en savoir plus :
               * Frères et soeurs , une maladie d'amour - Marcel Rufo - ed . fayard 
               * Les étapes majeures de l'enfance - Françoise Dolto - ed. folio essais 
               * Psychogénéalogie - Nathalie Chasseriau - ed . hachette pratique

vendredi 1 octobre 2010

Devoirs sans stress ...8 conseils pour faire de la corvée des devoirs un moment détendu!

* Ennui pour les enfants ,énervement pour les parents ...STOP!
Les devoirs sont une des principales sources de conflit dans les familles ! et pourtant , pour convaincre les enfants de la nécessité de faire leurs devoirs , il est essentiel que les parents eux-mêmes en soient convaincus...
**** quel est l'intérêt des devoirs ?
     * un lien important entre l'école et les parents ...par ce biais , les parents s'intéressent à la vie scolaire de leur enfant , à ses apprentissages, à ses difficultés , à ses réussites ...découvrent leur enfant "écolier" parfois différent de l'enfant "à la maison " !
     * aide précieuse...des parents pour créer la motivation de l'enfant , cultiver son goût de l'effort ,prendre en compte ses difficultés , ses manques , ses compétences ...et construire sa confiance .
    * dès l'âge de 6 ans , les 1ers devoirs - synonyme de "grandir" - permettent à l'enfant de montrer ses capacités , ce qu'il est capable de faire ; ils constituent un apprentissage déterminant dans la façon de prendre en charge son travail ; apprendre à l'enfant à gérer ses devoirs depuis le début est un véritable apprentissage de l'autonomie et construit sa confiance en lui .; cet accompagnement est essentiel .

 @ ALORS COMMENT S'ORGANISER ?
       ° Chaque soir , leçons à apprendre + devoirs à faire ...quand et comment s'y mettre ? suivons les conseils de Brigitte Prot - motivatrice et membre de l'ACMEE ( Association Agir pour la Communication et la Motivation dans l'Education et l'Enseignement ).
           1.imposer une rupture après le retour de l'école : avant 13 ans , 3/4 d'heure au moins sont nécessaires à l'enfant pour vivre la transition et quitter tout à fait l'univers scolaire afin d'entrer dans celui de la vie domestique  :goûter ,jeu, sport, activités et discussions différentes . Il est difficile pour lui de se changer les idées si on l'accueille en disant " alors qu'est ce que tu as fait à l'école ?"
la règle d'or : installer un rituel devoirs du soir avec heure , lieu et durée identiques chaque jour .."cette rigueur favorise la structure des apprentissages "
          2. durée : pas de règle cela dépend du rythme de l'enfant et de la quantité des devoirs : temps de travail idéal entre 6 et 12 ans: 1/2 h en continu ,au delà l'enfant ne peut plus se concentrer efficacement ...mais entre 6 et 10 ans , il a besoin de courtes pauses surtout s'il est créatif et rêveur : pauses de 3 mn pendant lesquelles vous pouvez proposer une activité créatrice ( dessin , puzzle , légo ...) que l'écolier commencera avant les devoirs , poursuivra pendant les pauses et terminera une fois le travail fini . Cette activité permet de ne pas rompre le calme exigé par les devoirs et de relier la créativité au travail, la rupture entre ces 2 mondes étant une des causes de démotivation chez les rêveurs .
        3. quelques idées plus ludiques : + lire en s'amusant ...par ex. l'enregistrer pendant sa lecture et s'écouter ( prise de conscience intéressante ) + faire une lecture à 2 voix ( personnages différents ) + proposer- lui de prendre la place du maître et de faire une lecture à haute voix pour toute la classe + laisser le s'installer dans la position qu'il souhaite * écrire en s'amusant ..par ex.demandez à l'enfant de dessiner les mots qu'il doit apprendre - faire le contour des lettres avec la pointe du crayon - *écrire les mots sur des étiquettes pour les classer , former des phrases ,découper les mots  ,les reconstituer , en créer d'autres * penser au tableau très utile ! # calcul et table de multiplication ...par ex. les enregistrer en chantant, en changeant de voix , utiliser les logiciels et sites internet / penser aux jeux éducatifs .
@ FAUT-IL ÊTRE PRÉSENT ?
        * OUI parce que l'adulte est garant de l'organisation ( il faut des années à un enfant pour être en mesure de gérer son emploi du temps ) car seul devant ses cahiers , il risque de s'attarder sur un exercice et de manquer de concentration pour un autre ; de plus , l'enfant a besoin que son travail soit validé par un regard d'adulte en qui il a confiance et dont il sait qu'il est là pour le soutenir et le féliciter ...un adulte accompagnateur qui sécurise et nourrit la confiance . Si cela n'est pas possible , prendre le temps à votre retour de vérifier ce qu'il aura fait seul . Etre présent , c'est montrer votre intérêt pour le travail scolaire de votre enfant .
@ JUSQU'OÙ L'AIDER ?
         * Intervenir sans entraver son autonomie c'est ....regarder ensemble les devoirs , la liste des exercices demandés ,l'aider à se lancer en établissant un emploi du temps du travail puis vaquer à vos activités en précisant que vous êtes là s'il a besoin d'aide , et vérifier toujours le travail effectué . "Vous devez garder à l'esprit qu'il s'agit d'un accompagnement vers une prise d'autonomie de l'enfant"
        * la principale clé : n'apportez pas la réponse aux problèmes et apprenez à votre enfant à se poser les bonnes questions pour avancer dans son raisonnement et y répondre seul . A court terme , cette démarche lui offre la satisfaction de voir qu'il possède en lui les moyens de résoudre tous les problèmes ...d'où autonomie , méthode de travail , confiance .
@ QUEL RÔLE VIS-À VIS DU PROFESSEUR ?
        * 2 attitudes néfastes aux progrés de l'enfant :
    - parents qui jugent les devoirs inutiles ou trop lourds ( = nier les capacités de l'enfant et le décourager de ses efforts d'apprentissage )
    - parents qui exigent toujours plus et ajoutent des exercices !(= infliger une pression excessive et favoriser un rejet du travail )
        * le mieux : ° rencontrer régulièrement les enseignants ° discuter avec eux des devoirs du soir ..leur demander conseil pour savoir comment aider votre enfant , apprendre une poésie ou réviser un contrôle car cela ne se fait pas spontanément !
       * le respect du rôle de chacun est indispensable ...ne jamais critiquer l'enseignant devant l' enfant  ; refaire une leçon à la place de l'enseignant
 , expliquer que l'on connait une méthode plus efficace entraine un conflit de loyautés qui met l'enfant en difficulté !
@ FAUT-IL AJOUTER DES EXERCICES ?
          * proposer 1 ou 2 exercices supplémentaires peut être utile pour vous assurer que votre enfant a bien compris la leçon mais expliquez -le lui : "tu as vu que cet exercice t'a posé problème , on va en faire encore un pour que tu sois certain de savoir te débrouiller quand tu seras seul en classe "...réassurance, confiance .
         * autre façon de tester les acquis : en proposer une application pratique et ludique ( utilité du savoir ) ; ex: après un devoir de maths , faites- lui lire une recette de cuisine ( quantités ) et l'expérimenter (peser) ...ou après un devoir de calcul , pour les plus petits , rechercher des chiffres dans un journal ,jouer à la marchande avec des pièces , composer avec lui la somme nécessaire - en vraies pièces - pour , en votre présence , acheter le pain , le journal ...; après une dictée , chercher des définitions sur le dictionnaire ; à l'apprentissage de la lecture , rechercher des lettres , reconnaitre des mots sur les emballages , les magazines , les journaux ...mais sans tomber dans la démarche qui consiste à faire de tout un apprentissage car trop solliciter un enfant est le meilleur moyen de le dégoûter !
@ COMMENT GÉRER UNE CRISE ?
            * la bonne volonté de part et d'autre ne suffit pas et parfois , l'étape des devoirs se transforme en crise ! dans ce cas , dit B. Prot " fermez les cahiers et passez à autre chose ...en prévoyant de vous y remettre plus tard"...car s'acharner risque de faire de ce rituel de devoirs le rituel des tensions : "entre vos enfants et vous , dit -elle, les enjeux affectifs sont tels qu'ils ne permettent pas toujours à chacun de prendre la distance suffisante pour bien vivre cette relation de travail .Vous risquez d'être tentés de revivre votre propre scolarité à travers celle de votre écolier et lui donner le risque de culpabiliser et de perdre ses moyens à l'idée de vous décevoir ! " La solution peut être aussi de passer le relais à l'autre parent ou à un autre adulte proche ou un étudiant .
@ QUAND LÂCHER LA BRIDE ?
            * La prise d'autonomie dans le travail scolaire est variable d'un enfant à l'autre...à vous d'être attentif au rythme de votre enfant en évitant de le comparer à ses frères et soeurs et à ses camarades .
           * vous pouvez lui laisser davantage d'indépendance dans son travail en réduisant progressivement les vérifications des devoirs 1 fois tous les 2 jours puis 1 fois tous les 3 ou 4 jours surtout apprenez à votre enfant à se poser les bonnes questions pour avancer dans son raisonnement et pour y répondre seul : il est nécessaire de lui faire acquérir une méthode de travail.
mais votre présence , votre regard sur le travail final restent indispensables jusqu'à l'âge de 13 ans environ ; constat : étape franchie généralement en fin de 5ème où il y a prise de conscience des enjeux scolaires et acquisition d'une totale autonomie .Il se peut qu'à cet âge , l'enfant se rebelle contre les devoirs , il s'agit alors de mettre en place une autre forme d'accompagnement= travail en groupe , prise en charge par un autre parent ou un grand .
         * il ne faut jamais démissionner de votre rôle toujours attentif à la vie scolaire de votre enfant .
@ ET LES COURS PARTICULIERS ?
         * De plus en plus de parents perfectionnistes ou stressés anticipent les difficultés de leurs enfants et font appel à un professeur particulier : ce cas peut être envisagé seulement si des lacunes ont été repérées par l'enseignant sinon l'enfant peut s'en trouver déstabilisé : il aura le sentiment que vous vous inquiétez , que vous ne lui faites pas confiance. ...Seuls des besoins réels justifient ce recours : en parler avec lui , pour qu'il sache que ce n'est pas une punition mais une aide pour lui permettre d'être plus à l'aise en classe et limiter ces leçons supplémentaires dans la durée ( 1 trimestre par ex . )
@ L'AVIS DE BÉATRICE COPPER - ROYER - PSYCHOLOGUE :
NE SURINVESTISSEZ PAS VOTRE ENFANT !
          * pourquoi les devoirs mettent-ils certains parents dans un réel état d'angoisse ? ° d'abord il s'agit de distinguer l'implication  des 2 parents : c'est souvent la mère qui s'occupe des devoirs ! pour une mère , réussir à faire travailler son enfant c'est être" une bonne mère"...sinon , elle se ressent "mauvaise mère "; le père a plus de distance  ° il y a nécessité de comprendre le changement dans les relations parents -enfants que crée l'entrée à l'école qui va offrir le 1er regard extérieur sur l'enfant , regard qui peut écorner l'image que les parents se faisaient de lui et surtout d'eux-mêmes ; ceux qui ont surinvesti leur enfant réalisent qu'il n'est pas l'enfant idéal dont ils rêvaient ! ...d'autant que  cette entrée à l'école nous ramène à notre propre histoire !
         * pour en revenir à la mère , travailler avec ses enfants peut faire naitre des sentiments violents de colère notamment parce qu'elle est renvoyée à sa propre histoire ; si elle a été une élève brillante , il est incompréhensible et angoissant de se trouver face à un enfant qui peine ; si sa scolarité a été mauvaise , elle la revit douloureusement mais dans tousles cas il y a angoisse .
        * quelles conséquences pour l'enfant ?
                      -quand ça se passe mal , il peut entendre des mots terribles -qui , même si on regrette de les avoir prononcés , ont du poids : l'enfant a le sentiment de déplaire aux parents , il perd sa confiance et son estime de soi = insupportable ! 
                    - quand les devoirs sont faits dans la douleur , l'enfant ne gagne pas en autonomie , il reste immature et ne trouve aucun sens au travail scolaire .
        * comment sortir de cette situation? 
                     - expliquer à l'enfant : "je m'énerve parce que cela me rappelle des mauvais souvenirs , nous allons trouver une personne -relais " ...c'est le moment idéal pour réfléchir à la place de chacun dans la famille sur les liens entre parents et enfants , sur le regard que l'on porte sur eux
       * quel est le rôle du père ? 
                    - il doit avoir une parole apaisante , être celui qui sépare , désamorce la crise et remet chacun à sa place .
      * quels conseils pour les parents ?
 1.ne pas surinvestir son enfant : le surinvestissement - phénomène qui s'aggrave - conduit à des déceptions gigantesques : l'enfant survalorisé vivra durement l'épreuve de la réalité .
2. ne pas faire de chantage à l'avenir : pour un jeune enfant, parler du bac et du chômage n'a aucun sens ! il ne pensera qu'une chose : mes parents n'ont pas confiance en moi !
3.ne pas perdre de vue de rendre l'enfant le plus autonome possible : cela passe par le plaisir . un enfant qui travaille avec plaisir trouve du sens à ce qu'il fait .

@ EN CONCLUSION :
       * Parents , votre attitude est déterminante pour le bon déroulement de cette activité :mettez vous en condition ! 
      * acceptez votre enfant tel qu'il est avec ses difficultés , ses manques ,ses compétences sans vous fâcher , sans le gronder .Votre rôle est de l'aider , l'accompagner , l'encourager , travailler sur la confiance , ne pas lui mettre la pression ni la barre trop haute .
     * Félicitez-le pour ses réussites , soutenez -le dans ses échecs , ne le punissez pas pour une simple erreur , montrez-lui plutôt ce qu'elle peut enseigner .
     * une mauvaise note , des difficultés de compréhension ? surtout pas d'humiliation , deculpabilisation, de punition ...ni de solidarité excessive :tout cela est très insécurisant ! votre enfant a besoin d'aide et de soutien , vous êtes son moteur !
@ DES LIVRES UTILES : 
      * POUR LES ENFANTS : Max et Lili ne font pas  leurs devoirs - Dominique de ST MARS -Serge Bloch - ed . calligram 
     * POUR LES PARENTS : Faire ses devoirs - Patrick Rayou - ed.presses universitaires .
                                             J'suis pas motivé , je fais pas exprés - Brigitte Prot - ed. albin michel

lundi 30 août 2010

une nouvelle année scolaire.... COMMENT DONNER À VOS ENFANTS LE GOÛT DE L'EFFORT ?

DONNER ...car ,en effet , la notion d'effort n'est pas innée ; elle doit s'acquérir par l'éducation des parents et des adultes autour de l'enfant .
 LE GOÛT ...c'est-à-dire  ,le plaisir, l'envie  ...le goût de l'effort est le fruit d' un apprentissage( rôle des adultes).
L'EFFORT ...faire des efforts pour vaincre une résistance extérieure ou intérieure , pour résoudre une difficulté ou parvenir à un objectif ....dans la vie quotidienne , dans la vie scolaire demande du courage et de la ténacité .  Pour le transmettre aux enfants , il est nécessaire d'en être persuadé soi-même , d'être l'exemple !
@ CETTE NOTION D'EFFORT EST MISE À MAL DANS NOTRE SOCIÉTÉ !
     ° On veut tout et tout de suite , on satisfait nos envies sans même qu'il y ait désir ou frustration .
     ° On n'a pas le temps d'attendre sinon on s'impatiente , on se met en colère , on devient agressif !
     ° On exige la performance immédiate : tout savoir tout de suite ( ordinateur , jeux vidéo , jeux éducatifs de plus en plus tôt ) ce qui laisse peu de place à l'apprentissage , aux erreurs , aux fautes , aux échecs !
      ° Les émissions télévisées de jeux divers distillent une notion de réussite véhiculée par l'argent , le charme , la séduction , la chance et non par le travail ,la persévérance , la ténacité , la patience...l'effort .
      ° Le signe de l'éphémère ou le passage éclair des idoles du sport ou du spectacle donne l'impression que la gloire s'acquiert par un coup de baguette magique et disparait aussitôt .
 DIFFICILE DANS CES CONDITIONS DE CONVAINCRE LES ENFANTS QUE LE TEMPS ET LA CONCENTRATION SONT NÉCESSAIRES !
      ° La génération actuelle est dite " kleenex " ...j'aime , je n'aime plus , je jette , je passe à autre chose !
      ° De nombreux parents - sous prétexte d'aimer leurs enfants - satisfont immédiatement leurs moindres désirs , ne donnant aucune limite , aucune frustration , leur évitent toute contrainte , toute difficulté en faisant à leur place ! de même , ils leur cachent ou taisent les difficultés de la vie...
                     votre rôle n'est pas de lui épargner les difficultés
                     mais de l'aider à franchir seul les obstacles .
@ MAIS À QUOI SERT L'EFFORT ?
       ° Lorsque l'obstacle est franchi , l'enfant est fier " c'était difficile et c'est moi qui l"ai fait " d'où développement de la confiance , de l'autonomie et prise de conscience de ses capacités propres .
       ° L'effort engendre une attitude différente par rapport au temps : l'enfant enfermé dans le présent s'oblige à une action pour obtenir quelque chose plus tard : il sort donc de la seule sensation immédiate pour introduire le futur .
       ° L'effort oblige à se motiver : il développe la capacité à imaginer le résultat , le plaisir " après " ! " j'ai compris que l'avenir existe et que je peux lui donner telle ou telle direction " .
      ° L'effort développe ainsi l'optimisme , la créativité " ce que je fais , je le décide , ce que je construis ici et maintenant détermine demain ".
@ POURQUOI EST-CE SI DIFFICILE POUR LES PARENTS D'ENSEIGNER L'EFFORT?
     ° Conscients que le monde n'est pas toujours tendre , les parents ont tendance à créer autour de l'enfant un cocon protecteur ...mais le rôle parental consiste aussi à faire découvrir le principe de la réalité " tous les fruits ne vont pas tomber de l'arbre , il faut aller les cueillir ! " Par ex. continuer d'habiller et de chausser un enfant va à l'encontre du développement de son autonomie qui va le mettre en difficulté à l'école où la maitresse lui demandera d'agir seul ! Il convient au contraire d'accompagner son enfant dans l'acte de grandir : lui montrer , lui laisser faire sa propre expérience , lui apprendre à réagir devant les difficultés .Par ex. faire les devoirs d'un enfant pour lui éviter de mauvaises notes l'empêche de découvrir la conséquence de ses actes !
     ° Enseigner l'effort exige des efforts pour l'adulte ...qui doit expliquer , encourager , montrer , exiger , gronder , féliciter ...Par ex. ranger la chambre de l'enfant à sa place est peut-être une économie de temps et d'énergie pour les parents mais ne rend pas service à l'enfant !
 @ ALORS , COMMENT MOTIVER LES ENFANTS ?
      ° Il convient de les amener à tolérer des contraintes adaptées à leur âge en y incluant la notion de plaisir " tu pourras regarder telle émission après avoir fait tes devoirs " ...et non " si tu as fait tes devoirs " ! ( formule qui révèle chantage ou échange ) .L'enfant est d'autant plus motivé qu'il perçoit l'intérêt de l'exercice .Par ex. apprendre à lire demande des efforts , mais l'intérêt est d' avoir le plaisir de lire tout seul une belle histoire , de lire les affiches dans la rue , les noms des produits au supermarché , de mémoriser une poésie ....d'où fierté , confiance et autonomie .
     ° En ce qui concerne les sports et loisirs , il est nécessaire de prendre en compte leurs goûts pour faire naitre  motivation et désir pour l'objectif proposé .Les enfants sont friands d'efforts pour se sentir plus grands plus autonomes ; ils ont besoin des encouragements et des compliments de l'adulte .
              Félicitez - le pour ses réussites
              Soutenez -le dans ses échecs .

            Ne soyez pas plus exigeant avec lui
            que vous ne l'êtes avec vous-même.
@EXPLIQUER TOUJOURS À L'ENFANT POURQUOI TEL EFFORT EST NÉCESSAIRE .
      ° Les explications sont indispensables à l'enfant quand on lui demande quelque chose pour la 1 ère fois  ou quand il se révolte ; il est nécessaire de lui rappeler toujours la finalité de l'effort exigé .Ex: il faut que tu ranges ta chambre pour retrouver plus facilement tes affaires , pour ne pas perdre tes jouets , pour "être mieux dans ta tête ";;;image qui parle beaucoup aux enfants " quand on range ses affaires , on range aussi dans sa tête et ça va mieux pour apprendre et on se sent mieux " .Ex: aide-moi à mettre le couvert ,à porter les courses, dans une famille , c'est important que tout le monde participe . Si tu fais l'effort de brosser tes dents chaque jour , tu empêches ainsi la formation des caries ."
       ° En agissant ainsi , l'enfant est rassuré par ces exigences claires , précises et régulières d'où l'intérêt des rituels ; ex: préparer son cartable la veille est un effort qui permet d'être moins pressé le lendemain matin ; se coucher tôt est un effort qui évite les réveils difficiles .
      ° L'enfant a besoin de savoir ce qu'on attend de lui d'où l'importance des règles claires . Bannir les "tu ne m'aides jamais " ..on ne lui a rien demandé !!
ou "tu peux mieux faire" ...parents exigeants , jamais satisfaits ; ou encore " tu ne sais rien faire" et on a toujours agi à sa place !!
@ET SI L'ENFANT N'ARRIVE PAS À FAIRE DES EFFORTS ?
      ° Pour qu'un enfant se mobilise , il est utile de lui laisser éprouver du "manque" en essayant d'évaluer ses capacités ; surtout si la maman a l'habitude - depuis qu'il est bébé - d'anticiper les besoins de l'enfant ou d'apporter  une solution systématique à tous ses problèmes .
     ° Au fur et à mesure que l'enfant grandit, il a besoin d'éprouver des frustrations avant de lui apporter des solutions ...pour qu'il puisse prendre conscience du désir , qu'il aie l'opportunité d'élaborer des stratégies lui-même face aux difficultés , de développer son intelligence et son imagination face aux obstacles .
     ° Auparavant , il a besoin de l'aide de l'adulte pour rechercher ensemble ce qu'on peut faire dans telle ou telle situation difficle .Ex: je n'arrive pas à enfiler mes chaussures ,qu'est-ce que je peux faire ? mon crayon ne fonctionne plus , qu'est-ce que je peux faire ? je ne sais  pas faire l'exercice proposé par la maitresse , qu'est- ce que je peux faire ?...plutôt que renoncer , me mettre en colère , bouder , crier , hurler , pleurer ! ...comportements de plus en plus fréquents des enfants confrontés aux difficultés ,ce qui ne résout rien et les mettent en difficultés à l'école !!
@ ET QUAND MALGRÉ L'EFFORT , IL Y A ÉCHEC ??
      ° Il faut aider l'enfant à comprendre pourquoi il n'a pas réussi , ce qui n'a pas fonctionné .Ex: quand l'enfant est petit,montrer et remontrer le geste difficile qu'il n'a pas réussi ; quand il est plus grand, important de lui apprendre à analyser pourquoi ses efforts ne lui ont pas permis de réussir : objectifs trop difficiles ou mauvaise façon de faire ?
    ° Surtout pas de culpabilisation , pas de jugements globalisants : "tu n'y arriveras jamais " " tu es trop paresseux " "tu es nul" " tu ne comprends rien"
car l'enfant se sentant disqualifié n'aura aucune envie de recommencer !
    ° IL est essentiel d'autoriser l'enfant à se tromper , à rater , à faire des erreurs !      Félicitez-le pour ses succés 
                     Soutenez -le dans ses échecs 

                     Ne pas réussir n'est pas un échec 
                     c'est un apprentissage .
@ PETIT EFFORT DEVIENDRA GRAND ! 
      ° Pendant la petite enfance , les efforts sont parfois spontanés car l'enfant imite les autres en particulier dans les gestes de la vie quotidienne.
Dans d'autres domaines , l'enfant aura besoin d'être stimulé : Ex : s'habiller seul, exécuter un exercice , réaliser un jeu ... Ce qui les motive: plaire aux parents , susciter leur approbation,acquérir de l'autonomie , devenir "grand" , montrer ce qu'il sait faire ( respectez le fameux  "moi tout seul"  ); les parents manquent souvent de confiance en leurs enfants , ils méconnaissent leurs capacités d'autonomie ( à partir de 3 ans un enfant est capable de faire beaucoup de choses tout seul ! ) évitez les : "laisse-moi faire , tu ne sauras pas " " ne grimpe pas ici , tu vas tomber " "pose cette assiette , tu vas la casser "! 
      ° Pendant l'enfance , le désir de plaire aux parents subsiste mais aussi au maitre , à la maitresse , aux copains , aux plus grands ..L'enfant est prêt à faire des efforts mais il maitrise mal le temps : il faut lui donner des repères , organiser avec lui son emploi du temps .
     ° Pendant l'adolescence ,l'approbation des copains va supplanter celle des parents : l'ado a besoin de se sentir reconnu par le groupe (mode, attitudes , marques ...) et l'enfant sous influence manque d 'identité , de confiance en soi et d'estime de soi .
     L'IMPORTANT N'EST PAS CE QU'ON A MAIS CE QU'ON EST !
Il y a nécessité de rappeler en quoi sont importants les objectifs dont ils se privent s'il ne travaillle pas ! "aujourd'hui , je prépare demain"
@ ALORS , EN CONCLUSION? 
      °L'attitude des parents est déterminante : ils doivent être "l'exemple"
et le transmettre par l'éducation .
     ° Si malgré cela , l'enfant est en difficulté avec l'effort , il faut s'interroger sur ce comportement ...langage du corps ."que cherches-tu à nous dire ?" , en parler avec lui " les mots plutôt que les maux "...différentes situations peuvent être génératrices : peur ou refus de grandir , peur de l'autonomie ,manque de confiance , exigences ou injonctions de réussite , existence dans la fratrie , histoire de la famille ...

A lire aussi " comment favoriser la réussite et l'épanouissement  scolaire de votre enfant ?" 
archives de ce blog : 1er article de septembre 2009! 


BONNE RENTRÉE !!






   

vendredi 2 juillet 2010

VOICI LES VACANCES ...ET SI VOUS EN PROFITIEZ POUR " LÂCHER "VOS ENFANTS !

@ Les vacances ...moment rêvé pour aider vos enfants à devenir autonomes !
rêvé ...mais très angoissant pour les parents à moins qu'ils ne transforment leurs propres peurs en outils d'épanouissement !!
@ Oui ! car la peur est inévitable ...peur réflexe tout à fait normale , indissociable - au même titre que l'amour - de la fonction parentale ...
Oui , mais  , la peur " raisonnable "...qui permet de protéger l'enfant , de l'avertir du danger et qui permet de lui transmettre la notion de risque ...par ex .:l'enfant apprend à ne pas se pencher à la fenêtre ou à ne pas mettre ses doigts dans les prises de courant ...véritable éducation à la sécurité .
"C'est parce qu'il est confronté à l'anxiété de ses parents ou des adultes , que l'enfant développe des stratégies de survie . Et son âge ne change rien à l'affaire , la question reste celle du LIEN PARENT - ENFANT : petit ou ado , seul l'objet de la peur change , pas sa nature " .Daniel Bailly - psychiatre -
@ À propos de CE LIEN ....Daniel Marcelli - pédopsychiatre - et Isabelle Filliozat - psychologue clinicienne et psychothérapeute - " balisent " le parcours que les parents doivent accompagner :
          * de 0 à 12 mois : " une question de contact " car pour un bébé , sa mère et lui ne font qu'un ! n'ayant pas une conscience directe de son environnement , son sentiment de sécurité dépend de 2 choses =
 1. la prédictibilité relative ...c'est-à dire une vie réglée et rythmée sans surprise ( câlins ,toilette , sommeil, repas ) où tout se répète sans changements majeurs , une routine qui permet au bébé d'avoir confiance en ceux qui prennent soin de lui.
 2. la cohérence relationnelle ...c'est-à dire les émotions des parents cohérentes avec l'expression du visage et des gestes ; tout double message inquiète et insécurise le bébé .
               + attitude à favoriser : la sécurité se construit dans le contact physique : regards , gestes et mots aimants ...prendre le bébé dans ses bras , le masser , lui parler doucement sont des messages qui expriment : " je t'aime , tu as une place dans ma vie, je prends le temps de m'occuper de toi et c'est un plaisir pour moi ."  ............BASE DE SÉCURITÉ .
         * de 12 mois à 3 ans : " entre aventure et sécurité " ; l'enfant découvre l'autonomie de déplacement , marcher seul vers des lieux et des objets qu'il souhaite découvrir ; la confiance en soi à cet âge repose sur la capacité des parents à accompagner l'exploration de manière encourageante et sécurisante ...." portage mental " = équilibre entre stimulation et protection ." oui ,tu peux le faire seul " , "non , tu es encore trop petit " .Si les parents sont trop inquiets , l'enfant risque de douter de ses compétences ; si la latitude d'action est trop grande et surtout si accident , l'enfant doutera de la capacité de ses parents à " sécuriser " son environnement .Il est nécessaire d'accompagner l'enfant dans la découverte des dangers ...c'est cela L'INDISPENSABLE ÉDUCATION À LA SÉCURITÉ .
                + attitude à favoriser : lui confier des petites tâches ( s'habiller ou se laver tout seul ) est pour l'enfant une source de fierté personnelle et d'autonomisation . Autour de 18 mois , c'est la phase classique de l'affirmation de soi , l'enfant doit pouvoir faire des choix personnels le plus souvent possible : choisir entre 2 paires de chaussures , entre 2 livres ...car en affirmant ses goûts , il apprend à se vivre comme SUJET .
         * de 3 à 6 ans : " un besoin de solitude " ; un événement important :l'entrée à l'école ...qui permet à l'enfant de se découvrir membre d'un groupe de pairs et assujetti à une autre autorité que celle de ses parents .L'enfant en difficulté avec ses camarades ou avec le rythme scolaire doit sentir que ses parents ont le désir et la capacité de lui venir en aide . Ecouté , compris et soutenu , il renouvelle sa confiance dans ses parents donc en lui; autour de 3 ou 4 ans , l'enfant commence à désirer du temps pour lui , sans la présence des parents, pour évacuer les tensions , pour se réapproprier son espace ;un enfant qui sait alterner les moments de solitude et les échanges relationnels deviendra un adulte autonome qui saura entendre ses désirs , dire non sans culpabilité et puisera en toute confiance dans ses ressources intérieures .
                     +attitude à favoriser : une écoute vigilante indispensable pour capter sans le harceler les messages qu'il envoie ( relations sociales , vie à l'école , craintes , doutes ...) ; à cet âge , il exprime aussi sa créativité dans tous les domaines ( objets , dessins ..) qu'il soumet à l'évaluation parentale ...mieux vaut éviter les compliments excessifs qui le font douter du jugement de ses parents et brouillent son auto-évaluation ...les critiques systématiques et les conseils autoritaires ( "fais comme ceci , ne fais pas comme cela " ) peuvent le conduire à faire plaisir à ses parents plus qu'à lui - même et à mettre en cause ses compétences .....CONFIANCE !
    * de 6 à 10 ans : " le goût des autres" ...les parents ne sont plus les seuls miroirs ni les seuls repères de l'enfant ...également évalué par ses camarades et noté par son professeur ; il doit faire avec SES compétences et SES fragilités , il doit apprendre à faire SA place au milieu des autres ; trop protégé par ses parents ou trop "lâché " , l'enfant appréhende avec anxiété le monde extérieur , la vie sociale ....une mauvaise note devrait toujours donner aux parents l'occasion de comprendre l'origine de l'erreur dans le comportement ou la compréhension de l'enfant . Un parent convaincu que c'est grâce aux erreurs que l'on progresse ne fera pas douter l'enfant de ses capacités et le rendra plus responsable à l'égard de son travail .
Acet âge , les amitiés sont éphémères . les phénomènes d'exclusion fréquents : la capacité de l'enfant à gérer ces crises dépend de la capacité de ses parents à ne pas confondre soutien et ingérence .
                           + attitude à favoriser : une vigilance discrète et une écoute attentive ; témoigner de l'empathie à l'enfant renforce sa sécurité intérieure; l' adulte le soutient mais lui laisse un espace suffisant pour pouvoir dire "JE". en revanche , lui donner des modes d'emploi relationnels ( "montre-toi plus ferme ") ou le laisser gérer SEUL sa vie ( " réglez ça entre vous " ) risquent de le faire douter de lui ....CONFIANCE EN SOI , ESTIME DE SOI .
    * de 10 à 13 ans : " les premières gammes ".Plus tout à fait enfant , pas encore adolescent , " l'adonaissant " - expression du sociologue François de Singly - est particulièrement attentif au jugement de ses camarades et à son intégration dans le groupe : il prend ses distances avec ses parents ( code vestimentaire , puberté , 1ers émois amoureux ) ...il est à la fois soucieux de ne pas décevoir leurs attentes ,et à l'affût de leurs critiques et désireux de leur prouver son autonomie .  Cette autonomisation sera facilitée si ses parents lui laissent un espace à la fois libre et balisé pour qu'il puisse " faire ses gammes "!
                           + attitude à favoriser : lui laisser gérer son argent de poche , l'informer sur tous les changements physiques et psychiques liés à la puberté , lui confier des tâches domestiques ( ménage de sa chambre, petites courses etc ...) à la fois pour lui signifier son importance et sa capacité à assumer des responsabilités ...2 piliers de la confiance en soi . COMMUNICATION ET DIALOGUE , RÈGLES ET CONFIANCE .
      * de 14 à 18 ans : l'ado  est chahuté par ses doutes sur ses compétences .
                         + attitude à favoriser : l'encourager à poursuivre des activités sportives , ludiques ou culturelles , ne pas trop focaliser sur les seuls résultats scolaires. L'ado a besoin d'espaces d'affirmation de soi ...s'intéresser à ses goûts sans les juger , solliciter ses conseils , valoriser sa prise d'initiative constituent  de "précieuses béquilles narcissiques " - Patrice Huerre psychiatre - " tu es quelqu'un qui a de la valeur " .
@  VACANCES  rime avec EXPÉRIENCES ..
        &Les conditions de vie étant modifiées - davantage de temps , moins de stress , plus d'activités , des horizons nouveaux -  l'espace des possibles s'ouvre ! Les activités sont différentes , une liberté plus grande ..et les inquiétudes parentales s'amplifient ! Paradoxalement, le temps des vacances représente pour ces pères et mères à l'emploi du temps surchargé , un moment espéré , parfois idéalisé : " on va se rattraper , on va compenser , on va faire plein d'activités " ....pour répondre à la culpabilité de ne pas se sentir " bons parents" le reste de l'année ...d'où une forte demande affective de la part des adultes , en attente de retour d'amour , de fusion ...et les besoins des uns et des autres ne coïncidant pas toujours , les vacances génèrent les conflits et les frustrations !!
      & LES PARENTS DOIVENT DONC APPRENDRE À SE "DÉPARENTALISER"
...en transformant leurs peurs en dynamique éducative , en sortant de l'enfant " fantasmé " pour identifier leur enfant "réel" , en estimant le danger à sa propre valeur - les dangers réels ne sont pas si nombreux , encore faut-il les évaluer selon l'âge de l'enfant - Souvent , les parents ont une représentation anachronique des capacités de leurs petits ...parfois pas si petits face au danger ...et les enfants ont conscience de leurs capacités  ...ce qui fait naitre les conflits familiaux . A L'ENFANT DE SIGNIFIER QU'IL A GRANDI ET AUX PARENTS D'APPRENDRE À SE "DÉPARENTALISER " C'EST À DIRE À LÂCHER ! En développant notre confiance en notre enfant , nous l'aidons à renforcer sa capacité de réaction ; ainsi en ne le surprotégeant pas , nous le protégons ! La juste attitude : un travail d'observation et d'accueil pour permettre "au jeune explorateur " de se rassurer ...l'enfant explore le monde à partir de la base de sécurité représentée par l'adulte : il s'échappe , il revient se réfugier , il repart et agrandit peu à peu le terrain acquis .
        & LES VACANCES SONT UNE PÉRIODE IDÉALE POUR LUI PERMETTRE D'ÉPROUVER SES FORCES NOUVELLES , EN ADAPTANT SES CAPACITÉS AUX DIFFICULTÉS À AFFRONTER LES RISQUES .
               @ À CHAQUE ÂGE ....VOTRE BONNE ATTITUDE :
         ° 2-4 ans ...les 1 ères découvertes...et s'il se perdait sur la plage ? et s'il se noyait ?   QUE FAIRE ? organiser une surveillance rapprochée mais en lui permettant d'étendre son terrain de découverte , de prendre des risques à sa mesure ; entre 2 et 4 ans , l'enfant qui n'a pas conscience du danger , s'échappe pour aller voir plus loin , c'est à dire à l'autre bout de la plage : n'ayez pas peur de le laisser essayer en ayant par ex . au préalable fait le chemin avec lui ou en lui fixant un endroit où il devra s'arrêter " tu vas jusque là ..." ; gardez en mémoire la phrase de Winnicott " la mère partage avec son petit enfant un morceau de monde , l'agrandissant pourtant très progressivement afin de satisfaire la capacité grandissante de l'enfant à jouir du monde ."
       ° 6-10 ans ..l'après-midi au centre aéré , ou au club de sport ...et si les règles de sécurité n'étaient pas respectées ? et s'il avait un accident ?   QUE FAIRE ? faire confiance au personnel d'encadrement , admettre que vous ne pouvez jamais protéger complétement votre enfant et que le risque 0 n'existe pas , admettre que la prise de risque fait partie de l'apprentissage :l'enfant doit éprouver le danger pour y faire face ...sinon la surprotection empêche , voire même interdit à son enfant de grandir !
       ° 5-12 ans ...le 1er départ en colo , les 1ères vacances sans les parents ..
et s'il n'était pas bien surveillé ? et s'il se trouvait face à un problème d'abus sexuel ?    QUE FAIRE ? faire confiance ; quand l'enfant est loin d'eux , les parents ont le sentiment qu'il ne sera pas capable d'affronter l'inconnu ( attention de ne pas confondre dangers réels et projection de nos propres peurs ! ) ;" les dangers réels sont les dangers de mort et les dangers sexuels : il faut les nommer , les expliquer et faire confiance aux capacités de compréhension des enfants" conseille JP Winter - psychanalyste - La confiance n'est pas donnée , elle se conquiert en acceptant la séparation ( grandir , c'est se séparer ) , en parlant avec son enfant , en refusant l'invasion des pensées morbides , en rationalisant ( comparez le nombre d'accidents ou de problèmes survenus en séjour avec le nombrede colos ou de centre ouverts chaque été ) .
      ° 10-14 ans ...la fête chez un copain ... mais qui est-ce ? que font ses parents ?   QUE FAIRE ? poser des balises , pas question de laisser " l' adonaissant " partir à l'aventure , quelle que soit sa demande mais pourquoi refuser ?  mener l'enquête ...pour dissiper les craintes , rencontrer le copain , si possible ses parents , mettre une limite horaire . " L'adonaissant doit quitter peu à peu ses parents tout en étant surveillé par eux. Refuser les risques de l'adonaissance et de l'adolescence , c'est craindre que son enfant ne sorte pas de l'enfance " prétend François De Singly - sociologue - spécialiste de la famille -
   ° 16 - 17 ans ...la sortie en boite ! ..et s'il avait un accident de scooter ? de voiture ? et s'il touchait à la drogue ? et s'il n'utilisait pas un préservatif ?   QUE FAIRE ? impossible d'interdire au nom du principe éducatif fondamental : l'adéquation entre le risque et la capacité de l'adolescent à l'affronter et à le maitriser ; nécessité de lui expliquer la réalité du danger :les risques de mort ( accident , alcool , drogue ...) et les risques liés à la sexualité ; nécessité de passer un contrat " je te fais confiance , mais je te donne des limites que tu dois respecter  " ...et sanctionner si non - respect !
LE RESPECT DES RÈGLES EST UN GAGE DE TRANQUILLITÉ POUR TOUS : VOUS POUVEZ LÂCHER , IL SE SENT PROTÉGÉ - même s'il râle violemment !

***Sur la 2 ème page du blog , PAS DE VACANCES POUR LA SÉCURITÉ !!
   

vendredi 11 juin 2010

UN PÈRE ...À QUOI ÇA SERT ??

@ UN PÈRE ...UN PAPA ??
* les enfants ont besoin d'un PAPA dans la réalité ...et surtout BESOIN d'avoir un PÈRE dans la tête !
ce PÈRE étant une instance symbolique nécessaire à chacun pour se construire ...
              ** L'ENJEU C'EST DONC ÊTRE PÈRE ET PAPA À LA FOIS !
@ QU'EST-CE- QU'UN PÈRE ??
* ce n'est pas seulement la personne du père ,c'est-à dire le PAPA  !
C'EST SURTOUT 3 PERSONNAGES À LA FOIS !
         1. le père géniteur ...dont -même s'il ne l 'a jamais vu - l'enfant doit connaitre l'existence et l'identité ! il est important d'expliquer à l'enfant pourquoi cet homme est son géniteur ...nécessité de l'informer sur la sexualité et le rôle du père dans la conception .
         2. le papa ...celui qui , compagnon ou mari de la mère , élève l'enfant ; père géniteur ou substitut paternel " beau-père " .
         3 .une instance paternelle c'est -à dire une instance symbolique que l'enfant doit intérioriser ; en effet , pour se construire, un enfant n'a pas seulement besoin d'un père dans la réalité , il a également besoin d'avoir " un père en lui " , c'est-à dire qu'il doit avoir intériorisé la place et la fonction du père .
@ EN QUOI CELA EST UTILE À L'ENFANT ??
* cela lui sert ° à se situer . ° à s'orienter , ° et à savoir 3 informations essentielles : 1 .d'où il vient : son origine , ses racines , sa place ( issu de 2 lignées )        2 . que sa mère " n"a pas pu le faire toute seule " ...information fondamentale car les enfants petits croient souvent les mères assez puissantes pour faire les enfants seules ! et apprendre qu'elles ont besoin d'un homme pour cela , leur permet de relativiser leur toute puissance et leur donne un point d'appui pour se séparer d'elle et grandir = le père est le " tiers séparateur " .
                     3 . à savoir enfin que sa mère a eu ( au moins ) un homme dans sa vie ...1 an , 1 jour , 1 heure ...mais cela a eu lieu ; à partir de là, l'enfant prend conscience qu'il y a , dans la vie de sa mère , une zone à laquelle il n'a pas accés = il ne peut donc pas être " TOUT" pour elle . Dire à un enfant : " tu as un père " c'est mettre en place les conditions pour intégrer l'interdit de l'inceste et donc pour l'enfant , la nécessité d'aller voir ailleurs , de se construire sa propre vie , de grandir .
        ** en fait , " avoir un père dans la tête " c'est pour un enfant , passer de la relation à 2 ( lui- sa mère ) à une relation à 3 ( lui , sa mère , son père ) ...c'est poser l'existence , entre sa mère et lui , d'un tiers investi d'une autorité , puisqu'il a le pouvoir - par son existence même - de lui interdire cette mère ..et c'est d'ailleurs parce qu'il a , de par sa place , ce pouvoir initial que le père représente pour l'enfant: L'AUTORITÉ ET LA LOI .
@ POUR QU'UN PAPA SOIT UN PÈRE ...
* suffit-il  d'avoir un " papa " dans la vie pour avoir " un père " dans sa tête ? NON ! ...nous connaissons tous des enfants qui se conduisent normalement quand le père est là et qui deviennent intenables quand ils ne sont plus là ...cela signifie que l'enfant a un père dans la réalité mais pas " de père dans la tête " ! il n'a plus de boussole intérieure dès que le papa a disparu à leurs yeux ; pour eux le père se limite à la personne du père c'est-à dire le papa ! les interdits posés n'existent plus !
* à quelles conditions un papa est -il aussi un père ?
          ° il faut qu'il aie conscience d' être investi d'une mission, d'avoir une fonction à remplir et donc de représenter plus que lui-même soit une parole " paternelle " ce qui est différent des convictions personnelles du papa ou interdits posés pour son bon plaisir ; également parole que , compte -tenu de sa fonction , il doit dire à ce moment-là .( ex. on ne se couche pas à minuit ,on fait ses devoirs ...) ;le père est dans la famille l'équivalent de ce qu'est dans la société le policier ( police ) et le magistrat ( justice )
                         ** c'est de sa fonction et non de sa personne que le père tire son autorité .
           ° il faut qu'il aie la volonté de diriger ( donner une direction ) l'éducation de son enfant à tous le moments de sa vie et fasse en sorte que sa parole soit respectée même en son absence aussi bien par la mère que par l'enfant .
          ° le papa est un père s'il fait exister la fonction paternelle .
                        ** or 2 choses peuvent s'y opposer :
            1. si le papa n'est pas conscient de sa mission , s'il se sent incapable de la remplir , s'il a l'impression d'avoir aucune légitimité à le faire ( attitude qui peut être liée à son histoire personnelle = pas eu de père dans sa vie ou n'a pas été autorisé par lui à devenir père à son tour ).
           2 . à l'inverse , des enfants se retrouvent " sans père" parce que leur papa barre la fonction paternelle en se substituant à elle ...cas des pères dictateurs ( se prennent pour dieu le père ) , ou qui ne disent pas la loi mais la font ( fantaisie, voire névrose , folie ) : l'enfant n'a alors pas de re-père pour lui apprendre les lois humaines   ;il a un papa tout puissant , terrifiant et fascinant auquel il va soit se soumettre soit s'identifier ...et il sera peut-être lui-même plus tard dictateur .
@LA MÈRE JOUE UN RÔLE IMPORTANT DANS LA CONSTRUCTION DU PÈRE
      * elle a même un rôle fondamental : il n'y a pas de père sans mère ...
      * elle a le pouvoir - exorbitant - d'être la seule à pouvoir nommer le géniteur , à pouvoir dire qui est le père de son enfant , or on peut regretter que rien , dans notre société , ne l'oblige à le faire ! car le père appartient à l'enfant ! ...et l'enfant devrait donc avoir au moins le droit de toujours connaitre l'identité de son père !
     * elle a aussi le pouvoir de donner à son enfant , une image de son père , du géniteur , s'il est absent , par la façon dont elle en parle et du papa présent ( géniteur ou non ) par le biais des relations qu'elle entretient avec lui ( qualités et défauts du père ) .
                  **l'image que l'enfant aura de son père dépend toujours de ce qu'en dit la mère .
ex : aucun enfant n'a peur d'un père coléreux si la mère explique qu'il n'est pas méchant et qu'elle -même n'a pas peur ..
ex : n'importe quel enfant croira que son père est un imbécile si sa mère le croit ...ce qui est encore plus dommageable pour les petits garçons qui en s'identifiant à une mauvaise image du père , auront une mauvaise image des hommes et donc d'eux-mêmes .
     * la mère est celle qui a la possibilité de faire exister le père , quand il n'est pas là , en se référant à ses paroles et son autorité .
ex : si le père vit à la maison , " fais cela parce que ton père te l'a demandé "
      s'il ne vit pas à la maison , " ton père n'aimerait pas que tu fasses cela " .
    * la mère qui rend pour l'enfant , son père présent même s'il est absent physiquement , intervient " au nom du père " : elle fait exister la fonction paternelle et permet à l'enfant de l'intérioriser .
    * inversement , une mère qui ne tient pas compte de la parole du père ou accepte - souvent à la demande de l'enfant - de lui cacher tel ou tel évènement ," barre la fonction paternelle ".
   * si le papa est dictateur , la mère doit et peut aider l'enfant à " se fabriquer " du père dans la tête ....en expliquant en quoi son papa outrepasse ses droits , pas en le dénigrant ...mais en expliquant ce qui s'est passé dans son histoire , ce qu'il a subi : la mère donne ainsi à l'enfant un repère par rapport aux vraies lois et un point d'appui pour lui permettre de résister à son papa quand il dérape : cela n'empêche en aucun cas l'enfant d'aimer son père .
                ** les enfants , quand ils comprennent les raisons des errances de leurs parents , ont toujours pour eux des trésors de compassion .
@QUE SE PASSE-T'IL LORSQU'IL Y A DES "PANNES DE PÈRE " ??
   * aider l'enfant à se construire en lui " un père " lui permet d'accéder à 2 choses essentielles :
                  1. à la symbolisation et au langage : c'est - à dire le fait de constater que son père peut être présent même absent physiquement ; comprendre que les MOTS qui nomment les choses peuvent exister quand les choses sont absentes ; PARLER c'est faire exister les choses , en leur absence . par LES MOTS ; les retards de langage sont souvent dûs à des " pannes de père" .
                 2. au respect des limites et de la loi : si la parole du père n'existe plus dès qu'il n'est plus là , un enfant ne peut pas comprendre que , en l'absence de tout policier susceptible de verbaliser , une voiture s'arrête au feu rouge .
               ** le non- fonctionnement de " l'instance paternelle " dans la famille est la cause majeure de la plupart des délinquances .
  * il est vrai que des instances sociales peuvent la suppléer en apportant à l'enfant des repères que sa famille n'a pas pu lui donner .( éducateur , enseignant , juge peuvent transmettre " des paroles paternelles " .)
@ " TU SERAS UN HOMME , MON FILS "
   * "porteur " et " passeur" de l'instance paternelle pour ses enfants des 2 sexes , le père a un rôle spécifique dans l'éducation de son fils .
              ** le père est le pilier de la construction psychique du petit garçon ...celui qui peut aider son fils à grandir en le " sortant des jupes de sa mère " , en le poussant à acquérir une autonomie physique , à se débrouiller seul ( se laver , s'habiller ...) , celui qui donne une place et un avenir en lui signifiant l'interdit de l'inceste : " ta mère est ma femme - à toi de grandir pour avoir plus tard ,une femme à toi " , celui qui le " nomme " garçon ,le soutient dans son identité de garçon et lui donne la fierté d'être un garçon
             ** un garçon a besoin d'être " reconnu " par son père .
             ** le père a également un rôle essentiel à jouer par rapport à la sexualité du garçon , en l'informant sur son anatomie , en l'aidant à comprendre que la sexualité humaine n'est pas une affaire de force brutale et un accouplement de bêtes en rut, mais une affaire de respect de l'autre et de paroles .
             ** le père est enfin et surtout un modèle de vie ; c'est l'éducation qui transmet l'exemple et c'est en s'identifiant à son père ( en faisant comme lui ) que le petit garçon grandit .
             ** le père tient sa place de père par rapport à l'enfant , s'il tient sa place d'homme par rapport à sa femme ou sa compagne , s'il montre à l'enfant qu'il est lui - même soumis aux lois qu'il lui demande de respecter = alors le petit garçon peut devenir un homme .
@ EN CONCLUSION , 3 IDÉES - CLÉS À RETENIR =
            ° L'INSTANCE PATERNELLE EST ESSENTIELLE : l'enfant a besoin d'intérioriser la place et la fonction d'un père , tiers séparateur entre lui et sa mère , et qui représente l'autorité et la loi .
            ° tous les papas ne sont pas des pères ...même s'ils s'occupent de leur enfant, les pères   n'ont pas tous conscience de leur mission particulière soit par incapacité soit par empêchement .
            ° le père est un modèle de vie pour le petit garçon ; il a un rôle spécifique dans l'éducation de son fils ( interdit de l'inceste , fierté d'être un homme , humaniser sa sexualité ) .
@ A SAVOIR ...Les hommes doivent pouvoir passer du temps avec leurs enfants et les enfants pouvoir profiter de leurs parents . Une plaquette éditée par le CNIDFF ( centre national d'information sur  les droits des femmes et des familles )www.infofemmes .com prône " prenons le temps d'être père " !
il semble qu'il y aie une réelle volonté de favoriser une meilleure répartition des tâches et des rôles dans les sphères familiales et professionnelles .
          ° 66, 4% des pères ont demandé leur congé paternité en 2004
          ° 36 % des hommes estiment  qu'il est difficile de concilier leur travail avec le rythme et les horaires de scolarité ou de garde d'enfant .
@ POUR EN SAVOIR PLUS ....
              * Le père , à quoi ça sert ? : S. et M .Nabati - ed . jouvence
              * les pères et les mères - Aldo Naouri - ed . odile jacob
              * chacun cherche un père - Marcel Rufo - eds . anne carrière 
@ et une jolie poésie pour TOUS LES PAPAS !!
        

Un papa rapluie
Qui me fait un abri
Quand j'ai peur de la nuit

Un papa ratonnerre
Je ne sais pas quoi faire
Quand il est en colère

Un papa rasol
Avec qui je m'envole
Quand il rigole

Un papa tout court
Que je fête en ce jour
Avec tout mon amour
Pierre Ruaud