FRAMBOISE ...ET SES FILS ROUGES ! / vidéo créée par Yoan Delcey-guy auteur, élève de Framboise


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Post du mois à lire , après la présentation des petits livres rouges !

Les mots, plutôt que les maux !

Bienvenue dans l'univers des petits livres rouges de FRAMBOISE !

Des petits livres rouges pour « parler vrai »...
Ils racontent l'histoire vécue par un enfant
Ils parlent de la vie - naissance, secrets de famille, séparation , divorce, maladie, mort, identité, déménagement, jalousie...
Ils sont des outils de communication
Ils offrent des pistes de réflexion
Ils interpellent nos émotions.

Ils s'adressent à TOUS, petits ou grands, QUEL QUE SOIT L'ÂGE, aux enfants, aux adolescents, aux adultes.
Ils parlent à chacun de nous, à l'enfant que nous avons été, bien caché à l'ombre de l'adulte que nous sommes devenus
« notre enfant intérieur ».

Je vous invite à découvrir la collection ci- après

FRANÇOISE POULET alias FRAMBOISE



Ce 8e petit livre rouge ...

Ce 8e petit livre rouge ...parle d'un évènement douloureux: les violences sexuelles faites aux enfants. Près d'un enfant sur cinq est victime de violence ou d'abus sexuels. Vous pouvez empêcher que cela arrive à votre enfant : la clé est de bien communiquer avec lui, de PARLER VRAI dans un climat de confiance. La sexualité est encore un sujet tabou. Si aborder ce sujet avec votre enfant vous embarrasse, ce petit livre vous sera utile ...car il vous offre des clés pour apprendre à l'enfant à se protéger et à oser dire « NON ! ». Il s'adresse à TOUS, petits ou grands, QUEL QUE SOIT L'ÂGE, aux enfants, aux adolescents, aux adultes.Il parle à chacun de nous, à l'enfant que nous avons été, bien caché à l'ombre de l'adulte que nous sommes devenus « notre enfant intérieur ». Les mots, plutôt que les maux !

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2 .le rhume de hanche; thème : le divorce* 12€+ 1€ expédition -livraison

LE RHUME DE HANCHE - livre n°2 - THÈME : le divorce- 12€ + 1€ expédition -livraison

3. Il est perdu mon papa ; thème : la mort d'un proche * 12€ + 1€ expédition -livraison

IL EST PERDU MON PAPA - livre n°3- THÈME : la mort d'un parent -la maladie grave - CET OUVRAGE N'EST PLUS EN STOCK !

4 . MON NOM DE FAMILLE : connaître ses origines, son identité * 12€ + 1€ expédition -livraison

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JE SUIS À VOTRE ÉCOUTE...

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Après la présentation des petits livres rouges, voici le blog !



VIVE LES VACANCES !

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lundi 25 mars 2019

RÉFLEXION SPÉCIAL" ADOS "! ...« ON NE SE COMPREND PLUS » Isabelle Filliozat nous explique comment traverser sans dommage la période "des portes qui claquent »!




«On ne se comprend plus », Isabelle Filliozat ( Traverser sans dommage la période des portes qui claquent entre 11-12 et 17 ans )

1. constat d'ISABELLE FILLIOZAT :

Tous les ados ne se ressemblent pas...
- certains sont repliés dans leur chambre,
- d’autres ne cessent de sortir. Certains passent leur temps
affalés sur le canapé,
- d’autres s’investissent dans le sport jusqu’à se mettre en danger.
- Certains perdent tout intérêt pour les études,
- d’autres sont toujours premiers,
- certains ont le joint aux lèvres dès le lever,
- d’autres n’y toucheraient pour rien au monde et
- d’autres encore oscillent entre les deux extrêmes.
Il reste que certains traits se dégagent et que tous traversent une période complexe. 
Crise  ? Oui, en quelque sorte.
L’adolescent traverse une crise, une transformation.
L’adolescence inquiète, parce que les risques sont effectivement là. Alcool, sexe, drogue, vitesse sur la route, décrochage scolaire, troubles du comportement alimentaire…
 
Et pour traverser cette période, les ados ont 

besoin de leurs parents...

à leurs côtés et non en face d’eux.

Conçu par tranche d’âge  : 11-12 ans, 13 ans puis 14, 15 et 16 ans , l'ouvrage d'Isabelle Filliozat « On ne se comprend plus » explore la psychologie des adolescents, ainsi que certaines composantes biologiques et physiologiques, et aide ainsi à poser un regard nouveau sur les motivations de leurs comportements – souvent inconnues des parents autant que des ados.


Isabelle Filliozat propose ici de découvrir ce qui se passe dans la tête et le corps des ados. Car dans leur cerveau, c'est le chantier! Pensées, capacités de mémorisation, créations artistiques font des bonds en avant.. alors que d'autres zones du cerveau sont en chantier, comme la zone qui gère l'empathie, celle qui gère l'anticipation, l'organisation ou encore la mesure des risques.
L'idée : pouvoir réagir à tout cela avec sensibilité, amour et justesse. "Nous sommes des êtres psycho-sociobiologiques! Les comportements de nos ados ont des fondements biologiques et s'inscrivent dans une dynamique sociale" (p. 16). En bref, elle propose, pour chaque situation difficile d'"analyser le sens d'ouverture plutôt que d'y aller en force" (p. 16).

* Sommaire de l'ouvrage :
Une période difficile pour le parent
Un corps, un coeur et un cerveau en chantier
Hyper- socialisation, appartenance et statut social
Onze-douze ans, les prémices
Treize ans
Quatorze ans
Quinze ans
Seize ans
Notre vrai pouvoir de parent

2 .Les points forts de ses conseils :

* Isabelle Filliozat démontre en quoi nous pouvons accompagner les adolescents autrement, sans passer par les jeux de pouvoir. Elle écrit : « La reconnaissance de notre impuissance peut devenir une force, un vrai pouvoir, celui de l’authenticité ».
* d'abord nous questionner sur nous-mêmes et accepter de faire un « deuil » (celui de notre sentiment d’utilité). Rappel que la relation est essentielle et que des rituels familiaux permettent de nourrir le contact. Isabelle Filliozat propose des outils de régulation de nos émotions de parents et de notre stress d’adultes (liés plusieurs facteurs : accumulation de tensions, réveil de notre propre histoire, impuissance, perte de contrôle…).
* En parallèle, focus sur les changements qui traversent les adolescents. Elle expose les effets de l’élagage neuronal : les « chemins » les plus utilisés dans le cerveau sont renforcés et les autres supprimés. Du fait même de la structure du cerveau adolescent, les adolescents ont peu de contrôle sur leurs impulsions (les zones cérébrales responsables du raisonnement et de la régulation des émotions ne sont pas encore bien myélinisées, c’est-à-dire que la gaine qui entoure les neurones du cerveau pré frontal « rationnel » et qui permet aux informations de circuler plus vite entre les neurones n’est pas encore consolidée). Isabelle Filliozat écrit : « L’adolescent se retrouve avec une pédale d’accélération si sensible qu’elle se déclenche sans qu’il ait un mot à dire et une pédale de frein lourde et aux câbles pas toujours bien connectés au moteur ».
* dans la troisième partie, rappel de l’importance du groupe de pairs à l’adolescence mais également celle du besoin de sens. Elle suggère de diriger l’attention vers ces besoins d’exploration, de faire ensemble et le besoin d’autonomie, de s’y intéresser plutôt que faire des reproches. A chaque étape, une position côte à côte est toujours plus efficace qu’une position face à face.
* elle fait le  tour des grandes questions qui se posent aux parents d’adolescents et des clés de compréhension ainsi que des pistes pour faire face avec compréhension et efficacité selon l’âge des ados :
  • mode et marque de vêtement,
  • maquillage et autres signes extérieurs (tatouage, piercing…),
  • harcèlement,
  • écran et réseaux sociaux, jeux vidéos,
  • changements morphologiques (seins qui poussent et règles chez les filles, complexes physiques, acné…),
  • amour et sexualité,
  • travail scolaire et études,
  • problèmes de communication (insolence, conflits, mensonges, transgressions…),
  • vie de famille en communauté (rangement, tâche ménagère, hygiène…),
  • socialisation (fréquentation, rejet, influence des pairs, soirées et fêtes…),
  • cigarettes, drogues, alcool,
  • problèmes psychologiques (anorexie, boulimie, apathie, scarification, radicalisation…), alimentation.
Face à cette avalanche de défis, elle rappelle que nous avons des pouvoirs en tant que parents : le pouvoir de l’amour inconditionnel, le pouvoir de l’accueil émotionnel, le pouvoir de l’écoute, le pouvoir de l’équanimité, le pouvoir de l’empathie, le pouvoir de la discussion, le pouvoir du moment juste, le pouvoir du recadrage, le pouvoir de la valorisation, de la réconciliation et le pouvoir de la gratitude. Nous visualiser comme des « porte- avions » est aidant : notre rôle de parents d’ados est de leur fournir du carburant (de l’amour, de la présence, de l’attention, de la compréhension) et être là pour qu’ils puissent se poser selon leurs besoins.
( ouvrage facile à lire et il est possible d’aller consulter les pages en fonction des besoins et des tranches d’âge de nos enfants) .
💟 Une période difficile pour le parent
Hypersensibilité. Désir de liberté. Autonomie. Désorganisation. Démesure du danger. L'ado doit faire face à cela. Son parent aussi. Ajoutons que le parent doit faire un deuil. Celui du bébé et de son sentiment d'utilité, celui du sentiment qui faisait que l'on se sentait important. Le parent se retrouve relégué à une position périphérique. Isabelle Filliozat propose ici un petit retour sur la propre adolescence du parent, son enfant intérieur. Se retrouver sur la touche n'est pas facile à vivre. 
💟 Un corps, un cœur et un cerveau en chantier
Il y a des changements visibles (odeurs corporelles dues à une transpiration abondante, les voix qui se modifient, la prise de 14 à 24 centimètres en 2 ans).. et il y a tout ce qu'on ne voit pas : les conséquences émotionnelles et comportementales. Isabelle Filliozat explique la myélinisation du cerveau, qui expliquerait le peu de contrôle des impulsions. Les amygdales réactives des adolescents expliqueraient que l'alarme se déclenche plus vite et de façon moins tempérée que chez l'adulte.
💟 Hyper-socialisation, appartenance et statut social
"L'adolescence accomplit un processus de détachement des figures primaires d'attachement (les parents) et de réorientation horizontale de l'attachement (avec les pairs)" (p. 51). Inclusion et exclusion sont visiblement deux mots importants pour cette période de vie. Les risques de harcèlement en deviennent alors plus importants.
Dans cette partie, Isabelle Filliozat propose de soutenir l'empathie, qu'elle soit cognitive ou affective. 
Exemples de thèmes abordés ici : "Il est scotché à son smartphone", "Elle "veut" un jean de marque", "Il est harcelé au collège", "Elle est harcelée sur les réseaux sociaux", "Elle n'a pas d'ami"...
💟 Onze-douze ans, les prémices
Il n'est plus tout à fait un enfant et pas encore un ado... Il regarde ses aînés avec envie, admiration ou condescendance.
Exemples de thèmes abordés ici : "Il part au collège en tee-shirt malgré le froid", "Ses seins pointent", "Il veut tout, tout de suite", "Le sexe? Très peu pour moi!", "Les filles c'est nul!"...
💟 Treize ans
Déluge hormonal, que ce soit de testostérone ou de progestérone et œstrogènes. Les portes claquent. Mais c'est la sécurité de l'attachement qui permettra à l'ado d'explorer le monde extérieur. 
Exemples de thèmes abordés ici : "Elle est cyclothymique", "Elle ne s'aime pas", "Elle me dit des choses horribles", "Il n'arrive pas à rester tranquille", "Il ment"...
💟 Quatorze ans
L'ado de 14 ans se sépare plus radicalement. "Son cerveau se prépare à l'immense saut quantique qu'est la pensée hypothético-déductive: il deviendra bientôt capable de jongler avec des hypothèses, d'opérer des déductions" (p. 103). L'ado veut montrer qu'il est sorti de l'enfance, qu'il est grand, se dépasser, et se croit invulnérable. 
Exemples de thèmes abordés ici : "Il fait sa crise!", "Sa chambre est un vrai capharnaüm", Elle a le visage plein d'acné", "Il refuse de prendre sa douche", "Il promet... mais transgresse", "Elle est insolente", "Impossible de la lever le matin"...
💟 Quinze ans
L'ado de 15 ans a un cerveau qui lui permet de comprendre la complexité du monde. Les parents paraissent d'une banalité assommante et chutent de leur piédestal.
Exemples de thèmes abordés ici : "Elle poste sans arrêt des selfies sur les réseaux sociaux", "Elle prend le contre-pied de mes valeurs", "Ils traînent toute la journée entre copains", 'Il passe sa vie sur les écrans", "Elle est boulimique", "Il fume du cannabis", "Il connaît son premier chagrin d'amour"...
💟 Seize ans
L'ado entre dans la période où il sait tout mieux que tout le monde. Son cerveau a le pouvoir d'abstraction.
Exemples de thèmes abordés ici : "Il veut changer le monde", "Il prend des risques inconsidérés", "Elle passe son temps à regarder des bêtises à la télévision", "String et mascara", "Elle veut un piercing ou se faire tatouer", "Elle se scarifie", "Il est addict aux jeux vidéos", "Il est violent"...
Notre vrai pouvoir de parent
Pour accompagner au mieux nos ados, Isabelle Filliozat propose un changement de paradigme. Au lieu du traditionnel "Comment lui faire comprendre que...", il s'agit d'envisager les choses sous l'angle "Comment le soutenir dans cette phase sensible?". "Notre travail de parent est de protéger, soutenir et nourrir les besoins de ce cerveau en pleine croissance. C'est une réalité à accepter, il a plus de pouvoir que nous sur ses actes. Reconnaître notre impuissance à diriger sa vie pourrait bien nous rendre nos vrais pouvoirs de parents. Car nous avons énormément de pouvoir sur lui, nous avons le plus grand pouvoir qui soit, le pouvoir de l'amour" (p. 217). Ecoute attentive en pleine conscience, accueil, discussion, empathie, valorisation, gratitude sont autant de pouvoirs! 
💗Que se passe-t-il dans la tête d'un adolescent ? 

Ça ressemble à "un grand chantier", décrit Isabelle Filliozat. Dans son livre "On ne se comprend plus" (éd. JC Lattès) elle s'appuie sur les neurosciences pour expliquer le comportement des adolescents. Quand on évoque l'adolescence en effet, on parle beaucoup des hormones, mais entre 12 et 17 ans, c'est 80% du cerveau qui change. Ce qui explique...par ex :

... pourquoi les ados ont du mal à prévoir et anticiper

Au cours de l'adolescence, nous disent les neurosciences, la zone préfrontale est la dernière à être myélinisée. Or, c'est précisément la zone du cerveau qui permet d'anticiper, de mesurer les risques, de prendre conscience des émotions d'autrui, de lire les émotions d'autrui sur son visage. "Tout ce que l'on reproche aux adolescents de ne pas savoir faire", nous dit la psychothérapeute, trouve ici une explication
 ... pourquoi les ados ont du mal à se contrôler
La zone préfrontale c'est aussi la zone inhibitrice, celle qui freine les impulsions. Des études ont montré que les adultes, et même les enfants de 12 ans, savent mieux inhiber leur comportement que les adolescents.

 ... pourquoi les ados parlent sans filtre
L'adolescent est en plein développement des zones de son cerveau qui associent les idées. "C'est important de ne pas leur tenir rigueur quand ils disent des mots qui dépassent leur pensée."

... pourquoi les ados sont maladroits

En deux ans les adolescents grandissent de 14 à 24 cm. Et ce sont leurs pieds qui grandissent en premier... "C'est une période où le corps nous échappe un peu", explique Isabelle Filliozat. Le schéma corporel, l'image que le cerveau a de notre corps, n'est donc pas encore affinée.
 NOTRE VRAI POUVOIR DE PARENT.
* être un porte-avions fiable :le rôle des parents est de fournir le meilleur carburant à l'ado ( l'avion ) pour lui permettre de se poser quand il en a besoin .Lui donner des infos utiles mais pas trop de contrôle car l'expérimentation est essentielle.
* le pouvoir de l'amour : remplir le réservoir .Le  vrai pouvoir est non dans la fermeté mais dans la connexion ; interagir chaleureusement avec son ado le nourrit et l'équipe pour faire face aux difficultés de la vie . Faire des courses, un resto, écouter sa musique avec lui, s'intéresser à ce qui l'intéresse, rire ensemble permettent de mieux réguler le stress.( temps familiaux de hygge!)
* le pouvoir de l'impuissance et de l'authenticité : le contrôle est contre- productif , les parents aimeraient pouvoir éviter toute embûche à leurs enfants mais ceux-ci ont besoin d'expérimenter par eux-mêmes , de tomber et de se relever . Pour autant, pas question d'abandonner la partie et de le laisser faire n'importe quoi , nous lui exprimons notre amour, notre préoccupation, nos inquiétudes tout en soulignant notre impuissance et sa liberté . Ex : je ne peux te surveiller 24h sur 24 ( respirer ) . C'est ta vie et elle est entre tes mains ( respirer ) . Je t'aime et ça me soucie que tu...( respirer ) . Respirer entre chaque idée permet à l'ado de réentendre dans sa tête la phrase et de l'intégrer .
* le pouvoir de la liberté : la liberté est fondée sur la sécurité du lien affectif . très différent  de " fais ce que tu veux, je m'en fiche" complètement insècurisant . Pour développer le sens des responsabilités de l'ado,et ses capacités d'analyse des situations, l'inciter à résoudre les problèmes intégrant les dimensions du présent et des futurs possibles , les effets de son comportement sur autrui autant que sur lui-même . « et alors qu'est ce qui va se passer après?» « et que pourrais-tu faire alors?» , l'utilisation de ses atouts : « comment pourrais-tu utiliser tes compétences, ta créativité ...pour faire face à la situation?»etc...
Errance oui mais parents témoins de son errance et du moment où il trouve sa route ...la liberté donne de la sécurité car elle permet de développer son pouvoir personnel et de sentir sa puissance .
* le pouvoir des règles : Un interdit est une limite , formulée en "ne pas ..." ; une règle est une procédure : "quand...alors ..." . Ressenti : tentative de le contrôler ( donc il ne respecte pas!). Nous décidons d'une règle ensemble , en vérifiant qu'elle en soit une , qu'elle soit applicable , ne contrarie pas son besoin supérieur : les ados sont prêts à respecter les règles raisonnables, justes et appropriées qui permettent , régulent et favorisent l'activité et la croissance .
« on retire ses chaussures avant de monter » « ouais, ok »
* le pouvoir de l'exemple et de la modélisation : montrons l'exemple , plus efficace que mille mots ! Joignons la parole au geste et profitons de chaque moment pour enseigner : ex : «j'arrête de fumer, j'en prends l'engagement, je ne peux pas te demander de te motiver sur tes études si je suis incapable de me motiver pour ma santé ».
* le pouvoir de l'accueil: cultivons la zénitude et ouvrons nos oreilles plutôt que notre bouche ! Apprenons à accueillir sans réagir tout de suite :cet apprentissage est rapidement efficace ! Les copains écoutent leurs rêves sans donner d'avis pratique , voilà pourquoi ils se parlent pendant des heures . Si l'ado nous confie un souci , par automatisme nous nous pensons chargés de lui trouver des solutions ...c'est justement le moment de se taire pour lui permettre d'apprendre , de découvrir et d'expérimenter ! Sens : « arrête de répondre à mes questions ! Je veux juste me sentir en lien avec toi , pas que tu me donnes des leçons!»
* le pouvoir de l'écoute : notre devise : « la relation est plus importante que les problèmes »notre  écoute doit être sans jugement, sans commentaire ,on peut  demander des précisions pour visualiser le plus fidèlement possible .Accueillir ne signifie pas approuver . Si je ne suis pas d'accord, pour garder le lien , je réponds OUI et j'ajoute mon idée ou une information recadrant la situation .
* le pouvoir de l'équanimité : développons notre capacité d'accueillir avec la même sérénité l'agréable et le désagréable ; un accueil égal de ce qui se présente sans le juger comme positif ou négatif .Alors que notre  tendance naturelle est de sur-réagir en entendant les soucis de leurs enfants . Attention l'ado risque de cesser de se confier tandis qu'une certaine neutralité émotionnelle de l'adulte lui permet de s' exprimer en confiance . Conscients de notre tendance à l'exagération , respirons et gardons l'ambulance pour les choses graves . Ex : « mais maman enfin , j'ai juste perdu mon pull ! » astuce du bol imaginaire qui recueille les émotions comme un liquide au lieu de les prendre en plein cœur.
* le pouvoir de l'empathie : écouter : surtout entendre et accueillir les émotions . Quand l'ado nous parle de soucis , nous avons tendance à nous concentrer sur les faits , à demander des détails, à chercher à comprendre la situation ...alors qu'il a juste besoin de parler , de s'exprimer, de pleurer , d'exprimer ses émotions ...« tu as le droit de ressentir ce que tu ressens » Ecoutons de tout notre corps ( empathie somatique ) et de tout notre cœur ( empathie émotionnelle ) .Pratiquons l'écoute attentive en pleine conscience .
* le pouvoir de la discussion : les parents doivent enseigner à réfléchir . Pour muscler le cerveau de leur ado, parler de toutes sortes de choses en évitant les préjugés , discuter vraiment, évoquer diverses hypothèses ensemble, argumenter et inciter à contre-argumenter . Poser des questions ouvertes qui soutiennent l'exploration (# avec questions fermées auxquelles on répond par oui ou par non ) . « que dis-tu ? Qu'éprouves-tu ? Qu'as tu appris de cette situation ?...» penser aux films , aux conférences ensemble ...sur des sujets divers qui ouvrent sur des discussions en famille.
* le pouvoir du moment juste : notre moment n'est pas forcément le sien , parfois il rejette l'adulte simplement parce que ce dernier se présente à contre temps . Saisir l'occasion ( elle s'assied pendant qu'on cuisine, il vient s'asseoir près de nous au salon , ) ..on commence et puis voilà ! Attention au contact oculaire direct pouvant être vécu comme menaçant , être occupés à faire quelque chose ensemble , côte à côte ou de 3/4 ,est plus propice aux échanges .
* le pouvoir du recadrage ( très pratiqué par les danois ) : regarder la situation autrement ( car ce qui nous bloque ce sont nos interprétations et non les situations!) . Plutôt que de zoomer sur la mauvaise note du bulletin ou sur sa chambre en désordre , ouvrons grand angle et focalisons sur un point positif . Portons des lunettes positives ! « je suis nul » « tu n'as pas obtenu la note que tu espérais , tu n'étais pas très en forme » ; ..Pas d'inspiration : 2 petits mots qui peuvent tout changer « pas encore » . « je n'y arrive pas » « oui c'est vrai , pas encore »
* le pouvoir de la valorisation : des compliments oui mais à justes doses ( sinon nous créons un idéal auquel l'enfant tente de se conformer d'où stress ) . oui à la valorisation des efforts, de la manière de faire, de l'attitude ... La valorisation souveraine c'est le temps passé avec l'ado qui prouve : « je m'intéresse à toi/ tu es intéressante »
* le pouvoir de la réconciliation :la  qualité de la relation est primordiale . Reconnaître nos erreurs nous grandira toujours à ses yeux . Le plus souvent ce dont il a besoin comme réparation : être entendu . Pas de jeu de pouvoir : toujours écouter ce que l'autre nous reproche , reconnaître ses erreurs et se réconcilier .
* le pouvoir de la gratitude : écrire une lettre à son ado en lui exprimant tout ce qu'il apporte à notre vie depuis sa naissance devrait le surprendre, le toucher et désamorcer tout conflit .« je te remercie d'exister dans ma vie » pour nous c'est un  travail de conscience qui nous plonge dans tout l'amour que nous avons pour lui ...notre énervement disparaîtra !


 trousse d'urgence des parents :
* je me calme : je change de posture ( si debout je m'assieds )
je bois un verre d'eau
je respire profondément et calmement ; je me focalise sur ma respiration
je regarde la nature ...
je prends un livre et j'en lis quelques pages
je bouge : vélo d'appartement , danse, je sors courir, marcher ...
* je communique : je chante au lieu de crier
j'écoute les émotions qui se cachent sous ma colère et je les explicite à mon ado « quand tu rentres en retard, je suis super énervée , j'ai envie de te gronder . En réalité , je me suis inquiétée , je t'exprime les raisons de ma tension , j'ai envie de câliner ...»
parfois ma réaction vient de mon histoire , je l'explique à mon ado « quand tu ...je..parce que lorsque j'étais enfant ...»( enfant intérieur blessé )


CONCLUSION :
° les comportements des ados ne sont pas de l' opposition systématique, ils ne sont pas une rébellion mais des appels aux parents à qui ils font confiance pour les soutenir et les guider dans la vie.
° les comportements aussi désagréables qu'ils soient sont des réactions qui ont des causes ,
° d'où la nécessité de se poser -à haute voix – cette question : « que se passe t'il ? » : sésame pour nous aider à inhiber nos propres automatismes , à penser à respirer et à procéder à l'analyse de la situation .
° l'adolescence est une  période cruciale pour le développement cérébral , passage pendant lequel il est réellement exposé à toutes sortes de dangers ( d'où notre souci justifié mais pas notre stress chronique!)
° évitons de laisser passer une journée sans amour et sans contact authentique , la seule vraie urgence : faire en sorte que l'ado se sente aimé .
° l'éducation : si relation est mauvaise, toutes sortes de symptômes se manifesteront...
si elle est bonne,alors on peut faire face aux difficultés et surmonter ensemble les obstacles
c'est le socle et l' huile qui permet aux portes de s'ouvrir
passer du temps avec elle ou lui est plus efficace pour ses résultats scolaires que l'aider à faire ses devoirs
le simple fait de constater que nous éprouvons du plaisir à passer du temps ensemble lui confère le sentiment d'avoir de l'importance , de la valeur, très important !
° rappelons -nous qu'il existe 3 cerveaux : le cerveau , 2e cerveau entérique ( intestins ) , 3e le cœur ( réaction autonome de ses 40.000 neurones aux états émotionnels de notre entourage!) si j'ai un doute : je privilégie le cœur !
° qu'est ce que je désire mettre dans son sac à dos pour qu'il/elle l'emporte avec lui dans sa vie d'adulte ? Des souvenirs de conflits et des doutes sur lui-même ou de la sécurité intérieure et de l'amour inconditionnel ? Amour et lien sont les  premières nourritures , le meilleur choix !
° « je respire, je reste en contact avec l'éblouissante beauté de la Vie en train de devenir, ce martien est un homme ou une femme en train de chercher sa voie , de se découvrir .Je me positionne résolument à ses côtés , je lui fournis la base de sécurité et je lui ouvre l'espace pour se découvrir , tomber et se relever . Il ne vole pas encore très bien, c'est naturel ! Tolérance et vigilance, et il commence à voler de ses propres ailes »
@ un site intéressant spécial ADOS : adozen.fr

mardi 26 février 2019

CE QUE VEULENT VRAIMENT LES ENFANTS ! QUELS SONT LEURS VRAIS BESOINS FONDAMENTAUX ?? ATTENTION !! UN ENFANT N'ÉCOUTERA PAS TANT QU'IL N'AURA PAS ÉTÉ ÉCOUTÉ



Ce que veulent vraiment les enfants : QUELS SONT leurs besoins fondamentaux ? A SAVOIR : un enfant n'écoutera pas tant qu'il n'aura pas été écouté .

  BESOINS...
Nous courons tous après nos besoins. Besoin de repos, besoin de reconnaissance, besoin de stimulation,…Leur absence ou l'insatisfaction partielle provoquent « déséquilibre » et émotions désagréables.
Lorsque les besoins sont satisfaits , nous nous sentons mieux et notre cerveau est de nouveau opérationnel pour raisonner, nous connecter, aimer, apprendre,…
Sauf que la façon idéale d’accéder à ces besoins n’est pas souvent connue, même des adultes !
Alors, on crie, on critique, on reproche, on adopte des comportements bizarres, on boude, on fuit, etc. alors qu’il suffit souvent de demander ce que nous attendons vraiment : on utilise le langage du corps à travers des comportements, des attitudes...
D'où , mise en évidence de 2 nécessités :
  1. la reconnaissance et l’expression des besoins de chacun
  2. la manière d’accéder à nos besoins
Le mot « besoin » est essentiel car il permet le décryptage de nombreuses attitudes des parents et des enfants.
Les parents, en tant qu’adultes ont un avantage de taille par rapport aux enfants car, pour beaucoup, le cortex préfrontal est formé et opérationnel ( cortex+ contrôle du cerveau émotionnel ) ;chez  les enfants,le  cortex préfrontal est en construction tandis que le cerveau émotionnel est  bien opérationnel mais ils ne peuvent pas le contrôler !
si l'émotion est forte , ils ne peuvent pas la réguler seuls car leur cortex préfrontal, c’est nous, leurs parents ! Appelons cela un pilotage du cortex préfrontal assisté par éducateur...
Et cette émotion forte prend le contrôle de l’enfant qui ne peut ni écouter, ni raisonner, ni prendre de la distance,…car toutes ces fonctions sont issues du cortex préfrontal.
Résumons à ce stade :
  1. * le cortex préfrontal des enfant est immature/ celui des parents est OK (normalement, c’est à dire sans stress et fatigue excessifs)
  2. * le cortex préfrontal a la capacité de réguler le cerveau émotionnel
  3. * l’insatisfaction des besoins se solde pas l’émergence d’une émotion désagréable
  4. * l’enfant ne peut ou ne sait pas forcément demander ce dont il a besoin pour satisfaire ses besoins
  5. * du coup, il adopte des comportements dictés par le débordement émotionnel sans que ces comportements ne constituent une action réparatrice
Moralité : l’enfant nécessite une assistance qui 
commence par…l’écoute.

Et pour écouter un enfant, il suffit d’adopter un petit réflexe mental face aux crises et autres réactions émotionnelles : se demander « De quoi a-t-il besoin et comment puis-je l’aider à l’atteindre ? »

Donc dans un premier temps : l'écoute empathique  favorisera le retour au calme de l’enfant qui retrouvera sa sécurité intérieure.
L’idée est de « récolter » (et souvent de deviner) ce que l’enfant ressent. De verbaliser oralement ce que nous croyons percevoir puis d’enquêter ensemble sur les besoins insatisfaits afin que la situation se reproduise le moins possible.


Les 16 besoins

 fondamentaux de tous 

les 

enfants :

* En Parentalité Positive, plutôt que de chercher à tout prix à détruire les « mauvais penchants » de nos enfants, à supprimer leurs « mauvais comportements », on s'intéresse plutôt à découvrir les causes profondes qui entraînent ces comportements. Faire disparaître la cause d’un comportement inapproprié  c'est souvent faire disparaître ce comportement !
* Pourquoi les enfants font-ils des bêtises ? Pourquoi n’écoutent-ils pas ce qu’on leur dit ? Pourquoi se bagarrent-ils ? Désobéissent-ils ?
Mais que veulent-ils ???
La réponse en réalité est très simple :
« Les enfants font des bêtises parce qu’ils ont des besoins auxquels on n’a pas répondu »


* en règle générale, la cause, l’élément déclencheur, d’un comportement qui nous dérange (colère, caprice, dispute entre frère et sœur etc…), c’est tout simplement un besoin non satisfait. les enfants sont comme nous: mécontents lorsqu'un de leurs besoins essentiels n'est pas satisfait ...la différence c'est qu'eux ont encore beaucoup de mal à gérer cette frustration .
* Etre à l’écoute de son enfant, et connaître ses besoins fondamentaux vous permettra de dénouer de nombreuses situations.
@ quelques principes de base :
*Besoins satisfaits = comportement adéquat
L’équation est simple : Un enfant dont les besoins ne sont pas satisfaits va chercher à les satisfaire par un autre moyen… souvent par un comportement inapproprié (pleurs, colères, cris etc.), alors qu’à l’inverse, un enfant dont les besoins sont comblés se sent bien intérieurement, adopte des comportements plus adaptés et coopère bien plus facilement.
* Connaître ses besoins… et avoir conscience des nôtres
Connaître les besoins fondamentaux de votre enfant vous aidera à mieux déceler ceux qui ont besoin d’être comblés, afin d’éviter qu’il ait recours à des comportements dérangeants ou inacceptables pour vous.
Mais avant cela,  important de préciser qu’en tant que parent, nous transmettons inconsciemment à nos enfants nos propres besoins insatisfaits. Si votre réservoir d'amour est rarement plein ( pour reprendre  l'expression chère à Isabelle Filliozat ) , votre enfant aura lui aussi du mal à remplir le sien correctement . Prendre conscience de nos propres blessures , de nos propres manques et essayer de  se réparer soi-même , est souvent un préalable indispensable avant d'espérer obtenir des résultats sur notre enfant.

* Répondre à ses besoins ne veut pas dire « être à son entière disposition »

D’ailleurs répondre aux besoins n’impose pas de ne plus respecter les vôtres ! important que votre enfant sache que vous aussi avez des besoins. Il est tout à fait capable de le comprendre et apprendra petit à petit à les respecter. Lorsque vous rentrez du travail et que vous avez besoin de calme, vous pouvez parfaitement expliquer à votre petit que vous aimeriez vous reposer 15 minutes dans le calme avant de le rejoindre pour jouer avec lui.

* Attention aussi à ne pas confondre besoin et désir , besoin et envie !

Chercher à répondre aux besoins de son enfant ne veut pas dire « céder à tous ses désirs ou ses envies ». Les désirs ou les envies sont des moyens de répondre aux besoins… et nos enfants sont très imaginatifs, ils ont des désirs ou des envies aussi multiples que fantaisistes ! Souvent ces désirs ou ces envies ne sont simplement pas réalisables ou ne nous conviennent pas ; alors important de chercher le “besoin non satisfait” qui se cache derrière le désir ou l'envie , afin de proposer à l’enfant des alternatives « raisonnables » pour satisfaire son besoin.
Exemples : Souvent, Lou avant de dîner nous réclame des gâteaux. Elle « désire » des gâteaux, mais son besoin non satisfait c’est tout simplement « la faim » (à son âge, il est parfois difficile d’attendre jusqu’à l’heure du dîner). Comme il n’est pas question pour nous de lui donner des sucreries avant de passer à table, nous lui proposons généralement un bout de pain… qu’elle accepte sans problèmes, oubliant son désir de gâteaux.
J’ai envie d’une glace signifie peut-être que j’ai besoin de manger.
J’ai envie d’avoir ce ballon coloré suggère probablement un besoin de stimulation.
J’ai envie d’un bonbon mais j’ai surtout besoin d’un câlin car je suis stressé(e).
Les envies ou les désirs occultent parfois les besoins lorsqu’on leur laisse trop de place et qu’on y accède facilement. Pour les adultes, ce sont ces achats compulsifs en période de déprime…l’envie tente de combler le besoin, vainement. Ou le gâteau , ou la plaque de chocolat dévorée à toute vitesse : « je ne suis qu'un gâteau , je ne peux pas régler ton problème ou satisfaire ton vrai besoin ! »
Ce qu’il est utile de savoir est qu’une envie ou un désir disparait si on s’appuie sur quelques stratégies comme la prise en compte orale de l’envie ou du désir (« Je vois que tu as très envie de cette poupée« ), l’humour (« Mais la poupée que tu as à déjà la maison va faire une scène !« ), l’imagination (« Tu imagines une poupée aussi grande qu’un immeuble. Tu monterais sur son épaule ? Vous iriez où ensemble ? « ),
Un besoin, lui, est directement relié à une émotion qui ne disparait que quand le besoin initial (et viscéral) est satisfait.
Donc, les enfants ont le droit d’avoir envie ou de désirer quelque chose (comme quiconque) mais ils ont surtout besoin qu’on les aide à identifier et satisfaire leurs besoins. Et ça, c’est la responsabilité des parents…qui doivent eux-aussi être capables de distinguer besoins et envies ou désirs pour eux !

@ Définition d’un besoin :

Le besoin est l’exigence destinée à combler un déficit de l’organisme (besoins primaires) ou ressenti comme nécessaire à l’existence matérielle ou morale.

@ Les 16 besoins fondamentaux :

~Les besoins de base :

  1. ° Le besoin de sécurité. C’est à travers les interdits, les frustrations, les limites, les règles, que nous donnons à l’enfant le sentiment de sécurité, mais aussi les bonnes bases de la socialisation.
  • Le besoin de stabilité : des horaires fixes, des routines régulières, une ambiance sereine à la maison et des réponses cohérentes.
  • Le besoin de boire et de se nourrir. L’alimentation joue un rôle essentiel dans l’établissement de la relation affective notamment les premiers mois pendant l’allaitement ou les biberons. Plus tard, lorsque l’enfant éprouve le besoin de manger avec ses mains, il est important de le laisser faire, car cela répond à un besoin d’exploration et lui permet de développer son sens du toucher… c’est aussi pour lui une source de plaisir. Besoin qui perdure quel que soit l'âge .
  • Le besoin de dormir et surtout de voir son rythme de sommeil respecté. rythme perturbé : non seulement un déséquilibre nerveux avec des inévitables troubles du comportement, mais des troubles de la croissance : il a été prouvé une relation entre le sommeil et la sécrétion de l’hormone de croissance. Bien dormir permet à l’enfant de bien grandir ! Comme les adultes cependant, les enfants peuvent être de petits et des gros dormeurs. Les besoins de sommeil sont variables mais voici quelques repères !
    o Nouveau né : 20 heures
    o De 1 à 3 ans : 15 heures (12 heures par nuit + 3 heures de sieste)
    o De 3 à 6 ans : 12 heures (10 heures par nuit + 2 heures de sieste)
    o Vers 10 ans : 10 heures
    o Adolescent : 8 ou 9 heures
    o Adulte : 7 à 8 heures
besoin dont il faut faire prendre conscience aux adolescents ...qui raccourcissent parfois dangereusement leur temps de sommeil au profit d'heures passées sur tablettes, téléphones ou autres jeux vidéos ...
  • Le besoin d’être propre. Les pratiques d’hygiène corporelle (le change, le bain, le brossage de dents etc…) assurent à l’enfant une bonne santé, le confort et la détente du corps. Elles leur donnent aussi les premiers points de repères (quand elles s’insèrent à une « routine » quotidienne) et leur offre des moments forts de découvertes (l’eau, le savon, les bulles, le chaud, le froid etc.). A revoir aussi à l'adolescence ...
  • Le besoin de communiquer et ce dès la naissance ou même avant.


  • Le besoin d’être respecté dans son rythme de développement. Nos attentes se doivent d’être réalistes, en fonction de son stade de développement psychomoteur, affectif et social ...tendance de parents actuels à vouloir faire sauter des étapes à l'enfant .
  • Le besoin d’apprendre et de jouer (d’apprendre en jouant). Notre rôle de parent est plus de prendre appui sur le désir d’apprendre de l’enfant, en lui offrant un environnement favorable : un espace, un mobilier, un matériel (jeux, jouets etc.) adapté à ses besoins du moment et à ses compétences, plutôt que de chercher à le diriger dans son apprentissage en lui imposant telle ou telle activité. Le jeu est le vrai travail des enfants.

  • Le besoin d’explorer, de découvrir, d’expérimenter, d’observer. L’enfant a besoin de s’approprier l’environnement dans lequel il vit, pour maîtriser progressivement ses actions.
  • Le besoin de plaisir : pour passer à l’action, pour apprendre et s’éveiller, l’enfant doit « avoir envie de faire ». Notion de plaisir très importante quel que soit l'âge ...et doit rester prédominante .
  • Le besoin de sorties. Les sorties, les promenades (à pied, en vélo ...), sont bénéfiques à l’enfant. air et soleil dont il a besoin pour être en bonne santé (l’oxygénation stimule les défenses de l’organisme et favorise l’appétit et le sommeil), et lui donnent surtout l’occasion de connaître un univers différent : d’autres lieux, d’autres personnes, d’autres enfants etc.

~ Les besoins affectifs :

  • Le besoin d’être aimé, inconditionnellement, pour ce qu’il est. ...et tel qu'il est . Besoin d'un réservoir d'amour . Besoin de présence, de contacts physiques et affectueux .
  • Le besoin d’attention : l’enfant doit savoir que nous sommes à son écoute et que c’est important pour nous qu’il aille bien.
  • Le besoin d’être apprécié pour ses qualités.
  • Le besoin du respect : de sa nature, de sa personnalité, de ses goûts, de son désir de faire ou de ne pas faire, de ses capacités etc.
  • Le besoin d’accompagnement : de soutien, d’encouragement, de compliment (EFFORTS, MANIÈRE DE FAIRE PLUTÔT QUE RÉSULTAT FINAL ), de rituel qui l’aide à franchir certaines étapes (séparation, coucher, naissance , étapes de la vie etc.).
  • le besoin de faire ensemble : principes de l'éducation danoise ...

    Quand les enfants sont petits, on peut utiliser des pictogrammes ou des photos illustrant tous ces besoins, l'enfant pourra alors montrer le besoin qu'il ressent.


@ les besoins "essentiels ..vitaux " sont plutôt « faciles » à satisfaire, à partir du moment où nous avons décidé de donner plus de poids à la relation, au bien être et à l’écoute des besoins des autres… plutôt qu’à la satisfaction immédiate des désirs, prônée par notre société de consommation.
@ si besoins de base essentiels satisfaits ...alors de quels besoins auxquels nous n'avons pas répondu , s'agit-il ...réflexion : « Les enfants font des bêtises parce qu’ils ont des besoins auxquels on n’a pas répondu » ???
 
° quand besoin non satisfait, émotion désagréable : d'où intérêt pour nous adultes de connaitre la liste de nos besoins dont nous avons difficilement conscience. Pour les enfants, la  recherche de besoins est encore plus essentielle car leur cerveau est immature , et les enfants sont submergés par leurs émotions les empêchant de raisonner ; l'émotion :est le signal que nous devons agir pour rétablir l'équilibre .
* justement,par ex. un enfant peut se mettre en colère lorsque nous l’arrachons à une activité qu’il affectionne et qui satisfait par exemple son besoin de stimulation et de divertissement.
Donc, l’idée est de respecter les besoins des enfants en leur spécifiant oralement ce que nous attendons et de partager ainsi nos propres besoins sous forme de demande claire. Les besoins de chacun sont compatibles.

* exemples de petites phrases bienveillantes pour respecter les besoins -ponctuels - de chacun :
Dans le livre « Grandir heureux et zen », Florence Binay nous livre quelques phrases bienveillantes à employer en guise de demande respectueuse : langage positif
« Dès que tu es prêt(e), tu vas au bain, t’habiller… cela te laisse le temps de finir ce que tu es en train de faire. »
« Dans 10 minutes, tu nous rejoins pour passer à table, sortir,.. s’il-te-plait. »
« De combien as-tu besoin de temps pour finir ton jeu, sortir du bain ? 10 ou 15 minutes ? Tu enclenches toi-même le timer/chronomètre ? »


 Isabelle Filliozat (dans son livre l’intelligence du coeur) a identifié 4 besoins affectifs essentiels :
  1. La confiance
  2. Se sentir exister
  3. Se sentir accepté
  4. Se sentir apprécié
Les phrases suivantes  répondent à ces besoins :

1.La confiance de base qui confère le sentiment de sécurité intérieure
« Tu existes pour moi, tu es important pour moi. »
« Je te regarde. »
« Je t’écoute. »
« Je te respecte. »
« Je t’aime parce que tu es toi. »
« J’aime vivre avec toi »
« Je t’aime. »

2.La confiance en ses sensations, en ses perceptions, en ses émotions
« Tu as le droit d’être triste/en colère/heureux… »
« Quelle est l’intensité de ton émotion ? »
« Je vois que ceci te blesse, je suis là. »
« Toutes tes émotions sont utiles. »
« Je reconnais tes émotions. »

3. La confiance en ses pensées propres qui permet de résister aux influences sociales et de s’affirmer
« Qu’en penses-tu »
« Tu es toi et je suis moi. »
« Tu as le droit d’être différent/ de penser différemment/ d’agir différemment »
« Tu as le droit d’avoir tes propres idées »

4. La confiance en ses ressources créatives, en ses compétences, en ses capacités
«Tu es capable. »
« Tu peux le faire. »
« Tu as les ressources en toi pour réussir. »
« Tu as le droit d’échouer. »
« Il est important de se tromper pour apprendre. »
« Plus tu t’exerceras, plus tu seras compétent. »
« Tu as le droit de ne pas être parfait. »
« Tu as le droit de faire des erreurs. »
« Tu as le droit d’échouer et de te relever. C’est ainsi que tu as appris à marcher. » 
« Tu peux décider de croire en toi. »
« Tu peux tenter ta chance dès que tu le souhaites. »
« J’aime te regarder faire… »

5. La confiance en ses compétences relationnelles
« Tu peux aller vers les autres. »
« Tout le monde partage les mêmes émotions et les mêmes besoins. »
« Tu as droit à ta place. »
« Tu es utile par ta simple présence. »
« Tu as autant de valeur que les autres. Toute vie humaine a une valeur. »
« Tu participes à l’humanité. »
« Tu as le droit de demander, de donner, de recevoir, de refuser. »
« Tu as le droit de demander de l’aide et d’apprendre des autres. »
« Tu as le droit de partager et de transmettre ce que tu sais.


 Catherine Dumontheil-Kremer dans son livre « une nouvelle autorité sans punition ni fessée« ,liste les principaux besoins des enfants :
Sur cette base,essentiel de se questionner chaque jour pour savoir s’ils sont assouvis. N’oublions pas que nous cherchons tous à assouvir nos besoins consciemment ou inconsciemment. Il peut en résulter des comportements que nous ne comprenons pas au premier abord.
D’où l’intérêt de se demander : « de quoi a-t-il besoin ? ». De plus, ce questionnement de curiosité et d’altruisme calme nos propres réactions émotionnelles excessives
 1. Le besoin de présence, de contacts physiques affectueux et d’attention (L’amour est le carburant de l’enfant )
2. Le besoin d’être écouté et accueilli  (écouter les émotions des enfants ) 
3. Le besoin de faire ensemble (Le temps dédié : un outil de connexion, d’encouragement et d’équilibre pour les enfants
4.Le besoin de se nourrir
5. Le besoin de dormir
6. Le besoin de bouger  ( l'important c'est de bouger ; méthode s'implante à l'école )
7. Le besoin de découvrir , d'explorer et d'apprendre ( le lâcher-prise parental est un grand pas vers l'autonomie de l'enfant )
8. le besoin de stimulation: 3 principes établis par les scientifiques :
* les êtres intelligents aiment avoir quelque chose d'intéressant à faire , cela aide le cerveau à se développer 
* les êtres intelligents feront n'importe quoi pour éviter de s'ennuyer , y compris des choses "bêtes " ou destructrices 
* les êtres intelligents préfèrent qu'il leur arrive des ennuis plutôt que rien du tout! 

 En résumé ,
les enfants font des bêtises parce qu’ils s’ennuient : trouvons-leur une activité qui les stimule....en sollicitant leur créativité et leur imagination ( car s'ennuyer est positif pour créer et stimuler son imaginaire!) OU MIEUX, LAISSONS -LES JOUER LIBREMENT ( EN TOUTE SÉCURITÉ BIEN SÛR!)
les enfants font des bêtises parce qu’ils se sentent indésirables : consacrons leur une attention entière et exclusive + des contacts physiques le plus souvent possible.
les enfants font des bêtises pour qu’on les remarque : repérons les sourires de la Joconde (sourire sans sourire). C’est le signe que l’enfant a besoin d’attention par rapport à une activité qu’il est en train de mener.
- les enfants ont besoin de quelque chose de précieux et d'indispensable que nous ne leur accordons peut-être pas assez souvent : l'écoute ..empathique, en pleine conscience . S'ils reçoivent cette écoute , alors ils nous écouteront
* si ses besoins sont non satisfaits , l'enfant fera tout pour l'obtenir : vraiment tout ! « Papa, Maman , écoutez -moi vraiment » Jacques Salomé 
 
* sachons aussi identifier les besoins derrière les "étiquettes " trop souvent collées aux enfants !!
un enfant anxieux ?? : besoin de sécurité
dépendant ? Besoin de développer son autonomie
dyslexique ? Besoin de réussir à lire
hyperactif ? Besoin d'apprendre à adapter son expression motrice selon les situations
impulsif ? Besoin d'apprendre à maitriser ses gestes et ses réactions
indiscipliné ? Besoin de règles et d'attention
inhibé ? Besoin de s'exprimer
isolé ? Besoin d'apprendre à se socialiser
paresseux ? Besoin de motivation
rejeté ? Besoin d' apprendre des habiletés sociales ( Les habiletés sociales correspondent à des savoir-faire comportementaux de nature verbale et non verbale mais aussi de nature cognitive et émotionnelle.)