FRAMBOISE ...ET SES FILS ROUGES ! / vidéo créée par Yoan Delcey-guy auteur, élève de Framboise


**********************************************************************

Post du mois à lire , après la présentation des petits livres rouges !

Les mots, plutôt que les maux !

Bienvenue dans l'univers des petits livres rouges de FRAMBOISE !

Des petits livres rouges pour « parler vrai »...
Ils racontent l'histoire vécue par un enfant
Ils parlent de la vie - naissance, secrets de famille, séparation , divorce, maladie, mort, identité, déménagement, jalousie...
Ils sont des outils de communication
Ils offrent des pistes de réflexion
Ils interpellent nos émotions.

Ils s'adressent à TOUS, petits ou grands, QUEL QUE SOIT L'ÂGE, aux enfants, aux adolescents, aux adultes.
Ils parlent à chacun de nous, à l'enfant que nous avons été, bien caché à l'ombre de l'adulte que nous sommes devenus
« notre enfant intérieur ».

Je vous invite à découvrir la collection ci- après

FRANÇOISE POULET alias FRAMBOISE



Ce 8e petit livre rouge ...

Ce 8e petit livre rouge ...parle d'un évènement douloureux: les violences sexuelles faites aux enfants. Près d'un enfant sur cinq est victime de violence ou d'abus sexuels. Vous pouvez empêcher que cela arrive à votre enfant : la clé est de bien communiquer avec lui, de PARLER VRAI dans un climat de confiance. La sexualité est encore un sujet tabou. Si aborder ce sujet avec votre enfant vous embarrasse, ce petit livre vous sera utile ...car il vous offre des clés pour apprendre à l'enfant à se protéger et à oser dire « NON ! ». Il s'adresse à TOUS, petits ou grands, QUEL QUE SOIT L'ÂGE, aux enfants, aux adolescents, aux adultes.Il parle à chacun de nous, à l'enfant que nous avons été, bien caché à l'ombre de l'adulte que nous sommes devenus « notre enfant intérieur ». Les mots, plutôt que les maux !

@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

* Vous pouvez le commander ICI en ligne , paiement par CB . " ajouter au panier " ou adressez-moi un courrier à framboise.editions@orange.fr *Le livre sera DÉDICACÉ si vous le désirez ! Ce 8e petit livre rouge rencontre un franc succès ! MERCI POUR VOTRE CHALEUREUX ACCUEIL ET VOTRE CONFIANCE ... Bien à vous. FRAMBOISE

8. JE NE VEUX PLUS ALLER A L'ÉCOLE - THÈME : Les violences sexuelles faites aux enfants -

12 € + 1 € expédition -livraison
Si vous souhaitez une dédicace, écrivez le prénom ICI !


pour tout renseignement ( PAR EX.envoi en nombre ,édition de facture ou autre ), me contacter par tel . +33 684868770 ou par mail : framboise.editions@orange.fr
Merci !





2 .le rhume de hanche; thème : le divorce* 12€+ 1€ expédition -livraison

LE RHUME DE HANCHE - livre n°2 - THÈME : le divorce- 12€ + 1€ expédition -livraison

3. Il est perdu mon papa ; thème : la mort d'un proche * 12€ + 1€ expédition -livraison

IL EST PERDU MON PAPA - livre n°3- THÈME : la mort d'un parent -la maladie grave - CET OUVRAGE N'EST PLUS EN STOCK !

4 . MON NOM DE FAMILLE : connaître ses origines, son identité * 12€ + 1€ expédition -livraison

MON NOM DE FAMILLE - livre n°4- THÈME : l'identité, connaître ses origines - 12 € + 1 € expédition -livraison

5. La maison de papa ; thème : le déménagement * 12€ + 1€ expédition -livraison

LA MAISON DE PAPA - livre n°5- THÈME : le déménagement - 12 € + 1 € expédition-livraison

6. MAMAN METS TES LUNETTES ROSES - Thème :le cancer de l'enfant -

MAMAN METS TES LUNETTES ROSES - livre n°6 - THÈME : le cancer de l'enfant - leçon de vie face à la maladie - 12€ + 1 € expédition -livraison

7. LA PETITE SœUR ; THÈME : LA JALOUSIE DANS LA FRATRIE * 12 € +1 € EXPÉDITION -LIVRAISON

LA PETITE SœUR - livre n° 7 - THÈME : la naissance d'un enfant est une épreuve pour chacun au sein de la famille ; c'est un chamboulement pour l'aîné -assailli d'émotions diverses - relégué au second plan par le nouvel arrivant . Un nouveau regard sur la jalousie pour mieux comprendre ce qu'un enfant peut traverser.- 12 € + 1 € expédition- livraison .

1. LA PETITE FILLE QUI N'AVAIT PAS SOMMEIL ; Thème : la naissance, un secret de famille...

le premier petit livre rouge
N'EST PLUS EN STOCK ! :
" LA PETITE FILLE QUI N'AVAIT PAS SOMMEIL " THÈME : secret de famille, secret de naissance...
RÉÉDITÉ PLUSIEURS FOIS ...MAINTENANT ÉPUISÉ!

je vous l' offre en ALBUM PHOTO ou en DIAPORAMA en copiant ce lien :

https://photos.app.goo.gl/Ezh9zdDdzsGMEXkNA

ou en vidéo sur youtube


LA PETITE FILLE QUI N'AVAIT PAS SOMMEIL

JE SUIS À VOTRE ÉCOUTE...

Nom

E-mail *

Message *




Après la présentation des petits livres rouges, voici le blog !



LA RENTRÉE ...ÇA SE PRÉPARE MENTALEMENT ET MATÉRIELLEMENT !

  LA RENTRÉE APPROCHE . ...   A nous, parents, grands-parents et proches DE PRÉPARER et d ' ACCOMPAGNER CES ÉCOLIERS. ..petits ou grand...

jeudi 3 janvier 2013

2013...POUR UNE ANNÉE SEREINE ...ET SI VOUS ADOPTIEZ CE MODE D'EMPLOI ANTI -CULPABILITÉ !

1. Je n'aime pas jouer avec mon enfant...
2. Je ne peux pas m'empêcher de le comparer aux autres...
3. Je suis très autoritaire ...
4. Je n'ai pas les moyens de lui offrir ce qu'il me demande
5. Je travaille trop ...
6. Je n'arrive pas à rassurer mon enfant ...
7. Je n'ai aucune patience avec lui ...

***  S'auto-accusant , se culpabilisant ( surcharge de travail , manque de moyens financiers , manque de temps , problème d'autorité ..) , les pères et les mères se ressentent de plus en plus " mauvais parents " ...
*** Décodons avec la psychanalyste Nicole Fabre ( spécialiste de l'enfance et de l'adolescence ) ces situations de la vie courante ...

1 . JE N'AIME PAS JOUER AVEC MON ENFANT ....
      ° Voilà des paroles plus souvent prononcées par les mamans ; en effet , les papas sont plus joueurs que les mamans ..qui considèrent - parce qu'elles donnent priorité aux tâches ménagères - que le jeu est -pour elles - du temps perdu ( manque de temps , mais parfois aussi fatigue , lassitude , goût ...pas très palpitant de jouer aux petites voitures ...! ) 
     °il peut s'agir aussi  *d'un problème de "surmoi" : ce juge intérieur au regard froid qui empêche les parents de  se " lâcher " : oser se déguiser , oser se mettre à 4 pattes ...*.ou tout simplement par manque de modèles ( propres parents pas disponibles pour cela et réveil d'une douleur enfouie ! )
     ° ANALYSEZ LE POURQUOI DE VOTRE ATTITUDE ! 
                      # les parents ont le droit de ne pas aimer jouer , d'être fatigués ou de refuser de temps à autre..MAIS , IL EST NÉCESSAIRE DE FAIRE UN PETIT EFFORT (10 MN PAR JOUR ) OU SINON LE WEEK-END OU PENDANT LES VACANCES ) CAR LE JEU EST UNE OCCASION PRIVILÉGIÉE DE TISSER DES LIENS AVEC SON ENFANT , d' apprendre ce qu'il a vécu pendant la journée surtout s'il ne s'exprime pas spontanément , de partager ce moment de relâche , de détente pour "souffler ensemble " , de découvrir ainsi sa personnalité , son sens du raisonnement , ses preuves de patience , de confiance , d'habileté ...et ainsi mieux le connaître. TOUS LES PSYS L'AFFIRMENT : IL FAUT JOUER AVEC SON ENFANT ...mais pas à tout prix , pas de sacrifice : il s'agit de trouver un équilibre entre les désirs des uns et des autres pour que reste le plaisir ...DU POINT DE VUE AFFECTIF , RIEN NE REMPLACE CE MOMENT DE PARTAGE .

2 . JE NE PEUX PAS M'EMPÊCHER DE LE COMPARER AUX AUTRES...« Il est plus adroit qu'elle » , « elle a plus d'imagination que lui » , ....les parents sont toujours tentés de COMPARER leurs enfants à ceux des autres et leurs enfants entre eux . Parfois aussi , ils ont tendance à "survaloriser " : « mon fils est excellent en tout», 
« ma fille réussit brillamment ...» 
Plus la pression est énorme , plus l'échec ou la "non-réussite " est vécu (e) comme un drame ! Parfois , les comparaisons dévalorisantes sont exprimées en présence des enfants : « ta sœur nageait mieux que toi au même âge » ...et enferment les enfants dans un comportement que les parents  eux-mêmes ont contribué à créer ; influencé par le regard et les paroles des parents , l' enfant va tout faire pour s'y conformer , pour conforter leurs certitudes .Positives ou négatives , les comparaisons sont toujours toxiques : elles empêchent l'enfant de se construire dans un rapport juste à sa réalité , à son identité . Agir ainsi c'est nier l'identité de chacun , ses spécificités , ses caractéristiques , sa personnalité , c'est nier l'enfant dans son identité , c'est oublier que CHACUN EST UNIQUE! « qui est-il indépendamment des autres ?, comment progresse t'il ? » ...voilà ce qui doit compter . Les enfants sont naturellement tentés de se confronter aux autres et de se définir en opposition à leurs frères et sœurs , inutile d'en rajouter ! 
                  ° POURQUOI SOMMES-NOUS TENTÉS DE FAIRE CES COMPARAISONS ? 
 * Ce peut être l'expression d'une colère -inconsciente- liée à des frustrations relatives à l'accouchement ou à la naissance ...le parent qui n'a pas manifesté à l'époque concernée sa colère ou sa souffrance , en veut inconsciemment à son enfant .
* ou alors l'expression d'un sentiment d'impuissance : en reprochant par ex . à son cadet de moins bien réussir que l'aîné , les parents se dédouanent ( "ils n'y sont pour rien " ) car ils leur ont donné la même éducation ! 
* C'EST OUBLIER QUE LA RELATION PÈRE -MÈRE À CHQUE ENFANT EST DIFFERENTE : LES ENFANTS NE SONT PAS DES CLONES ! IL EST PLUS JUDICIEUX DE PRENDRE EN COMPTE LEURS BESOINS RESPECTIFS POUR MIEUX Y RÉPONDRE ET CULTIVER AINSI LEUR SINGULARITÉ ET L'ACCEPTER .




3 . JE SUIS TRÈS AUTORITAIRE ....Attention ! les règles sont indispensables , il est nécessaire de créer un cadre sécurisant pour l'enfant et de le maintenir : c'est une nécessité psychique pour lui!  Fixer des règles et les répéter permet à l'enfant de les intérioriser et ainsi d'acquérir son autonomie . Etre épanoui c'est apprendre à canaliser ses pulsions , être à l'aise  avec les règles communes , la politesse , la ponctualité ou tout autre code de rigueur dans le groupe auquel on appartient . 
* ETRE AUTORITAIRE ....c'est asséner sans arrêt des interdits qui empêchent l'enfant de vivre et ne lui apprennent rien ! « ne mange pas avec tes doigts » , 
« tiens-toi droit » , « ne touche pas ton nez ...» , « arrête de bouger » ; 
c'est aussi brutaliser l'enfant en l'humiliant , en hurlant , en le malmenant ; 
c'est aussi refuser de revenir sur une décision manifestement inadaptée par peur de perdre son identité . Si les règles sont trop absolues , voire absurdes , l'enfant risque de se "barder d'interdits " . Agir ainsi , c'est "étouffer" la personnalité de l'enfant . Pour être bien compris et acceptés , les principes inculqués à l'enfant doivent EVOLUER avec l'AGE et les CIRCONSTANCES . 
* TROUVER LA JUSTE MESURE EST NÉCESSAIRE CAR L'AUTORITÉ EST INDISPENSABLE ! ( Savoir mettre en place une obéissance intelligente qui fait appel à la participation active de l'enfant est plus judicieux ! ) .




4 . JE N'AI PAS LES MOYENS DE LUI OFFRIR CE QU'IL ME DEMANDE ...
* Ceci est un faux problème ...il ne s'agit pas d'une question de moyens , plutôt d'une pression à la conformité ! L'enfant veut la même chose que ses copains , et les parents cèdent à cette pression "de faire comme ..." , " d'avoir comme.." sinon ils se sentent "mauvais parents " et surtout ils ont peur de rendre leur enfant "malheureux "! ...
En fait , l'enfant va t 'il en souffrir ? il est nécessaire de présenter le problème à l'enfant ainsi : que les parents soient aisés ou non , il n'est pas obligé d'avoir la même chose que tout le monde ! la frustration est bénéfique , il faut pouvoir se contenter de ce que l'on a sous peine d'être un éternel insatisfait ! * s'il existe une forte différence sociale entre l'enfant et ses camarades de classe , la situation est plus délicate car l'enfant ne se distingue pas seulement par ce qu'il a ou n'a pas , mais aussi par son langage et ses manières : veillez alors à ce qu'il ait le courage de supporter sa différence .Il est très important de lui dire qu'il n'a pas avoir honte de ce qu'il est . 
* LE MESSAGE : QUOIQU'IL ARRIVE , L'IMPORTANT N'EST PAS CE QUE L'ON POSSÈDE OU NE POSSÈDE PAS , MAIS CE QUE L'ON EST . « Tu n'as peut-être pas les baskets les plus chères mais toi tu sais faire ceci  , tu connais cela et c'est beaucoup plus important » . Mais cela suppose que les parents aient une certaine assurance intérieure , qu'ils sachent reconnaître leur propre besoin de conformité , l'intérêt de faire un petit plaisir de temps en temps tout en étant capable d'y renoncer . Comme toujours , VOTRE ATTITUDE est déterminante : elle va dicter celle de votre enfant . Une astuce : instaurez le sac à envies ! envies écrites ou découpées dans des magazines ....que l'on trie une fois par mois ...quelles envies restent ? ? 

5 . JE TRAVAILLE TROP ...
* « Risque t'il de se sentir abandonné ? » ...majoritairement , les mères se culpabilisent . Que signifie donc ce " TROP" ? : trop par rapport à quoi ? a t-on réellement trop de travail? ou trop de culpabilité ? quelle est la norme ? 
* ce qui est révélateur , c'est de se fier , se référer à l'attitude de son enfant : un enfant qui manque d'attention le manifeste : il réclame la présence de ses parents , il réclame un tas de choses qu'ils ne peuvent pas lui donner , il boude , fait des cauchemars , des bêtises ...son corps parle ! ...si c'est le cas , l'adulte doit essayer au moins provisoirement de travailler moins pour lui accorder plus de temps . Si cela se révèle impossible , s'efforcer au moins d'être plus disponible dans les moments partagés avec eux . Ex : au lieu de laisser l'enfant s'installer devant la télé pendant qu'on prépare le repas , l'emmener dans la cuisine pour bavarder . 
* PLUS IMPORTANT ENCORE : IL FAUT ÊTRE PROCHE DU CORPS DE L'ENFANT , JOUER , LE BAIGNER . LE CÂLINER . C'est par le corps que l'on conforte son sentiment de sécurité .



6 . JE N'ARRIVE PAS À LE RASSURER ...Anxiété , peurs , inquiètude sont des manifestations à prendre en compte ...il est important d' en chercher l'origine . Rien ne vaut le contact physique pour rassurer un enfant qui se réveille la nuit par ex . , préférable ° aux paroles "sécurisantes " :« je suis à côté ...» ,
° aux explications "rationnelles " : « les monstres , ça n'existe pas ...!» ° aux  menaces ou aux  punitions ...
* un enfant anxieux est davantage sécurisé par le contact physique ( le toucher déclanche la production d'hormones qui diminuent l'anxiété ou la douleur ) : prendre votre enfant dans les bras , vous allonger quelques minutes à ses côtés .( mais ne  pas l'emmener dans votre lit ...sinon ,cela voudrait dire qu' il y a du danger pour lui à rester seul ! )
* essayez de rechercher la cause de cette anxiété ( évènement vécu , paroles entendues , disputes , circonstances particulières ...) montrez à votre enfant que vous êtes à l'écoute des messages de son corps . observez le pendant la journée , formulez ce que vous croyez être à l'origine de son mal-être . 
* ATTENTION : beaucoup de parents ont tendance à attribuer à leur enfant les angoisses qu'ils ressentaient eux -mêmes pendant leur enfance ! ils peuvent passer ainsi " à côté " de la vraie cause . 
* PENSEZ ÉGALEMENT À VOTRE PROPRE ATTITUDE : ÊTES -VOUS VOUS-MÊME ANGOISSÉ (E) , ANXIEUX( SE) , INQUIET (E) ?? MANQUEZ -VOUS DE CONFIANCE EN VOUS ?? N'OUBLIEZ JAMAIS QUE VOUS ÊTES "L'EXEMPLE " ET QUE VOTRE ENFANT ADOPTE VOTRE ATTITUDE , VOTRE COMPORTEMENT . SI C'EST LE CAS , COMMENCEZ PAR VOUS INTERROGER SUR LES RAISONS DE VOTRE COMPORTEMENT .

7. JE N'AI AUCUNE PATIENCE AVEC LUI ....« je ne le supporte pas ...» , « il m'énerve ...» , « je m'énerve tout de suite ...» ...Les parents épuisés sortent facilement de leurs gonds ...et si leur colère se trompait d'objet ? une télécommande introuvable , un bol renversé , un pull neuf déchiré ....broutilles ! et vous vous emportez : colère , paroles blessantes , claques ! « c'est de sa faute , il m'a poussé à bout » NON ! CE N'EST PAS L'ENFANT QUI VOUS A MIS EN COLÈRE ...MAIS VOUS QUI AVEZ ENGENDRÉ SEUL ( E) VOTRE COLÈRE ! - Origine ? épuisement , fatigue , stress, impuissance à maîtriser les évènements , problèmes de couple , de travail ...et "on disjoncte !"   - autres éléments à prendre en compte : sans rapport non plus avec l'objet du délit : l'enfant jugé maladroit , cancre ou désordonné , blesse le narcissisme de ses parents : il est imparfait ! de plus , sa dépendance stimule les réactions violentes : difficile de résister à la tentation inconsciente d'abuser de son pouvoir sur autrui . IL EST INDISPENSABLE D'ACCEPTER SES PROPRES IMPERFECTIONS , DE CONSIDÉRER LES ERREURS DE SON ENFANT COMME DES OCCASIONS D'APPRENTISSAGE ET D'ÉCOUTE MUTUELLE . ( CELA ÉVITE LES RÉPRIMANDES QUI DÉGÉNÈRENT ! ) Les parents ont le droit de s'énerver , l'enfant a besoin d'ailleurs de cette humanité qui le rassure mais surtout pas de violence verbale ni physique ; la colère est l'expression de soi et la violence blesse l'autre , terrorise l'enfant , discrédite le parent qui montre ainsi qu'il ne maîtrise pas la situation . 
* EXCÉS INCONTRÔLÉ ?   ° S'éloigner le temps que la colère retombe    ° s'expliquer clairement    ° sachez vous calmer avant de rentrer à la maison , toute la famille s'en portera mieux ( sachez vous faire plaisir ! )    ° recherchez lucidement l'origine de votre énervement ...    ° là encore , soyez attentif à vous-même !!



@ EN CONCLUSION : * il est vraiment nécessaire de s'interroger sur cette culpabilité que bien souvent l'on se fabrique tout(e )seul(e) ! 
* les femmes - quand elles deviennent mères - se sentent constamment COUPABLES  de ce qu'elles donnent ou ne donnent pas , de ce qu'elles font ou ne font pas ...
* certes , les injonctions des uns , les conseils des autres créent une pression ...pour devenir "une mère idéale "! 
* interrogez -vous : ° voulez vous reproduire une "bonne mère " , votre mère que vous avez   idéalisée?
                                    ° voulez -vous au contraire donner à votre enfant tout ce dont une "mauvaise mère " vous a privée ?
                                    ° comment renoncer à l'idée de "mère toute puissante " qui , elle seule sait ce qui convient à son enfant dans tous les domaines ?....alors et le rôle essentiel du PÈRE ?? 
                                    ° voulez - vous continuer être "une mère modèle "...comme la petite fille SAGE , OBÉISSANTE  que vous étiez ?? 
                                    ° voulez -vous être celle dont on dit : « elle est formidable »! « elle a 3 enfants et elle travaille , elle mène tout de front ...» 
                                    ° oubliez-vous d'être ÉPOUSE ou FEMME ...tout simplement ? 
* Il s'agit d'accepter d'être -comme le disait Winnicott « une mère suffisamment bonne  »...c'est -à dire qui répond aux besoins de son enfant - base de sécurité intérieure mais capable de frustrer son enfant ni plus , ni moins , ....
une mère avec ses ambivalences , ses doutes , ses limites ..et tout son amour ! 


* Françoise Dolto conseillait aux mères culpabilisées DE DIRE CES PAROLES À LEUR (S) ENFANT(S) : « Débrouille-toi avec la vie . Je fais tout ce que je peux pour que tu sois heureux . Mais ce n'est pas toujours à cause de moi si ça ne va pas , si tu n'es pas heureux . LA VIE N'EST PAS TOUJOURS COMME ON LE VOUDRAIT . Tu t'en sortiras si tu sais prendre les choses du bon côté .» 

@ LA CULPABILITÉ est un des problèmes psychologiques les plus courants et les plus sérieux : elle peut détruire un individu . C'est une émotion négative souvent à l'origine de nos conduites d'échec , de notre inaptitude à être heureux et de nos petites ou grandes souffrances quotidiennes . ...il est donc très important d'identifier ces culpabilités inutiles pour nous en libérer ! le maître-mot à cultiver : LA CONFIANCE ! CONFIANCE EN SOI ...EN TANT QU'INDIVIDU , ET CONFIANCE  EN SOI DANS SON RÔLE DE PARENTS . 

EXCELLENTE ANNÉE

lundi 3 décembre 2012

ON NE PEUT PAS AIMER SES ENFANTS "PAREIL "....Réflexion sur le lien singulier parents-enfants .

* Les parents croient à un "amour égal" ....« IMPOSSIBLE ! » explique Claude Halmos psychanalyste « ET TANT MIEUX ! ...parce que chaque enfant est singulier et aimer différemment ne veut pas dire aimer moins » .

1. IDENTIFIONS CE LIEN PARENTS-ENFANTS ? 
            ° « et toi , tu préfères qui ? ton papa ou ta maman ? » ...ces questions faussement innocentes posées , sur un ton doucereux  , par des adultes sadiques et irrespectueux des enfants engendrent angoisse et culpabilité ...et les enfants devenus parents trouvent écho de cela chez le psy qu'ils consulteront un jour pour cerner et comprendre les liens qui les unissent à leurs propres enfants !! « est ce que j'aime autant tous mes enfants ? est ce que je les aime tous ? » ...ces questions lancinantes peuvent ravager la vie des parents en créant une immense culpabilité  ...mais pourquoi toutes ces questions ? la réponse est le plus souvent à chercher dans leur propre histoire : l'adulte qui a vu -enfant- ses géniteurs jouer indéfiniment au jeu des "différences " et "préférences" , ne peut envisager sereinement la question de l'amour qu'il donne à ses enfants ; idem pour celui qui -toute son enfance - a adoré ou haï de façon exclusive l'un de ses parents .

2 .EN QUOI CE LIEN EST-IL SINGULIER ?
          ° Parler de ce lien uniquement en terme d'amour revient à en nier la complexité : le lien à son enfant est parmi les plus complexes qu'un adulte puisse tisser . ...pour 2 raisons : 
                        1 . ce lien est le lieu de toutes les "projections " , de toutes les " répétitions " difficiles à repérer parce qu'elles renvoient à des périodes très archaïques de son histoire .Dans la relation à son enfant - la plus proche qui puisse exister - l'adulte retrouve souvent , sans le savoir, ce qui fut l'essence même des attachements les plus importants , les plus intimes , les plus enfouis de son enfance , la trace des 1ers " autres " de sa vie ...qui ont façonné aussi bien son esprit que sa sensibilité et son corps . 
                            L'enfant - son enfant- occupe pour l'adulte une place particulière : il est celui qui va lui permettre de faire renaître son "narcissisme primaire " , c'est-à dire le rapport qu'il avait à lui-même et au monde dans les 1ers temps de sa vie , à l'époque où , nourrisson , il se pensait le centre et le maître du monde : cette fameuse toute-puissance , la surestimation de soi et la toute puissance imaginaire auxquelles tout bébé doit progressivement renoncer , contraint d'admettre que la réalité ne lui obéit pas et qu'il est obligé pour vivre , d'investir d'autres que lui-même.
                             Devenu grand , tout adulte continue de rêver à la renaissance de cette toute puissance et , poussé par cet espoir , il va faire de son enfant , le dépositaire de son rêve : inconsciemment , il remet son enfant à la place de "sa majesté le bébé " et va lui demander de réussir là où il a échoué : devenir l'être puissant qu'il n'a pas pu être ...soumis à rien ni à personne ! L'enfant est alors d'emblée chargé d'une mission : celle de restaurer ses rêves perdus , de le venger de " l'épreuve de la réalité " qu'il a dû subir autrefois! 
                      2 . La complexité du lien parents-enfants n'est pas seulement affaire de fantasmes : c'est une réalité ! Aimer ses enfants , c'est éprouver des sentiments particuliers et particulièrement forts ..non pas pour un seul " objet" ( comme c'est le cas pour un père ou une mère ) mais pour plusieurs parfaitement différents les uns des autres : l'expression " mes enfants" rassure les parents et permet de mettre tout le monde dans le même sac ! Car CHAQUE ENFANT EST DIFFÉRENT ...non pas seulement par son physique , son sexe , son capital génétique mais aussi par ce qui émane de lui : dès ses 1ères heures , l'entourage va l'identifier volontaire ou passif , intéressé ou curieux ou replié sur lui-même ...mais aussi à sa naissance , chacun a déjà une histoire ! son psychisme est marqué de ce qu'il a vécu pendant la grossesse , lors de sa naissance et même des conditions de sa conception . Ces particularités -pour les parents- sont sources d'évocations conscientes ou inconscientes par ex : « il me rappelle mon père ! » . De ce fait , chacun des parents va adopter différemment l'enfant , chcun d'eux va avoir d'emblée avec lui un rapport singulier ...d'où ce lien chaque fois SINGULIER ET UNIQUE qui va varier aussi avec 
* le sexe ( lien mère *fille et lien mère -fils , idem pour le père )  * l'âge ( amour différent pour son bébé ou son ado )   * la personnalité , le caractère ..
Mais dans le couple parent -enfant , les différences sont aussi dans le camp des parents . ..comme le dit Françoise Dolto : « les enfants d'une même fratrie n'ont pas tous les mêmes parents » ,,,POURQUOI? 
           @ parce que chaque parent est différent à chaque naissance : consciemment ( pas à la même  phase de sa vie ) et inconsciemment , car chaque parent vit quelque chose de différent avec chaque enfant ,par ex : « c'est avec celui-là que j'ai vraiment pris conscience de la paternité » , « cet enfant-là , je n'ai pas eu l'impression d'en accoucher » 
         @ parce que chacun revit inconsciemment aussi quelque chose de sa propre histoire , en fonction du sexe de l'enfant ou sa place dans la fratrie , par ex : « je me suis angoissée pour lui car il est l'aîné comme moi » 
         @ aussi parce que le couple n'est pas le même pour chaque enfant ; pour chaque enfant , le couple parental a un projet autre par rapport au précédent . Il est à un moment différent de son évolution affective et sexuelle : la place de l'enfant est différente chaque fois .
LA RELATION À CHAQUE ENFANT EST DONC UNIQUE , faite de positif et de négatif , d'angoisses inconscientes qui - si elles sont trop importantes- peuvent rendre l'attachement difficile , voire impossible ...suscitant alors chez le parent , le plus souvent, une horreur de lui-même insupportable à vivre . 
* ALORS , AIMER , MAIS COMMENT ??
           @ cette vision en terme d'amour est réductrice et dangereuse car le problème est posé en termes quantitatifs : un peu ? beaucoup ? passionnément ? cette conception en forme de balance pèse à la fois sur les parents , chez qui elle ouvre la porte à toute les culpabilités , et sur les enfants qui ressentant cette culpabilité, la "titillent " souvent ! par ex: « évidemment , c'est toujours moi que tu disputes , tu ne m'aimes pas » 
                ...donc on devrait se demander non pas : « combien » on aime , question à laquelle il est impossible de répondre ...mais « comment » on aime ..et admettre que l'on n'aime pas "pareil " tous ses enfants : ce qui ne signifie en aucun cas qu'on les aime plus ou moins mais seulement différemment , ce qui est le cas pour tous les objets d'amour ! ex: nous avons pour tous les amis qui nous sont les plus proches des sentiments très forts " ex aequo " pour la "quantité d'amour" ...mais la qualité de chaque lien diffère .
              @ ces différences de lien sont -elles préjudiciables aux enfants ? 
* en aucun cas : d'abord parce que l'on peut et l'on doit , le cas échéant , s'en rendre compte ! ex: « je fais les magasins avec ta sœur parce qu'elle a 16 ans et qu'elle aime les vêtements . Avec toi je joue aux légos parce que c'est cela qui t'intéresse . Tu n'es pas elle , elle n'est pas toi » . ...et surtout parce que ces différences , loin d'être un facteur de difficultés , constituent au contraire un apport essentiel : CE SONT ....
* DES DIFFÉRENCES STRUCTURANTES ...
         @ Etre mis par ses parents à une place particulière , qui tient compte de son âge , de son sexe , de sa personnalité et savoir que c'est pour cette singularité qu'il est aimé ...est pour l'enfant un facteur fondamental d'individuation et donc de structuration . 
C'EST PARCE QU'UN ENFANT EST PERÇU , ET SE SENT AIMÉ PAR SES PARENTS COMME " UN " ET "UNIQUE " QU'IL PEUT SE RECONNAÎTRE COMME TEL , ACCEPTER SA SINGULARITÉ ET PRENDRE CONSCIENCE DE SA VALEUR .
Parfois , les parents obsédés par la crainte que leurs enfants éprouvent un sentiment d'abandon ou de jalousie , les mettent tous , au nom de l'égalité sur le même plan . Ex : au moment de l'anniversaire de l'un , ils offrent un cadeau aussi à l'autre enfant ou ne s'autorisent jamais un moment d'intimité avec l'un d'eux : ces parents-là ne font pas le bonheur de leurs enfants mais leur malheur : ils leur barrent la route de l'individuation ! L'AMOUR DONT UN ENFANT A BESOIN NE DEVRAIT PAS ÊTRE DÉFINI PAR SA QUANTITÉ MAIS PAR SA QUALITÉ . A la question : « TU M'AIMES GRAND COMMENT ?» ..répondre : « je ne sais pas grand comment je t'aime , mais ce que je sais c'est que j'essaie de t'aimer de façon telle que cela t'aide à réussir ta vie » ...

* AVOIR UN PRÉFÉRÉ ...UN "CHOUCHOU " ....??
@ s' il est normal d'aimer différemment tous ses enfants , il faut nécessairement  s'interroger quand l'attirance , la complicité sont trop fortes ; quand on n'est pas seulement ému par un enfant mais fasciné par lui , quand l'attachement est par trop exclusif ...pourquoi faut-il s'inquiéter ? 
           ° ce type de lien a un caractère inconsciemment incestueux .
           ° ce lien porte préjudice aux membres de la fratrie qui sont confrontés au spectacle de la passion que leur mère ou leur père éprouve pour leur frère ou leur sœur alors qu'ils se sentent aimés de façon "tiède"...
 ° ce lien est un marché de dupes : l'enfant n'est pas aimé pour lui-même , mais pour ce que le parent retrouve en lui : un lien ancien , une part de lui-même , une image rêvée de ce qu'il voudrait être ...cet amour narcissique n'aide pas l'enfant à grandir ,il est même dangereux pour lui car lui-même sentant ce qu'il représente pour l'adulte risque de s'y aliéner et de découvrir plus tard sur le divan d'un psychanalyste que ce n'est pas l'amour de la musique qui l'a amené à devenir musicien mais le plaisir que ce projet faisait à son père ! Autre ex : une mère témoigne avoir été bouleversée par la réflexion d'Antoine , son fils cadet de 6 ans : « Hein maman . que je suis ton préféré !...» ..réponse de la maman faite à l'enfant : « je n'ai pas d'enfant préféré , je vous aime chacun pour ce que vous êtes , chacun avec vos différences » ....alors qu' elle avoue ressentir depuis la naissance , un lien d'une force invraisemblable  avec Antoine ...tout ce qu'il fait la touche , sa sensibilité , sa grâce , ses mots ...son autre garçon ayant des réactions , un caractère plus éloignés d'elle ..et elle se sent coupable d'oser s'avouer aimer un de ses fils plus que l'autre ! 

° DUR , DUR D'ÊTRE LE CHOUCHOU ...!
Le chouchou est prisonnier d'une cage dorée et victime d'un marché de dupes ...enfant , il reste souvent " bébé " , adulte , il a du mal à vivre . En fait , le paradoxe est qu'il est privé du "vrai amour parental " ! 
             ~ une cage dorée ? ° au niveau de son narcissisme : le chouchou surinvesti par l'adulte peut s'identifier au mirage que celui-ci lui propose et se prendre pour "le roi du monde " ...ou sentir l'excés chez l'adulte et penser que ce n'est pas ce qu'on veut lui faire croire , il n'est rien , il n'a pas confiance en lui :
                                                ° au niveau de la vie sociale : le chouchou n'est pas armé pour l'affronter ...ni règles  , ni limites , ni cette règle essentielle de la vie humaine qui est que , pour réaliser ses désirs , il y a toujours un prix à payer .Surprotégé , il ne connait ni l'effort , ni le travail , ni la frustration , ni le renoncement à un plaisir immédiat pour obtenir plus tard une satisfaction plus grande .
                                               ° au niveau de sa vie relationnelle : le chouchou est souvent rejeté par les autres - à l'école par ex. - car il essaie d'obtenir d'eux des privilèges comparables à ceux dont il jouit chez lui! 
                                               ° au niveau de sa vie sentimentale et sexuelle , car la relation de l'adulte à ce chouchou qui est tout pour lui a presque toujours une connotation incestueuse. De ce fait , quitter ce parent et construire des relations adultes est difficile : en découlent de graves conséquences psychologiques . 
Cette éducation est profondément pervertissante : l'enfant est abandonné à sa quête du plaisir à court terme par un adulte qui ne vise que son propre plaisir : il jouit de son enfant sans s'inquièter de son avenir . Le chouchou fait aussi l'expérience de l'arbitraire : favori du roi , il doit continuer à plaire et risque d'aliéner sa personnalité ! 
           ~ un marché de dupes ? 
Le chouchou n'est pas aimé pour lui mais pour ce qu'il représente pour l'adulte ...quelque chose ou quelqu'un : un faire-valoir narcissique , la possibilité de répéter une relation ancienne et fusionnelle , soit parce qu'il est le dernier enfant , le confident complice , parce qu'on tente de lui donner ce dont on a manqué ...Le choix du chouchou est toujours le produit de souffrances enfouies dans l'histoire des parents ;il est source  aussi de souffrance chez les enfants de la fratrie , il devient un objet de haine pour ses frères et sœurs ...en fait LE CHOUCHOU EST PRIVÉ "D'AMOUR PARENTAL VRAI " .

* ALORS , L'AMOUR PARENTAL ??...en fait c'est un amour qui ressemble à aucun autre ; c'est un amour lié à la répétition : on aime comme on a été aimé ! Cet amour peut être absent : on ne peut donner alors ce que l'on n'a pas reçu que si l'on est conscient du manque dans lequel on a vécu ...Egalement , on aime toujours en mettant inconsciemment ceux que l'on aime à des places que d'autres ont occupées avant eux ...ex: on peut , sans le savoir , retisser avec son fils ou sa fille , le lien ( de domination , de soumission , de rivalité etc...) qui nous a uni autrefois à tel ou tel de notre histoire . L'amour parental n'est pas "un amour comme les autres "car il s'adresse à un objet - l'enfant qui , totalement dépendant de celui qui l'aime , a un besoin absolu et réel de lui pour vivre et se construire : cette dépendance qui implique pour l'adulte qui aime , une responsabilité : l'aimer , ce n'est pas seulement l'entourer d'affection , c'est lui apporter les matériaux nécessaires pour se construire . Sans cet apport ,LE MOT  " AIMER " NE VEUT RIEN DIRE ! L' amour parental est un amour " au-delà de la tendresse , au-delà de l'ici et maintenant  ; au-delà du bonheur à être avec lui , l'adulte doit avoir pour l'enfant UN PROJET : QU'IL RÉUSSISSE SA VIE ....ET L'ADULTE DOIT FAIRE CE QU'IL FAUT POUR L'Y AIDER : IL A DES DEVOIRS : mettre en place des repères éducatifs ...IL A DES SACRIFICES : accepter de voir souffrir son enfant en le frustrant . ..et accepter que l'enfant puisse un jour le quitter pour voler de ses propres ailes et s'attacher à d'autres que lui ! 
LE PARENT DOIT TROUVER DU BONHEUR NON PAS SEULEMENT À RECEVOIR DE L'AMOUR EN ÉCHANGE DE CELUI QU'IL OFFRE , MAIS À DONNER DE LA VIE ET À LA VOIR SE DÉVELOPPER : UNE SORTE DE DON ET UN CERTAIN RAPPORT AU MANQUE .

À LIRE :

Claude Halmos : « Aimer ne suffit pas »

 

L’amour parental est aujourd’hui sans cesse évoqué et masque une réelle difficulté à éduquer, dénonce la psychanalyste Claude Halmos. Dans son dernier livre, Pourquoi l’amour ne suffit pas, elle offre des clés pour changer, pour le bonheur des enfants… et le nôtre.


*** JE VOUS SOUHAITE
 DE MERVEILLEUSES FÊTES DE FIN D'ANNÉE !
                                   


 





           

samedi 17 novembre 2012

NOS ENFANTS ET LA TÉLÉ ...12 PISTES DE RÉFLEXION AVEC CLAUDE ALLARD , pédopsychiatre ...

Scotchés devant la télé dès le retour de l'école -voire même avant d'y aller - ils ne l'abandonnent qu'après quelques cris et grincements de dents !..PERMISSION , RÉPRESSION ?? QUELLE POSITION ADOPTER ??
* Trop de télé nuit gravement aux enfants !! Plus de doute possible : les scientifiques sont aujourd'hui unanimes : l'abus du petit écran fait des ravages chez les enfants !! constats : prostrés , sourds à tout appel , le regard rivé , la paupière fixe , stupéfiés devant le petit écran ...beaucoup d'enfants boivent la télé jusqu'à plus soif ...et les parents trinquent !! parents coupables de leur impuissance à arracher leurs enfants à cette fascination...parents inquiets , devinant  l'effet hypothétiquement dévastateur ! Jusque là , la crainte parentale était sans fondement car les experts étaient dans l'incapacité de mesurer les méfaits de cette consommation sur des consciences en herbe ! intuitivement , on avait conscience de cette nocivité ...mais faute de certitudes , on préférait céder plutôt que de combattre ! Mais les choses bougent : les chercheurs sont désormais unanimes : L'ABUS DE TÉLÉ NUIT AUX NEURONES EN PLEIN DÉVELOPPEMENT ET AFFECTE LE COMPORTEMENT ET LA SANTÉ DES ENFANTS . LE LIEN ENTRE LA TÉLÉVISION ET LES NOUVEAUX TROUBLES DE L'ENFANT EST DÉSORMAIS ÉTABLI.
 * l'enfant est en état de fascination ....proche de l'hypnose : tout se passe au niveau du cerveau : des ondes lentes alpha prennent le relais des ondes de l'éveil ,béta . En temps normal , ce processus s'opère chez un individu qui garde les yeux fermés ou qui est entrain de s'endormir .
* l' activité cérébrale est prédominante dans l'hémisphère droit du cerveau , celui qui traite l'information de façon émotionnelle . Résultat : l'esprit critique est annihilé et la capacité d'apprendre diminue ...
* conséquences reconnues : 
          1 . la télé bride l'imagination des enfants : elle affecte la capacité de représentation de l'enfant c'est-à dire sa faculté d'imagination : plus les enfants passent de temps devant la télé , plus leurs dessins sont pauvres en détails et en relief , carrément destructurés pour les plus téléphages (  étude du pédiatre allemand Peter Winterstein portant sur les dessins de 2000 enfants de 5 à 6 ans durant plus de 17 ans ) ; pour lui , la nocivité de la télé sur le développement de l'enfant équivaut à celle de la cigarette pendant la grossesse ).
          2 .la télé les empêche de se concentrer : la capacité à se concentrer et à apprendre est mise à mal ! plus un bébé aura regardé la télé , plus ses risques d'échec au CP seront élevés ...dit une étude néozélandaise : plus les enfants auront abusé de la télé , moins leur niveau d'étude sera élevé . L'excés de stimulation audiovisuelle entraînerait un déficit de l'attention , voire pour certains une hyperactivité 
            3 . la télé perturbe le sommeil . Cauchemars plus nombreux , difficultés à s'endormir , réveils au milieu de la nuit chez le bébé , chez l'enfant , chez l'ado ...sont constatés ...quels que soient le niveau socioculturel et l'environnement affectif des enfants .Les ados qui regardent la télé plus de 3 heures par jour ont des problèmes de sommeil qui perdurent à l'âge adulte .
             4 . elle favorise l'obésité .Une étude américaine portant sur les jeunes de 8 à 16 ans a mis en évidence que des enfants qui regardent la télé plus de 4 heures par jour sont plus gros que ceux qui la regardent moins de 2 heures par jour . A l'inverse , la réduction de la consommation télé engendre une diminution de la masse graisseuse sans qu'il y ait une modification du comportement alimentaire .En cause , le manque d'exercice , le grignotage , l'influence des pubs qui vantent une alimentation riche en calories et surtout les troubles du sommeil qui affectent directement les mécanismes de la digestion et l'assimilation des graisses 
          5 . la télé rend les enfants violents : une étude anglosaxonne  a révélé qu ' une consommation d'images violentes augmente le nombre d'enfants violents ; les filles présentant des tendances victimaires et les garçons se montrant plus brutaux ou redresseurs de tort . L'enfant a tendance à s'identifier au personnage qui lui ressemble le plus et se cristallise dans un rôle dont il ne peut plus sortir . La consommation télé visuelle est en relation avec le parcours judiciaire ....l'imagerie cérébrale explique que devant les images violentes , le cerveau réagit comme s'il était exposé à une situation réelle , il se met en état d'alerte , mobilisant le systême limbique ( où siègent les émotions ) avec des réflexes de fuite ou d'agression : à force de visionner toujours le même genre d'images , le systême d'alerte subit une désensibilisation , ainsi progressivement les enfants s'habituent à la violence et en viennent à la reproduire sans émotion . La violence des images accroit aussi la violence des groupes et empêche l'enfant de développer son libre arbitre et son individualité .
            6 . la télé transforme leur vision du monde ...indique une enquête française de Serge Tisseron , psychiatre et psychanalyste . Les images violentes par la forte angoisse qu'elles provoquent , poussent à effacer les particularités individuelles au profit d'un dénominateur commun au groupe , les risques étant le développement de l'instinct grégaire , la soumission à un leader , la dépersonnalisation , le passage à l'acte ...Egalement , l'angoisse fait naître une peur de la vie , le syndrôme du monde méchant ( théorie de George Gerbner ) où chacun se sent bientôt le devoir d'être violent avec les autres parce qu'il est persuadé que les autres ne vont pas tarder à l'être avec lui .

 @ LES 4-14 ANS ET LES ÉCRANS ...STATISTIQUES :
          * 3 heures environ : temps moyen par jour en France 
          * 19 % des 4 -10 ans regardent les émissions jeunesse 
          * 77% des enfants de moins de 5 ans regardent la télé 
          * 64% des enfants de moins de 5 ans regardent la télé le matin
          * 21 % des moins de 5 ans regardent le même problème que la famille
          * 53% des enfants de 8 à 10 ans estiment que sans la publicité la télé serait « nulle »! 

@ alors ...DOSER LA TÉLÉ POUR PROTÉGER LES 
ENFANTS ?? ...
Claude Allard -pédopsychiatre - nous propose 12 pistes pour y réfléchir ...
            1 . pourquoi les enfants sont-ils fascinés ?
                   * les images offrent un moment de déréalisation ; à la télé , le phénomène est renforcé alors qu'au cinéma - où il y a un début , un déroulement , une fin et un rituel dans la salle ( obscurité , écran géant , autres spectateurs ...) - les enfants ont conscience de vivre un moment extérieur à eux , limité dans le temps et dans l'espace : ces conditions n'existent pas face à la télé où le  flux continu d'images disparates diffusées entraine une prise de distance plus difficile et une fascination renforcée .
           2 . quels effets produisent sur eux les images ? 
                 * avant 3-4 ans , les enfants sont surtout fascinés par tout ce qui  est de l'ordre de l'action et du mouvement de l'image ; pris par le rêve éveillé qu'ils regardent et qui leur demande un effort d'attention , ils développent leur sens visuel au détriment de leurs autres sens , en particulier leurs capacités psychomotrices .
                * entre 4 et 7 ans , c'est l'identification qui prévaut , ils ont du mal à distinguer réalité et imaginaire ; ils s'identifient à certains personnages en fonction de leurs fantasmes .
               * après 7 ans , ils ont la possibilité de comparer les images proposées et la réalité ,les notions de temps et d'espace étant acquises : ils commencent à développer leur esprit critique ( choix des programmes et personnages favoris ; choix de s'accorder des pauses )
                * vers 10-12 ans , blasés par la télé , ils s'intéressent aux jeux vidéo ; le contenu des images a plus d'importance ; dans un jeu d'identification , ils préfèrent les personnages qui flattent leur ego : héros à la toute puissance phallique pour les garçons , stars alimentant le plaisir de séduction pour les filles . A cet âge surtout , les parents doivent s'interroger sur le choix des programmes .
       3 . A quel âge  peuvent-ils regarder la télé seuls ? 
                * ATTENTION ! La télévision n'est pas une baby sitter !! soyez conscients du danger des chaînes pour bébés et jeunes enfants qui prétendent que les programmes favorisent leur développement ! un enfant a besoin d'interagir avec son corps entier pour se construire : toucher, porter à la bouche , flairer , crapahuter , bouger : la télé le prive de tout cela !! 
               * de plus , un bébé n'interagit bien avec un adulte qu'en face à face ; la promesse d'une stimulation cognitive du jeune enfant via l'écran est un leurre ! les parents et la télé n'ont pas les mêmes compétences ! un parent ne doit pas se reposer sur la télévision : dangereux !
               * à partir de 1 an , mieux vaut mettre les enfants devant des images adaptées à leur âge plutôt que devant le JT !
               * être parent , c'est d'abord guider les enfants dans leur choix :
                                 ° CADRER : c'est- à dire réguler la consommation d'images ( surtput auprès des moins de 7 ans incapables de s'imposer seuls une limite )
                                 ° ACCOMPAGNER : en faisant de la télévision un objet d'échange familial et non un refuge individuel 
                                 ° UN CONSEIL : regarder ensemble parents et enfants le même programme un jour par semaine .
                * à partir de 7 ans , les enfants sont en mesure de regarder seuls la télé à condition de les avoir guidés dans leur choix .
                * TOUJOURS IMPORTANT de visionner un film avant de laisser votre enfant le regarder ( scènes violentes , monstres ....qui font peur !) 
                * ATTENTION ! pas de télé dans la chambre ( conseil de feng shui ) ! banaliser la télé c'est restreindre leurs chances de trouver d'autres occupations plus enrichissantes ! LA TÉLÉ NE DOIT PAS ÊTRE LEUR  SEUL OBJET DE DIVERTISSEMENT !!
  4 . comment leur fixer un quota télé? les parents doivent  très tôt imposer des règles strictes : c'est à EUX et non aux enfants de fixer un quota télé ! ...pour la semaine par ex . qui peut varier mais toujours sur  décisions parentales .Quand les enfants sont en âge de choisir leurs programmes , fixer ce quota avec eux est une méthode efficace pour les aider à devenir ACTEURS plutôt que spectateurs passifs .
 5 . que faire pour qu'ils respectent ce quota ? impossible d'être toujours derrière eux mais les encadrer dès le plus jeune âge évite d'avoir ensuite un rôle strictement répressif favorisant la transgression : parler très tôt de télévision évite que l'interdit ne soit considéré comme arbitraire : les limites et les règles doivent être données  le plus tôt possible.

 6. faut-il choisir leurs émissions ? * les parents ont le droit ...et le devoir d'interdire certains programmes * mais ce qui est idiot pour les adultes ne l'est pas forcément pour les enfants ; alors , avant d'interdire un programme, le regarder avec eux les incite à exprimer ce qu'ils apprécient et permet aux parents d'expliquer ce qui leur déplait : interdire en disant « ce programme est débile » est inefficace ! argumenter est nécessaire pour les inciter à faire de même et les aider à construire leur propre jugement , à éveiller leur esprit critique ! 
  7. la télé le matin , avant d'aller à l'école ??...à éviter ??* si les enfants se sont levés tôt et que l'on n'a pas pris le temps de s'occuper d'eux , pourquoi ne pas les autoriser à regarder quelques minutes ... mais il y a un vrai problème pour ceux qui avalent leurs céréales en regardant la télé et se retrouvent directement dans la salle de classe : les parents ne leur ont pas donné les moyens d'assumer la transition entre la vie familiale et la vie scolaire ; la télé est un écran qui empêche de réaliser l'absence parentale qu'ils vont vivre pendant la journée d'où le ressenti d'un manque affectif , et la difficulté de rentrer dans les apprentissages , dans la vie scolaire , ces enfants sont "absents " dans leur tête ! 

 8 . la pub , un risque de " crétinisation" ?  * dès l'âge de 3- 4 ans , les enfants reconnaissent jingles publicitaires et logos   * vers 7-8 ans , ils en saisissent l'intuition persuasive d'où nécessité d'en parler avec eux pour qu'ils ne soient pas victimes de la pub .; de plus en plus d'enfants sont mis en scène ...souvent au détriment des adultes : nécessité de décrypter avec eux le message et de remettre chacun à sa place ! 

9 . les infos ..est-ce bon pour les enfants ? * le journal télévisé est un programme pour les adultes ; certes , il n'est pas inutile pour les enfants d'avoir accés à un discours d'adultes mais des images peuvent générer des angoisses ( le JT est trés anxiogène ) , donc à éviter pour les moins de 7-8 ans et de toute façon , la présence de l'adulte est indispensable ! 

10 . que dire face à une scène d'amour ? * dans un film tout public , si des questions surviennent ou si l'on ressent la gêne de l'enfant , sisir l'occasion pour parler sexualité : il est toujours important de donner des explications vraies , de communiquer sur ce qui a été vu et entendu pour éviter que l'enfant construise sa propre version souvent très éloignée de la réalité . Le film érotique et pornographique exige une maturité affective et sensuelle ( signalétique adaptée ) .

 11. la télé , un frein à la culture ? * le petit écran renforce le sens du plaisir immédiat et rend plus difficile nos efforts nécessaires pour lire , réfléchir et donc se construire une pensée propre .      * la télé empiète sur le temps de jeu , temps essentiel au développement des fonctions psychomotrices et à la créativité : les enfants ont besoin d'exprimer leurs représentations maginaires dans l'action et la télé leur propose de recevoir passivement les constructions imaginaires d'autrui .ALORS NOCIVE LA TÉLÉ ? « Quand la fiction soumise à l'enfant ne l'empêche pas de faire " son travail d'enfant" , elle ne peut pas être mauvaise » disait le psychanalyste Winnicott .« l'essentiel n'est pas tant ce que l'enfant voit sur le petit écran que ce qu'il en fait .Et c'est aux parents de l'aider à l'utiliser pour son bien et lui apprendre que la télé peut faire du mal » 

12 . mieux vaut les jeux vidéo !!  * à l'inverse , le jeu vidéo permet d'être à la fois acteur , metteur en scène et spectateur des images : ce geste inter actif est un geste sain , la main permet de jouer avec les images , d'en prendre possession . Dans notre société envahie par l'image où l'évolution du QI montre l'intelligence visuelle dépasse l'intelligence verbale , l'image devient un langage .
 L'éducation aux images passe par le geste interactif ! des conseils aux parents : * acceptez de ne pas tout comprendre ......* soyez curieux vis-à vis de vos enfants pour qu'ils vous montrent à quoi ils jouent ....* jouez avec eux et bouleversez ainsi le rapport aux images de toute la famille : ceci est important car à l'adolescence , il y a une vraie fracture générationnelle si le lien parents -enfants n'est pas maintenu . L'ado va se réfugier dans le virtuel avec un risque d'addiction qui révèle une vraie souffrance . 


 @ Alors , que conclure ?? 
           1 . CADRER : imposer une limite horaire 
           2 . ACCOMPAGNER : faire de la télé un objet d'échange familial et non un refuge individuel : pratiquer un bon usage de la télévision . Si  l'écran est l'unique source de relations et de distractions dans la vie de l'enfant ou de l'ado ...DANGER ! s'inquiéter et agir ! ESSENTIEL QUE PERDURENT LE GOÛT ET LE BESOIN D'ÉCHANGE . 
 @ POUR INFORMATION ...CETTE EXPÉRIENCE INTÉRESSANTE : " 10 JOURS POUR VOIR AUTREMENT" ....C'est le défi relevé en mai 2008 par 250 élèves d'une école primaire alsacienne ; expérience qui avait pour but non pas de diaboliser les écrans mais d'apprendre à les regarder autrement , à être davantage créatifs que consommateurs . Constats de l'évènement : éteindre les écrans a redonné des couleurs à la vie familiale ; davantage de sport et d'activités ont été pratiqués en famille: des jeux simples , découverte du plaisir d'être ensemble et de faire des activités ensemble ! beaucoup plus d'échanges entre frères et sœurs ( moins de disputes et d'agressivité ) ; enfants plus calmes , plus attentifs en classe , qui avaient une meilleure qualité de sommeil . Les mots retenus pour illustrer l'aventure : ENSEMBLE , RIRE , S'AMUSER , ÉCHANGER , FAMILLE ...
**** A MÉDITER ...!  

@ des livres références : 
      * qui a peur des jeux vidéo ? Serge Tisseron . ed. albin michel 
         * enfants sous influence -Serge Tisseron . ed. armand colin 
         * les écrans , ça rend accros -Michaël Stora . ed . hachette littérature 
         * l'enfant au siècle des images - Claude Allard . ed. albin michel 
         * guérir par le virtuel . ed. presses de la renaissance . 
 
  @ à lire sur la 2 ème page du blog : réflexion sur les jeux vidéo .