FRAMBOISE ...ET SES FILS ROUGES ! / vidéo créée par Yoan Delcey-guy auteur, élève de Framboise


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Post du mois à lire , après la présentation des petits livres rouges !

Les mots, plutôt que les maux !

Bienvenue dans l'univers des petits livres rouges de FRAMBOISE !

Des petits livres rouges pour « parler vrai »...
Ils racontent l'histoire vécue par un enfant
Ils parlent de la vie - naissance, secrets de famille, séparation , divorce, maladie, mort, identité, déménagement, jalousie...
Ils sont des outils de communication
Ils offrent des pistes de réflexion
Ils interpellent nos émotions.

Ils s'adressent à TOUS, petits ou grands, QUEL QUE SOIT L'ÂGE, aux enfants, aux adolescents, aux adultes.
Ils parlent à chacun de nous, à l'enfant que nous avons été, bien caché à l'ombre de l'adulte que nous sommes devenus
« notre enfant intérieur ».

Je vous invite à découvrir la collection ci- après

FRANÇOISE POULET alias FRAMBOISE



Ce 8e petit livre rouge ...

Ce 8e petit livre rouge ...parle d'un évènement douloureux: les violences sexuelles faites aux enfants. Près d'un enfant sur cinq est victime de violence ou d'abus sexuels. Vous pouvez empêcher que cela arrive à votre enfant : la clé est de bien communiquer avec lui, de PARLER VRAI dans un climat de confiance. La sexualité est encore un sujet tabou. Si aborder ce sujet avec votre enfant vous embarrasse, ce petit livre vous sera utile ...car il vous offre des clés pour apprendre à l'enfant à se protéger et à oser dire « NON ! ». Il s'adresse à TOUS, petits ou grands, QUEL QUE SOIT L'ÂGE, aux enfants, aux adolescents, aux adultes.Il parle à chacun de nous, à l'enfant que nous avons été, bien caché à l'ombre de l'adulte que nous sommes devenus « notre enfant intérieur ». Les mots, plutôt que les maux !

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* Vous pouvez le commander ICI en ligne , paiement par CB . " ajouter au panier " ou adressez-moi un courrier à framboise.editions@orange.fr *Le livre sera DÉDICACÉ si vous le désirez ! Ce 8e petit livre rouge rencontre un franc succès ! MERCI POUR VOTRE CHALEUREUX ACCUEIL ET VOTRE CONFIANCE ... Bien à vous. FRAMBOISE

8. JE NE VEUX PLUS ALLER A L'ÉCOLE - THÈME : Les violences sexuelles faites aux enfants -

12 € + 1 € expédition -livraison
Si vous souhaitez une dédicace, écrivez le prénom ICI !


pour tout renseignement ( PAR EX.envoi en nombre ,édition de facture ou autre ), me contacter par tel . +33 684868770 ou par mail : framboise.editions@orange.fr
Merci !





2 .le rhume de hanche; thème : le divorce* 12€+ 1€ expédition -livraison

LE RHUME DE HANCHE - livre n°2 - THÈME : le divorce- 12€ + 1€ expédition -livraison

3. Il est perdu mon papa ; thème : la mort d'un proche * 12€ + 1€ expédition -livraison

IL EST PERDU MON PAPA - livre n°3- THÈME : la mort d'un parent -la maladie grave - CET OUVRAGE N'EST PLUS EN STOCK !

4 . MON NOM DE FAMILLE : connaître ses origines, son identité * 12€ + 1€ expédition -livraison

MON NOM DE FAMILLE - livre n°4- THÈME : l'identité, connaître ses origines - 12 € + 1 € expédition -livraison

5. La maison de papa ; thème : le déménagement * 12€ + 1€ expédition -livraison

LA MAISON DE PAPA - livre n°5- THÈME : le déménagement - 12 € + 1 € expédition-livraison

6. MAMAN METS TES LUNETTES ROSES - Thème :le cancer de l'enfant -

MAMAN METS TES LUNETTES ROSES - livre n°6 - THÈME : le cancer de l'enfant - leçon de vie face à la maladie - 12€ + 1 € expédition -livraison

7. LA PETITE SœUR ; THÈME : LA JALOUSIE DANS LA FRATRIE * 12 € +1 € EXPÉDITION -LIVRAISON

LA PETITE SœUR - livre n° 7 - THÈME : la naissance d'un enfant est une épreuve pour chacun au sein de la famille ; c'est un chamboulement pour l'aîné -assailli d'émotions diverses - relégué au second plan par le nouvel arrivant . Un nouveau regard sur la jalousie pour mieux comprendre ce qu'un enfant peut traverser.- 12 € + 1 € expédition- livraison .

1. LA PETITE FILLE QUI N'AVAIT PAS SOMMEIL ; Thème : la naissance, un secret de famille...

le premier petit livre rouge
N'EST PLUS EN STOCK ! :
" LA PETITE FILLE QUI N'AVAIT PAS SOMMEIL " THÈME : secret de famille, secret de naissance...
RÉÉDITÉ PLUSIEURS FOIS ...MAINTENANT ÉPUISÉ!

je vous l' offre en ALBUM PHOTO ou en DIAPORAMA en copiant ce lien :

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ou en vidéo sur youtube


LA PETITE FILLE QUI N'AVAIT PAS SOMMEIL

JE SUIS À VOTRE ÉCOUTE...

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Après la présentation des petits livres rouges, voici le blog !



LA RENTRÉE ...ÇA SE PRÉPARE MENTALEMENT ET MATÉRIELLEMENT !

  LA RENTRÉE APPROCHE . ...   A nous, parents, grands-parents et proches DE PRÉPARER et d ' ACCOMPAGNER CES ÉCOLIERS. ..petits ou grand...

dimanche 27 mai 2012

JUIN...DOSSIER SPÉCIAL "MÈRES "!

« ON  A PLUSIEURS MAMANS MAIS ON N'A QU'UNE SEULE MÈRE ...» DISAIT FRANÇOISE DOLTO .
MÈRE -FILLE , MÈRE-FILS ...QUEL LIEN EXISTE ENTRE EUX ??

@ ENTRE MÈRE ET FILLE ,il y a une proximité immédiate ; dès la naissance , la relation mère -fille est très forte : d'une part , du fait de l'existence du lien maternel ( lien vital pour le nourrisson dès la grossesse et les 1ers mois après l'accouchement ) , d'autre part du fait que la mère, lorsqu'elle accouche d'une petite fille , donne naissance au même être qu'elle : si le petit garçon garde une part de mystère , la petite fille est un terrain connu ! c'est ainsi que la mère se représente sans difficulté ses sensations puisqu'elle peut les reconnaître en elle-même , qu'elle a une connaissance fondamentale des 1ers gestes intimes avec le bébé -fille ( plus de facilité pour toucher , manipuler le corps d'une petite fille -sexe à l'intérieur ; pas de danger d'inceste - plus compliqué d'avoir une promiscuité physique avec un petit garçon ...comme une limite à ne pas dépasser ) . La mère est le 1er objet d'amour fusionnel et absolu ; mais cette relation fusionnelle nécessaire à la survie du nouveau- né doit rapidement évoluer vers un rapport d'individualisation : la mère doit considérer son enfant comme un être singulier non comme un prolongement de sa personne ; elle doit être aidée en cela  par le père - le tiers séparateur - qui permet à la petite fille de s'extraire du cocon maternel , de s'en détacher , de s'en arracher .

@ ENTRE MÈRE ET FILLE , il y a un évident processus d'identification ; contrairement au petit garçon qui se rend compte très vite qu'il est différent de sa mère et ne cherchera donc pas à lui ressembler , la petite fille ressent la similarité : elle sait qu'elle est comme sa mère , elle imite sa mère : pense comme elle , veut s'habiller comme elle , être sa copie : c'est une phase essentielle dans la construction psychique de la petite fille .Cette projection est d'autant plus accentuée si mère et fille se ressemblent physiquement ; la publicité actuelle mère-fille  dans la mode affiche cette complicité du bonheur d'être ensemble ; la petite fille est fière de sa mère et joue à la poupée comme sa mère la dorlote ; la mère est un modèle de féminité pour sa petite fille ...qui adore lui chiper son rouge à lèvres et ses chaussures à talon ! L'EMPREINTE MATERNELLE EST LE RÉFÉRENT FONDAMENTAL À PARTIR DUQUEL LA PETITE FILLE VA CONSTRUIRE SA FÉMINITÉ  . Mères et filles sont généralement très proches à cette période de la vie ; mais il est important ensuite , que cette relation entre elles évolue et change : une maman doit laisser sa fillette développer sa propre personnalité , s'ouvrir au monde extérieur , épanouir sa créativité , trouver en elle-même des ressources pour devenir une femme unique .

@ ENTRE MÈRE ET FILLE , la complicité passe par les mots : cette donnée est très précisément mesurée par les scientifiques : mères et filles se parlent , communiquent , s'interrogent pour comprendre ce qui se passe en elles , pour partager leurs expériences , transmettre leur ressenti ; C'EST LA RAISON POUR LAQUELLE , SELON LES PSYS , LES PETITES FILLES DÉVELOPPENT DES COMPÉTENCES LINGUISTIQUES PLUS PRÉCOCEMENT QUE LES PETITS GARÇONS  : ELLES ADORENT JOUER À FAIRE SEMBLANT , FAIRE LA CONVERSATION ENTRE COPINES , SE RACONTER DES HISTOIRES COMME LEURS MAMANS .

@ ENTRE MÈRE ET FILLE , il y a aussi de la rivalité ; en effet cette complicité évidente se double d'un sentiment de rivalité plus ou moins aigü , en particulier au moment de la crise œdipienne ( de 3 à 7, 8 ans ) durant laquelle la petite fille est totalement sous le charme du père : elle cherche continuellement sa présence , s'assoit sur ses genoux , le touche , le coiffe , dit qu'elle veut se marier avec papa , souhaite inconsciemment évincer la mère ( en empêchant le couple d'exister , de vivre des moments ensemble ) : la petite fille devient alors difficile , agressive avec sa maman ( comportement , réflexions assassines , montre sa joie quand maman s'absente ...) Pour passer ce moment délicat , la seule chose à faire est de remettre chacun à sa place rapidement : « je suis ta maman et je t'aime énormément . Ton papa aussi t'aime , comme sa petite fille . Moi , il m'aime comme son amoureuse parce que je suis sa femme ; il est mon amoureux , je suis son amoureuse . Plus tard quand tu seras grande , tu auras aussi un amoureux de ton âge » Ce langage doit bien sûr être tenu aussi par le papa ;l'idéal est de donner ces explications simples ENSEMBLE ! 
L'important est de ne pas laisser perdurer la situation , et surtout de ne jamais laisser espérer à la petite fille  qu'elle pourra prendre la place convoitée : la vigilance doit être de mise au niveau du comportement et du langage ...
@ ENTRE MÈRE ET FILLE , il y a aussi une notion d'exigence : même les mères les plus féministes se surprennent à dorloter et chouchouter leur petit garçon alors qu'à l'inverse , elles élèvent leurs filles dans l'idée qu'elles doivent très vite apprendre à se débrouiller seules !  elles sont beaucoup plus exigeantes avec leurs fillettes dont elles attendent presque la perfection ! résultat : les filles sont beaucoup plus autonomes que les garçons au même âge ...mais le comportement des mères est aussi fonction de leur histoire personnelle: la petite fille qu'elles ont été , la maman qu'elles ont eue et ce qu'elle leur a transmis ! 

§ MAIS SI LE PÈRE NE JOUE PAS SON RÔLE SÉPARATEUR ( OU SI LA MÈRE NE L'AUTORISE PAS À LE FAIRE ! ) , S'IL N'Y A PAS CETTE RUPTURE SYMBIOTIQUE NÉCESSAIRE ENTRE LA MÈRE ET LA  FILLE ,des pathologies peuvent apparaitre ( qui mettent en danger le développement psychique , la construction de l'identité et l'épanouissement de la fille ) : la mère FUSIONNELLE - dont l'étroite complicité avec sa fille fera obstacle au développement de l'identité de celle -ci ...la mère ENVAHISSANTE - dont le lien affectif fort et ambigü entre autorité parentale et amitié engendre une relation destructrice - ...la mère RIVALE qui veut modeler sa fille à son image -....la mère ABUSIVE qui ne renonce jamais à garder une place dominante auprés de sa fille ....;

§ EN RÉSUMÉ : °la relation mère -fille est passionnelle et violente : la fille attend de la mère à la fois la protection et la liberté d'où les reproches : la protéger trop ou pas assez ; lui donner trop ou pas assez de liberté ...
° une mère doit comprendre qu'aimer sa fille , ce n'est pas la diriger , mais la laisser s'épanouir , l'aider à se découvrir et à devenir quelqu'un d'autre .
° elle doit comprendre que sa fille est unique et que c'est là toute sa richesse . 
° elle doit lui laisser vivre sa vie d'adulte , agir comme un phare au besoin : chaque personne est le fruit de valeurs transmises par sa famille et aussi des apprentissages glanés dans l'environnement où elle évolue .
° la mère doit aussi apprendre à cultiver sa vie de femme en dehors de sa vie de mère : vie privée , professionnelle , activités ...pour se combler elle-même d'un point de vue psychique . 
° si la mère laisse sa fille choisir sa voie , l'aide et la soutient sans la juger ou décider à sa place , la relation entre elles ne deviendra pas toxique ...mais , si le mal est fait , la consultaion d'un psy est incontournable pour sortir de ce lien étouffant et cesser de répéter ce rapport fusionnel - souvent inconscient - 
° les filles doivent être encouragées à trouver de la satisfaction en elles-mêmes, du plaisir dans leur corps , de la réussite intellectuelle , une forme de fierté de soi qui permet de se construire en dehors de leur mère : « POUR DEVENIR UNE FEMME , IL FAUT S'ÉLOIGNER DE LA MÈRE »- dit Caroline Eliacheff dans son livre " mères filles " , « COUPER LE CORDON NE SIGNIFIE PAS COUPER LES LIENS » : la rupture doit se faire progressive , sans heurts ni fracas : UNE FEMME -AUSSI INDÉPENDANTE SOIT ELLE - A BESOIN DE SA MÈRE . Les filles doivent faire respecter leur espace , créer un registre d'échanges propre à leur relation , surtout clarifier la place de chacune dans ce nouvel environnement où elles pourront s'épanouir dans l'harmonie . ALORS LA RELATION MÈRE -FILLE SERA SAINE ET SEREINE .


@ ENTRE MÈRE ET FILS ...IL N'Y PAS  D'EFFET MIROIR OU DE RIVALITÉ ...avec cet homme qu"elle a porté , il existe une fusion à vie ...qui porte certains à penser que « les mères préfèrent leurs fils »!!!
° Force est de constater qu 'il est "l'homme de sa vie " , celui qui l'aimera jusqu'à la fin de sa vie sans jamais lui faire de reproches ...et elle est en adoration devant lui , fût-il  un assassin !! Cette relation mère -fils - magnifiée par la littérature ( Stendhal ,Proust ...) , le cinéma ( Almodovar ) , la peinture ( Vuillard ) intéresse depuis peu les psys ...
° cette relation est puissante , unique , proche d'un amour inconditionnel ...: aucune mère n'admettra qu'elle préfère son fils à sa fille ...toutes pourtant ont avec lui une relation différente , moins complice mais plus fusionnelle où la séduction tient une grande place : relation qui commence bien avant la naissance et qui dure toute la vie ! les naissances de garçons sont toujours accueillies avec plus de joie partout dans le monde ...! ...mais pourquoi , nous , occidentales et héritières du féminisme , sommes -nous si fières de donner naissance à un garçon ? « Intellectuellement , nous serions plutôt avant -gardistes , constate Serge Hefez - psychiatre et psychanalyste - mais psychiquement nous sommes plutôt rétrogrades et peinons à nous détacher des représentations ancestrales » !
° AVOIR UN FILS N'EST-IL PAS POUR LA MÈRE ...UNE REVANCHE SUR LE DESTIN ?? autrement dit , les femmes se comportent de manière misogyne : en ayant un fils , elles ont ainsi l'occasion d'accomplir ce qu'elles -mêmes n'ont pas pu réaliser en tant que femmes : pratiquer un sport violent , entreprendre de longues études , multiplier les rencontres amoureuses ...c'est la théorie d'Alain Braconnier -psychanalyste -
Aldo Naouri - pédiatre psychanalyste - a une autre explication : « si une femme a entretenu avec sa mère des rapports difficiles , elle préférera mettre au monde un fils  et inventer ...ce garçon étant un inconnu pour elle ; ainsi elle élimine la peur de reproduire avec une fille les erreurs que sa mère a commises avec elle !! Si en revanche , la jeune femme entretient des relations sereines avec sa mère ou si elle a souffert au sein d'une fratrie composée de garçons , elle donnera naissance à une fille ! L'histoire d'une femme conditionne le sexe de son enfant , j'en suis intimement persuadé .»
° Christiane Olivier - psychanalyste - s'est intéressée AU POUVOIR DU PÉNIS ....entre la mère et le bébé ( fille ou garçon ) , la relation est très fusionnelle ( caresses , baisers , mots tendres , câlins ...) mais les éthologues observent un comportement différent dans les 2 cas : * les mères allaitent plus longtemps leurs fils    * elles les tiennent plus serrés contre leur corps    * elles leur parlent moins et les caressent davantage    * elles s'adaptent plus facilement à leur rythme biologique   * elles les nourrissent plus volontiers " à la demande "   * et à l'inverse , elles tendent à soumettre leurs filles à leur propre rythme !! Mais qu'ont -ils donc de plus " ces petits mecs " pour que les mères se mettent à leur service dès la naissance ? évidence criante : UN PÉNIS ! ...qui selon Freud , manquerait cruellement aux femmes et devant lequel elles seraient émerveillées ! Dire qu'elles ont porté pendant 9 mois un sexe d'homme dans leur ventre !!" Le petit garçon est un enfant mâle qui nait de la chair d'une femme : il réalise le mariage parfait des 2 sexes et complète  inconsciemment la mère ..d'où le caractère unique et exceptionnel du lien qui les unit ..."

° ENTRE LA MÈRE ET SON FILS , il existe une séduction parfois ambigüe: en effet , les garçons -selon leur mère - sont beaucoup plus affectueux que leurs sœurs ...ce qui l'émeut et la trouble à la fois ( caresses , bisous , mots tendres ...)A la puberté , cette tendre relation devient délicate : les mamans sont "mal à l'aise" : l'attitude de leurs fils la trouble...l'ombre de l'inceste traverse l'esprit ; massages et caresses deviennent ambigüs ...
° LA NAISSANCE D'UN FILS OUVRE LA MÈRE À UN AUTRE UNIVERS...les garçons sont différents non seulement sur le plan physique mais aussi au niveau du caractère ( jeux violents ,manque de motivation scolaire ,agitation )...ce qui déstabilise la mère qui ne se retrouve pas en lui ( ce qui ne l'empêche pas de l'aimer ...bien au contraire ! ) « mon fils m'en fait voir de toutes les couleurs » se plaignent les mères d'un air attendri ! ,.« avec ma fille , j'ai une relation d'identité , une relation " miroir " , je me reconnais au même âge , je comprends ses interrogations , j'y réponds facilement ....avec mon fils , je suis dans une relation d'altérité , je découvre au fur et à mesure , je m'adapte , c'est assez fascinant , il m'ouvre à un autre univers » dit une maman . Malgré ces différences , et grâce à elles , les mères acceptent leurs fils tels qu'ils sont avec leurs défauts ,manifestant plus de tolérance qu'avec leurs sœurs ! « je suis moins exigeante avec mes fils sur le désordre , dit une maman , comme si cela était inhérent au caractère masculin ..
° AVEC LEUR FILS , LA RELATION EST PLUS SEREINE ...en effet , aucune rivalité n'existe dans le lien mère -fils ....qui demeure indéfectible !! A l'adolescence , la fille a besoin de se détacher de la mère pour affirmer son identité , ce qui ne se fait pas sans une certaine violence ! Les garçons doivent aussi se détacher de leur mère mais ils sont beaucoup plus sereins vis-à -vis de ce 1er objet d'amour : rien ne les empêche de le conserver et de lui en superposer un second ! c'est alors la sexualité qui est en jeu et non l'identité ...la séparation est moins douloureuse ...pour lui ! alors que de nombreuses mères ont du mal à prendre leurs distances ....ce en quoi elles ont tort ! « Aimer son enfant , c'est lui donner des ailes pour qu'un jour il puisse s'envoler TOUT SEUL ! , c'est aussi accepter de renoncer un jour à ce lien qui le rend dépendant d'elle »...Les psys constatent chaque jour le mal-être des hommes qui n'ont pas rompu le cordon ombilical !!!
* Aldo Naouri affirme : « l'amour d'un enfant comble tellement une femme que celui de son conjoint semble bien fade en comparaison . Il est temps de revaloriser la place du PÈRE dans les familles pour rendre à la femme sa féminité et briser le lien fusinnel qu'elle a avec ses enfants ...Passée l'adolescence , il est temps que la mère peu à peu cède à nouveau le pas à la femme !! »
° « OSEZ AIMER VOTRE FILS ! »répond Alain Braconnier ( psychanalyste ) dans son livre " Mère et fils " ...à la crainte des mères de TROP ou MAL aimer leur fils ! Il est vrai qu'un certain discours "psy" a beaucoup culpabilisé les mères ( voir dans les archives de ce blog mai 2010: "mères toujours fautives " ) en les rendant responsables de toutes les difficultés de leurs enfants : ex : enfants hyperactifs = mères trop distantes ; enfants anorexiques = mères trop protectrices ....explications trop simplissimes !! car le développement de l'enfant est lié à de multiples facteurs . Le complexe d'œdipe qui se traduit dans la réalité par l'enfant - de 3 à 6 ans -  déclarant à sa mère qu'il veut se marier avec elle , est en fait la manifestation de l'amour qu'il lui porte - ce à quoi bien sûr , la mère doit répondre comme le suggérait Françoise Dolto : « pour de rire , tu peux dire cela , mais c'est impossible , c'est interdit ..» 
+ Ainsi trop de mères culpabilisent de manifester de la tendresse à leur fils ...en revanche , il y a nécessité de prendre des distances à l'adolescence ...période où celui-ci  est alors susceptible d'être troublé par leur féminité !
+ Une autre crainte assaille les mères : trop d'amour de leur part ne risque t-il pas de " fabriquer "des hommes fragiles , trop sensibles , homosexuels ...??
« Une mère n'aime jamais trop son enfant ( fille ou garçon ) ...en revanche elle peut "mal l'aimer "! elle doit lui permettre simplement d'aimer AUSSI d'autres personnes qu'elle !! »
+ L'amour -"juste" des mères est une base de l'estime de soi , une remarquable "nourriture narcissique" qui aide les êtres humains à aller loin ! Les hommes qui ont réussi en politique , dans les arts , dans les sciences étaient souvent très proches de leur mère ( Mozart , Freud , Proust , Einstein , Mitterand , Chirac , Clinton ....»
+ Y a t-il modification du lien mère -fils dûe au fait que les mères d'aujourd'hui travaillent davantage ?? cette vie sociale - en dehors de la famille- rend les fils très fiers de leur mère ..qui devient AINSI un second modèle d'identification pour eux 

.Par aileurs , les mères apportent à leurs fils : 
  •  la sensibilité
  •  le sens de l'écoute et du dialogue ....( cette fameuse empathie ....! ) 
  •  leur apprennent à exprimer leurs émotions ...ce que font rarement leur père..
  •  et par leur exemple , elles incitent leurs fils à nouer des relations plus égalitaires avec les femmes . Notre société manque de modèle sur ce point ce qui engendre de la souffrance chez certains hommes .
° « TU SERAS UN HOMME MON FILS » clame Stéphane Clerget - pédopsychiatre - dans " élever un garçon aujourd'hui : en faire un homme , pas un macho » .Les garçons sont plus fragiles que les filles -surtout à l'adolescence - ; les filles parlent , les garçons agissent ...moins armés pour mettre en mots leur mal-être . "Flottant" dans leur identité masculine, les garçons ont plus de mal à se construire dans une société qui survalorise les valeurs féminines et qui peine à instaurer une véritable égalité des sexes ...IL EST URGENT DE RASSURER LES GARÇONS ....en les aidant à sentir bien dans leur masculinité !  
**** HALTE À DES IDÉES REÇUES : 
  • mettre en avant la virilité c'est favoriser le machisme : FAUX ! : le machisme est la certitude d'une supériorité d'un sexe sur l'autre ; or , si un garçon est reconnu et soutenu dans ce qu'il est intrinséquement , et non parce qu'il colle à une étiquette , il n'aura pas besoin de grandir ou de s'affirmer aux dépens de l'autre sexe : mépriser le féminin , le dévaloriser , c'est une terrible action de défense et de désarroi , une manière de dire : « voilà ce que je ne suis pas » ...mais « qui suis-je ?? » La clé du problème , c'est ce vide identitaire nourri par le déficit de modèles masculins auxquels s'identifier . 
  • il faut renchérir sur les qualités féminines des garçons : PAS NÉCESSAIREMENT ! Cette idée "dans l'air du temps " est relayée par le discours ambiant : sensibilité , intuition , fantaisie , empathie , douceur , capacité à convaincre ..plutôt qu'à contraindre , seraient des qualités spécifiquement "féminines " !! Or l'idée que l'homme doit "retenir" ses pleurs et verrouiller ses émotions est somme toute assez récente ( XIX ème siècle ) ...au Moyen -âge , les hommes ne refusaient pas leurs larmes , ils s'épanchaient , exprimaient leur sensibilité et leur imagination surtout dans l'art . Courage , loyauté , force seraient  des qualités viriles ...mais associées à la "domination masculine" , sont maintenant des qualités diabolisées ! ex: un garçon qui aime jouer à la dînette n'est pas moins "masculin" qu'un  garçon très actif et passionné de foot ! en retour une fille sportive n'a pas à être qualifiée de "garçon manqué" !!
  • il existe un tempérament féminin et un tempérament masculin ..FAUX ! C'est l'éducation différenciée qui va développer certaines valeurs chez les uns et chez les autres ; les seules différences incontestables sont anatomiques et physiologiques ! ex: plus forte présence de testostérone - hormone de l'agressivité chez l'homme ..La vraie différence sera dans la façon de gérer cette énergie agressive  . Les mères parlent davantage à leurs filles ( échange verbal dès les 1ères heures de leur existence ! ) ce qui rend les filles plus à l'aise dans l'expression de leur ressenti . Les enfants se modèlent selon les définitions de leurs parents sur CE QU'EST  ou DOIT ÊTRE UNE FILLE OU UN GARÇON ...
  • les pères sont plus présents qu'autrefois ...PAS SI SÛR ! Les divorces de plus en plus nombreux "fabriquent" des pères du week-end de plus en plus frustrés et désemparés ....Les pères de familles non éclatées ne sont pas non plus forcément plus présents auprès de leurs fils en tant " qu'hommes " ..ils s'en remettent souvent à la mère ! LA SOLUTION : LES PÈRES DOIVENT PASSER PLUS DE TEMPS AVEC LEURS FILS POUR PARLER ET FAIRE DES CHOSES ENSEMBLE ! ainsi le garçon renforcera sa personnalité et s'identifiera à ce modèle d'homme : LES PÈRES DOIVENT AVOIR LA FORCE ET LE DÉSIR DE DÉTACHER LE GARÇON DE SA MÈRE ET DE MARQUER LEUR TERRITOIRE À LEUR FAÇON ...
  • les garçons ont moins besoin de mots que les filles ...FAUX ..IDÉE DANGEREUSE ! à l'adolescence , certes , le dialogue devient parfois difficile mais le garçon a besoin de MOTS qui lui disent QUI IL EST ...et qui le confortent dans son identité masculine et le valorisent : DES MOTS-REPÈRES ! À cet âge , les mots qui viennent du père ont un écho plus important ! Un père qui parle de lui-même , de son travail , de sa puberté , de ses projets avec son fils met en place une relation qui dit : « on peut être homme et communiquer ce qu'on ressent de manière intime sans que cela soit pour autant une attitude féminine » .Il est important également que le père rassure son fils sur ses qualités , le guide avec ses conseils ...bref , qu'il accompagne avec ses mots et sa façon de faire , son fils sur le chemin d 'homme en  devenir . FAIRE ENSEMBLE C'EST BIEN ...MAIS SE PARLER EST TOUT AUSSI ESSENTIEL.
  •  
  •  
  • @ POUR EN SAVOIR PLUS :
  • mère et fils : Alain Braconnier - ed. odile jacob                                         
  •  les filles et leurs mères - Aldo Naouri - ed .odile jacob                               
  • les pères et les mères - Aldo Naouri - ed . odile jacob                                
  •  l'empreinte de la mère- Christiane Olivier - ed . denoël
  •                                                                                                                                                 

                            
***** EN CE DIMANCHE 3 JUIN ....
BONNE FÊTE À TOUTES LES MÈRES ...
ET À TOUTES LES MAMANS !!
             
ET UN CADEAU "BÉBÉS ....DOUCEURS SUCRÉES " SUR LA 2ÈME PAGE DU BLOG !!
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mercredi 2 mai 2012

LA SEXUALITÉ ...J'EN PARLE AVEC MON ENFANT !!..

Depuis quelques semaines , les enseignants qui le souhaitent peuvent se procurer Le Baiser de la lune, un dessin-animé abordant d'une manière poétique les relations homosexuelles.
Voici l'analyse de ce court métrage sur ce lien par un psy de contes de fée http://thenogaysite.wordpress.com/sodome-et-gomorrhe-2/le-baiser-de-la-lune-v...

est un court-métrage d'animation poétique permettant d' aborder les relations amoureuses entre personnes du même sexe à l'intention des enfants de CM1/CM2.

Un film d’animation de Sébastien Watel,

avec une musique originale de Laurent Dhoosche.

Auteur/ Réalisateur : Sébastien Watel
BANDE  ORIGINALE  DU  FILM

**** CE COURT -MÉTRAGE est un conte poétique pour aborder la diversité des relations amoureuses.

c’est en voyant deux poissons-garçons s’aimer comme le soleil et la lune
qu’une grand-mère apprit à regarder l’amour avec le cœur.
Synopsis :
Prisonnière d’un château de conte de fée, une chatte, « la vieille Agathe », est persuadée que l’on ne peut s’aimer, que comme les princes et princesses.
Mais cette vision étroite de l’amour est bouleversée par Félix, qui tombe amoureux de Léon, un poisson-lune, comme par la lune,amoureuse du soleil : deux amours impossibles, pour « la vieille Agathe ».
Pourtant, en voyant ces couples s’aimer, librement et heureux, le regard de la chatte change et s’ouvre à celui des autres. C’est ainsi qu’elle quitte son château d’illusion et se donne enfin, la possibilité d’une rencontre…

Ce film a reçu le prix Pierre Guénin contre l'homophobie en 2010.( voir autres commentaires sur la 2 ème page du blog )

 

*** Cette initiative scolaire ne doit pas faire oublier aux parents  leur droit et leur devoir ...de parler sexualité avec leurs enfants !! 

La sexualité demeure un sujet tabou ...

@  il est vrai que cela semble difficile d 'aborder ce sujet avec les enfants ...POURQUOI ? ..


.parce que :

dimanche 1 avril 2012

ECOUTONS LES PHRASES ASSASSINES DE NOS ENFANTS ....!

* Elles pointent nos défauts physiques , nos incohérences éducatives , nos petits arrangements avec la réalité et la morale ....

* IDÉES-CLÉS :        
 1. les enfants et les ados savent appuyer là où ça fait mal!
                                  2 . leur inconscient est né du nôtre : ils entendent très bien ce que nous ne leur disons pas ...
                                  3 . il est formellement déconseillé de riposter sur le même mode !

* QUE CONSTATONS-NOUS ?
            ° les mères ont parfois des phrases assassines envers leurs filles ...Comme tout ce qui fait mal marque durablement l 'esprit , en retour , les enfants et les ados savent aussi envoyer à leurs parents des piques empoisonnées ...Volontairement ou non , ces mots ont un point commun : ils font mal ! cet adage « la vérité sort toujours de la bouche des enfants » résonne en nous de manière tenace ! 
            ° « ce n'est pas LA vérité qui sort de leur bouche , mais seulement " une part de vérité " » prétend Stéphane Clerget - psychothérapeute . 
            ° ces mots , lancés parfois sur le coup de l'émotion , « tu es moche , tu es méchant »  , nous les percevons nous-mêmes comme une caractéristique objective de notre personne . 
            ° un adulte , persuadé d'être nul , par ex . finira par voir ses enfants lui confirmer ce sentiment ...
            ° Dominique Servant - psychiatre - pense que « si les mots font mouche , c'est parce qu'ils traduisent la réalité à travers une loupe ; ce que les enfants ou ados disent , part de quelque chose de bien présent , mais l'effet grossissant est forcément déformant » .
           ° des petites phrases dites sur le ton de simples constatations ont un effet saisissant ! « vous êtes vieux ...avec vous , on ne fait jamais rien ! » 
            ° Stéphane Clerget compléte ainsi sa pensée précédente : « nos enfants nous connaissent mieux que nous le pensons et lorsqu'ils nous en font la démonstration en nous épinglant , même si c'est de manière exagérée ou injuste , nous en ressentons un malaise ...comme si nous étions percés à jour par ceux dont nous voudrions être toujours vus de manière parfaite ...» 
   

  @ LES PIQUES SUR NOS DÉFAUTS PHYSIQUES , NOS INCOHÉRENCES OU NOS POINTS FAIBLES DÉSTABILISENT , BLESSENT OU FONT RÉFLÉCHIR . LES FLÈCHES DE NOS ENFANTS ATTEIGNENT TOUJOURS LEUR CIBLE : NOTRE EGO ...ALORS COMMENT LES RECEVOIR ?? COMMENT S'EN SERVIR ?? 

* Suivons les explications et conseils de Stéphane Clerget , Dominique Servant et Christine Brunet - psychologues -
 1 . nos défauts physiques : « il te faudrait une gomme magique pour effacer tous ces traits autour des yeux ...» , « t'es vieille » , « elle est belle ta robe mais toi t'es moche ! »...petits seins, grand nez , gros ventre , look "ringard " ...les enfants et les ados ont l'art de viser pile là où se nichent nos complexes ! aussi discrets  qu'ils soient , nos doutes échappent difficilement à leur sagacité .
Ch . Brunet : « nous sommes le pilier central de la vie de nos enfants et l'objet de toute leur attention . Leur inconscient est branché sur le nôtre : ils entendent tout ce qui n'est pas dit et voient ce qui est masqué ! En visant telle zone , ils désirent aussi vérifier leur intuition et selon notre réaction , ils sauront si oui ou non ils avaient capté quelque chose de juste » Selon elle , l'enfant veut également s'assurer que ses parents savent gérer des défauts dont il a peut-être également hérités ! derrière leur rudesse , voire leur cruauté , les remarques assassines sur un trait physique partagé ou vécu comme tel , ont souvent pour but de se rassurer  " si ma mère assume bien ses  rondeurs , il n'y a pas de raison que celles -ci me posent problème " , " si mon père se plait et plait aux femmes , alors ça devrait marcher pour moi aussi ..."
Ne pas sous-estimer non plus la rivalité œdipienne qui pousse l'enfant ( et plus tard l'adolescent ) à dévaloriser physiquement le parent du même sexe pour capter à son profit le regard  de l'autre parent ! « ma maitresse , elle est tellement plus belle que toi , que si papa la voyait , il en serait amoureux !» dit Séverine -6 ans ...à sa maman .Le même désir non déguisé de faire disparaître son rival existe aussi chez les garçons de 5 à 11 ans ...qui pointent les faiblesse physiques de leur père ! Homer , par ex. , parle du "bidon " de son père qui répond alors : « ta mère m'aime comme je suis ! » , paroles qui recadrent instantanément les velleités œdipiennes du petit garçon !!
A l'adolescence , on assiste à une multiplication des phrases assassines décochées en toute connaissance de cause ...le jeunisme des parents est par ex . trés mal vécu par les ados . 
Ch.Brunet : « ces phrases sont une critique de la négation de la différence de génération et une dénonciation des parents qui se posent en rivaux sexués de leurs enfants ; c'est une façon de leur dire " votre corps n'a plus 20 ans , restez à votre place , maintenant c'est notre tour ! " » 
Dans tous les cas , lorsqu'on reçoit de plein fouet une fléche empoisonnée de la part de son enfant ou de son ado , la pire des choses est de riposter sur le même mode même si on est profondément blessé . Pour répondre de manière juste , le parent doit faire confiance à ce qu'il entend derrière les mots et trouver la réponse la mieux adaptée en fonction de l'âge et de la nature de la remarque ...important de "recadrer" : chacun à sa place !!

2 .nos incohérences éducatives .
« quand mon fils de 8 ans m'a dit que si son maître entendait mes grossièretés , il me punirait ...» dit une maman !
« je suis assez grande pour aller toute seule à l'école mais trop petite pour choisir ce que je veux manger ..il faudrait savoir » 
« toi , tu enlèves les punitions quand ça t'arrange , c'est pas juste ...»
En quelques mots , les enfants mettent à jour les contradictions dont les parents font inévitablement preuve dans l'éducation au quotidien: gros mots , politesse, régles de conduite , comportements ...Surpris par leur perspicacité , les parents sont déroutés et restent sans voix ! 
Stéphane Clerget prétend que : « l'enfant stocke toutes les infos le concernant directement . Egalement investi dans la défense du principe de plaisir , rien d'étonnant à ce que , dès qu'il voit une brèche dans le systême parental , il s'y engouffre pour défendre ses intérêts»
..punitions données et retirées sans logique apparente , leçons de morale qui ne s'appliquent pas aux souscripteurs , désaccords entre le père et le mère sur l'éducation ...bref , la liste des faiblesses des parents est non exhaustive ...les enfants savent les utiliser pour mettre les parents en difficulté - pas seulement pour en tirer bénéfice mais aussi parce que l'incohérence est angoissante pour les plus jeunes ...S'appuyer sur des repères stables , ne jamais les laisser sans réponse constituent un cadre sécurisant - indispensable -pour  eux .
Il est conseillé aux parents qui ont le sentiment de s'être fourvoyés , de le reconnaître sans exagérer le mea-culpa : cela donnerait alors à l'enfant une autorité qu'il ne doit pas avoir : on 
doit rester celui qui est supposé savoir ce qui est le mieux pour son enfant ; ainsi peut-on lui dire : « ce n'est pas faux , mais c'est exagéré » ou bien « je reconnais avoir réagi un peu vite ...»
Dans tous les cas , ne pas mettre l'enfant en position de juge ; il ne doit pas se sentir coupable , ni pris en faute quand les critiques portent sur les différences entre lui et sa mère ou son père : ex:« oui je fume et je sais que c'est très mauvais pour la santé mais je suis garant de ta santé , c'est pourquoi je t'interdis de fumer ! » = « j'ai le droit mais pas toi » ...voilà un discours à ne pas tenir !! mieux vaut dire , sur les conseils de Claude Halmos , psychanalyste , spécialiste de la petite enfance : « tu sais , le problème est que , quand on a commencé à fumer , il est très difficile de s'arrêter , même si on le veut vraiment . Le corps et la tête ont pris l'habitude de la cigarette : elle est comme un copain méchant qui fait du mal mais qu'on n'arrive pas à quitter ..alors , ne commence jamais à fumer , c'est très mauvais pour la santé ...c'est trop bête de se laisser commander par un petit machin rempli de tabac ..»
* On exige des enfants la vérité ...et parfois ils débusquent des mensonges parentaux qui les révoltent ! ...concernant par ex. des informations capitales sur leur origine , les épreuves de la vie , leur histoire ...
* Assumez aussi vos petits mensonges de " confort" ..en reconnaissant avoir agi par paresse ou par crainte . 
* Les phrases assassines sur les différences de traitement dans la fratrie peuvent parfois provoquer un déclic ; profitez -en pour parler des différences d'âge , des droits et des devoirs qu'elles impliquent , expliquez aussi que cela ne signifie pas moins d'amour ou de confiance .Sans vous justifier ni vous excuser , profitez de toutes les questions pour ouvrir la discussion , dialogue toujours profitable aux 2 parties .
3. nos petits arrangements avec la vérité...« pourquoi tu dis du mal de Mamy quand elle est pas là ?? » « pourquoi tu as toujours mal à la tête quand on doit aller chez Mamina ??» « t'as dit merci quand marraine t'a donné un cadeau et après tu dis qu'il est moche !! » ....les enfants savent nous rappeler nos entorses à la morale , aux promesses , à la courtoisie ..et ce n'est jamais facile à encaisser ou à assumer !! « Aucun parent n'apprécie d'être du côté de ceux qui donnent le mauvais exemple ...pour se construire , les enfants testent les valeurs de vie et les valeurs morales de leurs parents » D. Servant ( psychiatre ) .... en particulier celles dont on leur fait , de manière expresse , la promotion! l'enfant veut savoir si elles sont tenables et pourquoi les parents y ont dérogé ...si l'entorse est exceptionnelle , les enfants sont rassurés : nul n'est tenu à la perfection ! si l'entorse est habituelle , alors ils ont besoin d'explications pour comprendre ce qui se passe ...ces attaques concernent nos défauts réels , supposés ou exagérés ..
D.Servant : « il est toujours très délicat de savoir jusqu'où le portrait que les enfants font de nous est juste .Il y a plusieurs  éléments à prendre en compte : cette pique est-elle une réaction ponctuelle à une frustration , l'expression d'une vengeance ? est-elle récurrente ? a-t'on le sentiment qu'elle est plutôt juste ou totalement injuste ? . Ce qui est sûr , c'est qu'il faut prendre le temps de s'interroger .» ...soit pour recadrer l'enfant : « ce que tu dis est injuste et erroné , mais je comprends que dans cette situation ...» , soit pour modifier son propre comportement ! « tu exagères mais tu n'as pas tout à fait tort : à l'avenir , je veillerai à ...» . D. Servant : « les attaques qui visent la façon de vivre des parents , leurs valeurs et leurs manquements de toutes sortes ont pour but aussi d'aider les enfants et les ados à se séparer progressivement d'eux .Auprès de parents infaillibles , les enfants ne peuvent se sentir que nuls et comblés , ils ne pourraient jamais vivre leur vie ailleurs »
TREMPÉES DANS LE VINAIGRE OU DANS LE CURARE , LES FLÈCHES DES ENFANTS ET DES ADOS RAPPELLENT AUX PÈRES ET AUX MÈRES UNE VÉRITÉ AUSSI CRUELLE QUE SALUTAIRE : SEUL L'AMOUR DES PARENTS PEUT ÊTRE AVEUGLE , RAREMENT CELUI DES ENFANTS !! ET N'OUBLIEZ PAS QUE VOUS , LES PARENTS , VOUS ÊTES LES 1ERS MODÈLES DONNÉS À L'ENFANT , N'EXIGEZ JAMAIS DE LUI CE QUE VOUS N'EXIGEZ PAS DE VOUS -MÊME ! SOYEZ CRÉDIBLES !






jeudi 1 mars 2012

COUPLE , FAMILLE ...PAS LES MÊMES ENJEUX - QUELS LIENS ENTRE LA RÉUSSITE DU COUPLE ET L'ÉPANOUISSEMENT DE L'ENFANT ?

***Le défi actuel des parents n'est plus seulement de former une famille harmonieuse ...mais c'est aussi de préserver le désir dans le couple et de satisfaire ses aspirations personnelles ....3 exigences légitimes mais pas facilement compatibles!
*** « je veux tout » ...cette exigence moderne la mieux partagée , revendiquée ou inconsciente , révèle le désir contemporain d'échapper à toute frustration . Et dans cette envie de "ne rien laisser échapper " mais de "cumuler" pour une satisfaction optimale , l'épanouissement personnel en couple ou en famille arrive en tête tandis que  la réussite professionnelle ( sondages à l'appui ) est  loin derrière le bien-être de notre ego , en solo ou en tribu , même si elle y participe !
*** résultat : notre énergie vitale est désormais investie dans l'accomplissement d'un projet de vie entièrement voué à l'épanouissement individuel : cette exigence existentielle façonne autant les couples que les familles ..
NOUS VOULONS ÊTRE LIBRES DE CHOISIR LE CHEMIN DE VIE QUI NOUS VA , TOUT EN CONSTRUISANT UN COUPLE ET UNE FAMILLE QUI CORRESPONDENT À NOS BESOINS , À NOS ENVIES ....ce qui constitue une véritable rupture avec les générations précédentes qui faisaient le choix du MOI ou bien celui du NOUS ...sans l'idée que l'on puisse désirer  ne renoncer ni à l'un ni à l'autre et qui considéraient leurs relations de couples comme un ensemble de devoirs , parfois de contraintes .
** Le couple actuel a droit au bonheur ...cette nécessité du bonheur liée à la jouissance orgastique ( plaisir sexuel ) a valeur culturelle ...mais quel bonheur ??
            ° la capacité à jouir 
            ° et bien vivre ensemble ...
c'est -à dire le pouvoir de résoudre des problèmes relationnels et permettre à la relation de s'adapter à des conditions sans cesse nouvelles que nous recherchons *** OUI À LA VIE À 2 ....MAIS À CONDITION QUE LE DUO NE VIENNE PAS BRIDER LES ÉLANS , LES DÉSIRS ET LES BESOINS DE L'EGO 
*** FAIRE COUPLE ...OUI, MAIS SANS SE FRUSTRER , NI SE FROTTER DE TROP PRÈS À UNE ALTÉRITÉ QUI INVITE FORCÉMENT AU QUESTIONNEMENT SUR SOI , QUI INDUIT LE DOUTE ET OUVRE LA PORTE À DE POSSIBLES CHANGEMENTS DE CROYANCES , DE VALEURS OU DE COMPORTEMENTS .
ex: Clara et Antoine ( +- 30 ans ) décident de vivre ensemble , donc de constituer un couple ...sans renoncer chacun à leurs loisirs "perso "... soirées copines + yoga pour Clara , soirées copains + rugby pour Antoine ...aucun problème jusqu'à la naissance du bébé ...pour éviter conflits et frustrations , ils instaurent une "organisation béton ..." : se lever à tour de rôle la nuit , s'arranger pour emmener le bébé au moins 2 fois par semaine chacun à la crèche ...d'où obligation pour l'un et l'autre de "sacrifier" de temps en temps quelques loisirs au prix de concessions âprement négociées mais si la balance penche trop d'un côté ...CLASH !!
Ces concessions ...pas toujours sur le terrain de la gestion du temps et de la place faite à l'autre dans le couple , engendrent des conflits ...pour exprimer par ex. de rester douillettement dans sa bulle personnelle ! Or LE CONFLIT ( pour de nombreux couples ) est le signe d'une mésentente , alors qu'il constitue une possiblité d'évoluer et de grandir à 2 ! 
@ Comme le dit Serge Hefez , « pris dans les filets de l'amour sentimental , confortable et régressif , les couples étouffent les conflits jusqu'à l'explosion et décident de ROMPRE , persuadés que la relation n'est plus possible » .
OR , C'EST JUSTEMENT LA TRAVERSÉE DES CONFLITS QUI PERMET D'ENTRER EN CONTACT AVEC L'AUTRE , DE ROMPRE AVEC L'IDÉALISATION DES 1ERS TEMPS ET DE TISSER UNE RELATION ADULTE . 
Les couples doivent avoir une histoire forte et riche sans renoncer à leur vie personnelle ...d'où une pluralité de formes de couples du plus fusionnel au plus fissionnel ...cette mosaïque de couples constituant une mosaïque de familles .
 1. "une famille à la carte " : D'après la dernière enquête de l'INSEE, le nombre de familles dites traditionnelles est en baisse de 8,6% alors que le nombre de familles recomposées est en augmentation de 9,6% ...une nouvelle géographie familiale se dessine , qui comprend des familles monoparentales et des familles homoparentales . 
« Dans notre société , prédomine le fantasme que nous pouvons façonner notre vie comme nous le voulons , c'est un fantasme de toute puissance , prétend la psychanalyste Isabel Korolitski , on peut changer de religion , de milieu social , de pays , on peut aussi modifier son visage , son corps et aussi changer de couple et de famille ; cette infinité des possibles à portée de main traduit un autre fantasme : celui d'étirer sa vie , de la prolonger en  vivant plusieurs en une seule ...» L'augmentation des grossesses tardives révèle ce concept de" famille à la carte ".A la quarantaine ,nait le désir d'enfant quand on est bien installé matériellement et professionnellement , ou bien quand on a envie de fonder une nouvelle famille , ou envie d'un "petit dernier" avant de ne plus pouvoir en faire. Désiré , fantasmé , précieux et central est alors cet enfant tardif ...qui devient objet de tous les soins ..mais qui porte aussi le poids des attentes de ses parents s'investissant massivement dans son éducation .
2. entre autorité et complicité : autorité ET complicité , vie intime ET vie familiale ... comment équilibrer temps pour soi et temps pour les autres? : ces questions sont au cœur des familles contemporaines , personne ne voulant être ni frustré ni frustrant , familles et individus sont perpétuellement en quête d'un mode de fonctionnement qui assurerait l'épanouissement de chacun ! d'où le règne de l'enfant épanoui ( pas de cris , pas d'agressivité , pas de conflits) ...une bonne vie de famille : vie zen , calme,lisse,souriante ...une nouvelle philosophie de vie qui confond bien-être , refoulement des émotions et sentiments ...symboles de négatif ! ces familles vivent dans un "trop plein d'amour ": transformées en refuges ,desquelles les enfants ont le plus grand mal à se séparer. Ce qui induit les conséquences suivantes : quand l'amour sentimental fait la loi dans la famille, la fusion fait office de relation : chacun vit alors en fonction des émotions des autres au détriment de son autonomie affective et émotionnelle . « on oublie la construction de l'enfant . Or un enfant se construit et le facteur essentiel de sa construction c'est l'éducation que lui donne ses parents . C'est elle qui lui permet de devenir " un civilisé " , c'est-à dire un être qui n'est pas seulement guidé par ses instincts et ses bons plaisirs» Claude Halmos- psychanalyste . Poser des cadres , fixer des limites , accompagner l'enfant sur son chemin de vie en apprenant à se séparer progressivement de lui , voilà ce qu'est ÉDUQUER ...une vraie problématique pour les parents en quête de "zénitude " et d'harmonie familiale ..sans oublier que dans notre culture de performance , la famille est devenue la prolongation de son MOI idéal : l'enfant est "une carte de visite" : il doit obligatoirement être épanoui et présenter son meilleur profil! son bien-être , son équilibre , sa joie de vivre sont une démonstration éclatante de la compétence des parents d'où le constat des thérapeutes : parents anxieux , scrutateurs , manquant de confiance , à l'affût du moindre dysfonctionnement perdant pied si turbulences ou difficultés de l'enfant .

3. des parents adulescents ... l'insécurité des parents pèse d'autant plus lourd sur les enfants que le fossé entre les  générations s'est progressivement comblé .Entre parents et ados ,la frontière est souvent "poreuse" ( complicité , convoitise d'où brouillage des repères , abolition d'une hiérarchie structurante mais aussi rivalités ..mères -filles -vêtements,confidences - et aussi pères-fils -jeux vidéo -) ce qui crée angoisse et conflits chez les ados dont le dernier des désirs est de voir leurs parents " jouer aux jeunes " et leur faire concurrence !  un autre danger : considérer trop tôt son enfant comme autonome peut être vécu par lui comme une forme d'abandon . « Le désir de laisser son enfant s'épanouir sans le contraindre est également une façon de se dédouaner du souci de l'autre , pense Jacques Arènes - psychanalyste .Lâcher trop et trop tôt un adolescent est une forme de refus de ses responsabilités de parents: aujourd'hui , les adultes sont au service des enfants notamment en ce qui concerne les loisirs mais ils craignent de prendre des positions nettes en terme de transmissions de valeurs et d'interdits . Très souvent , par peur des erreurs , ils ne prennent aucun risque » Or contraintes , conflits et frustrations sont les indispensables ingrédients de la vie de couple et de la vie de famille ; ce sont aussi des ferments très actifs de l'épanouissement des enfants et des parents .
4. 1 ,2, 3  ...enfants ??
       * 1 enfant : sa conception est le signe d'un débordement amoureux, le signe qui symbolise le lien des partenaires qui font couple c'est - à dire union de 2 forces contraires pour produire une 3ème force : L'ENFANT .« Désirer un seul enfant , dit J.Prigent , psychanalyste , c'est désirer que la famille ne noie pas le couple » 
       * 2 enfants: une manière classique de faire tenir le couple , créer ainsi une répartition des alliances , chacun s'appropriant plus particulièrement un enfant sans délaisser l'autre. « Un équilibre qui peut marcher longtemps ...» selon Alain Vallier - psychanalyste -
      * 3 enfants : symbole d'une installation définitive avec l'idée que l'on ne se séparera pas avec 3 enfants .En terme d'économie et de gestion du temps , cette nouvelle naissance est un véritable passage à "la famille" ...surtout pour la femme qui voit son rôle de mère renforcé .


@ FAUT-IL RÉUSSIR SON COUPLE POUR FAVORISER L'ÉPANOUISSEMENT DES ENFANTS ? ...réponse de Jean-Michel Hirt - psychanalyste - 
              ° réussir son couple et sa famille est le désir le mieux partagé .Que faut-il entendre par "réussir" et comment atteindre cet idéal?  
                             réussir est un terme qui renvoie davantage à l'entreprise qu'au couple ou à l'amour ...mais très révélateur de l'état d'esprit actuel ; il évoque la culture des performances où chacun est sommé de réussir dans tout ce qu'il entreprend : sa vie professionnelle, sociale , amoureuse et familiale . Réussir= s'épanouir ...or , la logique du couple n'est pas forcément compatible avec la logique de la famille ...Un couple c'est la dynamique affective de 2 individus - à la fois but et finalité ( d'où difficultés); une famille a pour but la perpétuation de l'espèce et l'intégration du groupe familial dans la société . La famille est du côté de la société qu'elle consolide tandis que le couple - né du désir et de l'amour - y échappe : il n'a de comptes à rendre qu'à lui-même . Un couple réussi = un couple singulier ..qui s'invente , évolue et se recrée selon ses désirs et ses besoins propres . La famille est en lien avec ce que la société attend , impose , définit ou valorise en termes d'éducation ou de définition des rôles de chacun . Un couple heureux = organisme vivant qui porte en lui son centre de gravité ...les enfants ne sont pas une condition sine qua non de son épanouissement : ils peuvent être le fruit du couple mais la fleur du couple se suffit en soi .

            ° chacun peut aujourd'hui former le couple et la famille qui lui va . Ces formules "à la carte" favorisent-elles l'épanouissement des enfants ? 

                          Chaque couple ,chaque famille portant son histoire et sa dynamique , il serait vain et dangereux de généraliser ; néanmoins , on peut définir ceci : 
2 types de dangers menacent le couple et donc l'équilibre ou le bien-être des enfants : 
1. la fusion familiale ( le couple n'existe pas distinct de la famille ; les partenaires sont uniquement des parents , pas des amants.)
2. l'individualisme forcené : ° cas n°1: les enfants sont considérés comme la raison d'être du couple et son extension d'où une énorme pression psychique : les parents vivent pour les enfants , à travers les enfants : les enfants sont asphyxiés et voués à réaliser les exigences de leurs parents ou PIRE à réparer leurs échecs !!          
                  ° cas n°2 : l'individualisme forcené écrase tout ce qui fait obstacle à l'épanouissement et au bien-être de l'individu ...qui est en recherche avant tout de ce qui valorise son image , son ego , son confort . Les enfants sont considérés comme des faire-valoir narcissiques ou bien comme des obstacles à la réussite personnelle.
* aucune recette n'existe pour former le couple parfait et la famille parfaite ( qui n'existeront jamais !) mais il est important que chaque couple recherche sa cohérence et ses perspectives propres ...sans céder à la mode ou à l'air du temps ! choisir son couple = choisir la relation à 2 qui favorise la croissance personnelle qui agrandit l'être , le nourrit , l'aide à se fortifier en faisant l'expérience de l'altérité .Cette relation repose sur 3 piliers : * la tendresse , * la sensualité , * la cruauté ...

........la cruauté ??  c'est -à dire la capacité pour les amants d'intégrer leurs pulsions agressives dans la vie de leur couple , d'avoir la ressource de créer du vivant à partir des différences entre eux ...par ex . en acceptant de s'affronter pour évoluer ou de ne pas méconnaitre la zone d'ombre de chacun : reconnaitre que l'amour ne va pas sans la haine est une preuve de la maturité du couple ; une alliance est nécessaire entre ces 3 courants : tendresse , sensualité , cruauté sinon le couple est en péril ...Tant qu'un couple fabrique du vivant , du goût pour l'altérité et découvre le bon usage des épreuves alors les enfants sont psychologiquement bien nourris !
   
    ° l'équilibre et l' épanouissement familial  dépendent donc de la relation intime du couple parental ? le couple nécessaire pour les enfants est le couple qui a comme boussole l'amour sexuel c'est-à dire l' amour en tant que fantasme , sentiment et idéal , associé à une sexualité qui est la mise en œuvre de l'amour et qui ne peut se passer de lui .Ce type d'énergie de couple se transmet aux enfants ..qui n'ont pas peur de la force de l'amour , voire de ses excés , et qui ont le désir de ce sentiment et le désir de connaitre une telle aventure à 2 . L'enfant y respire mieux , il n'est pas écrasé par les attentes et les désirs de ses parents , il y est respecté comme un individu à part entière , il est accompagné sur son chemin de vie par un homme et une femme qui se nourrissent d'eux-mêmes et qui de ce fait , nourrissent les enfants au lieu de les manipuler à leurs fins . C'est une "famille vivante " qui abrite sous le même toit un couple et une famille , en un perpétuel échange de paroles 
.
        ° quelles incidences sur les enfants quand le désir du couple s'émousse , qu'il se dilue dans la vie de famille , quand la femme se sent mère plus que femme et que son compagnon a du mal à la désirer ?
               * le désir n'est pas une propriété définitivement acquise pour le couple...il  a  des sommets et des gouffres. Le désir ne s'érode pas : il change de forme , il prend sa source dans nos émotions ,le désir est soumis à des fluctuations ( stress , fatigue , évènements ) qui peuvent le paralyser parfois durablement ...moins la communication est bonne , plus les désaccords sont importants , plus le désir s'émousse...La question à se poser quand l'insatisfaction gagne : « quelle est ma part de responsabilité ? » Le désir se nourrit d'espace, de vigilance , et de temps ,il a besoin de complicité et d'opacité , il se nourrit aussi du goût de l'altérité  ( part de l'autre voilée ou inaccessible ). Respecter l'autre ...mais pas systématiquement arrondir les angles pour que tout coule et glisse , garder sa personnalité , son intimité , ne pas se laisser domestiquer ni réduire . 
«Tant que l'on garde son étrangeté , sa part d'inconnu pour l'autre, le désir est là »
   * ce qui est important , c'est de ne pas servir des enfants pour donner de la consistance à son couple : l'enfant ne doit pas être érotisé ( attention aux mères plus tactiles , plus tendres et sensuelles avec leurs enfants qu'avec leur compagnon ! ); de même , l'enfant ne doit pas avoir accés à la vie intime de ses parents , il ne doit pas être instrumentalisé en devenant celui qui compense l'absence d'amour ou de désir dans le couple parental .
     * à l'homme de prendre sa place d'homme  , sa place de tiers séparateur ; à la femme de prendre conscience qu'elle peut être ET femme ET mère ...même si dans un 1er temps , la fusion mère -enfant est inévitable ! 

     * Élever un enfant c'est l'accompagner pour qu'il puisse AIMER et DÉSIRER AILLEURS ...Conscient de cela , chaque couple fait ensuite comme bon lui semble pour rechercher les sentiers du désir ...pour vivre sans rompre  malgré les fatales périodes de "sécheresse " ou même décider de mettre fin à la relation si elle détruit chacun ...mais dans tous les cas , cela doit rester une affaire privée qui ne prend pas les enfants en otage , une affaire entre adultes , le destin de leur couple ...



   @ pour en savoir plus : 
           . quand la famille s'emmêle : Serge Hefez ( ed . hachette ) 
           . l'amour fissionnel : Serge Chaumier ( ed. fayard)   
            . l'intelligence érotique : faire vivre le désir dans le couple : Esther Perel ( ed . robert laffont )