FRAMBOISE ...ET SES FILS ROUGES ! / vidéo créée par Yoan Delcey-guy auteur, élève de Framboise


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Post du mois à lire , après la présentation des petits livres rouges !

Les mots, plutôt que les maux !

Bienvenue dans l'univers des petits livres rouges de FRAMBOISE !

Des petits livres rouges pour « parler vrai »...
Ils racontent l'histoire vécue par un enfant
Ils parlent de la vie - naissance, secrets de famille, séparation , divorce, maladie, mort, identité, déménagement, jalousie...
Ils sont des outils de communication
Ils offrent des pistes de réflexion
Ils interpellent nos émotions.

Ils s'adressent à TOUS, petits ou grands, QUEL QUE SOIT L'ÂGE, aux enfants, aux adolescents, aux adultes.
Ils parlent à chacun de nous, à l'enfant que nous avons été, bien caché à l'ombre de l'adulte que nous sommes devenus
« notre enfant intérieur ».

Je vous invite à découvrir la collection ci- après

FRANÇOISE POULET alias FRAMBOISE



Ce 8e petit livre rouge ...

Ce 8e petit livre rouge ...parle d'un évènement douloureux: les violences sexuelles faites aux enfants. Près d'un enfant sur cinq est victime de violence ou d'abus sexuels. Vous pouvez empêcher que cela arrive à votre enfant : la clé est de bien communiquer avec lui, de PARLER VRAI dans un climat de confiance. La sexualité est encore un sujet tabou. Si aborder ce sujet avec votre enfant vous embarrasse, ce petit livre vous sera utile ...car il vous offre des clés pour apprendre à l'enfant à se protéger et à oser dire « NON ! ». Il s'adresse à TOUS, petits ou grands, QUEL QUE SOIT L'ÂGE, aux enfants, aux adolescents, aux adultes.Il parle à chacun de nous, à l'enfant que nous avons été, bien caché à l'ombre de l'adulte que nous sommes devenus « notre enfant intérieur ». Les mots, plutôt que les maux !

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8. JE NE VEUX PLUS ALLER A L'ÉCOLE - THÈME : Les violences sexuelles faites aux enfants -

12 € + 1 € expédition -livraison
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Merci !





2 .le rhume de hanche; thème : le divorce* 12€+ 1€ expédition -livraison

LE RHUME DE HANCHE - livre n°2 - THÈME : le divorce- 12€ + 1€ expédition -livraison

3. Il est perdu mon papa ; thème : la mort d'un proche * 12€ + 1€ expédition -livraison

IL EST PERDU MON PAPA - livre n°3- THÈME : la mort d'un parent -la maladie grave - CET OUVRAGE N'EST PLUS EN STOCK !

4 . MON NOM DE FAMILLE : connaître ses origines, son identité * 12€ + 1€ expédition -livraison

MON NOM DE FAMILLE - livre n°4- THÈME : l'identité, connaître ses origines - 12 € + 1 € expédition -livraison

5. La maison de papa ; thème : le déménagement * 12€ + 1€ expédition -livraison

LA MAISON DE PAPA - livre n°5- THÈME : le déménagement - 12 € + 1 € expédition-livraison

6. MAMAN METS TES LUNETTES ROSES - Thème :le cancer de l'enfant -

MAMAN METS TES LUNETTES ROSES - livre n°6 - THÈME : le cancer de l'enfant - leçon de vie face à la maladie - 12€ + 1 € expédition -livraison

7. LA PETITE SœUR ; THÈME : LA JALOUSIE DANS LA FRATRIE * 12 € +1 € EXPÉDITION -LIVRAISON

LA PETITE SœUR - livre n° 7 - THÈME : la naissance d'un enfant est une épreuve pour chacun au sein de la famille ; c'est un chamboulement pour l'aîné -assailli d'émotions diverses - relégué au second plan par le nouvel arrivant . Un nouveau regard sur la jalousie pour mieux comprendre ce qu'un enfant peut traverser.- 12 € + 1 € expédition- livraison .

1. LA PETITE FILLE QUI N'AVAIT PAS SOMMEIL ; Thème : la naissance, un secret de famille...

le premier petit livre rouge
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" LA PETITE FILLE QUI N'AVAIT PAS SOMMEIL " THÈME : secret de famille, secret de naissance...
RÉÉDITÉ PLUSIEURS FOIS ...MAINTENANT ÉPUISÉ!

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ou en vidéo sur youtube


LA PETITE FILLE QUI N'AVAIT PAS SOMMEIL

JE SUIS À VOTRE ÉCOUTE...

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Après la présentation des petits livres rouges, voici le blog !



LA RENTRÉE ...ÇA SE PRÉPARE MENTALEMENT ET MATÉRIELLEMENT !

  LA RENTRÉE APPROCHE . ...   A nous, parents, grands-parents et proches DE PRÉPARER et d ' ACCOMPAGNER CES ÉCOLIERS. ..petits ou grand...

samedi 2 mars 2013

L' HISTOIRE DES PARENTS S'INSCRIT DANS LE CORPS DE L'ENFANT ....

Dédicace à Téophile .."bébé bonheur "et à ses parents ....avec de gros bisous!

*** Cette thèse de Willy Barral - psychanalyste- est basée sur 2 idées fondamentales : 
                          1 .l'image inconsciente du corps ...Françoise Dolto
                            2. le corps pense ...Anne Ancelin Schutzenberger - psychogénéalogiste .
*** Maux de ventre , asthme , angine , maux chroniques ,troubles énigmatiques du bébé , troubles psychosomatiques de la petite enfance ...et si ces symptômes chez l'enfant étaient une façon d'exprimer ce qui , dans sa famille , a été dissimulé ?? non-dits , secrets , problèmes non réglés des parents ....
*** Dans son livre : Le corps de l'enfant est le langage de l'histoire de ses parents - voir page 2 du blog -( ed. Payot ) , Willy Barral nous explique ....
1. Comment distinguer ces symptômes spécifiques des affections ordinaires ?
@ W-B = « Toute maladie ...est un" mal à dire ", le corps et l'esprit ne faisant qu'un : le corps pense , parle et désire ; l'esprit s'incarne dans le corps, ainsi soigner son corps ne devrait pas interdire de soigner l'âme .
Les troubles psychosomatiques ne sont pas des maladies ordinaires : ce sont des maux bien réels qui expriment une souffrance qui ne parvient pas à se dire autrement . Ces troubles - qui résistent d'ailleurs aux traitements classiques médicamenteux - révèlent une histoire qui n'a pas pu se raconter .
Chez l'enfant , lorsqu'un trouble chronique est rebelle à tout traitement , il faut chercher à le décrypter plutôt qu'à  l'effacer : souvent , on ne prend pas l'enfant au sérieux : on n'écoute pas ce que ses petits maux de ventre , de tête , ses otites à répétition ...ont à dire !
Un symptôme est souvent un message que l'enfant envoie à ses parents et au lieu de vouloir le supprimer , il doit être compris dans sa signification de communication inconsciente entre les générations au sein d'une constellation familiale .»

2. Comment l'enfant peut-il capter et écrire dans son corps les non-dits de ses parents ?
@W-B : « Françoise Dolto prétendait que l'enfant , dès sa conception , est appelé par le désir de communiquer avec un autre : ce désir , qui s'articulera plus tard autour du langage est d'abord présent dans le corps : avec sa peau , ses sens , son corps et son inconscient , l'enfant happe , capte et intègre l'histoire psychique de ses parents : il s'incarne dans l'histoire familiale .Chaque être est un adulte entendant et engrangeant -in utero- ou bébé ou petit- et peut tout entendre et comprendre lorsqu'on lui parle ou lorsqu'on ressent fortement les choses sans en parler . « Ce qui n'est pas mis en mots sera mis en maux et exprimé par des maux »
« Tous les bébés comprennent ce qu'on leur dit quand on leur parle des vérités qui sont vitales pour eux  . Tout peut être dit à un bébé , de ce qui peut soutenir ses perceptions de la réalité , car un bébé est beaucoup plus intelligent qu'on ne le croit . Parler vrai n'est pas une question d'âge , mais de respect du sujet . Dans une maison , les enfants et les chiens savent toujours tout et surtout ce qu'on ne dit pas mais ce qu'on ressent »
F.Dolto n'a pas imaginé tout cela : elle l'a CONSTATÉ ! * en observant les productions plastiques des tout -petits qu'elle recevait en consultation très tôt avant l'acquisition du langage verbal      * les dessins , les réalisations en pâte à modeler qui racontaient des évènements  se rattachant à des vécus personnels in utero , voire à des histoires traumatiques survenues à leurs parents , parfois à leurs grands -parents , dont ils ne pouvaient avoir aucune représentation mentale eux-mêmes !!    * idem pour les histoires que racontaient les enfants ...qu'ensuite les parents validaient !!    * dessins , gribouillis peuvent parfois évoquer de réels traumatismes de cette époque où ils étaient de véritables petits cosmonautes dans le liquide amniotique in utero ou révéler une mémoire cellulaire extrêmement archaïque de leur histoire d'incarnation ; ex : dessiner comme un coûteau ou une aiguille ..si tentative "de les faire passer" .
Le bébé communique avec ses 5 sens ..mais  les parents - considérant la plupart du temps que "communiquer c'est parler"- ne comprennent pas forcément cette communication subtile .
F-Dolto explique ce qu'elle appelle "l'inconscient transgénérationnel " :« durant la gestation , ce qui se passe entre le fœtus et la mère est "engrammé " par l'enfant (ex:  les tentatives d'avortement sont mémorisées en tant que "mémoire cellulaire " par le sujet qui en a été victime , ainsi que les grossesses gémellaires non sues ou  non parlées à l'enfant )...LIRE MON 1er PETIT LIVRE ROUGE: La petite fille qui n'avait pas sommeil . 
Notre 1er "voisin" in utero , c'est notre mère dont nous gardons une trace indélébile ! »
F-Dolto - à propos des troubles de gastro-entérologie ( reflux gastrique ) du bébé - explique que lorsque le bébé téte , il plonge dans les yeux de sa mère : « les yeux de sa mère et son estomac ne font qu'un » . Ex .  ce bébé de 4 mois qui depuis sa naissance hurlait en se tordant de douleur , avec  difficulté voire impossibilité d'évacuer des selles : hospitalisé plusieurs fois sans que les médecins aient pu établir un diagnostic précis ...une séance de fasciathérapie -mère enfant - suffit à déterminer un reflux gastrique sans doute lié à un gros stress vécu par le bébé in utero : la maman n'ayant pas "digéré " la mort subite de son grand -père et l'hospitalisation de sa grand-mère souffrant d'Alzheimer ,....le reflux du bébé fut alors pris en charge par la médecine traditionnelle , le traitement montra  ses effets dès le 3ème jour !!


3. Quels sont les non -dits familiaux qui deviennent maladie chez l'enfant ?
@ W-B : «On transmet "les fantômes ", "les cadavres dans le placard " ..toutes les questions non réglées , tout ce qui a été dénié vient faire un traumatisme dans les générations suivantes . »
Quelle différence entre le secret et le non-dit ?
@ W-B : « Le secret relève du droit,. d'une nécessité , le secret est fondateur de la sécurité psychique, il ne regarde que soi ...sa nature est privée .Le non -dit , c'est taire ou cacher ce qui fait partie de l'histoire de la famille , ce qui appartient à tous , à des degrés variables ; la honte est souvent à l'origine du non -dit . Ce qui est non-dit restera dissimulé mais la honte qu'il génère coulera de génération en génération jusqu'à ce que l'abcés soit crevé . On comprend ainsi pourquoi l'enfant porteur du trouble psychosomatique est à la fois celui que l'on désire faire taire ! " Ce n'est rien , ce mal de ventre ..." ..et celui par qui la délivrance arrive " faites quelque chose , on ne sait plus quoi faire " . Pour illustrer , quelques extraits du livre référent de Willy Barral ,pages 53 et 54 :
°ex1 : la tenace insomnie de Cloé ..qui révèle une grossesse difficile à cause d'un avortement précédent vécu de façon dramatique , la mère ayant dû céder au désir de son mari de ne pas avoir d'enfant ) ...le sommeil était alors vécu comme une mort par Cloé .
°ex2 : le refus de manger de Lucien -6 ans - qui révèle le conflit permanent entre sa mère et la  belle-mère ( cohabitation difficile)
°ex3 : les maladies à répétition de Claire -3 ans - au début de l'école maternelle qui signifient une difficulté réciproque d'accepter la séparation avec sa mère ....
°ex4 : la magnifique histoire  de Tony -10 ans - qui souffrait des genoux au point de ne plus pouvoir aller à l'école . GENOUX ....ou JE-NOUS ...Cette souffrance de ses membres inférieurs  représentait son assise dans la vie , ses 2 parents pour qui l'énigme était JE-NOUS ...

4 . Que faire justement face à ces troubles persistants ?
@ W-B : « Chaque trouble s'inscrit dans une histoire singulière et s'exprime de manière singulière : bégaiements , maux de ventre, eczéma , asthme, angines chroniques , otites , maux de la sphère ORL, pics de fièvre à répétition ...Avant de comprendre les symptômes , il faut d'abord tenter de s'affranchir du désir de vouloir tout maîtriser , il faut reconnaître cette souffrance qui ne sait pas se dire autrement . Souvent quand le parent reconnait à son enfant l'urgence du dire de son corps , le symptôme disparait . L'enfant n'est pas que malade , il détient un savoir ; il faut lui demander qu'il nous guide : « par où puis-je passer pour te comprendre ?» la réponse est là déjà prête , elle n'est pas cette énigme accessible aux seuls psychanalystes .
° ex : extrait du livre référent p.59 . L'hydrocéphalie bien étrange d'Arman ..en fait représentant cette forme de névrose coupable de la mère qui n'avait jamais dit la vérité à son fils ( mort du père et adoption de l'enfant ) , hydrocéphalie qui a régressé - opération évitée!! - à partir du moment où l'enfant a su la vérité ...et qu'il a évacué en pleurant des larmes et des larmes avec sa maman .
° 2 histoires vécues par des enfants ..qui furent mes élèves :
       * Lise qui ne parlait pas -comme pour pousser ses parents à parler du gros stress vécu par la maman -in utero pour l'enfant - lors de l'accident de moto du papa , dans le coma et mâchoire fracturée -donc bouche cousue - au moment de la naissance et pendant les 1ers mois de vie de l'enfant ...les 1ers mots sont apparus lorsque la vérité a été dite à l'enfant ( alors qu'un placement en établissement spécialisé était envisagé par les spécialistes consultés !)
     * Maxime - hyperactif et agressif , ne contrôlant ni ses gestes , ni son énergie , détruisant , cassant , tapant ( au point que ses parents évitaient toute sortie !) ...il voulait lui aussi faire sortir à sa maman un gros chagrin , la grosse dépression qu'elle avait eue pendant sa grossesse ;en effet , suite au décés subit de son propre père ,la maman alors sombrant dans la dépression s'était détachée de son bébé encore in utero ..qui avait exprimé son désarroi par un arrêt de croissance à 7 mois et s'était battu pour vivre ...ce qu'il continuait de faire après sa naissance ! La prise en charge psychologique de l'enfant a permis une intégration scolaire et sociale ...


****CE QUI EST ESSENTIEL :
° Rappeler aux parents qu'ils ne doivent pas culpabiliser . F-Dolto employait cette formule : « ce n'est pas de votre faute , c'est de votre fait . Etre parent , c'est être responsable . La responsabilité des parents ne consiste pas à se sentir coupable : parler vrai à l'enfant ce n'est pas TOUT dire c'est dire  ce qui le concerne lui ...mais ne dire que ce qui concerne l'enfant lui-même pour le soulager du symptôme .Si on accepte d'entendre ce que l'inconscient a à nous dire , alors les symptômes n'ont plus de raison d'être .» 
° Les parents s'évertuent à cacher des choses à leurs enfants , par désir de les protéger  ou de ne pas les envahir avec des secrets honteux dont ils pensent qu'ils n'ont rien à faire ...mais ces petits malins ont fait des "engrammes " -et de manière plus ou moins consciente - ils les ramènent au grand jour , soit à travers des symptômes invalidants pour eux et leurs parents ou à travers leurs rêves , comme si les parents étaient transparents pour eux . 
° ex : p103 du livre référent ...à propos des phobies ...
le symptôme phobique est comme une trace inscrite dans le corps pour questionner son parent sur l'objet de cette relation phobique à lui , son parent, avec ses grands- parents. Pierre ...et la peur des ballons met en exergue inconsciemment la relation entre le ventre énorme de sa maman enceinte de la petite sœur et le ventre de son grand -père ...En effet , la maman a peur que son gros ventre "éclate " pendant sa grossesse et se souvient alors que petite fille , elle avait peur que le ventre proéminent de son père éclate !! ... véritable phobie de l'enfant qui a cessé lorsque la maman a exprimé cette peur qui avait été la sienne lors de ces 2 périodes de la vie ! 
°  ces symptômes fabriqués par l'enfant s'adressent aux parents en tant que tentative d'éveil de l' intelligence de cœur des parents....et si les symptômes de l'enfant inquiètent les parents -sans que le médecin n'y décèle aucune cause organique - c'est bien que l'enfant tente désespérément de rendre ses parents "intelligents " .
° Les adultes pensent toujours qu'ils ont à éduquer leurs enfants ...ce qui est vrai ..mais ils oublient que la réciproque aussi est vraie . L'ENFANT EST UN ÉDUCATEUR DES PARENTS , UN THÉRAPEUTE DE SA MÈRE OU DE SON PÈRE !! 
° Le corps est "dire de vérité" puisque notre corps ne ment jamais ..dire de vérité dans ses fonctionnements de santé ou de maladie . 
° Un enfant comprend ses parents à travers leurs silences et leurs angoisses avec plus de pertinence qu'eux-mêmes ne le pourront jamais , si tant est qu'ils y arrivent un jour ..! 


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* Quelques médecines parallèles dites "médecines douces " ..ou méthodes de soin qui "entendent ces messages du corps" , libèrent les blocages et rétablissent la circulation de l'énergie  :
         ° médecine chinoise , acupuncture ,auriculothérapie , osthéopathie ( conseillée dès les 1ers mois de naissance ) , réflexologie plantaire ,  fasciathérapie ( peu de séances suffisent souvent pour les enfants ...ils ont un court vécu par rapport aux adultes ), kynésiologie ...
        ° homéopathie , phytothérapie , iridologie , éthiopathie , fleurs de Bach ...
        ° magnétisme , radiesthésie ..( certaines personnes sont plus réceptives que d'autres , le bon thérapeute aura l'honnêteté de dire si son énergie est compatible avec l'énergie de la personne et peut ainsi lui être bénéfique ..)
       °  psychothérapie ...et décodage biologique des maladies : la maladie étant considérée comme une phase de guérison : décodage des symptômes , organe par organe et systême par systême , permettant de trouver le conflit à l'origine de la maladie ( consulter un thérapeute en psychogénéalogie ) .
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@ Quelques livres sur le sujet :
           ° homéopathie et langage du corps - Roland Sananés - ed. Robert Laffont 
           ° décodage biologique des maladies - Christian Flèche - ed. du souffle d'or 
           ° Dis-moi où tu as mal , je te dirai pourquoi - Michel Odoul - ed. Albin Michel 
           ° des mots du corps aux maux de l'âme - Coffigneau -palazzolo -ed. Ellebore 
           ° l'image inconsciente du corps - F.Dolto - ed . points 
           ° qui es -tu ? Lise Bourbeau -ed.E.T.C.INC 
           ° papa , maman , écoutez -moi vraiment - Jacques Salomé - ed. Albin Michel


samedi 2 février 2013

Des moments difficiles ...les mots , les attitudes qui apaisent ....

* Nombre  de situations courantes  font souffrir enfants et parents : colères , chagrins , pleurnicheries ; demandes incessantes ; agressivité , énervement ; troubles du sommeil : endormissement difficile , sommeil agité , réveils la nuit ...; désobéissance , refus d'obéir ...l'enfant insupportable , hyper émotif , "qui pleure pour un rien " ...ou encore l'enfant qui déborde d'affection ( bisous à répétition , séparation difficile ) , l'enfant "pénible " ...en fait ce sont des difficultés passagères incontournables et nécessaires que traverse l'enfant en construction ...mais celles-ci engendrent chez les parents : un sentiment d'impuissance , de culpabilité , de dénigrement :« je ne suis pas une bonne mère » , « nous ne sommes pas de bons parents » , « c'est de ma faute , je suis nulle !» . PAS DE PANIQUE ! Etre des superparents , des parents parfaits , avoir des enfants parfaits , tout réussir... cela  relève de l'utopie !

* Ecoutons plutôt Winnicott et Bettelheim , 2 psychanalystes  éminents contemporains , qui nous invitent à "être des parents acceptables !" ....c'est à dire , faire confiance à sa propre intuition pour comprendre le comportement de ses enfants : il s'agit de ne pas s'acharner à créer l'enfant que l'on voudrait avoir , mais au contraire AIDER l'enfant à DEVENIR ce qu'il est en puissance , à EPANOUIR ses potentialités ; il s'agit aussi d'être sûr de soi dans son rôle de parent , pour gérer ces conflits inévitables avec les  enfants : cette assurance établit la sécurité de l'enfant en retour .

* Interrogeons nous sur nos réactions premières dans ces situations ...
         ~ à cause d'un sentiment d'impuissance et de culpabilité que nous venons d'évoquer , de notre vécu personnel , de nos forces et de nos failles parfois inconscientes transmises de génération en génération , par suite d'un état de fatigue , de soucis , de rythmes de travail , à cause d'un père qui ne joue pas son rôle , en fonction de notre degré d'exaspération du moment et de ce que le conflit avec l'enfant peut plus ou moins inconsciemment nous faire revivre de notre propre histoire..... ON LAISSE L'ÉMOTION NOUS ENVAHIR : alors , on crie , on s'énerve , on hurle des mots qui parfois dépassent notre pensée , on se met en colère , on gronde , on punit , on menace , on passe à l'acte ( gifles , fessées ...) ; ce sont des réactions de défense face à la résistance ( normale ) de nos enfants ; parfois même nous doutons de la légitimité de ce que nous leur demandons : et ces comportements visent à FAIRE TAIRE non pas l'enfant ...mais ce rappel insupportable du passé QUI RÉVEILLE L'ENFANT EN NOUS  . Ces réactions signifient : faillite , constat d'impuissance , illusion d'un pouvoir , culpabilité de croire que les autres parents font mieux ( erreur !) . PAS DE RECETTE MIRACULEUSE POUR TOUT RÉGLER ...CE QUI EST CERTAIN : L' ENFANT EXPRIME - À TRAVERS CE LANGAGE DU CORPS- UNE SOUFFRANCE SOUVENT PSYCHIQUE , UN MAL-ÊTRE PAR RAPPORT À UNE SITUATION QU'IL VIT MAL , QUI LE PERTURBE , QUI LE DÉRANGE .

@ QUE CONVIENDRAIT-IL DE FAIRE DANS CES MOMENTS DIFFICILES ?  
    * rester calme en toutes circonstances : difficile ....! d'autre part ,comme le dit Françoise Dolto : « un parent est un être de chair et d'émotion et il faut que l'enfant sente que cet adulte- de tout son être - refuse ce comportement , qu'il lui est insupportable »   ...donc essayer d ' être plus calme à condition de comprendre ce qui profondément provoque l'énervement ....cela demande un entraînement !! ; on peut toujours expliquer à l'enfant pourquoi on a été en colère et quels étaient les enjeux ( dont il a généralement aucune conscience ) et qu'il comprend lorsqu'on lui explique . ; si la gifle est partie ( oups! ) , pas question de demander pardon à l'enfant , mais s'interroger soi-même : « que s'est-il passé ? pourquoi ai-je fait cela ? » si l'on obtient la réponse , en parler à l'enfant et expliquer : « je t'ai giflé parce que ...» ..aider l'enfant à prendre conscience de la situation : « tu supporterais , toi , un enfant qui dit toujours non ? nous les parents , nous ne supportons plus ...»
ATTENTION : l'absence de maîtrise de soi effraie l'enfant ; il est dangereux , inacceptable de frapper un enfant ; proscrire fessées déculottées , gifles sur le visage - lieu des bisous - , corrections annoncées ...attention aussi aux mots aussi blessants qu'un geste impulsif ! BEAUCOUP PLUS EFFICACE : LE REGARD , LE MAINTIEN FERME ( sans paroles ) de l'enfant  , qui montrent que vous dominez la situation ...
      * essentiel : être à l'écoute de l'enfant et de soi-même : nécessité de "se poser" , de faire une pause à 2 soi et l'enfant , ou tous ensemble ( famille ) . TOUS LES COMPORTEMENTS SONT DES LANGAGES : il y a nécessité "d'entendre" le message de l'enfant et d'en chercher le sens ...« que se passe t-il chez mon enfant ? que cherche t-il à me dire en agissant ainsi ? » ..et non "pourquoi "car  chercher l'origine ou  l'explication revient à remplacer la compréhension par cette explication ; « il est fatigué , il a mal dormi , il est enrhumé ...» ; il convient aussi d'être à l'écoute de soi-même : « que se passe t'il en moi lorsque mon enfant agit ainsi ? qu'est que cela réveille en moi ? » ..essayer de reconnaître ce que ce ressenti suscite en soi : peur , culpabilité , sensibilité ...
      * communiquer avec son enfant : se poser , prendre le temps , prévoir un moment et le dire à l'enfant : « ce soir , nous reparlerons de ce qui s'est passé » ; alors parler à l'enfant de ce qu'on croit qu'il ressent et qui pourrait être à l'origine de la situation difficile ; ce dialogue , cette écoute recadrent la confiance , l'amour , les liens familiaux , les rapports parents -enfants ; beaucoup de comportements sont liés au besoin d'être non seulement "vu " mais "reconnu" en tant que personne à part entière et de reconnaître l'autre différent de soi .


    * NE PAS OUBLIER QUE LES ENFANTS SONT LE SYMPTÔME DU COUPLE : F . Dolto : « les enfants sont les thérapeutes des parents » ; en effet , les enfants ont des "radars" puissants qui captent les malentendus , les non -dits , les tensions , les secrets , "ce qui ne va pas " ..et les restituent au quotidien plus souvent avec leur corps ( comportements , maladies ..) plutôt qu'avec des mots . ...D'OÙ LE CONCEPT DE "MES PETITS LIVRES ROUGES " ! ;
 les enfants sont aussi les reflets des comportements des parents : l'enfant insupportable est souvent en mal d'autorité : il manque de re-pères ...( rôle du père ! ) ; pensez à cette phrase -clé qui éclaire souvent la situation : « il n'y a que vous les parents , qui connaissez votre histoire et celle de votre enfant depuis sa conception ...» ( secrets de famille , secrets de naissance , non -dits , évènements pendant la grossesse , conditions de vie , accueil de l'enfant ....) 

@ QUELQUES MOMENTS DIFFICILES  ...
     1. mon enfant est exaspérant quand on rentre du travail ..colères , pleurnicheries , demandes incessantes

 .           * messages : 
  •  expression de son sentiment de frustration
  • désir que vous vous occupiez de lui 
  • besoin d'être rassuré par l'amour que vous lui portez
  • manière de vous interpeller par rapport à lui ou de s'opposer à une situation qui le dérange , le perturbe ( disputes entre les parents , conversations dont il est exclu , soucis d'adultes , réflexions entendues ...et qu'il va interpréter , quelque chose de changé dans sa vie : école , crèche , nounou , naissance ou autre évènement familial ..).
                   * attitudes souhaitables :     
  • le consoler , le rassurer 
  • cadrer son agressivité 
  • le laisser se calmer ...« calme -toi » prononcé calmement 
  • essayer de comprendre la signification de ce comportement : se poser les bonnes questions ...
  • parler à l'enfant de ce qu'on croit être à l'origine de son comportement .               
 2 . il dit non systématiquement ...il refuse d'obéir ...de se laver les dents , de ranger ses affaires , de venir à table ...
     * messages:     
  •   refus de votre autorité ...°passager : test pour savoir si les limites posées sont toujours les mêmes ou pour essayer de les transgresser : à vous de réaffirmer les interdits , les limites        ° systématique et durable : signe d'un mal-être qu'il faut élucider ..ce peut-être aussi une question d'âge : par ex . entre 18 mois et 2 ans , c'est la période du "non " ; «il dit non pour faire oui » dit F. Dolto car il a le désir d'exercer ses nouvelles compétences : son comportement d'opposition aide l'enfant à définir sa propre indépendance , à affirmer son identité .
       * attitude souhaitable :

  • nécessité de " resituer "l'enfant à sa place dans la famille : ce n'est pas lui le chef de la famille , ce sont les adultes qui commandent .
  • nécessité que l'enfant ait compris ( entre 2 et 4 ans ) que l'autorité parentale n'est pas un systême d'oppression qui permet aux plus forts d'écraser les plus faibles  c'est -à dire que les exigences des parents ne sont pas des lubies ...que ce sont les exigences de tous les parents qui aiment leurs enfants et qu'eux-mêmes les adultes aussi sont soumis à des règles ...c'est ainsi que l'on aide l'enfant à renoncer à ce sentiment inné de toute puissance , dangereux et fondateur de la violence .
  • un parent convaincant ...est un parent convaincu que les limites qu'il pose sont justes .
  • la communication est indispensable : il s'agit de faire comprendre à l'enfant cette ambivalence de l'amour : « c'est justement parce que nous t'aimons que nous te donnons des limites et que nous exerçons notre autorité .» 
  • « maman je ne t'aime plus ! je veux changer de maman ! » comprenez le double message : * d'une part , riposter à votre autorité qui remplace la colère ou le fait de se rouler par terre ( en cela c'est déjà une étape !), * d'autre part , tester l'amour des parents : « nounou , mamy , la maîtresse , elle est plus gentille que toi » ..ou bien « chez mamy , je fais ce que je veux » : des formules plus grosses que lui qui l'effraient même parfois !  
  • 2 mauvaises réactions parentales à éviter
  • 1 .l'agressivité en retour : « et bien , vas-y chez mamy ! on sera bien débarrassé !» cette réponse brutale engendre anxiété et angoisse                                           
  •  2 . tomber dans le panneau et céder : tentation qui guette tous les parents dépendants de l'amour de leur enfant et qui oublient qu'EDUQUER = FRUSTRER ! Ce mode de fonctionnement est très malsain : quand on veut être aimé , à tout prix , on plie ou on fait plier les autres ! 
MEILLEURE RÉPONSE : LA TACTIQUE DE L'ÉDREDON : prendre le coup mollement sans le renvoyer : « d'accord , tu penses que je suis une méchante maman , mais c'est comme ça parce que je t'aime et qu'il y a des choses que l'on ne doit pas faire  , on ne peut pas tout avoir ...» Cette réponse tranquille et tranquillisante dissuade l'enfant de retenter la manœuvre voire suscite un gros remords ( câlin , excuse !)      

3 . il fait des colères , crie ,tape des pieds , se roule par terre , jette tout ce qui est à sa portée ....fréquent entre 2 et 4 ans ! 
       * messages : 
 ° l'enfant s'oppose pour s'affirmer 
° il réagit contre votre volonté et  veut imposer la sienne .
       * attitudes souhaitables : 
° ne pas se laisser dépasser par ce comportement ( si cela se passe dans la rue ou dans un magasin , regard ou empoignade ferme sont les meilleures réactions de votre part ) 
° ne pas céder à la crise de l'enfant mais l'arrêter tant qu'il ne pourra le faire lui-même : surtout contenir sa colère ..car cela inquiète l'enfant qui a peur que cela ne s'arrête jamais !! PATIENCE sans CRIS ...SANS TAPES (!) DÉSARMENT ! 
         * TECHNIQUES D'APAISEMENT :  
° contenir la colère de l'enfant en le prenant dans vos bras ...puis le laisser s'apaiser dans sa chambre .
° calmez-vous en respirant profondément , pour apprendre à contrôler vos émotions : " j'accueille mon émotion mais je ne me laisse pas envahir " .
° rétablir la communication : « maintenant tu vas m'expliquer pourquoi tu es en colère ... »: accepter ce qui vous semble justifié et expliquer clairement ce qui est pour vous inacceptable 
° rassurer l'enfant sur ce comportement qui lui fait peur et lui affirmer qu'il est capable de se contrôler ..
° " des trucs " à exploiter : ex . de QI GONG : LE TIGRE ...sortir sa colère en poussant des rugissements tels des cris de rage pour décharger les tensions ; taper dans un punching-ball   ; tripoter des boules ou des coussins anti-stress ; faire du sport ou faire des sorties nature ...         

 4. il refuse de s'habiller le matin pour aller à l'école ...il traîne pour déjeuner , se préparer 
      * message : s'habiller , déjeuner = quitter la maison , le cocon familial pour un autre lieu : crèche , nounou , école ...monde de disciplines , de contraintes , de confrontation à l'autorité ...ce comportement peut donc exprimer le désir de l'enfant de rester à la maison avec maman et faire ce qu'il veut ( jouer , télé ) . C'est un moment d'affrontement de 2 volontés contraires : qui va renoncer à son désir ? vous ou votre enfant ?....vous êtes envahie de culpabilité à l'idée de le quitter fâché , en pleurs , malheureux ...« suis-je une bonne mère ? » 
       * attitude souhaitable
                         ° pas de tergiversations ! imposez votre autorité de parent d'un ton ferme et sans appel ( pas le temps de discuter ce matin : contraintes horaires , règles de vie ...) ...mais « ce soir , nous essaierons de comprendre ton message » 
                          ° papa et maman ont le pouvoir en ce qui concerne les choses de l'école !! SURTOUT AUCUNE CULPABILITÉ ...ou tentative de réparation : baisers , gâteaux , promesses , chantage ..
                         ° le soir , indispensable de prendre le temps de communiquer avec l'enfant et de lui expliquer ce qui est insupportable de sa part et pourquoi ( vos contraintes , vos obligations , ses règles de vie ...) 



5 .il ne veut plus vous quitter , il s'agrippe à vous , vous fait mille bisous , toute séparation devient difficile ( coucher , école , nounou ...) ...situation très agaçante , qui sème la zizanie dans le couple , engendre un " mal à l'aise " social ( regard des mamans  ...à l'école par ex . ) 
           * message : 
                    ° débordement d'affection qui révèle angoisse et anxiété 
                    ° désarroi de l'œdipe ( entre 3 et 6 ans ) qui entraîne un surcroît de tendresse pour le parent du sexe opposé et refus ( ou rejet) de l'autre ....la volonté de l'enfant étant manifeste de prendre physiquement la place de celui ou celle qu'il veut évincer .
                    ° peur qu'on ne l'aime plus ..suite à une punition , des propos entendus et mal compris ou mal interprétés , des disputes entre les parents , des situations vécues comme un abandon ou vécues par des copains et qu'il redoute pour lui .
                    ° peur de l'abandon : peur originelle....angoisse de séparation réactivée au moment du coucher . Peur faisant suite à une situation de  parents en souffrance ( pleurs , maladies , soucis ...) ou à des évènements familiaux ( déménagement , mort , divorce , naissance ...) : quelques fois , l'enfant est "confié " en urgence , sans ménagements ni explications ...et il ressent cela comme un abandon , sa confiance et sa sécurité se trouvent ébranlées .
               *  attitude souhaitable : 
                      ° essentiel de rassurer l'enfant sur l'amour de ses parents entre eux , vis à vis de lui , communiquer pour mettre un terme au plus vîte à cette situation de souffrance .« que cherches -tu à me dire en me faisant plein de bisous ?? » , « les parents n'abandonnent jamais leurs enfants !» , « c'est parce que je t'aime que je te donne des limites !» 
                     ° parler à l'enfant de ce qu'on croit être à l'origine de son mal -être , de ce que l'on croit qu'il ressent ...mettre des MOTS sur les MAUX . ...au besoin , écrire les mots qui font mal , écrire son histoire , dessiner ou faire dessiner par l'enfant ce "qui lui fait mal dans son cœur » , penser également à des histoires bien ciblées qui vont illustrer les problèmes de l'enfant , pensez aux "petits livres rouges de Framboise "!  


5 . EN CONCLUSION ...
              @ UNE CERTITUDE : les comportements de l'enfant sont des langages ..témoignages de sa souffrance . Ce qui implique d'être à l'écoute de l'enfant , de soi-même , d'"entendre " son message et de le comprendre ( poser les bonnes questions ) ; cela implique aussi la communication : parler , échanger , avoir pour lui de l'empathie ; rassurer sur 2 points fondamentaux : sécurité et confiance . 

Pour tout cela , Parents , il vous faudra :  
  • faire de cela votre priorité car votre enfant est en souffrance,
  •  du temps ( se "poser" , patience , calme ...)
  • de l'énergie 
  • de la persévérance 
  • éventuellement l'aide d'un tiers ( hors famille )
  • éventuellement ,accepter de mettre en place des modifications ( remise en cause , changement d'habitudes ...)                                            
  • à lire: pour être des parents acceptables : Bruno Bettelheim ( colllection réponse / ed . robert laffont . 

jeudi 3 janvier 2013

2013...POUR UNE ANNÉE SEREINE ...ET SI VOUS ADOPTIEZ CE MODE D'EMPLOI ANTI -CULPABILITÉ !

1. Je n'aime pas jouer avec mon enfant...
2. Je ne peux pas m'empêcher de le comparer aux autres...
3. Je suis très autoritaire ...
4. Je n'ai pas les moyens de lui offrir ce qu'il me demande
5. Je travaille trop ...
6. Je n'arrive pas à rassurer mon enfant ...
7. Je n'ai aucune patience avec lui ...

***  S'auto-accusant , se culpabilisant ( surcharge de travail , manque de moyens financiers , manque de temps , problème d'autorité ..) , les pères et les mères se ressentent de plus en plus " mauvais parents " ...
*** Décodons avec la psychanalyste Nicole Fabre ( spécialiste de l'enfance et de l'adolescence ) ces situations de la vie courante ...

1 . JE N'AIME PAS JOUER AVEC MON ENFANT ....
      ° Voilà des paroles plus souvent prononcées par les mamans ; en effet , les papas sont plus joueurs que les mamans ..qui considèrent - parce qu'elles donnent priorité aux tâches ménagères - que le jeu est -pour elles - du temps perdu ( manque de temps , mais parfois aussi fatigue , lassitude , goût ...pas très palpitant de jouer aux petites voitures ...! ) 
     °il peut s'agir aussi  *d'un problème de "surmoi" : ce juge intérieur au regard froid qui empêche les parents de  se " lâcher " : oser se déguiser , oser se mettre à 4 pattes ...*.ou tout simplement par manque de modèles ( propres parents pas disponibles pour cela et réveil d'une douleur enfouie ! )
     ° ANALYSEZ LE POURQUOI DE VOTRE ATTITUDE ! 
                      # les parents ont le droit de ne pas aimer jouer , d'être fatigués ou de refuser de temps à autre..MAIS , IL EST NÉCESSAIRE DE FAIRE UN PETIT EFFORT (10 MN PAR JOUR ) OU SINON LE WEEK-END OU PENDANT LES VACANCES ) CAR LE JEU EST UNE OCCASION PRIVILÉGIÉE DE TISSER DES LIENS AVEC SON ENFANT , d' apprendre ce qu'il a vécu pendant la journée surtout s'il ne s'exprime pas spontanément , de partager ce moment de relâche , de détente pour "souffler ensemble " , de découvrir ainsi sa personnalité , son sens du raisonnement , ses preuves de patience , de confiance , d'habileté ...et ainsi mieux le connaître. TOUS LES PSYS L'AFFIRMENT : IL FAUT JOUER AVEC SON ENFANT ...mais pas à tout prix , pas de sacrifice : il s'agit de trouver un équilibre entre les désirs des uns et des autres pour que reste le plaisir ...DU POINT DE VUE AFFECTIF , RIEN NE REMPLACE CE MOMENT DE PARTAGE .

2 . JE NE PEUX PAS M'EMPÊCHER DE LE COMPARER AUX AUTRES...« Il est plus adroit qu'elle » , « elle a plus d'imagination que lui » , ....les parents sont toujours tentés de COMPARER leurs enfants à ceux des autres et leurs enfants entre eux . Parfois aussi , ils ont tendance à "survaloriser " : « mon fils est excellent en tout», 
« ma fille réussit brillamment ...» 
Plus la pression est énorme , plus l'échec ou la "non-réussite " est vécu (e) comme un drame ! Parfois , les comparaisons dévalorisantes sont exprimées en présence des enfants : « ta sœur nageait mieux que toi au même âge » ...et enferment les enfants dans un comportement que les parents  eux-mêmes ont contribué à créer ; influencé par le regard et les paroles des parents , l' enfant va tout faire pour s'y conformer , pour conforter leurs certitudes .Positives ou négatives , les comparaisons sont toujours toxiques : elles empêchent l'enfant de se construire dans un rapport juste à sa réalité , à son identité . Agir ainsi c'est nier l'identité de chacun , ses spécificités , ses caractéristiques , sa personnalité , c'est nier l'enfant dans son identité , c'est oublier que CHACUN EST UNIQUE! « qui est-il indépendamment des autres ?, comment progresse t'il ? » ...voilà ce qui doit compter . Les enfants sont naturellement tentés de se confronter aux autres et de se définir en opposition à leurs frères et sœurs , inutile d'en rajouter ! 
                  ° POURQUOI SOMMES-NOUS TENTÉS DE FAIRE CES COMPARAISONS ? 
 * Ce peut être l'expression d'une colère -inconsciente- liée à des frustrations relatives à l'accouchement ou à la naissance ...le parent qui n'a pas manifesté à l'époque concernée sa colère ou sa souffrance , en veut inconsciemment à son enfant .
* ou alors l'expression d'un sentiment d'impuissance : en reprochant par ex . à son cadet de moins bien réussir que l'aîné , les parents se dédouanent ( "ils n'y sont pour rien " ) car ils leur ont donné la même éducation ! 
* C'EST OUBLIER QUE LA RELATION PÈRE -MÈRE À CHQUE ENFANT EST DIFFERENTE : LES ENFANTS NE SONT PAS DES CLONES ! IL EST PLUS JUDICIEUX DE PRENDRE EN COMPTE LEURS BESOINS RESPECTIFS POUR MIEUX Y RÉPONDRE ET CULTIVER AINSI LEUR SINGULARITÉ ET L'ACCEPTER .




3 . JE SUIS TRÈS AUTORITAIRE ....Attention ! les règles sont indispensables , il est nécessaire de créer un cadre sécurisant pour l'enfant et de le maintenir : c'est une nécessité psychique pour lui!  Fixer des règles et les répéter permet à l'enfant de les intérioriser et ainsi d'acquérir son autonomie . Etre épanoui c'est apprendre à canaliser ses pulsions , être à l'aise  avec les règles communes , la politesse , la ponctualité ou tout autre code de rigueur dans le groupe auquel on appartient . 
* ETRE AUTORITAIRE ....c'est asséner sans arrêt des interdits qui empêchent l'enfant de vivre et ne lui apprennent rien ! « ne mange pas avec tes doigts » , 
« tiens-toi droit » , « ne touche pas ton nez ...» , « arrête de bouger » ; 
c'est aussi brutaliser l'enfant en l'humiliant , en hurlant , en le malmenant ; 
c'est aussi refuser de revenir sur une décision manifestement inadaptée par peur de perdre son identité . Si les règles sont trop absolues , voire absurdes , l'enfant risque de se "barder d'interdits " . Agir ainsi , c'est "étouffer" la personnalité de l'enfant . Pour être bien compris et acceptés , les principes inculqués à l'enfant doivent EVOLUER avec l'AGE et les CIRCONSTANCES . 
* TROUVER LA JUSTE MESURE EST NÉCESSAIRE CAR L'AUTORITÉ EST INDISPENSABLE ! ( Savoir mettre en place une obéissance intelligente qui fait appel à la participation active de l'enfant est plus judicieux ! ) .




4 . JE N'AI PAS LES MOYENS DE LUI OFFRIR CE QU'IL ME DEMANDE ...
* Ceci est un faux problème ...il ne s'agit pas d'une question de moyens , plutôt d'une pression à la conformité ! L'enfant veut la même chose que ses copains , et les parents cèdent à cette pression "de faire comme ..." , " d'avoir comme.." sinon ils se sentent "mauvais parents " et surtout ils ont peur de rendre leur enfant "malheureux "! ...
En fait , l'enfant va t 'il en souffrir ? il est nécessaire de présenter le problème à l'enfant ainsi : que les parents soient aisés ou non , il n'est pas obligé d'avoir la même chose que tout le monde ! la frustration est bénéfique , il faut pouvoir se contenter de ce que l'on a sous peine d'être un éternel insatisfait ! * s'il existe une forte différence sociale entre l'enfant et ses camarades de classe , la situation est plus délicate car l'enfant ne se distingue pas seulement par ce qu'il a ou n'a pas , mais aussi par son langage et ses manières : veillez alors à ce qu'il ait le courage de supporter sa différence .Il est très important de lui dire qu'il n'a pas avoir honte de ce qu'il est . 
* LE MESSAGE : QUOIQU'IL ARRIVE , L'IMPORTANT N'EST PAS CE QUE L'ON POSSÈDE OU NE POSSÈDE PAS , MAIS CE QUE L'ON EST . « Tu n'as peut-être pas les baskets les plus chères mais toi tu sais faire ceci  , tu connais cela et c'est beaucoup plus important » . Mais cela suppose que les parents aient une certaine assurance intérieure , qu'ils sachent reconnaître leur propre besoin de conformité , l'intérêt de faire un petit plaisir de temps en temps tout en étant capable d'y renoncer . Comme toujours , VOTRE ATTITUDE est déterminante : elle va dicter celle de votre enfant . Une astuce : instaurez le sac à envies ! envies écrites ou découpées dans des magazines ....que l'on trie une fois par mois ...quelles envies restent ? ? 

5 . JE TRAVAILLE TROP ...
* « Risque t'il de se sentir abandonné ? » ...majoritairement , les mères se culpabilisent . Que signifie donc ce " TROP" ? : trop par rapport à quoi ? a t-on réellement trop de travail? ou trop de culpabilité ? quelle est la norme ? 
* ce qui est révélateur , c'est de se fier , se référer à l'attitude de son enfant : un enfant qui manque d'attention le manifeste : il réclame la présence de ses parents , il réclame un tas de choses qu'ils ne peuvent pas lui donner , il boude , fait des cauchemars , des bêtises ...son corps parle ! ...si c'est le cas , l'adulte doit essayer au moins provisoirement de travailler moins pour lui accorder plus de temps . Si cela se révèle impossible , s'efforcer au moins d'être plus disponible dans les moments partagés avec eux . Ex : au lieu de laisser l'enfant s'installer devant la télé pendant qu'on prépare le repas , l'emmener dans la cuisine pour bavarder . 
* PLUS IMPORTANT ENCORE : IL FAUT ÊTRE PROCHE DU CORPS DE L'ENFANT , JOUER , LE BAIGNER . LE CÂLINER . C'est par le corps que l'on conforte son sentiment de sécurité .



6 . JE N'ARRIVE PAS À LE RASSURER ...Anxiété , peurs , inquiètude sont des manifestations à prendre en compte ...il est important d' en chercher l'origine . Rien ne vaut le contact physique pour rassurer un enfant qui se réveille la nuit par ex . , préférable ° aux paroles "sécurisantes " :« je suis à côté ...» ,
° aux explications "rationnelles " : « les monstres , ça n'existe pas ...!» ° aux  menaces ou aux  punitions ...
* un enfant anxieux est davantage sécurisé par le contact physique ( le toucher déclanche la production d'hormones qui diminuent l'anxiété ou la douleur ) : prendre votre enfant dans les bras , vous allonger quelques minutes à ses côtés .( mais ne  pas l'emmener dans votre lit ...sinon ,cela voudrait dire qu' il y a du danger pour lui à rester seul ! )
* essayez de rechercher la cause de cette anxiété ( évènement vécu , paroles entendues , disputes , circonstances particulières ...) montrez à votre enfant que vous êtes à l'écoute des messages de son corps . observez le pendant la journée , formulez ce que vous croyez être à l'origine de son mal-être . 
* ATTENTION : beaucoup de parents ont tendance à attribuer à leur enfant les angoisses qu'ils ressentaient eux -mêmes pendant leur enfance ! ils peuvent passer ainsi " à côté " de la vraie cause . 
* PENSEZ ÉGALEMENT À VOTRE PROPRE ATTITUDE : ÊTES -VOUS VOUS-MÊME ANGOISSÉ (E) , ANXIEUX( SE) , INQUIET (E) ?? MANQUEZ -VOUS DE CONFIANCE EN VOUS ?? N'OUBLIEZ JAMAIS QUE VOUS ÊTES "L'EXEMPLE " ET QUE VOTRE ENFANT ADOPTE VOTRE ATTITUDE , VOTRE COMPORTEMENT . SI C'EST LE CAS , COMMENCEZ PAR VOUS INTERROGER SUR LES RAISONS DE VOTRE COMPORTEMENT .

7. JE N'AI AUCUNE PATIENCE AVEC LUI ....« je ne le supporte pas ...» , « il m'énerve ...» , « je m'énerve tout de suite ...» ...Les parents épuisés sortent facilement de leurs gonds ...et si leur colère se trompait d'objet ? une télécommande introuvable , un bol renversé , un pull neuf déchiré ....broutilles ! et vous vous emportez : colère , paroles blessantes , claques ! « c'est de sa faute , il m'a poussé à bout » NON ! CE N'EST PAS L'ENFANT QUI VOUS A MIS EN COLÈRE ...MAIS VOUS QUI AVEZ ENGENDRÉ SEUL ( E) VOTRE COLÈRE ! - Origine ? épuisement , fatigue , stress, impuissance à maîtriser les évènements , problèmes de couple , de travail ...et "on disjoncte !"   - autres éléments à prendre en compte : sans rapport non plus avec l'objet du délit : l'enfant jugé maladroit , cancre ou désordonné , blesse le narcissisme de ses parents : il est imparfait ! de plus , sa dépendance stimule les réactions violentes : difficile de résister à la tentation inconsciente d'abuser de son pouvoir sur autrui . IL EST INDISPENSABLE D'ACCEPTER SES PROPRES IMPERFECTIONS , DE CONSIDÉRER LES ERREURS DE SON ENFANT COMME DES OCCASIONS D'APPRENTISSAGE ET D'ÉCOUTE MUTUELLE . ( CELA ÉVITE LES RÉPRIMANDES QUI DÉGÉNÈRENT ! ) Les parents ont le droit de s'énerver , l'enfant a besoin d'ailleurs de cette humanité qui le rassure mais surtout pas de violence verbale ni physique ; la colère est l'expression de soi et la violence blesse l'autre , terrorise l'enfant , discrédite le parent qui montre ainsi qu'il ne maîtrise pas la situation . 
* EXCÉS INCONTRÔLÉ ?   ° S'éloigner le temps que la colère retombe    ° s'expliquer clairement    ° sachez vous calmer avant de rentrer à la maison , toute la famille s'en portera mieux ( sachez vous faire plaisir ! )    ° recherchez lucidement l'origine de votre énervement ...    ° là encore , soyez attentif à vous-même !!



@ EN CONCLUSION : * il est vraiment nécessaire de s'interroger sur cette culpabilité que bien souvent l'on se fabrique tout(e )seul(e) ! 
* les femmes - quand elles deviennent mères - se sentent constamment COUPABLES  de ce qu'elles donnent ou ne donnent pas , de ce qu'elles font ou ne font pas ...
* certes , les injonctions des uns , les conseils des autres créent une pression ...pour devenir "une mère idéale "! 
* interrogez -vous : ° voulez vous reproduire une "bonne mère " , votre mère que vous avez   idéalisée?
                                    ° voulez -vous au contraire donner à votre enfant tout ce dont une "mauvaise mère " vous a privée ?
                                    ° comment renoncer à l'idée de "mère toute puissante " qui , elle seule sait ce qui convient à son enfant dans tous les domaines ?....alors et le rôle essentiel du PÈRE ?? 
                                    ° voulez - vous continuer être "une mère modèle "...comme la petite fille SAGE , OBÉISSANTE  que vous étiez ?? 
                                    ° voulez -vous être celle dont on dit : « elle est formidable »! « elle a 3 enfants et elle travaille , elle mène tout de front ...» 
                                    ° oubliez-vous d'être ÉPOUSE ou FEMME ...tout simplement ? 
* Il s'agit d'accepter d'être -comme le disait Winnicott « une mère suffisamment bonne  »...c'est -à dire qui répond aux besoins de son enfant - base de sécurité intérieure mais capable de frustrer son enfant ni plus , ni moins , ....
une mère avec ses ambivalences , ses doutes , ses limites ..et tout son amour ! 


* Françoise Dolto conseillait aux mères culpabilisées DE DIRE CES PAROLES À LEUR (S) ENFANT(S) : « Débrouille-toi avec la vie . Je fais tout ce que je peux pour que tu sois heureux . Mais ce n'est pas toujours à cause de moi si ça ne va pas , si tu n'es pas heureux . LA VIE N'EST PAS TOUJOURS COMME ON LE VOUDRAIT . Tu t'en sortiras si tu sais prendre les choses du bon côté .» 

@ LA CULPABILITÉ est un des problèmes psychologiques les plus courants et les plus sérieux : elle peut détruire un individu . C'est une émotion négative souvent à l'origine de nos conduites d'échec , de notre inaptitude à être heureux et de nos petites ou grandes souffrances quotidiennes . ...il est donc très important d'identifier ces culpabilités inutiles pour nous en libérer ! le maître-mot à cultiver : LA CONFIANCE ! CONFIANCE EN SOI ...EN TANT QU'INDIVIDU , ET CONFIANCE  EN SOI DANS SON RÔLE DE PARENTS . 

EXCELLENTE ANNÉE

lundi 3 décembre 2012

ON NE PEUT PAS AIMER SES ENFANTS "PAREIL "....Réflexion sur le lien singulier parents-enfants .

* Les parents croient à un "amour égal" ....« IMPOSSIBLE ! » explique Claude Halmos psychanalyste « ET TANT MIEUX ! ...parce que chaque enfant est singulier et aimer différemment ne veut pas dire aimer moins » .

1. IDENTIFIONS CE LIEN PARENTS-ENFANTS ? 
            ° « et toi , tu préfères qui ? ton papa ou ta maman ? » ...ces questions faussement innocentes posées , sur un ton doucereux  , par des adultes sadiques et irrespectueux des enfants engendrent angoisse et culpabilité ...et les enfants devenus parents trouvent écho de cela chez le psy qu'ils consulteront un jour pour cerner et comprendre les liens qui les unissent à leurs propres enfants !! « est ce que j'aime autant tous mes enfants ? est ce que je les aime tous ? » ...ces questions lancinantes peuvent ravager la vie des parents en créant une immense culpabilité  ...mais pourquoi toutes ces questions ? la réponse est le plus souvent à chercher dans leur propre histoire : l'adulte qui a vu -enfant- ses géniteurs jouer indéfiniment au jeu des "différences " et "préférences" , ne peut envisager sereinement la question de l'amour qu'il donne à ses enfants ; idem pour celui qui -toute son enfance - a adoré ou haï de façon exclusive l'un de ses parents .

2 .EN QUOI CE LIEN EST-IL SINGULIER ?
          ° Parler de ce lien uniquement en terme d'amour revient à en nier la complexité : le lien à son enfant est parmi les plus complexes qu'un adulte puisse tisser . ...pour 2 raisons : 
                        1 . ce lien est le lieu de toutes les "projections " , de toutes les " répétitions " difficiles à repérer parce qu'elles renvoient à des périodes très archaïques de son histoire .Dans la relation à son enfant - la plus proche qui puisse exister - l'adulte retrouve souvent , sans le savoir, ce qui fut l'essence même des attachements les plus importants , les plus intimes , les plus enfouis de son enfance , la trace des 1ers " autres " de sa vie ...qui ont façonné aussi bien son esprit que sa sensibilité et son corps . 
                            L'enfant - son enfant- occupe pour l'adulte une place particulière : il est celui qui va lui permettre de faire renaître son "narcissisme primaire " , c'est-à dire le rapport qu'il avait à lui-même et au monde dans les 1ers temps de sa vie , à l'époque où , nourrisson , il se pensait le centre et le maître du monde : cette fameuse toute-puissance , la surestimation de soi et la toute puissance imaginaire auxquelles tout bébé doit progressivement renoncer , contraint d'admettre que la réalité ne lui obéit pas et qu'il est obligé pour vivre , d'investir d'autres que lui-même.
                             Devenu grand , tout adulte continue de rêver à la renaissance de cette toute puissance et , poussé par cet espoir , il va faire de son enfant , le dépositaire de son rêve : inconsciemment , il remet son enfant à la place de "sa majesté le bébé " et va lui demander de réussir là où il a échoué : devenir l'être puissant qu'il n'a pas pu être ...soumis à rien ni à personne ! L'enfant est alors d'emblée chargé d'une mission : celle de restaurer ses rêves perdus , de le venger de " l'épreuve de la réalité " qu'il a dû subir autrefois! 
                      2 . La complexité du lien parents-enfants n'est pas seulement affaire de fantasmes : c'est une réalité ! Aimer ses enfants , c'est éprouver des sentiments particuliers et particulièrement forts ..non pas pour un seul " objet" ( comme c'est le cas pour un père ou une mère ) mais pour plusieurs parfaitement différents les uns des autres : l'expression " mes enfants" rassure les parents et permet de mettre tout le monde dans le même sac ! Car CHAQUE ENFANT EST DIFFÉRENT ...non pas seulement par son physique , son sexe , son capital génétique mais aussi par ce qui émane de lui : dès ses 1ères heures , l'entourage va l'identifier volontaire ou passif , intéressé ou curieux ou replié sur lui-même ...mais aussi à sa naissance , chacun a déjà une histoire ! son psychisme est marqué de ce qu'il a vécu pendant la grossesse , lors de sa naissance et même des conditions de sa conception . Ces particularités -pour les parents- sont sources d'évocations conscientes ou inconscientes par ex : « il me rappelle mon père ! » . De ce fait , chacun des parents va adopter différemment l'enfant , chcun d'eux va avoir d'emblée avec lui un rapport singulier ...d'où ce lien chaque fois SINGULIER ET UNIQUE qui va varier aussi avec 
* le sexe ( lien mère *fille et lien mère -fils , idem pour le père )  * l'âge ( amour différent pour son bébé ou son ado )   * la personnalité , le caractère ..
Mais dans le couple parent -enfant , les différences sont aussi dans le camp des parents . ..comme le dit Françoise Dolto : « les enfants d'une même fratrie n'ont pas tous les mêmes parents » ,,,POURQUOI? 
           @ parce que chaque parent est différent à chaque naissance : consciemment ( pas à la même  phase de sa vie ) et inconsciemment , car chaque parent vit quelque chose de différent avec chaque enfant ,par ex : « c'est avec celui-là que j'ai vraiment pris conscience de la paternité » , « cet enfant-là , je n'ai pas eu l'impression d'en accoucher » 
         @ parce que chacun revit inconsciemment aussi quelque chose de sa propre histoire , en fonction du sexe de l'enfant ou sa place dans la fratrie , par ex : « je me suis angoissée pour lui car il est l'aîné comme moi » 
         @ aussi parce que le couple n'est pas le même pour chaque enfant ; pour chaque enfant , le couple parental a un projet autre par rapport au précédent . Il est à un moment différent de son évolution affective et sexuelle : la place de l'enfant est différente chaque fois .
LA RELATION À CHAQUE ENFANT EST DONC UNIQUE , faite de positif et de négatif , d'angoisses inconscientes qui - si elles sont trop importantes- peuvent rendre l'attachement difficile , voire impossible ...suscitant alors chez le parent , le plus souvent, une horreur de lui-même insupportable à vivre . 
* ALORS , AIMER , MAIS COMMENT ??
           @ cette vision en terme d'amour est réductrice et dangereuse car le problème est posé en termes quantitatifs : un peu ? beaucoup ? passionnément ? cette conception en forme de balance pèse à la fois sur les parents , chez qui elle ouvre la porte à toute les culpabilités , et sur les enfants qui ressentant cette culpabilité, la "titillent " souvent ! par ex: « évidemment , c'est toujours moi que tu disputes , tu ne m'aimes pas » 
                ...donc on devrait se demander non pas : « combien » on aime , question à laquelle il est impossible de répondre ...mais « comment » on aime ..et admettre que l'on n'aime pas "pareil " tous ses enfants : ce qui ne signifie en aucun cas qu'on les aime plus ou moins mais seulement différemment , ce qui est le cas pour tous les objets d'amour ! ex: nous avons pour tous les amis qui nous sont les plus proches des sentiments très forts " ex aequo " pour la "quantité d'amour" ...mais la qualité de chaque lien diffère .
              @ ces différences de lien sont -elles préjudiciables aux enfants ? 
* en aucun cas : d'abord parce que l'on peut et l'on doit , le cas échéant , s'en rendre compte ! ex: « je fais les magasins avec ta sœur parce qu'elle a 16 ans et qu'elle aime les vêtements . Avec toi je joue aux légos parce que c'est cela qui t'intéresse . Tu n'es pas elle , elle n'est pas toi » . ...et surtout parce que ces différences , loin d'être un facteur de difficultés , constituent au contraire un apport essentiel : CE SONT ....
* DES DIFFÉRENCES STRUCTURANTES ...
         @ Etre mis par ses parents à une place particulière , qui tient compte de son âge , de son sexe , de sa personnalité et savoir que c'est pour cette singularité qu'il est aimé ...est pour l'enfant un facteur fondamental d'individuation et donc de structuration . 
C'EST PARCE QU'UN ENFANT EST PERÇU , ET SE SENT AIMÉ PAR SES PARENTS COMME " UN " ET "UNIQUE " QU'IL PEUT SE RECONNAÎTRE COMME TEL , ACCEPTER SA SINGULARITÉ ET PRENDRE CONSCIENCE DE SA VALEUR .
Parfois , les parents obsédés par la crainte que leurs enfants éprouvent un sentiment d'abandon ou de jalousie , les mettent tous , au nom de l'égalité sur le même plan . Ex : au moment de l'anniversaire de l'un , ils offrent un cadeau aussi à l'autre enfant ou ne s'autorisent jamais un moment d'intimité avec l'un d'eux : ces parents-là ne font pas le bonheur de leurs enfants mais leur malheur : ils leur barrent la route de l'individuation ! L'AMOUR DONT UN ENFANT A BESOIN NE DEVRAIT PAS ÊTRE DÉFINI PAR SA QUANTITÉ MAIS PAR SA QUALITÉ . A la question : « TU M'AIMES GRAND COMMENT ?» ..répondre : « je ne sais pas grand comment je t'aime , mais ce que je sais c'est que j'essaie de t'aimer de façon telle que cela t'aide à réussir ta vie » ...

* AVOIR UN PRÉFÉRÉ ...UN "CHOUCHOU " ....??
@ s' il est normal d'aimer différemment tous ses enfants , il faut nécessairement  s'interroger quand l'attirance , la complicité sont trop fortes ; quand on n'est pas seulement ému par un enfant mais fasciné par lui , quand l'attachement est par trop exclusif ...pourquoi faut-il s'inquiéter ? 
           ° ce type de lien a un caractère inconsciemment incestueux .
           ° ce lien porte préjudice aux membres de la fratrie qui sont confrontés au spectacle de la passion que leur mère ou leur père éprouve pour leur frère ou leur sœur alors qu'ils se sentent aimés de façon "tiède"...
 ° ce lien est un marché de dupes : l'enfant n'est pas aimé pour lui-même , mais pour ce que le parent retrouve en lui : un lien ancien , une part de lui-même , une image rêvée de ce qu'il voudrait être ...cet amour narcissique n'aide pas l'enfant à grandir ,il est même dangereux pour lui car lui-même sentant ce qu'il représente pour l'adulte risque de s'y aliéner et de découvrir plus tard sur le divan d'un psychanalyste que ce n'est pas l'amour de la musique qui l'a amené à devenir musicien mais le plaisir que ce projet faisait à son père ! Autre ex : une mère témoigne avoir été bouleversée par la réflexion d'Antoine , son fils cadet de 6 ans : « Hein maman . que je suis ton préféré !...» ..réponse de la maman faite à l'enfant : « je n'ai pas d'enfant préféré , je vous aime chacun pour ce que vous êtes , chacun avec vos différences » ....alors qu' elle avoue ressentir depuis la naissance , un lien d'une force invraisemblable  avec Antoine ...tout ce qu'il fait la touche , sa sensibilité , sa grâce , ses mots ...son autre garçon ayant des réactions , un caractère plus éloignés d'elle ..et elle se sent coupable d'oser s'avouer aimer un de ses fils plus que l'autre ! 

° DUR , DUR D'ÊTRE LE CHOUCHOU ...!
Le chouchou est prisonnier d'une cage dorée et victime d'un marché de dupes ...enfant , il reste souvent " bébé " , adulte , il a du mal à vivre . En fait , le paradoxe est qu'il est privé du "vrai amour parental " ! 
             ~ une cage dorée ? ° au niveau de son narcissisme : le chouchou surinvesti par l'adulte peut s'identifier au mirage que celui-ci lui propose et se prendre pour "le roi du monde " ...ou sentir l'excés chez l'adulte et penser que ce n'est pas ce qu'on veut lui faire croire , il n'est rien , il n'a pas confiance en lui :
                                                ° au niveau de la vie sociale : le chouchou n'est pas armé pour l'affronter ...ni règles  , ni limites , ni cette règle essentielle de la vie humaine qui est que , pour réaliser ses désirs , il y a toujours un prix à payer .Surprotégé , il ne connait ni l'effort , ni le travail , ni la frustration , ni le renoncement à un plaisir immédiat pour obtenir plus tard une satisfaction plus grande .
                                               ° au niveau de sa vie relationnelle : le chouchou est souvent rejeté par les autres - à l'école par ex. - car il essaie d'obtenir d'eux des privilèges comparables à ceux dont il jouit chez lui! 
                                               ° au niveau de sa vie sentimentale et sexuelle , car la relation de l'adulte à ce chouchou qui est tout pour lui a presque toujours une connotation incestueuse. De ce fait , quitter ce parent et construire des relations adultes est difficile : en découlent de graves conséquences psychologiques . 
Cette éducation est profondément pervertissante : l'enfant est abandonné à sa quête du plaisir à court terme par un adulte qui ne vise que son propre plaisir : il jouit de son enfant sans s'inquièter de son avenir . Le chouchou fait aussi l'expérience de l'arbitraire : favori du roi , il doit continuer à plaire et risque d'aliéner sa personnalité ! 
           ~ un marché de dupes ? 
Le chouchou n'est pas aimé pour lui mais pour ce qu'il représente pour l'adulte ...quelque chose ou quelqu'un : un faire-valoir narcissique , la possibilité de répéter une relation ancienne et fusionnelle , soit parce qu'il est le dernier enfant , le confident complice , parce qu'on tente de lui donner ce dont on a manqué ...Le choix du chouchou est toujours le produit de souffrances enfouies dans l'histoire des parents ;il est source  aussi de souffrance chez les enfants de la fratrie , il devient un objet de haine pour ses frères et sœurs ...en fait LE CHOUCHOU EST PRIVÉ "D'AMOUR PARENTAL VRAI " .

* ALORS , L'AMOUR PARENTAL ??...en fait c'est un amour qui ressemble à aucun autre ; c'est un amour lié à la répétition : on aime comme on a été aimé ! Cet amour peut être absent : on ne peut donner alors ce que l'on n'a pas reçu que si l'on est conscient du manque dans lequel on a vécu ...Egalement , on aime toujours en mettant inconsciemment ceux que l'on aime à des places que d'autres ont occupées avant eux ...ex: on peut , sans le savoir , retisser avec son fils ou sa fille , le lien ( de domination , de soumission , de rivalité etc...) qui nous a uni autrefois à tel ou tel de notre histoire . L'amour parental n'est pas "un amour comme les autres "car il s'adresse à un objet - l'enfant qui , totalement dépendant de celui qui l'aime , a un besoin absolu et réel de lui pour vivre et se construire : cette dépendance qui implique pour l'adulte qui aime , une responsabilité : l'aimer , ce n'est pas seulement l'entourer d'affection , c'est lui apporter les matériaux nécessaires pour se construire . Sans cet apport ,LE MOT  " AIMER " NE VEUT RIEN DIRE ! L' amour parental est un amour " au-delà de la tendresse , au-delà de l'ici et maintenant  ; au-delà du bonheur à être avec lui , l'adulte doit avoir pour l'enfant UN PROJET : QU'IL RÉUSSISSE SA VIE ....ET L'ADULTE DOIT FAIRE CE QU'IL FAUT POUR L'Y AIDER : IL A DES DEVOIRS : mettre en place des repères éducatifs ...IL A DES SACRIFICES : accepter de voir souffrir son enfant en le frustrant . ..et accepter que l'enfant puisse un jour le quitter pour voler de ses propres ailes et s'attacher à d'autres que lui ! 
LE PARENT DOIT TROUVER DU BONHEUR NON PAS SEULEMENT À RECEVOIR DE L'AMOUR EN ÉCHANGE DE CELUI QU'IL OFFRE , MAIS À DONNER DE LA VIE ET À LA VOIR SE DÉVELOPPER : UNE SORTE DE DON ET UN CERTAIN RAPPORT AU MANQUE .

À LIRE :

Claude Halmos : « Aimer ne suffit pas »

 

L’amour parental est aujourd’hui sans cesse évoqué et masque une réelle difficulté à éduquer, dénonce la psychanalyste Claude Halmos. Dans son dernier livre, Pourquoi l’amour ne suffit pas, elle offre des clés pour changer, pour le bonheur des enfants… et le nôtre.


*** JE VOUS SOUHAITE
 DE MERVEILLEUSES FÊTES DE FIN D'ANNÉE !