FRAMBOISE ...ET SES FILS ROUGES ! / vidéo créée par Yoan Delcey-guy auteur, élève de Framboise


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Post du mois à lire , après la présentation des petits livres rouges !

Les mots, plutôt que les maux !

Bienvenue dans l'univers des petits livres rouges de FRAMBOISE !

Des petits livres rouges pour « parler vrai »...
Ils racontent l'histoire vécue par un enfant
Ils parlent de la vie - naissance, secrets de famille, séparation , divorce, maladie, mort, identité, déménagement, jalousie...
Ils sont des outils de communication
Ils offrent des pistes de réflexion
Ils interpellent nos émotions.

Ils s'adressent à TOUS, petits ou grands, QUEL QUE SOIT L'ÂGE, aux enfants, aux adolescents, aux adultes.
Ils parlent à chacun de nous, à l'enfant que nous avons été, bien caché à l'ombre de l'adulte que nous sommes devenus
« notre enfant intérieur ».

Je vous invite à découvrir la collection ci- après

FRANÇOISE POULET alias FRAMBOISE



Ce 8e petit livre rouge ...

Ce 8e petit livre rouge ...parle d'un évènement douloureux: les violences sexuelles faites aux enfants. Près d'un enfant sur cinq est victime de violence ou d'abus sexuels. Vous pouvez empêcher que cela arrive à votre enfant : la clé est de bien communiquer avec lui, de PARLER VRAI dans un climat de confiance. La sexualité est encore un sujet tabou. Si aborder ce sujet avec votre enfant vous embarrasse, ce petit livre vous sera utile ...car il vous offre des clés pour apprendre à l'enfant à se protéger et à oser dire « NON ! ». Il s'adresse à TOUS, petits ou grands, QUEL QUE SOIT L'ÂGE, aux enfants, aux adolescents, aux adultes.Il parle à chacun de nous, à l'enfant que nous avons été, bien caché à l'ombre de l'adulte que nous sommes devenus « notre enfant intérieur ». Les mots, plutôt que les maux !

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8. JE NE VEUX PLUS ALLER A L'ÉCOLE - THÈME : Les violences sexuelles faites aux enfants -

12 € + 1 € expédition -livraison
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Merci !





2 .le rhume de hanche; thème : le divorce* 12€+ 1€ expédition -livraison

LE RHUME DE HANCHE - livre n°2 - THÈME : le divorce- 12€ + 1€ expédition -livraison

3. Il est perdu mon papa ; thème : la mort d'un proche * 12€ + 1€ expédition -livraison

IL EST PERDU MON PAPA - livre n°3- THÈME : la mort d'un parent -la maladie grave - CET OUVRAGE N'EST PLUS EN STOCK !

4 . MON NOM DE FAMILLE : connaître ses origines, son identité * 12€ + 1€ expédition -livraison

MON NOM DE FAMILLE - livre n°4- THÈME : l'identité, connaître ses origines - 12 € + 1 € expédition -livraison

5. La maison de papa ; thème : le déménagement * 12€ + 1€ expédition -livraison

LA MAISON DE PAPA - livre n°5- THÈME : le déménagement - 12 € + 1 € expédition-livraison

6. MAMAN METS TES LUNETTES ROSES - Thème :le cancer de l'enfant -

MAMAN METS TES LUNETTES ROSES - livre n°6 - THÈME : le cancer de l'enfant - leçon de vie face à la maladie - 12€ + 1 € expédition -livraison

7. LA PETITE SœUR ; THÈME : LA JALOUSIE DANS LA FRATRIE * 12 € +1 € EXPÉDITION -LIVRAISON

LA PETITE SœUR - livre n° 7 - THÈME : la naissance d'un enfant est une épreuve pour chacun au sein de la famille ; c'est un chamboulement pour l'aîné -assailli d'émotions diverses - relégué au second plan par le nouvel arrivant . Un nouveau regard sur la jalousie pour mieux comprendre ce qu'un enfant peut traverser.- 12 € + 1 € expédition- livraison .

1. LA PETITE FILLE QUI N'AVAIT PAS SOMMEIL ; Thème : la naissance, un secret de famille...

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" LA PETITE FILLE QUI N'AVAIT PAS SOMMEIL " THÈME : secret de famille, secret de naissance...
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LA PETITE FILLE QUI N'AVAIT PAS SOMMEIL

JE SUIS À VOTRE ÉCOUTE...

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Après la présentation des petits livres rouges, voici le blog !



LA RENTRÉE ...ÇA SE PRÉPARE MENTALEMENT ET MATÉRIELLEMENT !

  LA RENTRÉE APPROCHE . ...   A nous, parents, grands-parents et proches DE PRÉPARER et d ' ACCOMPAGNER CES ÉCOLIERS. ..petits ou grand...

samedi 4 avril 2015

« DIS-MOI POURQUOI?? » COMMENT PARLER "À HAUTEUR D'ENFANT " : CLAUDE HALMOS ...psychanalyste




 Faut-il parler aux enfants ? Faut-il répondre à leurs interrogations ?
° OUI BIEN SÛR! En effet , écouter les enfants , les informer , dialoguer avec eux est désormais  une évidence ressassée à longueur de livres , d'émissions, de magazines .
° Alors , le combat de la parole est-il définitivement gagné ? Plus de « on ne parle pas de ça » , « tu le sauras quand tu seras plus grand » ou encore « ce n'est pas de ton âge » ??? illusion , il est loin de l'être! car parler aux enfants est une  tâche d'une grande complexité ,parce que leur parler vraiment , avoir avec eux un véritable dialogue implique de pouvoir les considérer comme des personnes sensées , respectables et capables de comprendre ce qu'on leur dit , sans pour autant les prendre ( et surtout leur permettre de se prendre ) pour des adultes.
° cela implique une nouvelle conception de l'enfance et de l'enfant : l'enfance doit être considérée comme un temps durant lequel l'être humain se construit sur le plan physique et psychique ; l'enfant doit être considéré comme une personne à part entière à égalité d'être avec l'adulte , dont le désir a la même légitimité que l'adulte et sa parole la même valeur que la sienne.
L'enf est posé comme un être à part entière , avec les droits que cela suppose ( droit à la parole, à l'écoute et au respect ) mais défini aussi comme un enfant c'est-à dire un être en construction qui a besoin -et c'est pour lui, vital – que des adultes l'éduquent ...d'où l'extrême difficulté !
Ce dialogue -qui ne doit pas être " du semblant " suppose que l'enfance soit considérée , non pas comme un simple temps de voyage vers l'âge adulte -mais comme une durée , un état consistant et complexe qui mérite d'être pris en compte .

¤ Cette conception est aujourd'hui possible car elle est le fruit d'une très longue évolution de nos sociétés , voire même une révolution !
° jusqu'au 18 e s., l'idée d'enfance n'existe pas : pas de notion d'amour entre parents et enfant , seule compte l'autorité du père , l'enfant est  souvent envoyé en nourrice dès sa naissance …
° 2e tiers du 18e s. : changement  considérable ,apparait la  notion d'amour maternel ; une nouvelle image de l'enfant  vu alors comme un être immature qui a besoin de l'éducation et de la protection des adultes : le lien parents-enfant est valorisé et  l'émergence de l'amour pour l'enfant marque dans la société un tournant fondamental ; naissent  alors le souci d'éducation et le souci du corps de l'enf : on ne dresse plus les enf , on les éduque .
° 19e s. apparition de la notion d'enfance: la vie familiale s'organise autour des enfants qui sont  moins nombreux ,on assiste à la  naissance de la puériculture et d'une pédiatrie scientifique ; 1e service de pédiatrie , 1e crèche , 1e école maternelle , méthodes pédagogiques , 1882 : Jules Ferry école obligatoire pour les 6-13 ans : progrès colossal !
° 20e s. révolution de l'enfance ; l'enfant devient un personnage qui compte ; contraception , légalisation de l'avortement , accouchement sans douleur , protection sociale , innovations techniques ; psychologie et médecine explorent la phase de 0 à 3 ans , nourrisson et fœtus ; les psychologues entrent en crèche, la justice spéciale "mineur" est créée en 1945 .
° changement  majeur de la seconde partie du 20e s. ; grâce à Françoise Dolto , l'enf devient une personne et ce , dès son plus jeune âge . A partir de là , prenant conscience de leurs douleurs passées , les adultes commencent à regarder autrement leur enfance , leurs enfants et les enfants des autres : ils cessent de considérer leurs dessins comme de simples gribouillis sans importance , ils acceptent de créditer leurs propos d'un sens , ils les écoutent autrement , ils leur parlent ; l'image de l'enfant se transforme .
° on croit que cette idée de l'enfant  ne sera plus jamais comme avant : on se trompe ! Nous voilà au 21e s. et  l'enfant est en danger! Alors que la présence psy est massive et médiatique , l'idée même de l'enfant est  menacée : l'idée d' enfance entendue comme temps de construction de l'être humain est aujourd'hui niée :une grande partie de la psychiatrie pose sur les enfants des diagnostics d'adultes : ex: un enfant de 3 ans -qui perd son envie et son goût de vivre du fait de problèmes  relationnels que l'on pourrait en travaillant avec ses parents aisément repérer et soigner , est déclaré dépressif et soigné comme tel ; la même psychiatrie refuse de considérer les difficultés des enfants comme des ratés réparables de leur construction et y voient des déficiences constitutionnelles ; l'enfant qui ne tient pas en place par ex . parce que ses parents , prisonniers de leur propre histoire , n'ont pas pu lui signifier sa place , est déclaré hyperactif 
( nouvelle maladie du siècle ) -parfois étiqueté "TDA/H " soit trouble déficit de l'attention -hyperactivité " ..."calmé " artificiellement par des médicaments qui ne règlent rien et dont on ignore l'effet à long terme ....
Pire encore...Des scientifiques prétendent déceler chez des enf de 2 ou 3 ans des tendances constitutionnelles qui feraient d'eux des voleurs ou des violeurs de demain ..et la justice des mineurs est aujourd'hui vouée à la destruction par des politiques prônant l'élaboration d'un code pénal permettant de les juger comme des adultes!
Tout cela laisse entendre ( de même que certains discours anti Dolto ) le retour à l'enfant adulte miniature ...un temps où il n'était pas question de considérer l'enfant comme un être à part entière ,où il ne pouvait pas être question entre l'adulte et lui de parole ...la bête noire de ces nouveaux pères Fouettard : c'est la parole ! celle que l'adulte peut dire à l'enfant et qu'ils refusent car elle amoindrit , disent-ils, le pouvoir absolu que cet adulte se doit d'avoir sur lui ...et aussi la parole que l'enfant peut en retour lui dire .Ils redoutent l'enfant qui parle , car il peut dire la vérité ...celle qui déstabilise .L'enfant qui parle dérange , il dérange l'ordre établi .
D'après ces pères Fouettard , l'enfant doit donc obéir et se taire ...pour son bien !
Des propos très inquiétants qui trouvent écho chez certains politiques qui préconisent de ne pas écouter , de ne pas comprendre ni de laisser parler les enfants , les ados mais de s'en tenir à sévir et à sanctionner .
Dès lors , si la nécessité de parler aux enfants fut autrefois une découverte , elle est aujourd'hui pour ceux qui n'entendent nier ni la construction psychique de l'être humain ni la notion d'enfance , un combat ...qu'il est urgent de mener !

** ALORS PARLER AUX ENFANTS : DE QUOI ET COMMENT ?
  • Parler aux enf suppose de définir un cadre: cadre qui revient à se rappeler ( et à leur rappeler ) leur place : l'enfant -être à part entière -comme le promeut F.Dolto – a des droits mais pas tous les droits ...et aussi des devoirs: respecter les lois du monde que ses parents ont le devoir de lui enseigner .Et si Françoise Dolto a posé la nécessité de parler aux enfants , elle a aussi posé la nécessité de "leur rabattre le caquet " quand ils prétendent discuter de tout et d'abord de ce qui ne les concerne pas ! Un enfant doit avoir une place , il ne doit pas avoir toute la place ; d'où la nécessité de savoir , quand il le faut , le "remettre à sa place " ( d'enfant) .
  • Il ne s'agit pas de parler de tout avec les enfants ; les adultes n'ont pas à tout leur dire mais seulement ce qui les concerne directement .

** Quelles sont donc , dans la vie d'un enf , les choses dont on peut affirmer qu'elles le concernent directement ?
  • 1. l'enfant a besoin d'être informé de ce qui concerne sa personne : sa conception , sa naissance, son histoire depuis qu'il est né: .il a besoin de savoir comment il est arrivé sur terre, si ses parents qui l'élèvent sont ceux qui l'ont conçu ( ou adoption , FIV, procréation médicalement assistée ) parce que de toute façon , il connait toujours ( du fait d'une communication entre son inconscient et celui de ses parents ) inconsciemment son histoire ..d'où symptômes , langage du corps pour révéler sa souffrance si on l'empêche de la connaître consciemment ou si on lui cache la réalité .
Il faut parler du désir pour lui donner un point d'appui essentiel à la construction d'une image valorisée de lui-même .
Parler aussi de la grossesse : la 1e vie antérieure de l'enfant  dont il garde la mémoire inscrite dans son corps et ses émotions .En lui parlant de cette période , de ce qu'ils ont vécu , les parents lui permettent de relier cette mémoire corporelle émotionnelle à l'univers des mots , de la parole, au langage et de tisser ainsi un fil qui le reliant à lui-même donnera consistance au "je " , véritable colonne vertébrale psychique .
  • Ref : le 1e petit livre rouge de FRAMBOISE : la petite fille qui n'avait pas sommeil.

  • 2.l'enfant a besoin de connaître son identité , sa filiation , l'histoire des 2 lignées dont il est issu : cela lui appartient ; à ce titre refuser à un enfant le droit de savoir qui est son géniteur ou sa génitrice , lui refuser leur identité , est un vol.
  • un enfant doit pouvoir connaître ce qui s'est passé aux différentes générations des 2 lignées dont il est issu (évènements importants)  il doit être en mesure de dessiner son arbre généalogique et il ne doit rien ignorer de sa fratrie ( si par ex. un enfant est mort avant lui , il doit le savoir ,-là encore , il sait inconsciemment et se trouve chargé d'un lourd silence à porter si on ne lui dit pas la vérité .)
  • Ref: le 4e petit livre rouge : mon nom de famille.

  • 3. l'enfant doit être informé de ce qui arrive à ses proches :évènements heureux ou malheureux :
  • de leurs maladies quand elles sont graves : l'enfant ressent angoisse, anxiété , inquiétude et privé d'explications , il se sent responsable ( à l'âge de la pensée magique :il croit que penser à une chose suffit pour qu'elle arrive )
  • de leur mort : il doit en être informé dès qu'elle survient ( là aussi profond ressenti inconscient ) .Ne pas dire la vérité à un enfant , qui de toute façon la sait ( l'enfant est une éponge qui capte toutes vos émotions ), c'est le mettre en porte-à faux avec lui-même et créer ainsi chez lui une forte angoisse , c'est aussi commettre un vol : la tromperie engendre l'insécurité pour longtemps .L'enfant informé est doté du droit d'avoir du chagrin , d'en parler et de la partager avec les autres : il se sent reconnu. Un enfant s'il peut être traumatisé par le mensonge et le non-dit ne l'est jamais par une mauvaise nouvelle .S'il est accompagné et aidé par la tendresse et les paroles de ses parents , il en sort toujours enrichi , grandi et nanti de forces nouvelles .
  • De la perte in utero ou à la naissance d'un frère ou d'une sœur ; avortement ,fausse couche , mort in utero ou à la naissance .. d'un enfant qui aurait pu être son frère ou sa sœur ( et qui l'a été même s'il n'a vécu que quelques heures) ; là encore , c'est prendre en compte le ressenti -inconscient – de l'enfant ,qui privé d'informations et  animé par la pensée magique , peut tout imaginer ...Lui parler est donc indispensable pour le ramener à la réalité et le rassurer.
  • Ref :3e petit livre rouge :il est perdu mon papa
  • et 1e :la petite fille qui n'avait pas sommeil ( voir ci-dessus )


  • 4 .l'enfant doit être informé des changements qui vont modifier sa vie :
  • un déménagement : événement toujours difficile à vivre pour lui , inquiétude de quitter son univers familier -expliquer ce qu'il va quitter mais aussi ce qu'il va trouver : il a besoin qu'on lui rappelle que les liens qui l'unissent à son univers sont des liens qu'il a su construire .Partir est toujours difficile mais ce peut être aussi un moyen de renaître ailleurs : l'enfant ne le sait pas , il a besoin que l'adulte lui apprenne.
  • Ref : le 5e petit livre rouge : la maison de papa


  • l'arrivée d'un nouvel enfant :l'enfant perçoit très tôt que sa mère est enceinte ( tests et témoignages de psys le prouvent ): ses parents dès qu'ils se sentent prêts à lui parler de cette grossesse doivent donc lui annoncer et le rassurer
     ( explications sur la sexualité qui lui permettent de comprendre comment ce bébé est arrivé là ).Connaitre la vérité est rassurant et structurant pour l'enfant : ainsi il peut comprendre que le monde n'est pas un univers magique et mystérieux dans lequel tout-et le meilleur comme le pire -pourrait à tout moment arriver .
L'enfant a besoin de savoir que le bébé à venir ne prendra pas sa place dans le cœur de ses parents et ne lui prendra pas la place d'aîné , car il imagine souvent  que son frère ou sa sœur va non seulement lui voler l'affection des parents mais le rattraper voire même le dépasser ! Il a besoin d'apprendre que s'il lui sera toujours interdit de faire du mal au bébé ( ce qui le rassure sur ses pulsions ) il ne sera en aucun cas obligé de l'aimer et pourra même le détester ….ce qui lui signifiera qu'on n'a pas à craindre ce que l'on éprouve et encore moins à s'en sentir coupable .

        • le divorce : l'informer le plus vite possible car cet événement  va bouleverser sa vie mais garder à l'esprit la question de sa place : en effet , essentiel de le rappeler : l'enfant ne doit pas tout savoir du divorce de ses parents ; il doit savoir que son père et sa mère se séparent non pas en tant que parents ( qu'ils resteront toujours , qui l'aimeront toujours  et qui s'occuperont toujours de son éducation ) mais en tant que mari et femme ( c'est le COUPLE qui se sépare et non pas LES PARENTS ).Ces amoureux se sont aimés et il est né de cet amour .Ils se séparent parce qu'ils ne s'aiment plus assez en tant que couple pour vivre ensemble ( l'enfant doit savoir que l'amour qu'un homme ou une femme éprouve pour ses enfants est un amour pour la vie mais l'amour entre amoureux - comme l'amitié - peut ne pas durer toujours).L'enfant doit apprendre aussi que les adultes ne peuvent pas être heureux en vivant seulement avec leurs enfants : ils ont besoin de partager leur vie avec d'autres adultes tout comme lui a besoin de vivre avec ceux de son âge ! Important également de dire à l'enfant qu'il n'est pas autorisé à remplacer le conjoint "manquant" , ni à consoler celui ou celle  qui reste seul (e) .
L'enfant doit apprendre que le divorce n'est pas une guerre dans laquelle chacun des parents peut se battre pour obtenir sa garde , qu'il y a des avocats et un juge qui vont les aider à trouver les meilleures solutions pour le protéger .( voir article sur le droit collaboratif -dans ce blog )
L'enfant doit être informé sur sa vie future après le divorce car il est bon qu'il commence à se la représenter pour l'apprivoiser ; une fois ces informations  données , les parents n'ont plus rien à expliquer : ce que l'enfant doit savoir du divorce s'arrête là : pas d'infos sur les dissensions du couple , de confidences etc: l'enfant doit savoir qu'on ne répondra pas à ses questions dans ce domaine ...une telle limite est essentielle car l'expérience prouve que c'est cette sortie de leur place -les privant de tous repères -plus que le divorce qui les fait déraper .
        • Ref ; le 2e petit livre rouge : le rhume de hanche .


5. L'enfant doit être informé du fonctionnement du monde: le monde et la vie .
-informations sur la sexualité ( différence des sexes, conception des enfants , grossesse , accouchement .etc ) ainsi il sait d'où il vient et où il va et comprend les évènements qui surviennent dans sa vie ( nouvel enfant , divorce …) .
-Important aussi qu'on lui permette de comprendre ce qui l'entoure : les saisons, la journée, la nuit, les phénomènes climatiques = des mystères dont on doit lui expliquer les causes ou l'aider à les chercher dans les livres ou sur internet ...pour éveiller  son intelligence: cette offre de savoir qui n'est pas comme celui de l'école , un savoir imposé mais un savoir acquis pour le plaisir , en compagnie d'un adulte aimé , développe sa curiosité et l'ouvre à la connaissance ; d'où la nécessité de toujours répondre à ses questionnements , si indifférence de l'adulte ou indisposition ou dérangement, l'enfant ne pose plus de questions et bloque son intelligence .( on tue ainsi sa créativité et sa curiosité )

6. l'enfant a besoin d'être informé des lois du monde : lois du monde, interdits qu'il ne peut connaître que si on lui apprend, leur sens , la nécessité de les respecter , ce qu'il risque s'il les transgresse : apport parental indispensable pour qu'il devienne un être civilisé , capable de vivre au milieu des autres et devenir un adulte heureux . Si des faits marquants ( crimes , agressions sexuelles visant des adultes ou des enf …) surviennent et mobilisent les médias , il est important d'en parler avec l'enfant , de s'informer de ce qu'il sait , de ce qu'il pense, des questions qu'il se pose , de lui donner des informations nécessaires à sa compréhension ; viol : acte sexuel imposé à un(e) partenaire sans tenir compte de son désir ; pédophilie: fait d'hommes ou de femmes qui transgressent l'interdit de la sexualité entre adultes et enfant ; inceste : transgression de l'interdit de la sexualité entre membres d'une même famille.
-Important de lui dire que ces faits -commis par des adultes ou des enfants  plus grands qui n'ont pas été éduqués -sont sévèrement punis par la loi et que tout enfant s'il est convenablement informé et prudent peut les éviter .

* comment parler ?
° pas de mode d'emploi ni de "bonne façon " de dire :chacun parle comme il le peut avec les mots qui lui viennent , même si ces mots ne lui semblent pas être à la hauteur de ce qu'il aurait souhaité , même si ces mots lui semblent inadaptés ou maladroits ; peu importe , car l'enfant n'a que faire du « bien parler » : la seule chose qui compte pour lui , c'est que ses parents lui parlent , qu'ils prennent la peine de lui parler
° l'enfant à qui ses parents parlent , les entend en effet toujours au-delà des mots qu'ils énoncent et de leur signification : à travers leurs paroles, il entend leur amour et le souci qu'ils ont de lui : alors il se sent reconnu , épaulé , soutenu .

° l'enfant n'entend jamais vraiment ce qu'on croit lui avoir dit : il le traduit dans sa langue , sa sensibilité , son vécu d'enfant. Mieux vaut chercher à repérer ce qu'il a compris en poursuivant le dialogue , sur le moment ou plus tard .

° lorsqu'ils parlent aux enfants , les parents craignent de montrer leur émotion : ils ont tort : impossible de ne pas la montrer et  leur cacher  n'aurait aucun sens . Cela leur permet de comprendre qu'il est normal d'éprouver des émotions , que les émotions sont normales , que la tristesse est normale et que même les grandes personnes -qui lui semblent tellement puissantes- peuvent être tristes et pleurer .Voir ses parents émus et bouleversés lui montre qu'il n'a pas à avoir honte de ses émotions , de ses difficultés , de ses chagrins ni à les cacher, qu'il peut , au contraire , sans crainte , en parler .

° les parents sont parfois inquiets devant l'attitude de l'enfant -lorsqu'ils lui parlent d'un problème important -: l'enfant continue de jouer, chantonne, fait du bruit etc ...comme s'il n'était pas concerné , intéressé , comme s'il n'écoutait pas : erreur! C'est en général quand un enfant semble le plus inattentif qu'il écoute avec le plus d'attention! ; son agitation n'est pas un manque d'intérêt , mais au contraire le signe qu'il a complétement compris l'importance du sujet abordé et qu'il se protège en restant actif , d'une angoisse dont il sent qu'elle pourrait l'envahir mais qu'il va progressivement dépasser.

* à partir de quel âge peut-on parler à l'enf ?
° à partir de la 1e seconde de sa vie ...donc de sa conception car même si nous ne savons pas par quelles voies mystérieuses ils le comprennent , l'expérience prouve que les bébés-même in utero - comprennent ce qu'on leur dit ( des preuves chaque jour sont apportées par la psychanalyse ) ; là encore pas de façons particulières de leur parler ni de langue de bébé ; un bébé a besoin qu'on lui parle comme on le sent avec les mots qui viennent et parce que ses parents se seront ainsi risqués à la parole, il pourra aussi trouver un jour les mots pour dire .

* parler comme on le peut signifie t-il parler n'importe comment ?
° non bien sûr! Les parents n'ont pas à parler à leur enfant à tort et à travers , de tout et de n'importe quoi ; par ex. un enfant n'a pas à être pour ses parents un déversoir pour leurs paroles en souffrance .

° il faut surtout , avant de lui parler , l'écouter ; savoir ce qu'il sait sur le sujet qui le préoccupe , ce qu'il a appris ou imaginé permet à l'adulte de partir de là pour le faire avancer dans sa compréhension ou si nécessaire le détromper : ainsi un véritable dialogue s'installe.

° parler à un enfant suppose de tenir compte aussi de son âge ; on ne parle pas à un petit comme à un ado, il faut respecter sa sensibilité , sa fragilité : il faut lui dire la vérité sans la travestir mais en le ménageant et la dire sans prêter à la création d'images violentes ou effrayantes , ou érotisables
 ( par ex , parler de la sexualité avec pudeur )

° attention à la violence des mots : les mots ont d'infinis pouvoirs , ils peuvent guérir mais aussi blesser , ils peuvent donner la vie ou tuer : tuer l'envie , le désir , l'image de soi , la volonté de vivre : le pouvoir de la parole est avéré pour l'adulte , encore plus pour l'enfant.

° parler n'est pas de la «parlotte» : on ne dit pas à la place de faire .Par ex si on dit à l'enfant : « si tu recommences , tu seras puni » , il faut s'exécuter : on tient parole , on respecte la parole dite , la parole donnée , on prouve ainsi à l'enfant que les mots ont un sens. Un monde dans lequel l'enfant ne peut pas compter sur les mots est un monde vide de sens et donc angoissant ; ne pouvant se fier aux mots , il ne peut pas non plus se fier aux adultes qui les énoncent : il se retrouve donc solitaire et sans appui .

° lorsque l'enfant est trop petit ou qu'il ne peut pas s'exprimer avec des mots ,il faut être très attentif au langage du corps ( comportements , maladies …) : entendre ces messages , tenter de les comprendre , les prendre en compte , en tout cas montrer à l'enfant que l'on y est attentif .
Ref : la collection des petits livres rouges de FRAMBOISE ( VOIR SUR CE BLOG )



*** alors cette parole à hauteur d'enfant ?
° déjà UN formidable progrès:il existe maintenant  une véritable littérature pour les enfants ...mais les parents doivent être attentifs au contenu du texte , au choix des mots , des expressions et aux illustrations .Une vraie sélection s'impose!

°mais il n'y a pas encore ( vraiment ou pas assez souvent) une parole à part entière qui leur soit destinée : on leur parle tantôt en les mettant sur un piédestal , en leur permettant de se mêler de tout , en leur donnant l'illusion jouissive et destructrice de dominer de toute leur hauteur le monde ...tantôt d'une façon que l'on croit adaptée à leur âge mais qui n' est en fait que mièvre et condescendante...parce que l'adulte , que sa taille oblige à se baisser pour mettre son corps à la hauteur de celui de l'enfant semble en profiter pour abaisser aussi le niveau de son propos , ainsi il rabaisse l'enfant et l'humilie , rendant tout dialogue impossible ( dévoilant une forme de mépris inconscient , souvent subi dans leur propre enfance ) .

° ALORS COMMENT PARLER OU ESSAYER DE PARLER « À HAUTEUR D'ENFANT » ?
  • en s'adressant à eux ni comme à des mini -adultes ni comme à des sous-adultes , mais tout en les situant clairement à leur place d'enfant , de leur parler à hauteur de leur compréhension , qui est toujours beaucoup plus élevée qu'on ne le croit .
-en prenant conscience de la complexité du raisonnement des enfants , sa richesse, sa singularité , son originalité , le rapport qu'ils ont aux ambiguïtés de la langue ( ex. pourquoi mon grand frère il est plus petit que moi ? »
  • en se convaincant de notre capacité à écouter les enfants et à leur répondre, simplement en acceptant de prendre leurs questions au sérieux et de se laisser toucher par elles , en permettant à ces questions d'atteindre l'enfant que nous avons été et le besoin éperdu que cet enfant comme tous les autres , avait alors des mots des grands .
° Dans certaines familles , il ya de réelles difficultés à parler et aussi des difficultés à écouter ..
°à cause de la rareté des questions des enfants ?? non , bien sûr car tous les enf posent des questions , tout le temps et toutes sont importantes mais celles-ci ne sont peut-être pas reconnues comme telles par les adultes ( qui refusant l'idée selon laquelle , émises dans une langue qui n'est pas forcément la leur et proportionnelles à la taille des enfants  ceux-ci acceptent de les prendre en compte...)
° cette prise en compte de la personne de l'enfant , sa prise en compte comme être à part entière est encore très difficile ; dans la réalité du quotidien , l'adulte ne se met encore pas autant qu'il le faudrait à son écoute .
« IL FAUT TOUJOURS DIRE LA VÉRITÉ À UN ENFANT OU TOUT AU MOINS QUELQUE CHOSE QUI EST SUR LE CHEMIN DE LA VÉRITÉ » 
Françoise Dolto
  • le livre référent : Dis- moi pourquoi .Parler à hauteur d'enfant -Claude Halmos .Ed.Fayard 2012
  • les petits livres rouges de Framboise .( voir sur ce blog )


dimanche 1 mars 2015

POUVONS -NOUS APPRENDRE À NOS ENFANTS LA JOIE DE VIVRE ?




*pouvons-nous LEUR apprendre à faire germer en eux la joie de vivre et la cultiver ?

Rencontre avec des spécialistes : psys ou philosophes : éclaircissements , conseils... 

à quoi aspirez-vous pour vos enfants ?
° la santé? Aucun vœu ne peut la garantir …
° la réussite ? Pas plus éternelle...
° l'argent? N'en parlons pas ..certains enf . grandissent dans ce contexte , sans but dans l'existence si ce n'est gagner de l'argent mais l'argent fait -il le bonheur?
° l'amour ? Pas garanti non plus
° le bonheur ?oui , bien sûr!
(Réponses données dans les sondages ).

   pourquoi vouloir argent , santé , réussite , amour ? Pour être heureux !
° alors posons le problème autrement :« qu'est-ce qui facilite l'accès au bonheur ? » une réponse s'impose : la capacité à s'émerveiller et à s'amuser de l'existence , quoi qu'il arrive . Bref , la joie de vivre ..faite de plaisir , de gaieté ,de lucidité aussi .
° elle permet d'affronter les hauts et les bas d'une vie tout en continuant à sourire et à avancer : la joie de vivre est une force existentielle !

   Voilà donc ce qu'il y aurait de plus utile à enseigner à ses enf: l'amour inconditionnel de la vie ...projet ambitieux : nouveau défi !

@ PARENTS SOYEZ L'EXEMPLE ! Les Psys sont tous unanimes: 
« vous pouvez mettre un nez rouge et les pieds en l'air , cela ne servira à rien , dit la psychanalyste Catherine Vanier , les enf sentent ce que nous ressentons , au-delà de nos efforts pour le masquer  
.On ne transmet vraiment que ce que l'on vit ; vous aurez beau répéter à vos enf que « dans la vie , il faut y croire » , « qu'il faut apprécier chaque seconde » , si votre façon d'être n'est pas conforme à ces préceptes , peut-être les appliqueront-ils dans un 1e temps pour vous faire plaisir , mais ce sera sans y croire » donc :

*résolution n°1: je ne cacherai ni ma tristesse , ni mon mal-être. Alors que dire aux parents qui traversent des périodes de déprime ? leur enf est-il à cause d'eux condamné au mal de vivre ? « absolument pas , dit C.Vanier, la joie de vivre est une philosophie de vie , elle n'est pas remise en question par des moments de déprime plus ou moins durables .Ce qui importe , c'est la parole: sans lui donner toutes les raisons de son mal-être , il est important de savoir expliquer à son enfant  que l'on n'est pas bien en ce moment , surtout préciser que ce n'est pas de sa faute .Et que cela arrive parfois car être vivant suppose de traverser des moments gais et d'autres tristes .Aimer la vie consiste à l'accepter » cela rendra le mal-être acceptable et compréhensible pour les enf.
  • CACHER SA PROPRE TRISTESSE , OUI MAIS CELLE DU MONDE ? Ex: ce soir la télé est allumée ; scènes de cris , de larmes , de guerre : «ma fille est entre nous et je lui mets la main devant les yeux » dit une maman , alors que le papa pense au contraire que puisqu'elle est là , il faut lui expliquer « un monsieur envoie des bombes sur son peuple parce qu'il est très méchant et injuste » et la maman d'ajouter : « oui ,mais c'est très loin, ça ne peut pas arriver ici » ..tout simplement parce que dans ses rêves les plus fous de mère , elle est sûre que ses enf ne connaitront jamais l'horreur ...pas même en images . « Les mères ont ce réflexe de protection , commente la psychanalyste , sauf que vouloir leur épargner la vision du malheur ne les protège pas , voire les inquiète parce qu'un enf qui ne sait pas ce qui se passe et n'ose pas en parler risque de fantasmer des faits bien plus horribles , pour lui que la réalité » donc :
    * résolution n°2 : inutile de tenter de vendre à mes enfants l'idée d'un monde tout rose! Rappelons-nous l'histoire de Siddharta -le futur bouddha – dont le père mettait tout en œuvre pour qu'il ignore l'existence de la souffrance jusqu'au jour où , s'échappant de l'enceinte du palais , le jeune prince la découvre sous ses 3 visages : la vieillesse, la maladie et la mort .Or ces découvertes ne l'ont pas désespéré mais lui ont permis de se lancer sur le chemin de la sagesse , le ZEN .
    Au contraire , accompagnez l'enf dans les difficultés , le laissez s'y confronter , ne pas lui épargner les pbs et ne pas les résoudre à sa place est essentiel !  Parlez vrai!

    * résolution n°3: je le laisserai vivre sa vie ( jusqu'à un certain point ) c'est à dire «tant qu'il ne se met pas en danger et ne nuit pas aux autres»rappelle le psychanalyste J-P Winter :« l'excès d'attention pédagogique est aussi nuisible que son absence »
    Laissez les enf voir , admirer ce qu'ils veulent admirer ,  laissez-les explorer , découvrir, tenter de nouvelles aventures , faire des efforts , faire leurs propres expériences, se dépasser, permettez -leur  de sentir la vie à leur façon , ne vous  empressez pas  d'étouffer leur colère , leurs larmes , ne leur  demandez pas  d'avancer plus vite lorsqu'ils ont envie de regarder une vitrine, la grue sur le chantier , la petite bête dans le jardin... !
    ADOS , acceptez leurs désirs, leurs envies de découverte ...
    Encouragez et valorisez les expériences ( pas de « descend , tu vas tomber » ou « tu vas te faire mal» ou encore :« c'est trop difficile pour toi » ) expressions qui sapent la confiance, conduisent à l'inaction , l'inhibition, l'échec et font perdre la joie de vivre... Apprendre à se dépasser est tjrs source de joie et encourage à une autre action : un enf qui aura été encouragé , valorisé et soutenu dispose d'un moteur pour persévérer dans la vie : s'il se sent fier de lui , il peut s'appuyer sur ses forces et puiser de la joie dans ses ressources.
    *résolution n°4: je l'encouragerai à "jouer" : jouer avec les mots , introduire le ludisme dans la vie quotidienne, la bonne humeur , rire , s'enthousiasmer , se réjouir ...ne pas oublier que les méthodes d'apprentissage les plus performantes se font par le jeu .

    *résolution n° 5: je l'éduquerai à l'auto-empathie :« la joie de vivre c'est d'abord la joie d'oser être soi , de ressentir ce que l'on ressent »affirme Anne Van Stappe- spécialiste en CNV ( communication non violente)
    • 1.leur apprendre à se poser la question ( ou la leur poser ):« comment est-ce que je vais ?» et selon la réponse , se (ou leur) demander : « d'où ça vient ?»
    • 2. si la réponse est positive , les inciter à apprécier ce bien-être et à le vivre en pleine conscience ,et proposer de penser à renouveler les conditions favorables à ce bien-être , dès que celui-ci fera défaut .« les raisons de la joie viennent de l'extérieur , mais dès lors que nous les conscientisons , alors survient la joie de vivre et cela se passe à l'intérieur de nous »
    • 3.si la réponse est négative , les inciter à accueillir cette tristesse .Dire à un enf qui est tombé ou à un ado qui a un chagrin d'amour « ce n'est pas grave , c'est rien , quand on est grand on ne pleure pas » (ou pire ..) « quand on est un garçon , on ne pleure pas !» c'est leur apprendre le déni ! Alors que si nous accompagnons leur peine : « oui ,tu as eu peur , tu as mal » « tu as du chagrin , tu souffres » « c'est normal que tu souffres ...»nous autorisons l'enfant à ressentir des émotions .
    • 4. interroger les besoins non assouvis :« si tu avais une baguette magique , qu'est-ce que tu aimerais qu'il se passe maintenant pour toi ?» et l'aider à trouver les moyens d'y répondre : « comment on peut faire , toi et moi, pour essayer de réaliser ce que tu veux ? » C'est l'occasion aussi de lui apprendre à prendre le temps : il ne peut pas avoir tout de suite tout ce qu'il souhaite mais il a les moyens d'aller dans le sens de ses désirs : « l'enf développe ainsi sa capacité à se relier à ce qu'il veut et aime , plutôt qu'à ce qu'il craint .Cela lui permet de rencontrer sa dimension d'être humain complet et sa puissance d'agir »
    OÙ SE CACHE NOTRE JOIE ?
    Faite de plaisir de gaieté,de lucidité , c'est une émotion qui survient quand nous gagnons quelque chose : un objet , une marque d'affection,la visite d'une personne ou simplement lorsque nous recevons des stimuli externes : une musique , un paysage , un message ...Rappel : elle permet d'affronter les hauts et les bas de la vie tout en continuant à sourire et avancer ;la joie de vivre est une force existentielle ...à laquelle nous aspirons tous mais la cherchons -nous là où il faut ?
    ° en 2012, 84% des Français assuraient être joyeux ( sondage IPSOS ) : savourer un bon repas , écouter de la musique ,prendre un bain , s'allonger sur un transat , autant de situations qui parlent d'attention à ce qui est plutôt qu'à ce qui pourrait être .L'achat d'un vêtement s'impose en tête des réjouissances féminines ???..paradoxalement , les français sont les plus gros consommateurs de médicaments antidépresseurs ...alors y aurait-il confusion dans la définition de la joie ?les philosophes ne sont pas unanimes ...lâcher-prise , accomplissement de soi , création, étape vers la perfection,corps et esprit réunis qui se nourrissent de connaissances , d'action et de désir ,,,,bref : la joie est une notion aux 1000 définitions mais qui se resserre dès que nous ajoutons
    " de vivre "! ..qui signifie que la joie ne serait pas seulement liée à telle ou telle activité ou expérience mais que l'existence entière serait matière à réjouissance : vivre serait la source de la joie , cette joie existerait dans le seul fait que nous existons ! ( plaisirs , rire,moments de grâce et aussi tristesse , peur , souffrance , déception …)
    ° Du fait de nos histoires familiales , de nos expériences , de nos conditions de vie , nous n'avons pas tous la même aisance à faire vibrer la joie de vivre , mais parce qu'elle est présente en chacun , nous avons tous le pouvoir -voire le devoir- de la nourrir et lui apprendre à danser allégrement avec tout ce qui se présente à elle.
     La joie de vivre est indispensable pour une vie heureuse et réussie ...si vous ne respirez pas la joie de vivre , votre vie est morose , morne , votre moral à zéro , vous vous refermez sur vous-même , bref, vous passez à côté des plus belles choses que la vie peut vous offrir .La joie de vivre "s'exprime " : attitude , expressions, langage , comportement , façon d'être .




    des astuces pour cultiver sa joie de vivre :
    1.ne vous prenez pas trop au sérieux: soyez plus cool avec vous et avec les autres. Ne vous dites pas que vous n'êtes pas fait pour être heureux ou que la joie de vivre est inconcevable dans les circonstances de crise actuelle .Ne vous interdisez pas d'être heureux : au contraire , autorisez - vous à l'être ! Le vrai bonheur est ici et en vous !
    2.entourez-vous de gens heureux et joyeux :la joie de vivre est contagieuse .Fuyez les râleurs , les grincheux , les pessimistes , les "dévoreurs "d'énergie ..
    3.vivez pleinement le moment présent: réjouissez -vous d'être en vie .Appréciez ce qui vous arrive , jouissez des petits moments de bonheur …
    4.sortez de votre routine: OSEZ l'inconnu , vivez des expériences nouvelles , ayez confiance en vous ,soyez curieux ...
    5.Acceptez -vous tel que vous êtes:ne restez pas bloqué sur des épisodes douloureux de votre vie , ou des échecs qui font barrage , ne soyez pas victime de traumatismes antérieurs qui vous empêchent d'avancer , "d'être ", chaque malheur petit ou grand est l'occasion de se redécouvrir , de se redéfinir pour mieux "habiter " sa vie .
    Ne soyez pas non plus prisonnier d'un modèle : nécessité de se recentrer sur de vraies valeurs , plus intérieures , profondes et durables .Ne suivez pas "le troupeau ": gardez votre personnalité .Ne recherchez pas l'approbation des autres : les gens heureux ne se soumettent pas aux attentes des autres , ce qui leur permet de se concentrer sur leur développement personnel.
    N'attendez rien des autres ; un des plus grands défis de l'existence est d'accepter les gens tels qu'ils sont : VOUS ,pouvez changer mais vous ne pouvez pas changer les autres...
    6.retrouvez votre âme d'enfant: l'enf jouit de tout , prend plaisir à ce qui lui arrive ; nous sommes trop dans le contrôle et la maîtrise ;sachons rire aux éclats , osons nous amuser , nous enthousiasmer , sauter de joie ! Reconnectons -nous à notre enf intérieur .
    7.Reliez -vous aux autres et au monde : se sentir en lien avec les autres et le monde donne du sens à l'existence ;le lien social est essentiel (réf:les centenaires de l'île d'Okinawa au Japon ); faire preuve de bienveillance peut aider à se sentir relié aux autres ; également se sentir relié au monde , à la terre en jardinant , se promenant dans la nature , en contemplant des paysages favorise aussi ce puissant sentiment d'existence. Nous faisons partie du cosmos .
    8.laissez les émotions vous traverser: Nous avons une lecture erronée de nos émotions négatives ( peur,tristesse , colère …) que nous croyons altérer notre joie de vivre ;c'est oublier que toute émotion contient une information qui nous mobilise et contrairement à ce que nous pensons souvent, l'émotion même négative nous pousse à vivre ; accueillir l'émotion sans lutter contre, ni la fuir permet de se laisser traverser par une information biologique parfois déroutante et favorise le retour naturel à l'élan de vie . Lorsque nous nous sentons abattu par ex , identifions ce qui a déclenché cet abattement , reconnaissons la valeur de notre sensation ,connectons -nous à notre corps pour accueillir l'émotion et savoir à quel endroit du corps elle nous fait mal ... acceptons que ce soit notre façon à nous de vivre l'événement .

    9.faites -vous plaisir régulièrement : pensez à des choses simples qui vous procurent réellement du plaisir , sachez reconnaître ce qui VOUS fait vraiment plaisir .

    10. soyez positif :essayez de ne pas vous laisser déstabiliser par le moindre souci ; la vie n'est pas un long fleuve tranquille.
    Acceptez les soucis , les aléas , les difficultés.
    analysez-les et voyez comment vous pouvez réagir ; relativisez , échecs , soucis prendront une autre dimension .Ne vous laissez pas aller au catastrophisme ...cherchez le positif dans chaque chose.Pensez comme nos amis japonais « avec le temps , les choses finissent toujours par s'arranger »
    11.attention aux journaux télévisés :très anxiogènes et déprimants :se tenir informé de ce qui se passe dans le monde , certes mais " se sentir éloigné du bruit du monde "est important .
    12.ne prenez pas les choses trop à cœur:commentaires , critiques, sachez les accueillir et accepter de voir les choses sous un angle différent peut être constructif : c'est à vous de décider l'interprétation que vous allez leur accorder.
    13 .dès le lever, soyez enthousiaste et heureux de cette journée qui commence ; soyez heureux d'être en vie. La joie stimule la production d'hormones comme les endorphines qui procurent du bien-être , elles ont un rôle antidépresseur .

    CONCLUSION : cette capacité d'être dans la joie de vivre est un moteur puissant pour la créativité , l'enthousiasme , la vitalité , l'énergie au sens large , un véritable anti-oxydant ...que possèdent naturellement , spontanément les enf ! Spontanéité que nous adultes avons perdue ( joie de vivre masquée par les responsabilités , le travail, les obligations, les croyances que puisque nous sommes adultes , nous devons être sérieux , également les médias qui nous répètent que c'est la crise , ce , depuis 40 ans ..) donc plutôt que leur apprendre la joie de vivre , le ( notre ) défi à nous adultes, parents et éducateurs n'est-il pas de faire en sorte de l'entretenir , de la cultiver , de la nourrir , de ne pas l'éteindre ? ( comportement personnel, éducation ..) Savez-vous que les enf rient en moyenne 300 fois /jour contre à peine 15 fois pour nous les adultes?
    Nous avons tous intérêt à retrouver cette joie de vivre comme lorsque nous étions enfants .
    L'enf non seulement est heureux , spontané , il aime le monde sans distinction , sans discrimination , sans jugement .
    Donc apprenons d'eux car ils représentent les meilleurs professeurs pour enseigner la façon de vivre le moment présent. 
    Ils ne s'inquiètent nullement pour l'avenir car ils font confiance à tout ce qui les entoure .Tu sais que tu te trouves dans ta joie de vivre lorsque tu peux être heureux du bonheur des autres, de leurs victoires , de leur réussite .
    La joie se veut l'antidote de la jalousie et de l'envie.