FRAMBOISE ...ET SES FILS ROUGES ! / vidéo créée par Yoan Delcey-guy auteur, élève de Framboise


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Post du mois à lire , après la présentation des petits livres rouges !

Les mots, plutôt que les maux !

Bienvenue dans l'univers des petits livres rouges de FRAMBOISE !

Des petits livres rouges pour « parler vrai »...
Ils racontent l'histoire vécue par un enfant
Ils parlent de la vie - naissance, secrets de famille, séparation , divorce, maladie, mort, identité, déménagement, jalousie...
Ils sont des outils de communication
Ils offrent des pistes de réflexion
Ils interpellent nos émotions.

Ils s'adressent à TOUS, petits ou grands, QUEL QUE SOIT L'ÂGE, aux enfants, aux adolescents, aux adultes.
Ils parlent à chacun de nous, à l'enfant que nous avons été, bien caché à l'ombre de l'adulte que nous sommes devenus
« notre enfant intérieur ».

Je vous invite à découvrir la collection ci- après

FRANÇOISE POULET alias FRAMBOISE



Ce 8e petit livre rouge ...

Ce 8e petit livre rouge ...parle d'un évènement douloureux: les violences sexuelles faites aux enfants. Près d'un enfant sur cinq est victime de violence ou d'abus sexuels. Vous pouvez empêcher que cela arrive à votre enfant : la clé est de bien communiquer avec lui, de PARLER VRAI dans un climat de confiance. La sexualité est encore un sujet tabou. Si aborder ce sujet avec votre enfant vous embarrasse, ce petit livre vous sera utile ...car il vous offre des clés pour apprendre à l'enfant à se protéger et à oser dire « NON ! ». Il s'adresse à TOUS, petits ou grands, QUEL QUE SOIT L'ÂGE, aux enfants, aux adolescents, aux adultes.Il parle à chacun de nous, à l'enfant que nous avons été, bien caché à l'ombre de l'adulte que nous sommes devenus « notre enfant intérieur ». Les mots, plutôt que les maux !

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8. JE NE VEUX PLUS ALLER A L'ÉCOLE - THÈME : Les violences sexuelles faites aux enfants -

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2 .le rhume de hanche; thème : le divorce* 12€+ 1€ expédition -livraison

LE RHUME DE HANCHE - livre n°2 - THÈME : le divorce- 12€ + 1€ expédition -livraison

3. Il est perdu mon papa ; thème : la mort d'un proche * 12€ + 1€ expédition -livraison

IL EST PERDU MON PAPA - livre n°3- THÈME : la mort d'un parent -la maladie grave - CET OUVRAGE N'EST PLUS EN STOCK !

4 . MON NOM DE FAMILLE : connaître ses origines, son identité * 12€ + 1€ expédition -livraison

MON NOM DE FAMILLE - livre n°4- THÈME : l'identité, connaître ses origines - 12 € + 1 € expédition -livraison

5. La maison de papa ; thème : le déménagement * 12€ + 1€ expédition -livraison

LA MAISON DE PAPA - livre n°5- THÈME : le déménagement - 12 € + 1 € expédition-livraison

6. MAMAN METS TES LUNETTES ROSES - Thème :le cancer de l'enfant -

MAMAN METS TES LUNETTES ROSES - livre n°6 - THÈME : le cancer de l'enfant - leçon de vie face à la maladie - 12€ + 1 € expédition -livraison

7. LA PETITE SœUR ; THÈME : LA JALOUSIE DANS LA FRATRIE * 12 € +1 € EXPÉDITION -LIVRAISON

LA PETITE SœUR - livre n° 7 - THÈME : la naissance d'un enfant est une épreuve pour chacun au sein de la famille ; c'est un chamboulement pour l'aîné -assailli d'émotions diverses - relégué au second plan par le nouvel arrivant . Un nouveau regard sur la jalousie pour mieux comprendre ce qu'un enfant peut traverser.- 12 € + 1 € expédition- livraison .

1. LA PETITE FILLE QUI N'AVAIT PAS SOMMEIL ; Thème : la naissance, un secret de famille...

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LA PETITE FILLE QUI N'AVAIT PAS SOMMEIL

JE SUIS À VOTRE ÉCOUTE...

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Après la présentation des petits livres rouges, voici le blog !



VIVE LES VACANCES !

💓 DERNIÈRE SEMAINE DE CLASSE, DERNIERS JOURS D'ÉCOLE ... 💕« Au revoir les copains ! »  💖« Merci maître ou maîtresse pour cett...

mardi 2 juin 2015

A PROPOS DES GRANDS-PARENTS ...




Réalisation de l'arbre familial   " Grands-parents ,
vous avez un vrai rôle à jouer " :
LE dernier essai de Marcel Rufo 
( éditions anne carrière ) offre
de nombreuses pistes pour définir qui sont les grands-parents actuels et leur rôle vis-à vis de leurs petits-enfants et de leurs parents.
  • témoignage d'une lectrice: « j'ai bien compris que j'étais bien plus que la maman de la maman qui câline et "baby-sitte " en dépannage , que j'avais un vrai rôle d'écoute , de soutien , de modèle , quels que soient les aléas de la vie et vous m'avez complétement installée dedans » .

* qui sont donc les grands-parents 
actuels ?
  • différents de ceux que nous avons connus …
  • ils ont une image différente : le plus souvent jeunes et actifs , dynamiques et croquent la vie à pleines dents .
  • Beaucoup plus variés , moins stéréotypés : ils peuvent avoir 50 ou 70 ans , ce qui signifie que certains d'entre eux sont actifs professionnellement , socialement ( et sexuellement ) et que d'autres sont à la retraite et ont une vie plus calme .
  • leurs lieux de vie sont différents : ville , campagne donc styles de vie différents
  • souvent ,ils ont  un emploi du temps bien chargé ce qui veut dire qu'ils ne sont  pas toujours dispos pour accueillir ou "garder" leurs petits-enfants ….
  • alors égoïstes ces nouveaux grands-parents ?? ou tout simplement désireux de profiter de leur liberté autrement qu'en jouant les baby -sitters ?
  • D'autres , par contre , vivent " à travers " leurs petits-enfants , tous les jours , le mercredi , pendant les vacances et s'investissent pleinement ...à la limite de la dévotion .
  • Il y a aussi ceux qui ne sont pas enchantés d'être "propulsés " grands-parents ! Certaines femmes en particulier n'ont pas envie de rejoindre le camp des mamies ...souvent à cause de leur propre histoire ( souffert d'être la fille de leurs parents , la femme de leur mari ou la mère de leurs enfants )...ou refusent ce titre de nouveau statut social ( qui signifie pour elles "vieillir " )...ou  aspirent simplement à n'être qu'elles-mêmes à ce moment de leur vie ! )
  • quels qu'ils soient , les papys et mamies du 21e. s. occupent souvent une place de choix dans la vie de leurs petits-enfants.
  • « Etre grand-parent est un art » dit M.Rufo
  • Auxiliaires éducatifs précieux , soutien affectif irremplaçable , ils peuvent apporter beaucoup à la construction des petits-enfants ...
quel est donc leur rôle ??

* les grands -parents  ont un lien éducatif et affectif avec leurs petits-enfants :
° ils ont le grand avantage de posséder plus de temps libre ( moins stressés , installés dans un rythme de vie plus calme et posé ) : et à ce titre ils jouent  un rôle affectif et éducatif  en ayant le temps d'accorder  de l'attention à leurs petits-enfants sans toutefois se substituer aux parents ; il ne s'agit pas de décider à la place des parents ou d'imposer ce qui leur semble bon sinon une situation de conflit très préjudiciable pourrait retentir sur les petits-enfants !
( il est essentiel d'éviter de se situer en contradiction avec les principes éducatifs des parents ) ; chacun devant conserver un statut et un rôle bien précis.

° en l'absence des parents, ce sont bien sûr  les grands-parents qui assurent le respect des principes de base de l'éducation ...d'où l'intérêt d'être en accord avec les parents sur les points essentiels ! Car trop d'incohérence , de distorsions entre les uns et les autres mettraient l'enfant  dans une situation impossible ; les grands-parents ont une sorte de "délégation d'autorité des parents " .

° ils doivent inculquer le respect des valeurs morales ,la  sécurité , installer des repères , des limites ( chez les grands- parents comme chez les parents , l'enfant en a besoin ! ) ne pas hésiter à être ferme sur les points essentiels car les enf savent vite profiter des contradictions de leur entourage pour devenir insupportables !
 Les grands- parents doivent aussi savoir dire "non" à leurs petits-enfants !
° ils doivent montrer tolérance et respect des habitudes de vie et de pensée qui sont le reflet de la façon de vivre des petits-enfants avec leurs parents ...( la réciproque doit aussi être de mise ! )mais les  petits-enfants sont ravis de découvrir aussi une autre façon de penser et d'agir chez les grands-parents ( ex. moins de stress , plus de disponibilité . Moins de contraintes , plus de tolérance , découverte d'activités différentes , de mets différents ..etc ..)
° les petits-enfants ainsi confrontés à plusieurs types de fonctionnement ont toutes les chances d'être mieux armés pour la vie et plus ouverts aux autres.
° la multiplication des figures d'autorité est également bénéfique pour la formation psychique des plus jeunes.
° les grands-parents transmettent des savoirs que l'on n'apprend pas à l'école :transmission de savoir faire ( vélo , cuisine, bricolage , jardinage …) partage de passions , de loisirs , activités diverses …) transmission de pratiques culturelles ( art , histoire , musique …) tout cela selon les sensibilités de chacun .

° en fait leur rôle est  complémentaire de celui  des parents.


* les grands-parents sont un point de repère essentiel .
° les grands-parents sont déterminants dans la notion de temporalité : ils sont du passé mais permettent de voir l'avenir , sans être responsables de cet avenir = grande différence avec les parents !
° les parents sont dans le présent et l'avenir de leur enfants  , alors que les grands-parents sont dans le passé pour donner des pistes et des socles pour l'avenir : ainsi ils facilitent l'avenir de leurs petits-enfants par la transmission de leur passé : très important pour leur construction.
°ils permettent d'ancrer l'enfant dans ses racines : « ils sont porteurs du passé et de l'histoire de la famille ; ce sont eux qui possèdent les photos et les objets de famille ...»
« si on compare la famille à un arbre , les grands-parents en sont les racines et les parents les branches maîtresses sur lesquelles l'enfant , dès tout petit et tout au long de sa vie , pourra toujours s'appuyer pour se développer» c'est très important que l'enf se situe dans une filiation .
° en cas d'absence ( grands-parents morts ou absents car habitant loin ou n'assumant pas leur rôle ), il est important d'évoquer leur existence en montrant des photos , des objets leur ayant appartenu :cette présence symbolique est nécessaire , elle fait partie de l'histoire de l'enfant. Si cette absence ne peut  effectivement pas causer de carence chez le petit enfant , en revanche une présence excessive peut être étouffante : 
 l'essentiel pour les grands-parents est d'apprendre à conserver la bonne distance.

* ils donnent de la tendresse avant tout ...(surtout à leurs petits-enfants de  0-5 ans )
° la relation d'un enf à ses grands-parents est sous la dépendance des liens qui existent entre ses parents et ses grands-parents ( affection , confiance...)
° si la relation est bonne et les lieux d'habitation proches , leur présence auprès des enfants  en bas-âge est une  source de bienfaits incontestable: câlins,tendresse ...la fabrication du lien peut se faire dès les 1ers instants .
° grâce aux 1ères manifestations de tendresse , la relation affective va s'approfondir des 2 côtés et prendre sa pleine intensité , à travers le jeu ou les activités de la vie quotidienne.
° ex: trottiner dans les jambes de mamie pendant qu'elle fait une tarte , accompagner papy à la pêche , l'aider à arracher les mauvaises herbes , se faire raconter une histoire ...sont des instants très riches , constitutifs d'une grande complicité ; pour les grands-parents , ces instants partagés sont précieux ;
les grands-parents sont plus patients , plus disponibles ...souvent  beaucoup plus qu'ils l'ont été avec leurs propres enfants  ;leur attitude est plus facile à jouer que celle des parents ( parfois cela engendre même des rivalités fraternelles , un parent peut alors dire à ses propres parents : « c'est incroyable ce que tu fais avec mon enfant , tu ne l'as jamais fait avec moi !» peu de familles échappent à cette banalité )
° ils n'ont pas la même pression éducative ( devoirs, leçons …)
° ils se consacrent pleinement à leurs petits-enfants pendant les heures qu'ils passent ensemble , heureux de "transmettre"...

* ils transmettent la mémoire de la famille...lorsque les petits-enfants grandissent 
( 4 à 12 ans )
° un rôle qui n'appartient qu'à eux: ils sont passeurs de l'histoire familiale
° M. Rufo : « les grands-parents sont l'arbre de vie : ils représentent le passé , la mémoire de ce qui nous a précédés »
° les grands-parents attestent par leur présence même que les parents ont été petits ; ce qu'ils racontent d'eux à leurs petits-enfants permet de relativiser la situation et de placer le parent à sa juste place d'humain.Ex; « ton papa aussi il se faisait gronder à l'école : il n'écoutait pas toujours la maîtresse ! » « ta maman aussi adorait jouer avec ses poupées ! » les petits-enfants adorent connaître la vie de petit enfant de leurs parents !
° les petits-enfants apprennent aussi à s'occuper -comme du temps de leurs parents – sans jeux vidéo – avec les livres et les jeux que le parents appréciaient et que mamie a gardés !
° auprès de leurs grands-parents , les petits-enfants apprennent qu'ils sont les héritiers d'une histoire familiale , d'une mémoire collective : mémoire constituée de"choses légères " ( recettes, expressions , évènements heureux , anecdotes …) et de choses graves ( connaître les personnes disparues , partager les photos , les objets ...tout ce qui les concerne car c'est leur histoire )
° ainsi ils satisfont la curiosité de leurs petits-enfants et renforcent leurs racines identitaires .
° souvent , autour des grands-parents , se rassemblent des cousins , des oncles et des tantes :  c'est important pour pouvoir se situer dans la famille ..ainsi les petits-enfants expérimentent cette notion de chaîne , s'approprient le passé et peuvent à leur tour se projeter dans l'avenir.
° les petits-enfants sont les explorateurs des histoires familiales ; conséquences douloureuses des secrets ou non-dits non dévoilés . Parfois c'est parfois plus "facile " pour les grands-parents d'en parler aux petits-enfants …
° les grands-parents peuvent aussi raconter leur passé : difficultés à l'école , crainte des échecs aux examens , leurs transgressions et désobéissances d'enfant ...ça aide beaucoup  les petits-enfants de savoir que malgré la force que les grands-parents dégagent , ils éprouvaient les mêmes peurs , les mêmes doutes qu'eux .
° important aussi que les grands-parents sollicitent leurs petits-enfants sur leurs activités , leurs loisirs , ce qu'ils apprennent à l'école etc ...pour s'enrichir de leurs nouveautés : c'est le métissage entre le passé et le présent qui fait l'avenir ( ex: dans le domaine informatique , par ex. les petits-enfants ont bcp de choses à apprendre aux grands-parents ! ) cette notion d'échange est  très importante dans la construction du lien petit-enfant/ grands-parents.



* et ils savent montrer leur  diplomatie lorsque les petits - enfants deviennent adolescents ( 12- 18 ans )
° à l'âge de la crise d'adolescence où les relations avec les parents sont parfois difficiles , les grands-parents sont une aide précieuse ; si le dialogue est difficile avec les parents, l'ado a besoin d'un interlocuteur expérimenté , plus détaché que les parents , moins impliqué , à son écoute qui peut recueillir ses confidences , voire ses secrets : les grands-parents.
° bien sûr , pas question pour eux de prendre parti mais d'offrir une écoute , un apaisement , un réconfort ...une certaine sagesse et des réflexions .
° lorsqu'il y a séparation des parents, les grands-parents peuvent aussi jouer un rôle majeur : dans un univers où tout a basculé pour l'enf , les grands-parents demeurent un repère stable et rassurant pour lui -bien sûr ils sauront ne  pas  prendre parti pour l'un ou l'autre parent...en s'attachant à maintenir des liens avec eux .Très important pour l'enfant !

* il est essentiel pour les grands -parents de  trouver le bon équilibre dans les relations avec les parents...
    les relations ne sont pas toujours simples : gros enjeu affectif  !
    • quand les petits-enfants naissent , la place dans la constellation familiale change : les grands-parents doivent accepter que leurs enfants soient devenus parents : cela signifie qu'ils doivent respecter le  périmètre de leurs enfants devenus aussi des parents responsables !
    Les grands-parents doivent apprendre à se taire : pas d'ingérence , 
    pas de « je te l'avais bien dit » ou « tu devrais faire comme ceci ou comme cela ...»
     ...les nouveaux parents doivent faire leur apprentissage et leur propre expérience de la maternité et de la paternité ; les grands-parents ont alors un rôle consultatif !

    •  les grands-parents doivent savoir faire un pas en arrière ...regarder ce qui se passe et attendre qu'on demande.
    • ils doivent éviter les petits mots qui font mal : critiquer les petits-enfants , leur éducation , un de leurs parents ...cela vaut aussi pour les parents envers les grands-parents : le respect envers les uns ou les autres est l'exemple incontournable que l'on doit montrer.
    •  garder ses petits-enfants ne veut pas dire sacrifier sa vie personnelle: ainsi les grands-parents ne doivent pas hésiter à refuser de rendre service quand la demande des parents est excessive ; ne pas craindre d'exprimer leurs limites personnelles 
       ( jours, nombre de petits-enfants , durée …) et de garder leurs propres plaisirs.
    S'il est légitime d'attendre une aide de leur part , le fait de s'installer durablement dans la demande traduit le maintien d'une position infantile qui fausse la relation parents/enfants.
    Les petits-enfants grandiront à leur tour et un jour ne trouveront plus le même plaisir en venant chez les grands-parents ; c'est justement dans la mesure où ces derniers auront su garder la bonne distance qu'ils accepteront mieux cet "éloignement ".
    La relation aux petits-enfants ne se compte pas en quantité mais en qualité : le plaisir doit rester l'idée dominante .
    • l' attitude des grands-parents est révélatrice :ce qu'ils donnent à leurs petits-enfants, ils le donnent à leurs enfants ; souvent il peut y avoir ( consciemment ou inconsciemment ) réparation de ce qui a été mal géré alors qu'ils étaient dans leur rôle de parents .
    Ainsi en s'occupant de leurs petits-enfants , les grands-parents peuvent "rééquilibrer " les choses dans la filiation .
    Mais si cette occasion de 2e chance n'est pas saisie , la même situation violente se répètera  et pourra alors déclencher des réactions violentes.
    •  si problème de relation , de désaccord ...pour éviter toute tension entre parents et grands-parents qui se reportera automatiquement sur les enf au risque de les blesser , il est utile de bien définir la place de chacun: établir un contrat verbal dans le respect , l'alliance et la complémentarité qui respecte au plus près la place , le rôle , les besoins et les attentes de chacun et qui peut être modifié suivant les circonstances de manière à créer de nouveaux liens familiaux , bénéfiques à tous .
    Une fois ces attitudes "recadrées " , les jeunes parents , à leur tour , s'inspirent de l'exemple de leurs parents , s'en distinguent ou le rejettent pour remplir leur fonction à leur idée :
    « chacun puise dans son héritage culturel d'enfant et va en même temps inventer autre chose »
    •  surtout ne pas entretenir de rivalité parents/grands-parents :
    « on mange mieux chez mamie » , « chez grand-mère je mange du ketchup ...» , « je regarde la télé ! »...plutôt tenir ce dialogue : « on sait que les choses se passent différemment chez tes grands-parents et nous sommes contents que tu apprécies les moments passés avec eux mais ici c'est nous qui décidons »
    Les enfants  doivent savoir qu'il y a des lois qui valent partout et d'autres qui varient que l'on se trouve chez les uns ou les autres.
    Les Parents doivent savoir " lâcher du lest " sur ce qui est mineur( un enfant sait parfaitement faire la différence entre sa mère et sa grand-mère et sait fort bien ce qu'il peut obtenir de l'une et pas de l'autre ) et se recentrer sur l'essentiel ( respect de vos convictions personnelles , de vos principes éducatifs et religieux ...même si cela ne correspond pas aux leurs ).
    Il va de soi que les conflits se règlent entre les adultes jamais devant les enfant : pour eux , parents et grands-parents doivent faire corps et présenter un comportement cohérent : « l'enfant a besoin d'un discours unique; il ne faut pas que l'enfant comprenne qu'il est un enjeu entre eux car il risquerait d'en jouer ; les écarts de discours trop fréquents font des enfants  capricieux qui provoquent les adultes et cherchent sans relâche les limites que ces derniers ont brouillées » .



    Les grands-parents ont des droits
    Enfin ,  les grands-parents ont des droits .
    °en cas de rupture des liens parents/grands-parents , en cas de divorce où les parents du conjoint qui n'a pas la garde de l'enfant se retrouvent brutalement écartés de la sphère de leur petit-enfant , les grands-parents peuvent avoir recours à la justice ...mais mieux vaut tenter d'autres méthodes de conciliation .
    ° les droits de visite et d'hébergement des grands-parents sont liés au droit des enfants « de connaître et d'avoir des contacts avec leurs collatéraux et ascendants sauf empêchement majeur » article 371.4 du code civil.
    « Il est important que cet article de loi existe , dit Marie-Françoise Fuchs , présidente de l'École des Grands-parents européens , mais il est important de mettre tout en œuvre pour éviter , en cas de conflit , d'avoir recours à la justice , afin d'aider parents et grands-parents à trouver un accord , dans l'intérêt de l'enfant.»
    ° L'école des grands-parents européens . Paris.
    tel : 01 45 44 34 93 ( conseillers juridiques , psychologiques , médiateurs pour aider à gérer les conflits sans les crisper plus encore ).


    family
    * ALORS LES GRANDS-PARENTS D'AUJOURD'HUI ??
    • Il serait intéressant que , dès le départ , nouveaux parents et grands-parents échangent ouvertement sur les attentes , les désirs et les limites de chacun ...de façon à "installer " chacun dans son nouveau rôle .
    • Les grands -parents actuels ne sont pas  seulement des papys et mamies "gâteaux " , ...voici une liste non exhaustive de ce qu'ils peuvent apporter , de façon consciente et également à leur insu ,  à leurs enfants et petits-enfants :
    ° un amour inconditionnel
    ° une écoute et une présence
    ° un modèle d'identification et une figure d'attachement
    ° un regard bienveillant ,admiratif sur leurs enfants devenus parents
    ° un accueil différent pour le petit-enfant ( rythme plus lent , moins de stress, règles différentes , mode de vie autre , accueil différent de ses propos , une distance par rapport aux exigences parentales …)
    ° une complicité dans la limite du respect des règles parentales
    ° une transmission de passions , de savoir -faire et de rêves
    ° le plaisir de la vie au jour le jour ( jeu , humour , simplicité )
    ° une stabilité et une continuité dans le temps et les relations , en étant seulement présents
    ° un oasis de paix à travers les tumultes ou la souffrance parentale
    ° une certaine sagesse et des réflexions
    ° la transmission de l'histoire familiale ( l'arbre de vie )
    ° une complicité
    ° une complémentarité avec les parents ...



    Voici une réflexion  que je vous invite à partager en famille ...avec les grands-parents !!!

    * le livre référence :
    - Grands-parents, à vous de jouer
    Marcel Rufo (Auteur)-ed. Anne carrière

    * une bonne idée :Créer un arbre généalogique avec son enfant!



    Réalisation de l'arbre familial


    Demandez à votre enfant de :
     


    modèle 1

    modèle 2
    Cliquez pour voir et imprimer


    • Dessiner un arbre ou de reproduire le modèle d'arbre. Il peut aussi coller le modèle d'arbre généalogique au dos d'une feuille de papier couleur et découper en suivant les traits ou encore colorier le modèle imprimer.
      • Cliquez pour voir et imprimer
    • Reproduire les modèles de touffe de feuilles sur des feuilles de papier vert, puis les découper. Il faut autant de touffes que de membres de la famille : l'enfant, frères et soeurs, parents, grands-parents, éventuellement oncles et tantes.  
    • Coller l'arbre sur une grande feuille.

    • Aidez votre enfant à coller les touffes de feuilles sur l'arbre en suivant une ligne de collage par génération :
      • L'enfant et ses frères et soeurs sur la première ligne
      • Les parents, et éventuellement les oncles et tantes sur la seconde ligne au dessus
      • Les grands-parents sur la troisième ligne.

    • Demandez à votre enfant de dessiner les têtes de chacun et écrivez les noms sous les dessins. Pour les plus jeunes demandez à l'enfant de les nommer et écrivez les noms.




    • Complétez en trouvant et en écrivant le titre.


    • L'arbre généalogique peut être collé sur une feuille cartonnée ou encore encadré et offert à un membre de la famille.
    • voir sur le site : www.teteamodeler.com

    dimanche 3 mai 2015

    AU JOLI MOIS DE MAI , MÈRES ET MAMANS SONT À L'HONNEUR ! QUELLES RELATIONS ONT -ELLES AVEC LEURS ENFANTS ? ...EXPLICATIONS :.


    La femme, en devenant mère , se sent responsable de tout et à vie ! et les relations avec ses enfants ne sont pas toujours simples ...



    AVEC SA FILLE  ...

    -- la relation est complexe et emprunte d’une évidente complicité .

    1- Entre mère et fille,

    * il y a une proximité immédiate

    ** dès la naissance, la relation mère-fille est très forte

    d’une part, il y a l'existence du lien maternel =

    pendant la grossesse et les 1ers mois après l’accouchement, le lien qui relie la mère à son enfant est vital pour le nourrisson, c’est ELLE qui subvient à ses besoins élémentaires ( nourriture, amour, chaleur…)

    d’autre part, lorsqu’elle accouche d’une petite fille , une mère donne naissance au même être qu’elle.

    alors qu'un petit garçon a sa part de mystère

    la petite fille est un terrain connu…

    -- alors la mère , de ce fait ,se représente alors ses sensations sans difficulté puisqu’elle peut les reconnaître en elle –même.

    --elle semble avoir la  connaissance fondamentale des premiers gestes intimes avec le bébé.

    elle a plus de facilités à toucher et manipuler le corps d’une petite fille que celui d’un petit garçon – sexe à l’intérieur, pas à l’extérieur.

    --elle a également le  propre vécu de sa relation avec sa propre mère -maman.

    -- pas de danger d’inceste( alors que c'est plus  compliqué d’avoir une promiscuité physique avec un petit garçon….comme une limite à ne pas dépasser ).




    ** la mère c'est le 1er objet d’amour fusionnel et absolu.


    cette relation fusionnelle nécessaire à la survie du nouveau –né doit rapidement évoluer vers un rapport d’individualisation :

    la mère doit considérer son enfant comme un être singulier…non comme un prolongement de sa personne.

    C'est là que le rôle du père est essentiel ! si la mère n'a pas cet instinct maternel présent en elle ou si elle a des difficultés à l'exprimer avec son bébé , c'est le père qui va construire ce lien essentiel avec son bébé ( les 1ers mois de vie étant les plus importants pour donner sécurité et confiance ) ...
    De toute façon ,

    le père est  l’altérité...le tiers séparateur...

    il permet à la fille de s’extraire du cocon maternel, de s’en détacher, de s’en arracher.


    si le père est absent( sens propre ou figuré ) la  fille doit trouver d’autres modèles masculins pour se construire

    ( frère, ami, oncle, grand-père…) à condition aussi que sa mère le permette.  L'importance du père ne doit jamais être ignorée par la mère ...


    2 –entre fille et mère,

    * il y a un évident processus d’identification.

    **contrairement au petit garçon, qui se rend compte très vite qu’il est différent de sa mère…et ne cherchera donc pas à lui ressembler, la petite fille ressent la similarité = elle sait qu’elle ″ est comme sa mère″

    -- elle imite sa mère , pense comme elle , veut s’habiller comme elle , être ″sa copie ″

    phase essentielle dans la construction psychique de la petite fille .

    -- cette projection est accentuée si mère et fille se ressemblent beaucoup physiquement.

    la publicité actuelle = mode mère-fille .....affiche cette complicité du plaisir d'être ensemble et de partager les mêmes goûts ....

    -- la petite fille est fière de sa mère et joue à la poupée comme sa mère la dorlote .

    ** la mère est un  modèle de féminité pour sa petite fille qui adore chiper son rouge à lèvres , mettre ses chaussures à talon…

    cette empreinte maternelle est  le référent fondamental à partir duquel la petite fille va construire sa féminité.

    ( ensuite influence d’autres modèles = chanteuses, actrices, copines, maîtresses, profs …)


    mères et filles sont généralement très proches à cette période de la vie .


    il est important ensuite que cette relation entre elles évolue et change =

    une maman doit laisser sa fillette développer sa propre personnalité, s’ouvrir au monde extérieur, épanouir sa créativité, trouver en elle –même des ressources pour devenir une femme unique .

    3 – entre mère et fille,

    * la complicité  passe  par les mots :

    -- cette donnée est  très précisément mesurée par des scientifiques : mères et filles se parlent, communiquent, s’interrogent pour comprendre ce qui se passe en elles , pour partager leurs expériences, transmettre leur ressenti

    c'est la raison pour laquelle selon les psys, les petites filles développent des compétences linguistiques plus précocement que les petits garçons , elles adorent jouer à faire semblant, faire le conversation entre copines, se raconter des histoires comme leur maman .

    4 – entre mère et fille,

    *il y a aussi de la rivalité :

    -- la complicité se double d’un sentiment de rivalité plus  ou moins aigu, en particulier au moment de la crise œdipienne ( 3 7,8 ans ) =la  petite fille est alors  totalement sous le charme du père : important d'être attentif à ces manifestations :

    • chercher continuellement sa présence
    • s’asseoir sur ses genoux
    • le toucher, le coiffer…
    • dire qu’elle veut ″se marier avec son papa ″
    • souhaite inconsciemment évincer sa maman ( empêcher le couple d’exister, de vivre des moments ensemble.)

    -- la petite fille devient alors difficile , agressive avec sa maman ( comportement, réflexions ″assassines ″, ravie quand maman s’absente…)


    c'est un moment assez délicat à passer = la seule chose à faire = remettre chacun à sa place rapidement .

    « je suis ta maman et je t’aime énormément. Ton papa aussi t’aime, comme sa petite fille .

    Moi, il m’aime comme son amoureuse parce que je suis sa femme.

    Il est mon amoureux , je suis son amoureuse

    Plus tard , quand tu seras grande, tu auras aussi un amoureux de ton âge.»

    -- langage qui doit être tenu aussi par le papa ,  le mieux étant des explications simples  données  en présence des 2 parents

    -- important = ne pas laisser perdurer la situation

    SURTOUT ne jamais laisser espérer à l’enfant qu’elle pourra prendre la place convoitée ( vigilance des 2 parents au niveau comportement et langage.)

    5 – entre mère et fille,

    *il y a aussi une notion d’exigence.

    -- mêmes les mères les plus féministes se surprennent à dorloter et chouchouter leur petit garçon alors qu’à l’inverse, elles élèvent leur fille dans l’idée qu’elle doit très vite apprendre à se débrouiller seule .

    --ELLES sont  beaucoup plus exigeantes avec leurs fillettes dont elles attendent presque la perfection !

    -- résultat=les  filles beaucoup plus autonomes que les garçons du même âge...sauf si les papas ont "élevé" leur bébé garçon ( congé parental )  !! le lien construit autonomise très tôt l'enfant alors très à l'aise dans son corps , très débrouillé physiquement !

    -- mais le comportement  des mères sera bien sûr différent selon leur histoire personnelle:

    la petite fille qu’elles ont été,

    la maman qu’elles ont eue, et ce qu’elle leur a transmis !

    *** Quand la fillette grandit…

    -- les 1ers mois témoignent d'un mode symbiotique fusionnel = un tiers est toujours nécessaire pour ouvrir l’enfant au monde = c'est le rôle essentiel du père.

    -- en grandissant, peu à peu, le besoin de se différencier se fait sentir =

    la fillette a sa propre personnalité et la

    volonté de le prouver = fameux complexe d’œdipe où elle entre en concurrence avec sa mère vis à vis du père pour se démarquer d’elle: 1er rapport conflictuel qui s’estompe naturellement à l’adolescence pour laisser la place à un autre conflit:

    -- l’adolescence …se situe entre amour et haine!

    * période très délicate dans la vie d’une jeune fille :

    - son corps change

    - ses rapports avec le monde aussi

    - idem ses rapports avec sa mère

    * besoin de se différencier d’elle = naturel

    * besoin de savoir – pour se construire et grandir –qu’elle n’est pas la simple reproduction de sa mère.


    *besoin de s’affirmer

    *de découvrir ses propres goûts , désirs, avis…

    - pour se distinguer de sa mère :

    elle doit abandonner sa relation d’amour avec elle pour aller vers les autres, elle

    développe alors son jardin secret

    c'est  une période de conflit tout à fait normale

    - l’adolescente quitte sa position d’enfant pour devenir petit à petit une femme.

    ** période difficile pour la maman =

    * qui doit arriver à se séparer, accepter la séparation

    rompre la fusion =

    toujours difficile de laisser son enfant faire ses 1ères expériences- (envie de la protéger des risques et coups durs de la vie : 1ères ruptures, 1ers échecs, risques de grossesse…)

    °°°° des conseils pour aider les mères à passer cette période délicate :

    ●une mère a envie que sa fille soit son double = mais il est essentiel qu'elle accepte qu’elle soit différente d’elle , qu’elle ait des qualités, des aptitudes propres pour lui permettre de vivre pleinement sa vie ; la mère doit  rester à l’écoute de son enfant.

    ●si l’adolescente est irrespectueuse et agressive, elle cherche à s’affirmer, à défier l’autorité =

    couper court à la conversation en disant : que vous n’acceptez pas qu’elle vous parle ainsi, ce qui va lui apprendre à négocier et à vous à faire des concessions.

    ●la mère doit accepter que sa fille soit adulte et donc respecter sa vie, ses choix = évitez les critiques et restez souple

    ●entretenez le dialogue tout en respectant son espace intime =

    proche d’elle, mais pas “sa copine ″,

    ne pas se confier ! la mère doit toujours avoir conscience que le père est avec elle en relation de couple alors que la fille a avec son père une relation filiale !!



    ●la mère doit savoir garder une distance dans l’intimité = pas souhaitable de mener sa vie amoureuse et sexuelle sous le toit familial

    ●elle doit faire confiance … sans l’envahir, sans intrusion.

    ●parfois des distances géographiques sont nécessaires.... mais avec l’âge , les responsabilités, les rapports évoluent .

    ●les rapports entre elles ne doivent pas être exclusifs: attention , il faut respecter le besoin d’indépendance de la jeune fille , par ex . le besoin de côtoyer des adolescentes comme elle pour se construire en tant que femme .

    ●lorsque l’adolescence est passée, mère et fille se positionnent l’une part rapport à l’autre = elles savent qu’elles sont différentes et c’est cela qui les lie..à condition qu'il y ait eu une prise de conscience de la mère surtout!







    mais... 
    DES   PATHOLOGIES relationnelles existent !!

    ** mais… si cette ouverture au monde ne se fait pas ( rôle d’un tiers séparateur = le père) s’il n’y a pas cette rupture symbiotique nécessaire , si cette prise de conscience de la mère n'a pas été faite ….différentes pathologies peuvent apparaître :

    1 – la mère fusionnelle....ou intrusive .

    -- dès la départ, la mère fusionnelle cherche à développer une étroite complicité avec sa fille jusqu’à en brimer l’identité.

    --elle voit dans sa fille un miroir = sa propre image;  l’enfant est un objet de valorisation, une véritable prolongation de son existence =ce qui crée des  difficultés de la fille à conquérir sa propre personnalité féminine.

    -- les relations s’enveniment si la mère entreprend une quête de jeunesse éternelle = elle se comporte alors comme une copine de sa fille –ce qui déplait fortement à celle -ci . En général , la fille redoute ce comportement de jeunisme de la mère qu' elle trouve déplacé !

    cette complicité est malsaine , c'est un  véritable boulet qui nuit à l’épanouissement des 2.

    -- devenues les ″meilleures amies ″ de leurs filles, les mères fusionnelles vivront, par procuration, les aventures sociales et affectives de leurs filles .

    la mère devient envahissante = la fille – femme en devenir – aura du mal à distinguer ses propres émotions.

    --le  lien affectif est alors fort et ambigu, entre autorité parentale et amitié = la mère confidente n'a  pas de limites entre son rôle de mère et sa vie de femme.

    -- tiraillée entre son besoin d’émancipation et cette complicité fusionnelle, la fille prend conscience que sa propre vie ne lui appartient pas en totalité et la  relation se dégrade à court ou moyen terme-

    -- la fille – partagée entre son désir d’émancipation et la peur de blesser celle qui fut sa complice – entre dans une crise d’adolescence perpétuelle .

    * la multiplication des relations conflictuelles…pose le problème de la place du conjoint.

    -- dans un tel lien fusionnel mère-fille, faire souffrir sa mère c'est se faire souffrir soi.
    ..la mère intrusive veut tout savoir de sa fille : de sa vie professionnelle , sentimentale , de son emploi du temps , de ses amours ..etc... elle s'imagine être la seule à savoir l'aider dans les difficultés  et devient vite jalouse des personnes qui peuvent alors l'accompagner dans ces situations . Elle la critique facilement ...et la communication devient difficile , la fille devenue mère à son tour ne supporte pas l'usurpation de son rôle . Problème de gestion de conflits qui doit passer par l'écoute attentive des besoins de chacune ....

    2 – la mère rivale

    * la rivalité trouve son origine dans un comportement d’Œdipe non résolu ; pour séduire son père, la petite fille doit à la fois , prendre exemple sur sa mère

    et la rejeter = car celle-ci est un obstacle.

    si cette phase est mal vécue , il en résulte un manque affectif

    Alors s'exprime la rancœur inconsciente de la fille à l’égard de sa mère ; elle s’observe sans cesse en miroir d’elle = incompréhensions, reproches mutuels complexes ; la mère veut modeler la fille à son image et la fille ne se sent jamais à la hauteur.

    * autre phénomène induisant la rivalité :

    maman s’aperçoit que sa fille est devenue une jeune femme pubère = prise de conscience du poids des années sur sa propre apparence; certaines mères perçoivent alors leurs filles comme des rivales.

    * et la mère devient agressive proférant des  phrases ″assassines″ à l’égard de sa fille pour la  dévaloriser .



    3 – la mère abusive

    * ne renonce jamais à garder une place dominante auprès de sa fille = elle conseille, juge, critique, entretient chez sa fille un sentiment de faiblesse, pour que celle-ci continue à s’appuyer sur elle

    certaines filles iront jusqu’à se refuser le droit-inconscient ou non – de réussir leur vie amoureuse et professionnelle. ( lent ″ empoisonnement relationnel ″ qui nécessite  intervention d’un psy…)

    *la situation peut se dégrader lors de la naissance de petits enfants ; la mére abusive veut se les accaparer, jugeant sa fille trop sévère ou trop permissive ; certes la mère  mère peut partager avec sa fille , ou lui faire profiter de ses expériences, mais doit éviter de remettre en question les compétences de sa fille sinon,cela engendre la rébellion de sa fille ..et les liens sont coupés ! la mère doit alors investir son rôle de grand-mère  et ne pas usurper le rôle maternel de sa fille .




    * CONCLUSION :

    La relation mère-fille est une relation passionnelle et violente :

    - la fille attend de la mère à la fois la protection et la liberté d’où reproches =

    la protéger trop ou pas assez

    lui donner trop ou pas assez de libertés.

    une mère doit comprendre qu’aimer sa fille , ce n’est pas la diriger, mais la laisser s’épanouir, l’aider à se découvrir et à devenir quelqu’un d’autre.

    * elle doit comprendre que sa fille est unique et que c’est là toute sa richesse.

    * elle doit la laisser vivre sa vie d’adulte, agir comme un phare au besoin ;  chaque personne est le fruit de valeurs transmises par sa famille ( identité de genre, éthique, code moral …)

    et aussi des apprentissages glanés dans l’environnement où elle évolue .

    la mère doit ainsi apprendre à cultiver sa vie de femme en dehors de sa vie de mère = vie privée , professionnelle , activités.

    se combler elle –même d’un point de vue psychique.

    si la mère laisse sa fille choisir sa voie, l’aide et la soutient sans la juger ou décider à sa place , la relation ne deviendra pas toxique.

    si le mal est fait, consulter un psy pour se sortir de ce lien étouffant et cesser de répéter ce rapport fusionnel – souvent inconscient-

    les filles doivent être encouragées à trouver de la satisfaction en elle –même, du plaisir dans leur corps, de la réussite intellectuelle, une forme de fierté de soi qui permet de se construire en dehors de leur mère.

    - «pour devenir une femme, il faut s’éloigner de la mère»  dit Caroline Eliacheff dans son livre = "mères- filles "; couper le cordon ne veut pas dire couper les liens

    il s'agit d'une rupture progressive sans heurts, ni fracas :ne jamais couper les liens car  une femme – aussi indépendante soit-elle- a besoin de sa mère.

    les filles doivent faire respecter leur espace, créer un registre d’échanges propre à leur relation, surtout, clarifier la place de chacune dans ce nouvel environnement où elles pourront s’épanouir dans l’harmonie .


    alors la relation mère-fille sera saine et sereine.



    ** pour en savoir plus :

    * Fusion mère-fille, s’en sortir ou y laisser sa peau – Doris-Louise Haineault= Ed PUF

    * Vivre avec elle – Maryse Vaillant = Ed. La Martinière ( relation mère-fille au moment de l’adolescence)

    * Mères- filles, une relation à trois- Caroline Eliacheff- Nathalie Heinich= Ed. Albin Michel

    * Les filles et leurs mères – Aldo Naouri =Ed . Odile Jacob

    * Relation mère-fille – Gaëtane Petit= Ed .Rogers Itée

    * La fille de sa mère : de la difficulté des rapports mère-fille- V.Moraldi= Ed.de l’Homme

    * Etre la fille de sa mère…et ne plus en souffrir – P.Delahaie= Ed. Marabout.

      ET AVEC SON FILS ?? 
     pas d’effet “miroir “...ni de rivalité. 
    ( comme dans le rapport mère -fille ) . ..mais une sorte de préférence non avouée ( car encore taboue )

    ......et si les mères préféraient leur fils??? 
     1 . constats :
    ✷ elle est en adoration devant lui, fût-il un assassin !

    la relation mère-fils largement magnifiée par la littérature ( Stendhal, Proust ...)

    le cinéma ( Almodovar )

    la peinture ( Vuillard )

    intéresse depuis peules “ psys “ ( surtout intéressés jusqu’à présent par les liens mère-fille et père-fille)

    cette relation est puissante, unique, proche d’un amour inconditionnel !

    - aucune mère n’admettra qu’elle préfère son fils à sa fille ....

    - toutes pourtant avouent avoir une  relation différente, moins complice, mais plus fusionnelle  où la séduction tient une grande place .

    - cette relation  commence bien avant la naissance, et  dure toute la vie !

    ✷ les naissances de garçons sont toujours accueillies avec plus de joie, partout dans le monde !


    mais pourquoi nous, occidentales et héritières du féminisme, sommes nous si fières de donner naissance à un garçon ?  n'y a t-il donc  pas d’évolution ? !

    «  intellectuellement, nous serions plutôt “avant-gardistes “, constate Serge Hefez – psychiatre et psychanalyste – mais psychiquement nous sommes plutôt rétrogrades et peinons à nous détacher des représentations ancestrales »

    * explications =

    - à prendre en compte, les facteurs culturels : transmission du nom et des biens, rôle du chef de famille et prise en charge des parents vieillissants .

    - en Inde

    en Chine cette préférence bouleverse

    l’équilibre démographique depuis les années 1980 !



    - la politique des contrôles des naissances pousse à  choisir = vouloir un fils en priorité!


    plus que l’infanticide – pratique difficilement quantifiable – la diffusion massive de l’échographie accélère le changement .
    Ainsi dans ces pays ,

    plusieurs avortements  ( de bébés filles )ont lieu avant la naissance d’un garçon !

    - en France, outre le désir dominant d’avoir garçon et fille ,une  légère préférence existe aussi et on constate le  recours à une naissance supplémentaire pour avoir un garçon au lieu de pratiquer l’avortement sélectif . 
     


    2- une revanche sur le destin ?

    - autrement dit ,les femmes se comportent – inconsciemment- de manière misogyne .

    ✷ peut-être même qu’avec leur fils c'est l' occasion de prendre une revanche sur le destin ....

    d’accomplir ce qu’elles-mêmes n’ont pu réaliser en tant que femmes =

    pratiquer un sport violent

    entreprendre de longues études

    multiplier les rencontres amoureuses ....

    ( théorie d’Alain Braconnier psychanalyste )

    ✷ autre explication d’Aldo Naouri, pédiatre- psychanalyste :

    «  si une femme a entretenu avec sa mère des rapports difficiles, elle préférera mettre au monde un fils et inventer .

    le garçon est un  inconnu pour elle .....

    elle a peur de reproduire avec une fille les erreurs que sa mère a commises avec elle !!

    si, en revanche, ses relations sereines ont été sereines avec sa mère, ou si elle a souffert au sein d’une fratrie composée de garçons elle donnera  naissance à une fille !

    l’histoire d’une femme conditionne le sexe de son enfant

    j’en suis intimement persuadé »



    3 – le pouvoir du pénis ...

    ✷ les caresses mère et bébé engendrent une  relation
    très fusionnelle (fille ou garçon ): baisers, mots tendres , câlins ...



      mais les éthologues constatent un comportement différent dans la relation avec le fils ou la fille ;

    ° les mères allaitent plus longtemps leurs fils

    ° les tiennent plus serrés contre leurs corps

    ° leur parlent moins

    ° les caressent davantage

    ° s’adaptent aussi plutôt facilement à leur rythme biologique

    ° les nourrissent plus volontiers “à la demande “

    ...et à l’inverse,elles  tendent à soumettre leurs filles à leur propre rythme !!

    mais qu’ont-ils donc de plus, “ces petits mecs “ pour que les mères se mettent à leur service dès la naissance ? évidence criante : un pénis ...

    qui selon Freud, manquerait cruellement aux femmes et devant lequel, elles seraient émerveillées !

    - dire qu’elles ont porté, 9 mois durant un sexe d’homme dans leur ventre !!


    Christiane Olivier- psychanalyste-

    «le petit garçon est un enfant mâle qui nait de la chair d’une femme = il réalise le mariage parfait des 2 sexes et complète inconsciemment, sa mère... d’où le caractère unique et exceptionnel du lien qui les unit»

    4- une séduction parfois ambiguë.

    - les garçons –selon leur mère – sont beaucoup plus affectueux que leurs sœurs ...ce qui l’émeut et la trouble à la fois .

    ( caresses , bisous, mots tendres ...)

    - à la puberté, cette tendre relation devient “difficile “ : les mamans sont “mal à l’aise “ = les attitudes de leurs fils font naître le trouble ( l'ombre de l'inceste traverse l'esprit , certaines attitudes devenant ambigües -massages , caresses , câlins ...)




    5- l’ouverture à un autre univers

    ♥- les garçons sont différents sur le plan physique et sur le plan du caractère


    la mère est  déstabilisée par les jeux violents ou primitifs,le manque de motivation scolaire, l'agitation...) =

    elle ne se retrouve pas en son fils !.... ce qui ne l’empêche pas de l’aimer, bien au contraire .

    «  mon fils m’en fait voir de toutes les couleurs...» se plaignent des mères sur un ton attendri !

    «  avec ma fille, j’ai une relation d’identité, une relation – miroir , je me reconnais au même âge , je comprends ses interrogations, j’y réponds facilement.

    avec mon fils, je suis dans une relation d’altérité, je découvre au fur et à mesure, je m’adapte .

    c’est assez fascinant, il m’ouvre à un autre univers » dit une maman .

    ♥- malgré ces différences,

    et grâce à elles, les mères acceptent leurs fils tels qu’ils sont avec leurs défauts ; elles montrent  plus de tolérance qu’avec leurs sœurs .

    «  je suis moins exigeante avec mes fils pour le désordre....comme si cela était inhérent au caractère masculin » dit une mère !


    6- une relation plus sereine

    ♣ - aucune rivalité existe dans le lien mère-fils ...qui demeure indéfectible  !

    lorsque sa fille devient adolescente  ,et attire le regard des hommes ➙ la mère en prend ombrage , elle se sent "vieille"  ( ce n’est plus elle que l’on admire mais sa fille ...)

    ♣ -la  fille a besoin de se détacher de la mère pour affirmer son identité ,ce qui ne se fait pas sans une certaine violence !

    ♣ -les  garçons doivent également se détacher de leur mère...mais de manière plus  sereine ;vis-à-vis de ce 1er objet d’amour , rien ne les empêche de le conserver et de lui en superposer un second.

    la sexualité est en jeu et non l’identité... ainsi la séparation est moins douloureuse.

    ♣ - nombreuses mères ont du mal à prendre leurs distances , elles ont  TORT !

    aimer son enfant c’est accepter un jour de renoncer à ces liens qui le rendent dépendant d’elles.

    les  psys l'affirment = beaucoup d’hommes en“ mal être “ ....n’ont pas rompu avec le cordon ombilical !





    ♣ - Aldo Naouri =

    «  l’amour d’un enfant comble tellement une femme que celui de son conjoint semble bien fade en comparaison.

    Il est temps de revaloriser la place du Père dans les familles, pour rendre à la femme sa féminité et briser le lien fusionnel qu’elle a avec ses enfants »

    passé l’adolescence, il est temps que la mère, peu à peu, cède à nouveau le pas à la femme !! 

    7 -« MÈRES ,osez AIMER votre fils »  dit Alain Braconnier
     ( psychanalyste ) dans “Mère et fils “

    ♠ -Les mères CRAIGNENT de trop ou de mal AIMER leur fils ...

    - UN CERTAIN discours psy  a beaucoup culpabilisé les mères les rendant responsables de toutes les difficultés de leurs enfants .

    ex = les enfants hyperactifs auraient des  mères trop distantes

    les enfants anorexiques , des  mères trop protectrices

    fi de ces explications simplistes !

    car le développement de l’enfant est lié à de multiples facteurs...

    ex =le  complexe d’ Œdipe est en réalité un fantasme quand 1 enfant de 3 à 6 ans , déclare à sa mère qu’il veut l’épouser =il manifeste ainsi son amour ( ne pense pas réellement se marier avec elle ) et sa mère doit bien sûr lui rappeler que c’est impossible ....

    ainsi trop de mères culpabilisent de manifester de la tendresse pour leur fils .

    - en revanche , il y a nécessité de prendre des distances à l’adolescence = leur fils est alors susceptible d’être troublé par leur féminité !

    ♠ - autre crainte = trop d’amour de leur part ferait de leurs fils des  hommes fragiles, trop sensibles, homosexuels..... ?

    -une mère n’aime jamais TROP son enfant ( fille ou garçon )

    elle doit lui permettre simplement d’aimer AUSSI d’autres personnes qu’elle....

     l’amour construit la base de l’estime de soi, c'est une remarquable “nourriture narcissique “qui aide les êtres humains à aller loin...

    ces hommes qui ont réussi en politique

    dans les arts

    dans les sciences ....

    ont été souvent très proches de leur mère ( Mozart, Freud, Proust, Einstein, Mitterrand, Chirac, Clinton....)

    Clinton a  dédicacé ainsi   son autobiographie «à ma mère qui m’a donné l’amour de la vie » 

    ♠ -les  femmes, aujourd’hui travaillent davantage, cela modifie
    le  lien qui les unit à leur fils; de plus en plus de pères prennent des congés parentaux pour élever leurs enfants ( normalité au Canada par ex. )

    --le  statut des femmes  est en évolution : elles ont un emploi , une vie sociale en dehors de la famille..ce qui rend les fils très fiers d'elles !




    ce qui constitue un second modèle d’identification pour eux 

    ♠ - par ailleurs, les mères apportent à leurs fils =

    • la sensibilité
    • le sens de l’écoute et du dialogue : ces  valeurs de plus en plus appréciées par notre société contemporaine
    • également elles leur apprennent à exprimer leurs émotions ....ce que font rarement les pères
    • par leur exemple enfin , les mères incitent leurs fils à nouer des relations plus égalitaires avec les femmes .

    * notre génération  manque de modèle sur ce point , ce qui engendre la  souffrance de certains hommes.


    8-«Tu seras un homme mon fils »
    dit Stéphane Clerget pédopsychiatre dans

    “ élever un garçon aujourd’hui ,en faire un homme, pas un macho “



    -- les garçons s'avèrent plus fragiles que les filles ( surtout à l’adolescence)

      «les filles parlent, les garçons agissent » ils sont ainsi moins armés pour mettre en mots leur mal-être,

    “flottant “ dans leur identité masculine , ils ont plus de mal à se construire dans une société qui survalorise les valeurs féminines, mais qui peine à instaurer un véritable égalité entre les sexes .

    IL DEVIENT URGENT de rassurer les garçons en les aidant à se sentir bien dans leur masculinité!


    ***** réponses à des“ idées reçues “ =

    mettre en avant la virilité, c’est favoriser le machisme

    FAUX

    * machisme = certitude d’une supériorité d’un sexe sur l’autre .

    * or, si un garçon est reconnu et soutenu dans ce qu’il est intrinsèquement, et non parce qu’il colle à une étiquette , il n’aura pas besoin de grandir ou de s’affirmer aux dépens de l’autre sexe .

    “mépriser le féminin, le dévaloriser, c’est une terrible action de défense et de désarroi, une manière de dire : «  voilà ce que je ne suis pas ...»....mais« qui suis-je ?»

    LA clé du problème = c'est le “vide identitaire “, nourri par le déficit de modèles masculins auxquels s’identifier QUI ENGENDRENT DES  réactions de haine contre les femmes .

    il faut renchérir sur les qualités féminines des garçons

    Pas nécessairement

    * idée “dans l’air du temps“ relayée par le discours ambiant

    sensibilité

    intuition

    fantaisie

    empathie

    douceur

    capacité à convaincre

    ....plutôt qu’à contraindre seraient des  qualités spécifiquement “féminines “!

    * or, l’idée d’un homme qui doit retenir ses pleurs et verrouiller ses émotions est  récente ( XIX ème siècle ) ;  au Moyen-âge , les hommes ne refusaient pas leurs larmes, s’épanchaient, exprimaient leur sensibilité et leur imagination surtout dans l’art .

    * courage

    loyauté  et force seraient des qualités viriles “!


    mais associées à la “domination masculine “ par les féministes, maintenant ces qualités sont diabolisées !

    * or, accepter les qualités intrinsèques

    et valoriser de chaque enfant sans les rattacher à l’étiquette “fille“ ou “garçon “sont 

    les meilleures façons de ne pas mettre personne en infériorité ou supériorité

    ex : un garçon calme qui aime jouer à la dinette n’est pas moins “masculin “ qu’un enfant très actif et passionné de foot .

    en retour, une fille sportive n’a pas à être qualifiée de “garçon manqué “ ! 

    il existe un tempérament féminin et un tempérament masculin .

    FAUX .....c'est une éducation précoce différenciée qui va développer certaines valeurs chez les uns et les autres.

    -- les seules différences incontestables d'ordre anatomique ou physiologiste .

    seraient des  qualités spécifiquement “féminines
    ex = plus forte présence de testostérone, hormone de l’agressivité chez l’homme

    -- la vraie différence réside en fait dans la  façon de “gérer“ cette énergie agressive;

    une fausse idée  relative à l'éducation entretient cette idée reçue “les hommes doivent dominer “alors que “ on peut être actif , fort physiquement sans pour autant avoir besoin d’exercer sa force aux dépens des autres “

    -- les mères parlent davantage à leurs filles ( échange verbal dès les 1ères heures de leur existence) ce qui rend les  filles plus à l’aise dans l’expression de leur ressenti .

    -- les enfants se modèlent selon les définitions de leurs parents sur ce qu’est, ou doit être une fille ou un garçon .

    les pères sont plus présents qu’autrefois – 
    pas si sûr .....

    * les divorces de plus en plus nombreux déterminent des “pères du week-end “ frustrés et désemparés ce qui crée une distension des liens à l’adolescence

    ( familles recomposées ); fort heureusement , une nouvelle façon de gérer divorces et séparations pratiquée par des avocats conscients du bien -être de l'enfant et des droits parentaux - méthode du droit collaboratif - permet de rétablir l'équilibre des liens entre le père , la mère et l'enfant . De plus en plus , la résidence alternée se met en place pour le bonheur de l'enfant et de ses 2 parents .

    * les pères de familles non éclatées ne sont pas forcément plus présents auprès de leurs fils en tant qu’hommes ; souvent ils s’en remettent à la mère !..d'autant que les louanges des pères “secondes mères “ n’aident pas les pères et les fils .

    * la solution = les pères doivent passer plus de temps avec leurs fils, pour parler et faire des choses ensemble,

     ainsi l’enfant renforcera sa personnalité, et s’identifiera à ce modèle d’homme .

     * les pères doivent avoir LA FORCE et LE DESIR de détacher le garçon de la mère et de marquer leur territoire à leur façon .

    Les garçons ont moins besoin de mots que les filles .

    FAUX ➙ voilà une idée dangereuse ...

    à l’adolescence, certes, le dialogue est difficile mais les garçons ont besoin de mots qui leur disent QUI ils sont , qui les confortent dans leur identité masculine et les valorise = des “mots re-pères

    * à cet âge, il y a une pudeur évidente envers la mère qui lui est acquise inconditionnellement !

    et les mots ont un écho plus important s’ils viennent du père .

    Un père qui parle de lui-même, de son travail, de sa puberté, de ses projets....avec son fils met en place une relation qui dit :

    «  on peut être HOMME et communiquer ce qu’on ressent de manière intime sans que cela soit pour autant une attitude féminine ».

      c'est important également que les pères RASSURENT leurs fils sur leurs qualités, les guident avec des conseils ,

    Bref, qu’ils accompagnent, avec leurs mots et leur façon de faire, leurs fils sur leur chemin d’homme en devenir .


    Faire ensemble, c’est bien - mais se parler , est tout aussi essentiel .



    * pour en savoir plus =

    -- Mère et fils : Alain Braconnier . Edition Odile Jacob

    -- Mère-fils- l’impossible séparation : Anne - Laure Gannac : Ed . Anne Carrière

    -- Les filles et leurs mères : Aldo Naouri . Ed Odile Jacob

    -- L’empreinte de la mère : Christiane Olivier – Ed Denoël

    -- Les pères et les mères : Aldo Naouri – Ed . Odile Jacob 


    LE 26 MAI ...
    BONNE FÊTE 
    À TOUTES LES MAMANS !!